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les annales indigènes. Tai-tsong était le premier souverain de la dyna- stie Tang. Après trois siècles de troubles incessants, de luttes intérieures et d'invasions étrangères — époque qui ressemble à l'époque des migra- tions des peuples dans l'histoire de l'ouest — Tai-tsong réussit à réunir de nouveau «l'empire du milieu». M. Hjanie le compare à Justinien ou à Charles le grand. Sous Tai-tsong la Chine de\int, par sa puissance matérielle et sa culture intellectuelle, le vrai centre du monde de l'est, à un degré encore plus haut que sous la dynastie Han. Lois, juridiction, administration civile et militaire furent réformées de fond en comble; un grand institut d'instruction publique — sorte d'université ou* académie — fut créé. Le christianisme (nestorien) parvint à la Chine et jouissait de la protection de cet empereur au coeur large, à l'intelligence clairvoyante. M. Hjarne n'est pas sinologue, mais ses grandes vues d'historien prê- tent à son e.xposé beaucoup d'intérêt. LU.
Cette livraison contient:
Emanuel Mattsson, Bland Libanons bonder (Parmi les paysans du Liban — récits de voyage, avec résumé en allemand), p. 149.
Rafaël Mitjana, L'orientalisme musical et la INIusiciue arabe, p. 184.
Jarl Charpentier, Slavische etymologien, p. 222.
K. V. Zetterstéen, The oldest dictionary of the nubian language,
p. 22-].
A. A. Fokker, Malay etymojogies, p. 241.
Prix du volume (cnv. 256 pages): 8 kr., 11 fr., 9 111k., 0 sh.,
4 py6. 50 Kon.
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l'histoire et l'ethnographie, les langues Ôst-Europas ock Asiens historia ock et littératures, religions et traditions etnografi, spràk ock litteraturer, reli- de l'Europe orientale et de l'Asie gioner ock folkdiktning
Rédaction: K. F. Johansson J. A. Lundell
K. B. Wiklund K. V. Zetterstéen
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Vol. II 1907—08
Uppsala
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les annales indigènes. Tai-tsong était le premier souverain de la dyna- stie Tang. Après trois siècles de troubles incessants, de luttes intérieures et d'invasions étrangères — époque qui ressemble à l'époque des migra- tions des peuples dans l'histoire de l'ouest — Tai-tsong réussit à réunir de nouveau »rempire du milieu». M. Hjârne le compare à Justinien ou à Charles le grand. Sous Tai-tsong la Chine devint, par sa puissance matérielle et sa culture intellectuelle, le vrai centre du monde de l'est, à un degré encore plus haut que sous la dynastie Han. Lois, juridiction, administration civile et militaire furent réformées de fond en comble; un grand institut d'instruction publique — sorte d'université ou'académie — fut créé. Le christianisme (nestorien) parvint à la Chine et jouissait de la protection de cet empereur au coeur large, à l'intelligence clairvoyante. M. Hjârne n'est pas sinologue, mais ses grandes vues d'historien prê- tent à son exposé beaucoup d'intérêt. LU.
Cette livraison contient:
Emanuel Mattsson, Bland Libanons bônder (Parmi les paysans du Liban — récits de voyage, avec résumé en allemand), p. 149-
Rafaël Mitjana, L'orientalisme musical et la INTusique arabe, p. 184.
Jarl Charpentier, Slavische etymologien, p. 222.
K. V. Zetterstéen, The oldest dictionary of the nubian language, p. 22-].
A. A. Fokker, Malay etymologies, p. 241.
Prix du volume (cnv. 250 pages): S kr., 11 fr,, 9 iiik., 9 sli.,
4 py6. 50 Kon.
Uppsala 1907. Akademiska Boktryckcriet (Edv. Berling).
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K. F, Johansson K. B. Wiklund
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Rédaction: K. F. Johansson J. A. Lundell
K. B. Wiklund
K. V. Zetterstéen
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Vol. II 1907—08
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UNIVERSITY OF TORONTO PRESS
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L(e Monde Oriental
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l'histoire et l'ethnographie, les langues Ôst-Europas ock Asiens historia ock
et littératures, religions et traditions etnografi, sprâk ock litteraturer, reli-
de l'Europe orientale et de l'Asie gioner ock folkdiktning
Rédaction: K. F. Johansson J. A. Lundell
K. B. Wiklund K. V. Zetterstéen
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1906 - 0 ^
Uppsala
Akademiska Bokhandeln
(C. J. LundstrOin)
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Ce volume est publié aux frais de MM, John Bernstrôm, Directeur de la Société anonyme»
Separator» à Stockholm. Oscar Ekman, Ane. consul de Russie, à Stockholm. Axel Johnson, Consul général de Siam, à Stockholm. HjALMAR WljK, NégocLint, à Gotenbourg, député. O. QuENSEL, Professeur de théologie à l'univei-sité
d'Uppsala. Claes Annerstedï, Ane. bibliothécaire de l'université
d'Uppsala, de l'Académie suédoise. P. A. GErjER, Ane. professeur des langues romanes à
l'univ. d'Uppsala. Anders Sjostedt, Capitaine d'artillerie, à Uppsala.
Uppsala 1 906 — o 7 ,
Akademiska Boktryckcriet
Edv. Berling.
Table des matières.
Finnisch-ugrisch und indogermanisch. Von K. B. Wiklund. P. 43 — 65, Comptes-rendus de: A. Christensen, Muhammedanske digtere og tsenkere, p. KVZ, fasc.
1. — Nicolaïdès, Contes licencieux de Constantinople et de l'Asie mineure, f. 2. — Nyelvtiidomâny I: i, p. KBW, f. 2.
Arica-Armeniaca.
Zur indischen wortforschung. Etymologische und exegetische beitrâge. Von Jarl Charpentier. P. 17 — 42.
Un traité de métaphysique de "Omar Haijyâm. Par Arthur Christen- sen. P. I — 16.
Comptes-rendus de: E. Liden, Armenische studien, par K.F.J, fasc. 2. — Hocéyne-Azad, La roseraie du Savoir (texte persan et traduction franc.), p. A.C., f. 3.
Slavica-Baltica.
Slavische etymologien. Von Jarl Charpentier. P. 222 — 226. Suçcica in der polnischen literatur. Von Alfred Jensen. P. 134 — 148. Hur de gamla litauerna levde [La vie journalière des anciens lituaniensl, par Carl Cappeller, trad. suéd. p. Jarl Charpentier. P. loi
— 133-
Comptes-rendus de: A. Thevé, Un vocabulaire français-russe de la fin du XVI siècle p. p. P. Boyer, p. LU, fasc. I. — Boyer et Speranski, Manuel de la langue russe, p. LU, f. I. — C.-3I. Stenhock, Zur kollektivbildung im slavischen, p. LU, f.
2. — W. Hahn, Literatura dramatyczna w Polsce XVI wieku, p. LU, f. 2.
Semitica.
L'orientalisme musical et la musique arabe. Par Rafaël Mitjana. P.
184^221. Uber den griechischen ursprung der syrischen aJczentiiation. Von Axel
Moberg. p. 87—100. Ihti Sad ock hans arbete Kitâb et-Tabaqât el-kebîr. Par K. V. Zet-
terstÉen. p. 66 — 74 (»Summary» en anglais p. 75 — 76). Bland Libanons bônder [Parmi les paysans du Liban, récits de voyage].
Par Emanuel Mattsson. P. 149 — 182 («Résumé» en allemand
p. 182-183). Comptes-rendus de: A'. Vollers, Volkssprache und schriftsprache im alten Arabien, p. KVZ, fasc. 2. — E. Stave, Anmiirkningar till Bibelkommissionens ôfversiittning af Gamla testamentet 1904, p. KVZ, f. 3.
Fenno-ougrica.
Compte-rendu de: J. Fellman, Anteckningar under min vistelse i Lappmarken I — IV, p. KBW, f. I.
Caetera.
Der musikalische wortak/ent im japanischen. Von Ernst A. Meyer.
P. 77—86. Malay etymologies. By A. A. Fokker. P. 241 — 244. The oldest dictionary of the mihian language. By K. V, ZetterstÉen.
P. 227 — 240. Comptes-rendus de: PyiiHeB'b, JleKuJH no rpaMM. MoHro.TbCKaro «3bIKa, p. K.B.W., f. 3. — Njcirne, Kinas stôrsie kojsare, p. LU, f. 3.
Auteurs.
Cari ÇupjMler, prof, de sanskrit à l'univ. de Jena :
Hur de gamla litauerna levdc [La vie journalière des anciens litu- aniens, trad. suéd. de J. Charpentier], p. loi. Jarl Charpentier, cand. phil. à l'univ. d'Uppsala:
Zur indischen wortforschung, p. 17.
Slavische etvmologien, p. 222. Arthur CJiristensen, Dr en phil. à l'univ. de Copenhague:
Un traité de métaphysique de 'Omar Hayyâm, p. i.
C.-r. de: Hocéync-Azad, La roseraie du savoir, f. 3. A. A. Fokker, docent de langue et litt. malaie à l'univ. d'Amsterdam:
Malay etymologies, p. 241. Alfred Jensen, membre de l'institut Nobel à Stockholm:
Suecica in der polnischen literatur, p. 134. K. F. Johansson, professeur de linguistique comp. indoeurop. à l'univ.
d'Uppsala:
(".-r. de: Lidén, Amienischc studien, f. 2.
J. A. Lundell, professeur des langues slaves à l'univ. d'Uppsala:
C.-r. de: Thcvet, Un vocabulaire français-msse, p. par P. Boyer, f. i; Boyer et Speranski, Manuel pour l'étude de la langue rasse f. I ; Stenbock, Zur kollek- tiVbildung im slavischen, f. 2; Hahn, Literatura dramatyczna \v Polsce XVI wieku, f. 2; Hjarrie, Kinas stchste kejsare, f. 3.
Emanuel Mattsson, cand. phil. à l'univ. d'Uppsala:
Bland Libanons bôndcr [Parmi les paysans du Liban], p. 14g. Ernst A. Meyer, lecteur de la langue allem. à l'univ. d'Uppsala :
Der musikalische wt^rtakzent im japanischen, p. 77. Rafaël Mitjana, Secrétaire de la légation d'Espagne à Stockholm:
L'orientalisme musical et la musique arabe, p. 184. Axel Moberg, docent des langues sémitiques à l'univ. de Lund :
Uber den griechischen ursprung der syrischen akzentuation, p. 87. K. B. Wiklund, professeur des langues finno-ougriennes à l'unix-. d'Uppsala:
Fmnisch-ugrisch und indogermanisch, p. 43.
C.-r. de: Fcllman, Anteckningar under min vistelse i Lappmaiken f. i ; Nyelv-
ludomâny I: i, f. 2; Py^HCB-b, JleKuiH no ppaMM. MoHro;ibCKaro asbiKa, f- 3- K. ]'. Zetterstéen, professeur des langues sémitiques à l'univ. d'Uppsala: Ibn Sa'd ock hans arbete Kitâb et-Tabaqât el-kebîr, p. 66. The oldest dictionary of the nubian language, p. 227, C.-r. de: Christcnsen. ^luhaninicdanske digtere og ta-nkcrc, f. i; Vollers, Volks- sprache und schriflsprache im alten Arabien, f. 2; E. Stavc, Anmiirkningar till Bibclkommissionens ofvereattning af Gamla testanientet, f. 3.
Ust-Europas ock Asiens folk ock kul- turer lilldraga sig alltmera uppmârksam- heten. Vi behôva icke pàminna om det intresse, som i vâra dag-ar samlar sig kring de slaviska folken ock den fjàrran ôsterns bâda stora kulturnationer, eller om den indoariska och den semitiska forskningens stora betydelse for religioiis- •historien. Finsk-ugriska iolk (finnar ock lappar) ock polarfolk (i Grônland) liar Skandinavien inom eget omrâde.
Tvâ bibliotek, i Kôpenharnn ock Upp- sala, ha synnerligen rika fôrrâd av sla- viska ock indiska handskrifter ock bôcker, likasâ av handskrifter ock bôcker hô- rande till islams kultur. Kungl. biblioleket i Stockhohn iiger en av de viktigaste Japanska boksamlingar i Europa.
Under sâdana fôrhâllanden ha vi vâgat laga iuitiativ till grundliiggande av en tidskrift fôr Ost-Europas ock Asiens historia ock etnografi, sprâk ock lit- tcrattircr, reliyioner ock folklore, ock hoppas pâ inedvârkan av vetcnskapsman inom ock utom landet, som arbeta inom liilliôrande omriiden.
Planen fôr donna tidskrift, som under tilel Le Monde oriental ar avsedd att utgivas frân ock med 11)00, iir — mera i detaij ulfôrd — fôljande:
tidskriften utgives i band pâ onikring 10 tryckark i oktav, fôrdelade pâ 3—4 haflen, ock vi hoppas kunna ârligen ut- giva elt sâdant band;
uppsalser avfattas pâ nâgot av de tre skandinaviska sprâken, i)â franska, lyska eller engelska ock fôrses, om de iiro av- fattadci)âskandinaviskt sprâk, medenkort résumé pâ cttdora av sist niiinnda spriik;
Les peuples et les civilisations de l'Eu- rope orientale et de l'Asie attirent de plus en plus l'attention. Point n'est besoin de rappeler combien nous intéressent les peuples slaves et les deux grandes nations de l'extrême Orient, ni que les études indo-ariennes et sémitiques sont de la plus grande importance pour l'histoire des religions. La Scandinavie elle-même possède dans son propre domaine des populations finno-ougriennes et polaires.
Les bibliothèques de Copenhague et d'Upsal renferment de riches collections de manuscrits et livres slaves et indiens, de livres et manuscrits se rapportant à la culture islamique. La bibliothèque de Stockholm possède une collection très considérable de livres Japonais.
C'est pourquoi nous avons osé prendre l'initiative de fonder une revue con- sacrée à l'histoire et à l'ethnographie, aux langues et littératures, aux reli- gions et traditions populaires de l'Eu- rope orientale et de l'Asie. Nous comptons sur la collaboration des spécia- listes des pays Scandinaves et de l'étranger.
Le i)Ian de cette revue, qui sous le titre Le Monde oriental commence à paraître en 1900, est le suivant:
la revue formera des volumes d'environ 10 feuilles d'impression in 8:o, divisés en 3 ou i fascicules; nous espérons pou- voir publier un volume par an;
les articles seront rédigés en l'une des trois langues Scandinaves, ou en français allemand ou anglais; un court résumé en l'inic de ces trois dernières langues ac(onq)agnant les articles écrits en sué- dois, danois on norvégien;
jamte specialundersokningrar ingâ i pla- nen âvcn mera populara uppsatser, ôver- sikter ock référât, avsedda fôr en stôrre allmanheteller till orientering fôr forskare pa nârligrgande omrâden;
uppsatser om sprâk ock litleratur, re- ligion ock folklore intagas ilven frân an- dra folk utanfor den europeiska kultur- kretsen (med undantag fôr egyptologien, som i Uppsala har ett eget organ i tid- skriften Sphinx).
Ujjpsala (Suède), mars 1900.
outre des études spéciales la revue comprendra des articles résumés, compte- rendus destinés au grand public et pou- vant servir à orienter les savants des domaines voisins.
On insérera enfin des articles ayant trait aux langues, littératures, religions et traditions des autres peuples vivant hors du cercle de la civilisation europé- enne (à l'exception de l'égyptologie pour laquelle Upsal possède un organe spécial).
K. F. fTohansson J. A. Tjundcll
K. B. WiMnnd li ". Zeftersféen
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Un Traité de Métaphysique de 'Omar Hayyam. Par Arthur Christensen.
Dans mes «Recherches sur les Rubâ'iyât de 'Omar Hayyâm»^ j'ai tâché de prouver qu'il est impossible de faire des études sur les idées philosophie de 'Omar Hayyâm, n'ayant pour base que les Rubâ'iyât, étant donné surtout que cette collection a été dans une large mesure amplifiée par des interpolations, de sorte qu'on ne peut plus distinguer les quatrains qui proviennent de 'Omar lui-même de ceux qui appartiennent réellement à d'autres poètes.
Malheureusement pour ceux qui s'intéressaient à 'Omar comme philosophe, tous ses travaux philosophiques dont les titres sont connus jusqu'ici semblaient perdus, et je m'étais résigné à con- sidérer la vraie physionomie de 'Omar Hayyâm comme impéné- trable. Or, pendant un bref séjour à Paris, en avril 1905, j'ai eu l'occasion de voir les feuilles de correction du nouveau catalogue sous presse des manuscrits persans de la Bibliothèque Nationale, que M. Blochet a gracieusement mises à ma disposition. J'ai été agréablement surpris en y trouvant un petit traité de philosophie sans titre de 'Omar Hayyâm, inséré dans un recueil d'écrits mé- taphysiques nommé Raiidat-cl-qulûb. Le manuscrit en question, dont j'ai pris une copie, est écrit assez négligemment, les points diacritiques étant souvent omis et un certain nombre de ligatures contribuant à en rendre la lecture passablement difficile. La lettre 3 employée au lieu du j> médial ou final après une voyelle atteste l'antiquité du manuscrit.
J'avoue que la lecture du traité m'a un peu désabusé. Sahra- zûri a bien dit que 'Omar était aussi peu disposé à écrire qu'à
^ Hcidelberg 1Q05.
MO I. I
2 Arthur Christensen
enseigner, et en vérité ce petit travail semble être bâclé en hâte d'après les idées bien connues d'Avicenne et des Frères de la Pureté. On n'y trouve pas de vues originales sur la formation et l'ordre de l'univers, et les idées sont souvent gauchement expri- mées. S'il n'était pas injuste de juger l'auteur d'après cette »mis- sive» de 13 petites pages, on pourrait dire que le célèbre mathé- maticien ne fut qu'un piètre philosophe.
Dans sa préface, l'auteur nous raconte qu'il a écrit le traité pour un certain Fahr-cl-miUet v'cd-dln Muiayycuhel-mulk, dont il a eu l'honneur d'être le serviteur, et qui lui a demandé un souve- nir. Je ne trouve à cette époque qu'un seul homme connu por- tant le nom de Muvayyad-el-mulk: le fils du grand ministre Nizâm- el-mulk; et je ne doute pas que ce ne soit à lui que 'Omar a dédié le mémoire présent. Il est vrai que cet homme-ci n'est pas mentionné, autant que je sache, avec le titre de Fahr-el-millet v'ed-dïn, mais ceci peut bien être une épithète glorifiante que 'Omar lui donne, on ne doit pas nécessairement y voir un titre officiel^ Ce Muvayyad-el-mulk obtint le vézirat sous le règne de Barkïâruq en 492 a. H. (1098—99 ap. J.-C.) après son frère 'Abd-el-malik, qui avait montré peu d'aptitude et peu de zèle. Renversé à son tour par un autre frère Fahr-el-mulk, Muvayyad- el-mulk excita une guerre entre Barkïâruq et son frère Muham- mad (1099 ap. J.-C), fit tuer la mère de Barkïâruq, qui était tom- bée entre ses mains pendant les vicissitudes de la guerre, et à laquelle il portait une vieille haine, mais fut fait prisonnier lui- même dans la défaite de Muhammad et tué de la propre main
^ Dans son Siâset-nànieh, Nizâni-el-mulk dit (juc quatre sortes de gens ont le droit de porter des titres honorifiques dan.s la composition desquels entrent les mots d'tn, islam, danlcli (le mot millet n'étant pas expressément mentionné ici) : les souverains, les vézirs, les docteurs de la loi, et les émirs qui sont constamment occupés à combattre les in- fidèles et à propager l'islam. Les titres composés avec le mot vnilk sont restreints aux vézirs, au fonctionnaire qui trace le chiffre du sultan, à l'intendant des finances, à celui qui présente les requêtes, et aux gouverneurs de Bagdad et du Khorassan. Nizâm-el-mulk ajoute ce- pendant qu'après la mort d'Alp Arslân, les règles fixées pour la distri- bution des titres tombèrent en désuétude et que la disparition de la distinction établie entre les différents titres causa une confusion générale (v. redit, et la trad. de Schefer, chap. XLI).
Un Traité de Métaphysique de 'Omar Hayyâm 3
du sultan Barkîâruq en 494 a. H. (iioi ap. J.-C.)^ Si le traité a été dédié à Muvayyad-el-mulk pendant son ministère, ce qui est le plus probable, la rédaction en peut être fixée à 1099 ap. J.-C.
Le traité, qui consiste en quatre chapitres, est, comme je l'ai dit, sans aucune originalité, en outre mal arrangé, sans système appa- rent, et malgré sa brièveté souvent prolixe et trop riche en ré- pétitions. Néanmoins il ne traite pas seulement la métaphysique, mais touche même la logique ! Il y a encore des fautes et des méprises singulières. Toute la pièce fait plutôt l'effet d'un brouillon. Elle a été écrite, évidemment, en toute hâte par un homme très occupé pour un mécène qui ne comprenait pas beaucoup des subtilités de la philosophie.
Le dernier chapitre offre le plus d'intérêt. L'auteur y énu- mère quatre sortes de gens qui cherchent la vérité métaphysique. D'abord les théologiens pieux et simples qui ne savent rien de la philosophie, — 'Omar les mentionne avec une supériorité et une ironie légères. Puis les philosophes, ceux dont il vient de reproduire les vues, sans en être, lui-même, entièrement satisfait. En troisième lieu il nomme, ce qui est très remarquable, les ismaéliens. Pourquoi plutôt les Ismaéliens que quelque autre des nombreuses sectes du temps? pourquoi plutôt les ismaéliens (jui, sous la domination de Plasan Sabbâh, inspiraient une ter- reur panique à tout l'Orient musulman, qui étaient en guerre ou- verte avec l'autorité établie des Selgûqides, qui avaient, enfin, tué Nizâm-el-mulk, le père de Muvayyad-el-mulk.^ Muvayyad-el- mulk, cet intrigant sans scrupules, aurait-il eu des relations secrètes avec les hommes d'Alâmût, les meurtriers de son père? En tout cas, 'Omar n'ajoute pas un mot pour la réprobation des ismaéliens. La dernière catégorie des chercheurs de la vérité sont les sûfîs qui contemplent Dieu de leur vue intérieure et qui arrivent à la connaissance de Dieu au moyen d'ascétisme et d'extase. Sa con- ception du sufisme semble, si l'on en peut juger d'après l'esquisse brève qu'il donne ici de leur théorie, se rattacher à celle de son ami, le célèbre Gazâlî. La mention finale du sufisme lui permet
' V. entre autres: Hist. des Seldjoucides de l'Iraq par al-Bondâri, publiée p. M. Th. Houtsma. Lcidc i88q, préf. pp. ii — 12; Schefer, Chrestomathie persane II, p. 215.
4 Arthur Christensen
de terminer son mémoire d'une façon édifiante, selon les règles de la convention. Il n'est pas impossible que 'Omar ait été sûfï dans la même mesure qu'un Avicenne, mais il ne faut pas attri- buer trop d'importance aux tendances exprimées dans un livre fait sur commande.
Je donne ici une traduction çà et là un peu abrégée du mé- moire en y ajoutant le texte persan de l'introduction et du dernier chapitre.
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Ni ô<J^ s3.i '^/«i •' vi;^/*'_».i>,J) -iJ ;' 'X.j\.AM. jlx-c .j . i> -«J^ ;j~o ■J .j\Aj>.à><i .OA.?^ .-j'* *.i Ji.ÀiîJ) ^à?>Aj ^_iw>cij' ci^*..\:>. ^Ic J«Pi .i i
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Ainsi parle Abfi-1-Fath 'Omar Ibrahim el-HayyJimî : Quand j'avais atteint au bonheur d'entrer en service chez le maître juste Faljr-el-millet v'ed-dîn Muvayyad el-mulk, et que l'intimité avait amené l'amitié, et qu'il me demandait toujours de lui laisser comme souvenir un traité sur la science des universaux\ alors cette pièce^ a été écrite à la façon d'une missive pour répondre à sa demande. Et pour être juste, les hommes de science et les philosophes doi- vent admettre (jue cet abrégé est plus utile que des volumes entiers. Que Dieu le Très-Haut me fasse réussir. Louanges à Dieu!
^ Litt. : et ([u'il nie demandait toujours un souvenir dans la science
des universaux. — Le terme «univcrsaux» j^oL^b ) signifie dans le lan- gage de 'Omar ce que Dietcrici appelle «les degrés spirituels de l'uni- vers» («die geistigen stufen der allwelt», v. Makrokosmos p. 164). Au contraire, les «parties» Toljjjq*) sont les «degrés inférieurs» qui nont pas d'universalité.
~ Jeu (le mot entre les termes philosophiques ,;> et JJ',
Un Traité de ^Métaphysique de 'Omar Hayyam
l""^ Chapitre
dont le sujet comporte que tout ce qui existe — sauf Dieu le Très-Haut — est d'un seul genre, et ce genre est la substance. Et la substance a deux catégories: le composé (la matière, ♦av^>) et le non-composé (l'élément, le «urstofB>, J^i^^j). Et les mots qui expriment le sens des universaux sont: d'abord le mot «sub- stance», et quand on divise celle-ci en ses deux parties, les mots qui les désignent sont «le composé» et le «non-composé», et pour tout ce qui existe il n'y a que ces trois mots, parce qu'à l'excep- tion de l'essence de Dieu le Très-Haut, l'existence est d'une même nature.
Les universaux sont partie divisibles ( .jjs.j c>-4.^s) partie in- divisibles. Ce qui est divisible, c'est le composé, et ce qui est indivisible, c'est le non-composé. Mais tant dans le divisible que dans l'indivisible il existe des différences de nature. Le non-com- posé renferme — ■ en raison de la différence dans sa nature — deux espèces de l'universalité; l'une s'appelle l'intelligence (j>ac) l'autre l'àme (^w.Rj)^ et chacune des deux possède dix degrés de déve- loppement. La première intelligence est l'intellect agent (jLxs J^ac^) qui, par sa relation avec Celui dont l'existence est nécessaire
(jj.>j.]l i.^>L)^ est la cause du premier causé (^^\ J_j.l*/o ci^Ic) et la cau.se de toutes les existences qui sont au-dessous d'elle et des
directeurs roî-jA/o"! de toutes ces existences. La deuxième in- telligence est le directeur de la sphère supérieure (♦Jac':^! '^[i\ la troisième intelligence est le directeur de la sphère des sphères (siiUî^ ^iiV la quatrième intelligence est le directeur de la sphère de Saturne, la cinquième intelligence est le directeur de la sphère de Jupiter, la sixième intelligence est le directeur de la sphère de Mars, la septième intelligence est le directeur de la sphère du Soleil, la huitième intelligence est le directeur de la sphère de Vénus, la neuvième intelligence est le directeur de la sphère de
* C'est évideinniciit une méprise: selon le système des philosophes islamic|ucs, l'intellect agent est toujours le dernier degré de iléveloppe- nient, rintclligcnce qui met en mouvement notre monde sublunaire. La première intelligence est l'intelligence éternelle.
6 Arthur Christensen
Mercure, et la dixième intelligence est le directeur de la sphère de la Lune'.
Or, à chacune de ces intelligences correspond une àme. Et ces intelligences et ces âmes mettent en mouvement les sphères, chacune celle dont elle est le directeur. Ce qui est âme, en est le moteur par la voie d'un acteur, et ce qui est intelligence en est le moteur par la voie d'un aimé*; et c'est parce que l'intelli- gence est plus haute et plus élevée en grade que l'âme, par cette raison qu'elle est plus près de Celui dont l'existence est nécessaire^. Et il faut savoir que ce que j'ai dit — à savoir que l'âme est le moteur de la sphère par la voie d'un acteur et que l'intelli- gence en est le moteur par la voie d'un aimé — je l'ai dit dans
* Avicenne connaît aussi dix degrés de développement: rintelli- gence éternelle et neuf sphères, savoir: celles de l'Éther, des Etoiles fixes, de Saturne, de Jupiter, de Mars, du Soleil, de Vénus, de Mer- cure, de la Lune (V. Mehren, La philosophie d'Avicenne, Extr. du Muséon, Louvain 1882, p. 16). Les Frères de la Pureté ont les neuf sphères dans le même ordre; la première en est celle qui entoure le monde et qui est le trône de Dieu (V. Dieterici, Makrokosmos p. 179). Nâsir Husrau également (RûSanâïnâmeh v. 201 sqq, ZDMG. t. 34
P- 434)-
* On sera peut-être porté à croire, à cause de la façon singulière dont 'Omar s'exprime ici, qu'il ait inverti les deux facteurs de façon à considérer, contrairement à tous les autres philosophes, l'intelligence comme le principe féminin et l'âme comme le principe masculin. Il n'en est pas ainsi: l'idée de 'Omar est la même que celle des autres philosophes, que «l'âme de la sphère est la cause prochaine de chaque partie du mouvement, l'intelligence en est la cause éloignée et générale^ (Carra de Vaux, Avicenne p. 250). Mais tandis que, chez Avicenne, l'âme agit, poussée par le désir infini de s'assimiler à «:un bien suprême», 'Omar a fait de l'intelligence elle-même l'objet du désir amoureux de l'âme, idée que l'on trouve déjà in nuce dans le Rllsanâînâmeh de Nâsir Husrau, où la première intelligence et son âme correspondante sont désignées sous les noms de l'Adam el de l'Eve spirituelles (v. 188 sqq., ZDMG t. 34 p. 432-33)-
' «La puissance de l'âme ne peut être que finie; mais parce que son intelligence comprend le premier être, et qu'il découle toujours de lui sur elle de sa lumière et de sa force, elle devient comme douée d'une puissance sans fin» (Carra de Vaux, Avicenne p. 251).
Un Traité de INIétaphysique de 'Omar Ha)-)'âm 7
ce sens, que l'âme porte une ressemblance avec l'intelligence et désire s'élever à lui. Et c'est au moyen de cette inclinaison de l'âme vers l'intelligence que proviennent les mouvements des sphères selon l'ordre des nombres*; et le nombre doit nécessaire- ment renfermer tout(.-).
Mais le nombre universel^ constitue par nécessité l'infinité, parce que chaque nombre qui est limité est un nombre partiel, et celui-ci ne peut pas sortir de deux espèces: le pair et l'impair; s'il est pair, sa limite est impaire^, et s'il est impair, sa limite est paire. L'impair et le pair appartiennent à la totalité des nombres. Par cette raison, donc, est-il juste [de dire] que tout ce qui est universel est illimité, et le nombre universel appartient sans doute à ce qui est universel*.
Or, il faut savoir, que les existences universelles appartien- nent à trois ^ catégories, qui doivent nécessairement être causées :
d'abord l'intellect agent j'JUi i}-ac)^ puis l'âme universelle [j.i j^àj)
puis le corps universel Tj.!' (♦-^r*), ^^ le corps universel consiste
en trois espèces: les cieux |'>i^^lî^ les éléments roL.j/<'_, «les mères») et les règnes de la nature |'aJU..-î «la progéniture»)''; et chacune d'elles est divisible, et les parties en sont illimitées dans leur
^ C.-à-d. la série des neuf sphères.
^ C.-à-d. le nombre en général, l'idée du nombre.
^ C.-à-d. il est placé entre deux nombres impairs.
* Cet alinéa, dont l'argumentation est incomplète et peu claire, est une digression dont on a peine à voir l'application.
^ Il faut corriger le ^o que porte le manuscrit, en *.*«.
^ Plotin connaît quatre degrés d'émanation, l'unité absolue (Dieu) non compris: l'intelligence, l'âme, la nature et le monde matériel qui est né des éléments. Les Frères de la Pureté ont augmenté le nombre en huit en combinant le néopythagorisme avec le néoplatonisme: l'in- telligence, l'âme, la matière idéale (la forme de la matière), la matière réelle avec la longueur, la largeur et la profondeur, les sphères des planètes, la force de la nature sous la lune, les éléments, les produits (minéraux, végétaux, animaux). L'intelligence éternelle réside dans la sphère entourante, l'âme universelle a pour sa demeure la sphère des étoiles fixes (Der musterstaat von Alfârâbî, aus d. arab. ûbertr. v. Dieterici, introd. p. XXXVII— XLIX).
8 Arthur Christensen
création et dans leur décomposition, comme par exemple les sphères des étoiles qui n'ont pas de création ni de décomposition^. Et sous elles (les sphères, les cieux) sont les éléments — d'abord le feu, puis l'air, puis l'eau, puis la terre — et les règnes de la na- ture dont le premier est le règne minéral, puis suit le règne vé- gétal, puis le règne animal, et vraiment l'homme appartient aussi a la totalité des animaux, mais il en forme une espèce particulière(r), et il excelle parmi les animaux par la faculté de parler^. Et l'ordre des existences est le môme que l'ordre des lettres (c.-à-d.
^ ... Si donc l'Univers est en rapport avec l'Eternel à un point de vue général, il en résulte nécessairement que le tout s'est produit ou plutôt existe de toute éternité, par son être et dans son être . . . (Mehren, La philosophie d'Avicenne p. 19).
^ Je ne puis mieux faire ici que de suppléer cette esquisse par le passage suivant du mémoire susnommé de ]\I. Mehren traitant la métaphysique d'Avicenne (p. 19 — 20): Les quatre éléments, le feu, la terre, l'eau et l'air, comme matières et corps terrestres, sont probable- ment issus de quatre corps célestes; ils ne peuvent provenir du prin- cipe intelligible pur, parce qu'ils sont passagers; il serait peut-être mieux de nous représenter les éléments comme pro venus du mouvement cir- culaire des sphère.?, en tant cjue le point de rotation de celles-ci pro- duit d'abord la chaleur, et puis le feu (le terme le plus éloigné do celui-ci est le froid ou la terre); entre les deux se trouvent l'eau et l'air. Ces éléments participent au mouvement des corps célestes cl sont susceptibles, à des degrés qui varient selon les mouvements nmlti- ples des sphères, de prendre des formes qui pro\iennent de l'Intellect actif. Les éléments, par leur nature et leur essence, ne sont point susceptibles de la vie. Seulement, tjuand ils se mélangent, et que roji- position absolue i|ui existe entre eux, vient ;\ disparaître, alors ils de- viennent susceptibles des formes de la vie des tlifférentes espèces. Nous ne sommes cependant pas à même de préciser le point de tran- sition de l'inorganique à l'organique. Après la vie végétative commence de la même manière une disposition à recevoir la vie de la sensation, de la perception et du mou\ement volontaire, c'est-à-dire, la vie animale. Le dernier et le plus haut degré de cette susceptibilité se trouve dans le corps humai)! ([ui dc\icnt un réceptacle pour râmc raisonnable, et celle-ci, en tant (|u'elle est émanée d'un principe raisonnable éternel, c'est-à-dire de l'Intellect actif, .subsistera toujours, après s'être servie du corps, comme de l'instrument de son développement. \o\c'\ la série
Un Traité de ^létaphysique de 'Omar Hay\am 9
des chiffres) ; car chaque lettre est sortie d'une autre lettre qui est au-dessus d'elle (c.-à-d. qui la précède dans la série des nom- bres). L'alif, seul, n'est sorti d'aucune lettre, parce qu'il est la première cause de toutes les lettres. Et la preuve en est qu'il n'a rien qui le précède, mais il a quelque chose qui lui succède ^ Et^si'L'on me demandait quel nombre est le plus petit, je dirais que c'est le nombre deux, parce qu'«un» n'est pas un nombre — car on appelle nombre ce qui a quelque chose qui le précède et quelque chose qui lui succède. Je dirai par exemple: i fois i ne peut faire qu' i, et i fois 2 ne peut faire que 2, et pour i fois 3 c'est la même chose; mais 2 fois 2 font 4, et la preuve en est que ce qui précède 2 est i, et ce qui lui succède est 3, et 1 + 3 font 4. Et tel est le cas de tous les nombres^.
Donc Celui dont l'existence est nécessaire est «un» et sort de la catégorie des nombres, parce que, comme j'ai dit, «un» n'est pas un nombre vu qu'il n'a rien qui le précède; et il s'ensuit nécessairement que la première cause est «un». Et de lui est causée (J^JL*x)) l'intelligence, de l'intelligence l'àme, de l'àme [le corps universel, du corps universel]^ le ciel, du ciel les élé- ments et- des éléments les règnes de la nature. Et chacun de ces causés est une cause en relation avec celui qui est au- dessous de lui; car ce qui est causé par quelque chose doit né- cessairement être la cause d'autre chose. Cette loi est appelée l'échelle du développement A\Aj.;cJi :\Jl.wvJi-w.). Et il est juste que les hommes connaissent cette échelle du développement et sachent
que tout cela c'est des degrés intermédiaires (ii^y^/i ^^M. Ainsi les sphères, les éléments et les règnes de la nature sont des
des formes: r Intelligence universelle, l'Ame universelle, la Nature univer- selle; et des corps: le corps céleste d'éther, le corps terrestre élémentaire ou ht matière, les corps qui résultent de la composition: les corps des plantes, des animaux et le corps humain; ou bien d'après un ordre général pour le tout: F Intelligence universelle selon ses espèces diverses, VAme universelle, le Corpjs universel, et enfin la Nature universelle.
' La même théorie chez les Frères de la Pureté, v. Dieterici, Makrokosmos p. 167.
^ L'auteur veut dire tout simplement que chaque nombre est égal à la moitié de la somme du nombre précédant et du nombre succé- dant. V. Dieterici, Makrokosmos loc. cit.
' Manque dans le manuscrit.
lO Arthur Christensen
causes qui sont, elles-mêmes, causées par Son Existence, mais sans être du même genre que Lui — que sa splendeur luise!
Or, comme nous avons trouvé ce qui est le plus élevé dans la dernière intelligence et la dernière âme\ il est bien connu que le commencement est le même [que la fin] ^, et il faut que l'homme, en tant qu'il connaît le commencement et la fin, soit plus proche de Lui, parce que l'espèce de son intelligence et de son âme est du genre de l'intelligence universelle et de l'àme universelle. Et tous les autres degrés lui sont étrangers, et il y est étranger. Il faut donc que son inclinaison ait pour objet son propre genre, afin qu'il ne reste pas loin de ce qui est de même nature que lui (c.-à-d. de la déité), car c'est là la punition de l'enfer.
Il est bien connu que le composé [|».w.>) n'a rien de commun avec le non-composé (Ja.*:.f*^A. L'essence vraie de l'homme est le non-composé qui est non-divisible; mais le composé est divisible. Et le composé est limité par la longueur, la largeur et la pro- fondeur et les autres accidences — - comme la ligne et la surface — qui lui sont inhérentes. Mais le non-composé a les mêmes li- mites que (l'àme de.^) toute l'humanité, et il est sujet à la forme du nombre, mais il n'a ni point, ni ligne, ni surface, ni corps, ni aucune des autres accidences comme la quantité, la qualité, la relation, l'espace, le temps, la disposition, la possession, l'activité
et la passiveté |^y5^U^ ^^^^îî e^''? ^^^s >.i:^îl-/i>', .^s^a^i 5 c>>.**i
J.*âÀj ^.,^5 J.«àj Q^^); il est la substance qui est fondée sur sa propre essence LjS Oj.i> o^Àj) Et la preuve qu'il est la substance est que la forme du nombre existe par elle (lui est inhérente, ^jS). Or, le nombre est une accidence, et une accidence n'existe pas par
^ Ce qui est le plus élevé, c'est l'homme qui, par l'intermédiaire du corps universel, des sphères, des éléments et des règnes de la na- ture, sort de la dernière intelligence («l'intellect agent» chez Avicenne et les autres philosophes islamiques) et de l'âme correspondante comme le dernier chaînon de l'émanation.
^ C.-à-d. que l'honniie, la fin de l'évolution, est le produit le plus parfait de l'émanation et, par-là, celui qui a le plus de ressemblance avec «le commencement», la déité.
" Les neuf accidences qui forment avec la substance les dix ca- tégories d'Aristote. Cf. Dieterici, Mikrokosmos p. 151 sqq.
Un Traité de INIétaphysique de V)mar Hayyâm 1 1
une autre accidence, mais par la substance \ Et il est vrai qu'il n'est pas la substance matérielle (^ ^iL*^:5- -^j'^), parce que la matière est divisible, tandis que lui peut concevoir les divisions, mais n'y est pas sujet. [Donc il ne faut pas que l'homme se rap- proche de la matière, car ce serait l'anéantissement pour lui, mais qu'il se rapproche de son propre genre (^c-à-d. de Dieu)]''*.
2^ Chapitre
dont le sujet comporte que l'intelligence est, dans la percep- tion des intelligibles j'ojLsax! ^S^j»! S)^ indépendante de son àme, €t que l'àme a besoin de l'intelligence pour vérifier la perception des intelligibles. Mais l'orgueil et la hauteur sont des qualités né- cessairement inhérentes à l'âme, et c'est pour cela qu'elle assume toujours une ressemblance avec l'intelligence. Et la preuve en est que vraiment aucune àme ne porte envie à aucune intelligence au mo- ment de la perception, parce que l'àme se croit supérieure à l'in- telligence en sagacité au moment de la perception. Mais en vérité sa perception est de la sorte qu'on appelle estimation [..a^js^vj] non pas une constatation de la vérité (. ■j.^zj>\'j'\ , Et cette présomp- tion de l'âme de ressembler à l'intelligence est de la vanité. Et si l'âme, qui est plus élevée que le corps, n'est pas sans vanité, le corps ne peut nullement en être exempt. Car la composition du corps consiste en matière et en forme, et le corps possède des qualités. [Les qualités du corps universel sont produites par l'àme universelle, mais par le corps universel sont produits les corps partiels au moyen des degrés intermédiaires : les sphères, les éléments |';j<a«:Ow-^ ^ aruîxoç) et les règnes de la nature, des-
^ Le même argument clic/ le.*^ Frères de la Pureté: «Die zahlen treten her\'or als accidenzen, deren wirkliches vorhandensein und deren bestand in der seele und nicht im kôrper bcruht. Sie liefern daher den beweis, dass die sccle eine substanz sei, da das accidenz nur an der substanz befunden wird» (Dieterici, Mikrokosmos p. 131).
^ Voici à peu près le sens de la dernière phrase de ce chapitre; je ne puis i)as en fixer exactement le texte d'après ma copie.
12 Arthur Christensen
quels l'homme sort comme le dernier degré] ^ Les qualités qui entrent dans celui-ci sont donc formées en même temps par l'àme, les sphères, les éléments et les règnes de la nature. Donc sa va- nité est plus grande que celle des autres choses^.
3" Chapitre
dont le sujet comporte que les anciens n'ont pas approfondi l'étude des parties, parce que les parties viennent et vont et n'ont pas de constance. Ils ont choisi [pour but de leurs études] les universaux, parce que les universaux restent toujours à leur place, et la science qui guide les chercheurs des universaux est bâtie sur un fond solide; et quiconque découvre les universaux connaît par là nécessairement les parties.
Or, il y a cinq divisions des universaux: genre, espèce, caté- gorie, particularité et accidence (o^^c. \Aj>li>. J.*^:. p_»J5 j^v.^>L.>]^. [Et chacune d'elles forme une totalité qui renferme une pluralité de subdivisions. La «substance» p. ex. est un terme qui nous guide vers tout ce qui est connu outre Dieu le Très-Haut, et la substance a aussi deux divisions: ce qui croît et ce qui ne croît pas ((çXiij .x£^ if^^^Y- -^^ ^^ '^^^ croît contient également deux
^ [e résume ainsi ce passage, dont plusieurs expressions sont obs- cures et, probablement, corrompues par le copiste.
^ Selon la philosophie islamique, chaque degré de l'émanation joint en lui les ([ualités des degrés supérieurs en y ajoutant les qualités à lui propres. L'homme étant le dernier degré, il est pour ainsi dire le ré.servoir des (lualités de toutes les étapes de l'évolution (V. Diete- rici, Mikrokosmos p. 73). Ici, '(Jmar veut dire, probablement, que, comme la vanité augmente avec la multiplicité des qualités, l'homme est aussi la })lus \'aniteuse de toutes les créatures. La composition du mémoire présent est, on le voit, assez relâchée.
^ Les cinii divisions de Porpliyre.
* Bien que l'auteur définisse ici encore une fois expressément la substance comme l'ensemble de tout ce qui existe outre Dieu, il re- streint pratic|ucment la jiortée du mot à la signific-ation du «composé», de la matière (cf. le i*^'' chap.), en la di\-isant en ce qui cn^ît (végétaux et animaux) et ce qui ne croît pas (minéraux) . Encore la confusion !
Un Traité de Métaphysique de 'Omar Hayyâm 13
divisions: l'animal et le non-animal ( .,\^^=^ .a£. ,.,'«.-^=>^ et l'ani- maK a encore deux divisions: le parlant et le non-parlant (oLblj oi-jLj -t-.^-). Ce qui est une espèce en relation avec ce qui est au- dessus de lui, est un genre en relation avec ce qui est au-dessous de lui. Et là où sont les espèces sont aussi les parties, et là où sont les genres sont les universaux]'^. Donc chacune [des divi- sions susnommées] est en même temps une totalité et une partie, comme p. ex. la substance qui est un genre en relation avec chacune de ses espèces, — et ses espèces sont l'animal et le non- animal — , et l'animal qui est un genre pour chacune de ses es- pèces, — et ses espèces sont le parlant et le non-parlant. Or, comme la substance est universelle, chaque genre qui existe en étant une partie, et comme la catégorie est également universelle, chaque individu qui existe en faisant partie, on peut par la force de la catégorie distinguer le genre du genre et l'espèce de l'espèce. Ainsi p. ex. «animal» est une expression collective, et ses espèces sont le parlant et le non-parlant, et le parlant est la catégorie de l'homme, car c'est par le don de la parole qu'on peut le distin- guer des autres animaux; et il en est de même pour les autres choses.
Et la particularité est une accidence qu'on ne peut pas ôter à la substance à laquelle elle appartient, ni en réalité, ni dans la pensée, comme p. ex. l'humidité ne peut pas être ôtée de l'eau, car alors celle-ci ne serait plus de l'eau, ni la chaleur du feu, ni la siccité de la terre, ni la mollesse de l'air, etc.
Les accidences proprement dites sont de neuf sortes: la quan- tité, la qualité, la relation, l'espace, le temps, la disposition, [la possession^, l'activité et la passiveté. Voilà toutes les accidences; la quantité est le combien, la qualité le comment, et la relation la connexion.
^ ^ifc^=>» est oublié par le copiste après ,-j'j.^=- ^i-'_, ^^%>:^.
- Ce passage aussi, que je viens de résumer, présente, bien qu'assez clair quant au fond, des difficultés dans les e.xprcssions, ducs sans doute, à des fautes du copiste qui n'a pas compris ce qu'il écrivait.
^ Oublié par le copiste.
14 Arthur Christensen
Dernier Chapitre
dont le sujet comporte qu'on peut diviser en quatre classes ceux qui cherchent la compréhension du Seigneur — louanges à Lui, le Très-Haut! La première classe renferme les théologiens scola- stiques qui se contentent de disputations et d'argumentations qui calment l'esprit, et sont satisfaits d'atteindre ù ce degré dans la connaissance du Seigneur. La seconde classe sont les philosophes et les sages qui cherchent la connaissance [de Dieu] au moyen d'arguments intellectuels selon les règles de la logique et ne se contentent nullement d'arguments calmants; cependant ils ne peu- vent pas se fier non plus aux conditions de la logique et ainsi ils restent découragés. La troisième classe sont les ismaélicns qui disent qu'il n'y a pas d'accès au savoir divin sans l'instruction d'un instructeur véridique, parce que les arguments de la con- naissance du créateur et de son essence et de ses attributs pré- sentent bien des difficultés, et les arguments de l'adversaire et les intelligences en restent stupéfaits et découragés; donc, il est mieux de chercher [le savoir divin] guidé par l'instruction d'un [guide] véridique \ La quatrième classe sont les gens de la con-
* 'Omar définit ici très nettement le fond de la doctrine de Hasan Sabbâh. Comparez le passage sui\ant du Gehàn-kuèà, dont l'auteur, 'Atà Malik Guveinî, a consulté la bibliothèque d'AlâmlU après la prise de cette forteresse par Hûlâgû :
•' • ^ > y j l_i^ ■■ (_r >-' \j LJv ■■ >
»i -^5>À/s j^v^j g^ï [i .^^M^ ^j^i ô.à> c>^à5 ^-?-^ ' u'^TÎ vi:^*"»"' ^-^^^A/a .^j( La plus subtile de ses sentences consistait à demander aux ad- versaires: «L'intelligence suffit-elle ou ne suffit-elle pas? Car si l'intel- ligence est suffisante pour connaître Dieu, quiconque a de l'intelligence ne peut être désapprouvé par aucun adversaire». Si l'adversaire dit: «L'intelligence ne suffit pas, jointe à l'oeil de l'esprit, en vérité il faut encore un précepteur» ; or telle est précisément la doctrine de Hasan. En conséquence, cette question de Hasan: «L'intelligence suffit-elle ou ne suffit-elle pas», constitue le fond de sa doctrine. (Traduction de Defrémery, J. A. 5 sér. t. 15, p. 169).
Un Traité de Métaphysique de 'Omar Hayyam 15
templation qui ont cherché la connaissance [de Dieu] non pas par la pensée et la spéculation, mais qui en purgeant leur intérieur et en purifiant leurs mœurs ont délivré l'âme raisonnable du trouble attaché à sa nature et de la condition corporelle. Quand cette substance devenue pure se présentera dans l'autre monde, les aspects de ces vérités seront sans nul doute révélés dans cette demeure-là. Et cette dernière voie est la meilleure de toutes, car il est bien connu qu'aucune perfection ne fait défaut au Seigneur, et dans cette demeure-là il n'y a ni obstacle ni voile. Mais tout ce qui existe est [caché?] à l'homme à cause du trouble de sa nature, et quand le voile tombe et que l'obstacle est éloigné, la réalité des choses se manifeste telle qu'elle est. Et Seyyid (Mu- hammad le prophète) — la paix soit sur lui — a donné cet avis : «Vraiment, pendant les jours de votre existence les inspirations viennent de Dieu. Ne voulez-vous pas les suivre .^»
La missive est finie, grâce à Dieu et à son assistance clémente.
Dis aux sages que pour les amants
l'extase est le guide, et ce n'est pas la pensée qui montre le chemin.
^L*J'.^ i.jL.;?=^\.^A« vAJ.ÎA3> o:^i>U^ ..^UJLl:) ^5' JL-wi «.îCilA.) .3»! >*^î
AJi aô.i^j vi^^tlÀs i-fuÀii ^i->Lj .\io ^csaS*» JJ^ »~>.i ^,:^=>IxX:j .«^i.^
^_^^ oLa^Cj cjio, ^^Jlo o.;,3txi *ioi .J> ^:> c;^,wvaJ ^^^Lao .>.^>/o
xS Aj' v_;_j.>o.j JJ^S j».U^. Aà^à.1j 0~^^'^ '4^"' 3^ *^ A.ii'Lj -^^^■••^
i6 Arthur Christensen
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^ Je suppose que ^ài^./< cm un autre mot de la même signification est oublié par le copiste.
^ Vers en mudârî qui se trou\"e dans la marge du manuscrit.
Zur indischen Wortforschung.
Etymologische und exegetische beitrage.
Von Jarl Charpentier.
Dièse bemerkungen sind einer langeren abhandlung ûber arische etymologie, die grôsstenteils im sommer und herbst 1905 niedergeschrie- ben worden ist, entnommen. Zum grôssten dank fur freundlichen bei- stand bei der arbeit bin ich meinem verehrten lehrer, Prof. Dr. Jo- hansson, verj^flichtet ; meinem freunde Dr. Buergel Goodwin, der die gûte gehabt hat, das manuskript durchzusehen und eine korrektur zu lesen, sei auch herzlichster dank ausgesprochen.
I. Ai. kumârâ- 'kind'.
Ai. kumàrd- m. hat nach BR 2, 336 f. folgende bedeutungen : "kind, besonders ein neugeborenes (namentlich in der âlteren sprache), knabe, jungling, sohn' RV. II. 33, 12. IV. 15, 7. 8. 9. 10. V. 2, i. 2. 78, 9. VI. 75, 17. X. 79, 3. 135, 3. 4. 5 (IV. 15. V. 2. X. 79 steht es von Agni, der ja auch der jiingste, yâvistlia, unter den gôttern ist). AV. br. ep. kl. — 'ftirstensohn, erbprinz' kl. lex. — 'pferde- knecht' lex. — 'ein beiname Skandas, des kriegsgottes, und als sol- cher auch ein krankheitsdàmon' ep. kl., vgl. svâmikumàra = Skanda Kathâs. — 'n. pr. eines Prajâpati' VF. — 'einer der neun beinamen Agnis'^ Çat. Br. VI. i, 3, 8. 18 — 'n. pr. eines volkes' MBh. 2, 1870, vgl. kiimàlaka- dss. lex. — 'ein beiname des flusses Sindhu' lex. Schliesslich soll es auch 'papagei'^ und 'Capparis trifoliata' bedeuten (Hëmacandra). Dazu gehort als fem. kumàri 'màdchen, jungfrau, tochter' ved. br. ep. kl. lex. — 'n. pr. der gemahlin Bhîmasênas' MBh. — 'ein beiname Sitâs' — 'namen verschiedener pflanzen' lex. — 'reines gold' lex. usw. Es begegncn uns auch
^ Vgl. oben.
^ Falls dies richtig ist, hiingt es viclleicht mit kumârâ- als beiname Skandas zusammen; vorausgesetzt dass Krctschmer KZ 33, 559 ff., 3(), 267 f. recht hat, wenn er behauptct, dass ticrc bisweilcn mit hcrocn- namcn benannt worden sind.
MO I. 2
l8 Jarl Charpentier
deminutivbildungen, wie humâralcd- m. 'kind, knàbchen' RV. VIII. 30, I. 58, 15. br. ep. kl. — 'pupille' Çat. Br. III. i, 3, 11^; lumàrîn- 'mit kindern versehen' findet sich in RV VIII. 31,8. Im Dhp. finden sich mit l statt àlterem r Jîumàlya- 'kindisch', lumâJaijati 'kindische spiele treiben' (auch hwnârayaii Dhp.). Schliesslich findet sich auch in der spàteren litteratur kômala- 'zart, weich' ep. kl. lex., das ja deutlich zur dieser sippe gehort. Dies kann ein prâkrit- wort sein mit dem im mi. gewohnlichen iibergang von au > d (vgl. Pischel GIA Ph. I: 8, 57 ff.) und somit ein ai. *kâiiniara- 'zum kinde gehôrig, einem kinde gleich', eine gewohnliche vrddhiablei- tung, repràsentieren.
Die ganze sippe von Icumcirâ- hat somit die ursprungliche be- deutung von 'kleines kind, menschenjunges', das làsst sich gar nicht bezweifeln. Dann fragt man sich aber: wie ist im RV X. 34, 7 kiimârd-dêpia-, beivvort von alsd- 'wurfel', zu ûbersetzen: Das wort von Jcuinârd- 'kind' zu scheiden, kann man sich wohl nicht entschliessen; dann muss man es aber anders wiedergeben, als man bisher getan. Um mich deutlicher zu erklâren muss ich etwas wciter ausgreifen.
Der vers, RV X. 34, 7, lautet in extenso: ahsdsa idanJcuçînô nitôdinô nikftvànas tdpanâs tâpayimdvahl kumârddcsna jdyatah pu- îuirhdnô mddhvâ saùijnktah kitavdsya harhdnâ^. Dies tibersetzt Ludwig, RigVeda 2,678 so: 'mit haken. mit stachelstock sind die wurfel versehen, sie demiitigen, sie quâlen, verursachen leid;/ hin- fullifjes uerïeihend vernichten sie wieder den siéger, mit des spielers bestem gute dick bestrichen'. Ebenso giebt Grassmann Wb. zum RV 329 und BR (beide aufl.) kumârd-dësna- mit 'hinfàllige gaben verleihend' wieder. Fragt man sich aber, aus welchen grUnden sie so iibersetzen, so ist die einzige stutze die alte etymologie kumârd- = kic + mârd- 'leicht sterbend, hinfàllig' und Ludwig, RigVeda 5, 560 sagt zur stelle: 'die etymologie ku-màra- wird durch dièse stelle nicht wenig unterstutzt'. Dièse alte etymologie^
^ Vgl. fur die bcdcutung ai. kâninaka- 'knabe' — 'augenstern' Çat. Br. V. S. lex. — kan'inaka 'mâdclien', aber kdninakà 'augenstern, aug- apfcl' Çat. Br. Ait. Br. TS. lex. und weiter lat. piipulus 'knàbchen', pûpula 'kleines madchen' luid 'pupille' u. ilhnl.
^ Sâ)-ana: kiùica jayatah kitavasya kumânulëmà dhanadânêna dhân- yatâin lamhhayantah kumârànâm dâtârô bhavanti.
•' Uber dièse zuletzt zweifclnd Warkernagel Ai. gr. II: i, 83.
Zur indischen wortforschung 19
scheint mir aus mehreren grunden verwerflich. lui- als erstes kom- positionsglied ist namlich immer ungefâhrlich = dus-, dur- in der- selben stellung, wie man ja aus den bei Wackernagel aao., W. Schulze KZ 33, 243 f., Thumb Handb. der Sanskr, I § 669 anm. 5., 6^6 anm. angefuhrten beispielen sehen kann. Eine vollstândige samm- lung der betreffenden worter, die ich aus BR Wb.-^ gesammelt habe, hier aber nattirlich nicht mitteilen kann, gab auch dasselbe résultat. Es wâre somit Im-mâra- etwa - 'schlechter mensch' wie z. b. Tiii-mitra- 'schlechter freund' (Pancat.), l'it-râjan- 'schlechter konig' (Paiicat. gram.), Tiu-pitar- 'schlechter vater' (kl.) usw. Dies ist aber unmôglich; was eine andere deutung betrifft, die man viel- leicht geneigt sein môchte, hervorzuheben, Jai-màra- wàre^ 'kleiner mensch' = 'kind', so ist sie — wie ubrigens die ganze etymologie — darum unmôglich, weil ein màra- 'mensch, totlicher' sich weder im altindischen noch in irgend einer anderen sprache findet, und auch wesentlich mit der vorigen identisch, weil sich ja hier die bedeu- tung 'klein' offenbar aus der bedeutung 'schlecht' entwickelt hat. Schliesslich ist noch zu bemerken, dass von solchen zusammen- setzungen mit Jeu- innerhalb der ganzen vedischen litteratur nur drei ziemlich sichere beispiele zu belegen sind : ku-card- 'langsam schreitend' (jedoch etwas unsicher) RV I. 154, 2. X. 180, 2^, Icu- ndTihin- 'an den nàgeln krank' AV VII. 65, 3, TS II. 5, 17 und Jcu-namnamd- 'schwer zu beugen' RV X. 136, 7. Ubrigens sind sie uberhaupt nur in der klassischen litteratur — besonders zahl- reich in Paricatantra, Bhâgavata-Purâna und Râja-Tararhginî — und bei grammatikern und lexikographen zu finden.
Es scheint mir somit, dass man dièse altère etymologie und dann auch die angefiihrte deutung von humàrd-dëma- aus triftigen grUnden verwerfen muss. Um das letztgenannte wort zu iibersetzen, nehme ich einen ganz anderen ausgangspunkt. W. Schulze KZ 27, 604 hat fiir das vedische çva-ghnin-^ 'spieler' RV. I. 92, 10. II. 12, 4.
^ Wo 2, 303 gewiss richtiges tiber die entstehung dieser bildungen geilussert wird.
^ Gleich etwa ku-nadikâ- 'kleiner fluss' (Pancat.), ku-plava- 'klei- ncs, gebrechliches boot' (Mân. Dhç.), ku-çvàbhra- 'kleine grube' (le.x.) usw.
" 'Gewaltig schreitend' bei Grassniann Wb. 328 verstehe ich nicht, jedoch gicbt auch 'schlecht laufend' keinen sinn. Vielleicht licgt hier gar keine zusammensetzung mit ku- vor.
* Dies ist unzweifelhaft der stamm des wortes, obwohl nur der nom. çvaghni belegt ist. Sâyana, dem das wort offenbar ziemlich un-
20 Jarl Charpentier
IV. 20,3. VIII. 45, 38. X. 42, 9, AV IV. 16, 5^ eine évidente erklàrung- gegeben, indem er es mit 'hundetôter' iibersetzt und in rva- 'hund' einen dem gr. xvœv und lat. canis gleichen terminus technicus fiir den 'unglûcklichsten wurf beim wûrfelspiel' sieht.^ Meines erachtens ist jetzt auch humârâ-dësna- ein solcher terminus; es bedeutet 'dessen gabe ein hûndchen ist', d. h. 'der nur schlechte wûrfe giebt'. hn- mârâ- bedeutet ja 'kind, menschenjunges', und es ist eine bekannte tatsache, dass junge von tieren und menschen oft mit denselben wortern bezeichnet werden. So bedeutet z. b. ai. mdrija- teils 'junger mann', teils 'liengst'; gr. tkmXoç bedeutet 'fiillen' und 'junges màd- chen'; zu ai. çîçu- 'kind' gehort aisl. liiinn 'tierjunges' (Persson BH 19, 282); zu akslv. stemcî 'catulus', russ. scenohû 'junger hund', akslv. è'fenç 'catulus' gehort ost. sccûo 'das letzgeborne kind'-' usw. Es làge somit nichts wunderliches darin, wenn lionârd- neben 'kind, menschenjunges' auch 'tierjunges', .speziell 'junger hund, catulus' bedeutete, und dièse erklàrung wird durch die ety- mologie des wortes, die ich weiter unten zu begrûnden suchen werde, an glaublichkeit gewinnen. Dièse etymologie wird zeigen, dass sich innerhalb der sippe von Icumârd- tatsàchlich ein wort mit der bedeutung 'catulus' findet.
Neben der oben genannten àlteren etymologie des wortes -c lui + mâra- ist mir nur eine neuere bekannt, die von Johansson IF 3, 217 dargestellt ist, ohne dass er sie doch selbst fiir mehr als eine vermutung hait. Wegen pn. siiJchionûra- 'zart', das durch volksetymologischer anschluss an pâ. suJchunia- = ai. sûhsnia- 'zart, weich' aus *.snkiimâru- entstanden wâre, erklârt er laimâra- als eine durch eine art skurznamentlicher» ktirzung entstandene form dièses *sukumàra-, was mir aber wegen des hohen alters des wortes weni"' «{laublich scheint^.
begreiflich ist, glossiert ri/ad/iastn - 'jagcrin', indem er clas worl dcut- lich als ein fcm. fasst.
^ Eine andcre, moines erachtens nicht richtige auffassung der be- deutung liât Ludwig, RigVeda 4, 7; weder das gr. xvvrjYSiriç < xvœv + ayo) noch minder das aisl. sld lausum hundu?n kann eine parallèle bieten. Fur das letztc vergleiche nur sld scr lausmti usw.
^ Auch das germ. Viunôa- scheint eine ilhnliche bedeutung gchabt zu haben, vgl. W. Schul/.e aao., Klugeg 182, Schrader Reallex. 785. Anderes, was midi nicht iiberzeugt, bci Falk-Toip Et. oïdb. I: 307.
^ Die ganze sippe bei Miklosich Lex. palœoslov. 1135, Et\ni. \vb. 342 b; vgl. auch Osthoff Et. Par. I, 2 08 ff.
^ Fick Wb.3 I I "JT) fiihrt kionârd-, kôiiiala- zu àf.ic(?.ô<: 'weich' usw.
Zur' indischen wortforschung 21
Was die bildung und etymologie des wortes luunârd- angeht, ist es wohl am besten als deminutivbildung zu betrachten, also etwa < *liumëlo- zu erklâren, mit einer suffîxbildung, die ich am ehesten mit -io- statt -0-, in den lit. deminutiven auf -elé wie hir- mèle 'wurm^ zu kirmis, ai. krmi-, muselé 'fliege' zu muse dss., avi- nZlis 'bocklein' zu àvinas 'schaf usw. wiederfinde^. Das suffix ist wohl eine langvokalige form zu -elo- in got. wulfila, ahd. farheli, lit. erelis 'adler', parszelis 'schweinchen', vënlntcUs 'einzig', z. b. vëmntelis siÂnùs 'dér einzige (kleine) sohn' (was ùbrigens ein vë- nint- < *oin-n-t- voraussetzt und am nâchsten mit der akslv. -qt- deklination verwandt ist) ^, akslv. plévelû 'unkraut' usw.; aber wegen Tiirmele zu Tcrmi-, Jcirmis kônnte man vermuten, dass es in gewissen wortern aus -éii)-ïo- entstanden wàre und mit dem -i- ' des -i-stammes in ablautsverhâltnis stànde, wenn nàmlich Mr- mélc ein altes wort und keine neue analogiebildung ist, was ja keineswegs sicher ist.
Die wurzel ist somit *kum-, oder mit einem s mobile *s-kum-, die ich in gr. oxvfxvoç 'a cub, whelp, esp. a lions whelp' (schon II. 18, 319), aber auch von kindern Eur. Andr. ii/i, Or. 1213, 1388 gebraucht wiederfinde. axvf.i-v-o- scheint von einem. urspriinglichen M-stamme, etwa *skum-en- weitergebildet zu sein. Altère etymo- logien von axvf.vvoç habe ich folgende gefunden: Schwyzer KZ 37, 150 erklârt es aus *axvôfxvo-, was er zu oxvL,a, axvôfxacvœ fiihrt, eine etymologie die mir sehr wenig ûberzeugend scheint. Fick Wb.3 I 240. 816 fiihrt oxvfxvoç zusammen mit axvla'^ 'welf zu einer wurzel mit der bedeutung 'dunkel sein', lat. ohscûrns usw., was die bedeutung 'blinde welfe' geben wurde, eine freilich mogliche, aber wenig ansprechende wurzelvergleichung. Besser fiihrt das wort Tomaschek, Wiener sitzungsber. 1880 s. 761 mit arm. sliund 'hund', pam. wachi sJcôn 'hund' und akslv. stevtq 'catulus', russ. scenoliû dss. zusammen. Aber arm. shund und wachi skijn sind wohl in irgend welcher weise mit ai. çvdn-, gr. xvo:iv 'hund' usw. zu vereinen, und akslv. stenç^ fiihrt Osthofif Et. Par. i, 268 ff. ûber- zeugend mit ai. Icanyà 'mâdchen', kdnlyàn 'kleiner, jiinger', gr. xiuvôç 'neu', lat. re-cens 'frisch und (jedoch meines erachtens etwas
^ Auch lat. inustcla 'wiescl' .setzt wohl eine seiche bilduiig voraus, obwohl die etymologie des wortes unklar ist. Weder Schraders BB 15, 130 noch WaldesLat. et. wb. 401 f. erklarungcn scheinen mir iiberzcugend.
* Andere spuren dieser bildung im ballischcn crliiutcrt Osthoff Et. Par. I, 247.
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unsicher) got. hindar, hinclumists usw. zusammen. Uber Gxvfivoç àussert Osthofîf ib. 274 nur, dass er es etwas bedenklich findet, mit Prelhvitz Et. wb.j 291 f. anzunehmen, es sei mit axv/.a'î nicht verwant, erlàutert aber weiter nicht, \vie er sich das ver- hàltnis der beiden worter denkt. oxvXa'S gehort nach ihm zu- sammen mit der glosse xv?J.a • axv'Aa't. ^Hlùoc Hes. zu lit. /.(ï/r 'hiindin', alb. keV ils 'tierjunges, junger hund', cymr. cohvipi dss. und ai. Jcarahhd-, Icalahltd- 'junger elefant, junges kamel'^ und steht somit fur *axo?,a'§ nâch xvœv usw.^ Nach Falk-Torp Et. ordb. I: 307 gehort GxvfjLvog unmittelbar mit ai. çiçu-, aisl. hium zusammen, was jedoch das in solchen wortern unmogliche suffix -/«vo- unerklàrt lâsst. Es scheint mir somit besser axvjiivoç mit Jcuniàrd- unter eine wurzel *kum- 'menschen- und tierjunges' einzureihen.
SchUessHch vereine icii mit Jctimârd- 'kind, menschenjunges" und gr. Gxî^ivoç 'welf, aber auch 'menschenjunges' eine baltische wortsippe, nàmUch lit. ImmcU 'stute'^, liumclys 'fûllen', humdùlas 'kleines fiillen', kunielhiffu 'trâchtig (von einer stute)', lett. kunie- lize eine junge, trâchtige stute', kuinelfch 'fiillen'. Dièse worter, die J. Schmidt Sonantentheorie 138, Miklosich Vgl. gr. II 120 f., Leskien Bild. d. nomina 277 mit akslv. kômonl 'pferd', apr. camnet dss. zusammenfûhrt, enthalten meines erachtens nicht kuni- < *km-, son- dern < *kum-; kumelc ist ja dem ai. kumâlya- (Dhp.) laut fur laut gleich. Die ursprûngliche bedeutung dieser sippe ist 'junges pferd", die sich sehr wohl aus der allgemeineren bedeutung 'tierjunges" entwickelt haben kann.
Was schliesslich die gemeinsame wurzel *kum-, die ich fiir dièse worter angenommen habe, angeht, so kônnte man geneigt sein, sie in irgend einer weise als eine erweiterung von *7ii(- in xvwy usw.*, das wohl in letzter linie mit *Ja(- in r/ru- : Juhin iden-
' Wozu viellcicht auch ann. korlun, 'tierjunges'; anders Scheftclowitz BB 29, 15. Wieder anders Osthoff Et. Par. 1, 312 aiim.
^ Prelhvitz Et. wb.o 120 hat, sonderbar genug, dicse auscinander- setzungen Osthoffs nicht beachtet, sondern giebt immer noch eine sehr wenig iiberzeugende erkliirung von sowohl GxvXa^ wie Gxvfxvoç.
^ Auch findet sich kùmé 'stute'. Da aber kumciè ganz identisch mit dcn indischen worten ist, scheint es mir wahrscheinlich, dass kùmè zu kumùlé gebiidct ist nach dem muster von muse : micsèlù usw.
* Man môchte sich das verhiiltnis so denken, dass *ku-ni- auf einem ursprûnglichen (e)wj-stamme beruht. Denn es gab wohl sicher im indo- gerni. (e)w-st<imme sowohl wie (e)n-stamme, obwohl sie in so sparlichen, fast ganz unmcrkbarcn triimmern \orliegen, was wohl seinen grund
Zur indischen wortforschung 23
tisch ist, zu betrachten, wenn nicht dièse letztere wurzel iiber- all palatales k hàtte. Aber dies konnte trotz alledem der fall sein, demi es ist ziemlich wahrscheinlich, wie ich in anderem zusammenhange zu bevveisen suchen werde, dass es im indogerm. eine wurzel *l;em-, ^liom-, 'tierjunges' mit velarem h gab. Nach dieser konnte dann, meine ich, ursprûngliches *Tciim- in *Jcum- ver- àndert worden sein. Ûber die wurzel *lcu- 'hund, welf schliesslich bemerke ich nur beilàufig, dass es mir trotz Osthoff Et. Par. I, 206 ff. immerhin wahrscheinlich ist, dass die alte zusammen- stellung mit gr. xvoç 'fétus', xvecv 'schwanger sein' das richtige trifft; zwar nicht so, dass xiwiv 'der hàufig und viele junge gebâ- rende' bedeute, sondern 'tierjunges, welf '^ . Mindestens scheint mir dièse wurzelanalyse glûcklicher als die Osthofifs, denn sein *X>kuôn 'viehhund' scheint mir freilich sehr genialisch, aber sehr wenig ûberzeugend zu sein.
2. Ai. drâvina- 'besitz, habe'.
Ai. drâvina- n. (daneben auch drdvinas- n.) bedeutet nach BR 3, 797 f. 'gegenstand des wunsches und besitzes, habe, gut-
darin hat, das w in vielen satzstellungen lautgesetzlich in n ûberging, dann die ganzen stiimme in das paradigma der (é)w-stamme hinûbcr- gefiihrt wurden. Einen ursprûnglichen w-stamm mochte ich vermuteu im wort fur 'sommer' arm. amarn, ahd. sumar, ir. samrad usw., falls das wort, was mir a priori glaublicli ist, eigentlich 'haibjahr' bedeutet und zu ai. sâmâ 'haibjahr', lat. semi, 'halb' usw. gehôrt, vgl. Schrader Reallex. 782. Hierher wohl auch gr. 't^fÀUQ, rif.itQa 'tag' als die 'halbe" zeit von tag und nacht' trotz Hûbschmann Arm. Gr. I 426, vgl. Schra- der Reallex. 845.
^ So Persson BB 19, 282 bei seiner zusammcnstellung von ai. ciçu- 'kind' und aisl. hiinn 'junges, junger biir'. Die grûnde, die Osthoff Et. Par. I, 207 dagegen geltend macht, scheinen mir nicht triftig zu sein, denn es scheint mir unmoglicli wegen der stammbildung des hundenamens, z. b. *k{u)u-en- in xiî-œv, ai. çv-àn-, *Tcu-n-t- in lett. suntana, germ. *hu-n-d-a usw. (vgl. Osthoff Et. Par. I, 281 und die dort citiertc lit- teratur, insbesondere Persson BB 19, 282 f.) eine urspriingliche wurzel *ku- zu verneinen, und warum konnte dièse nicht mit *kH- 'gebriren* identisch sein, da ja tatsachlich viele worter, die dièses wurzelelement cnthalten, eine bedeutung 'tier- oder mcnschcnjunges' habcn?
2 In dieser bedeutung ist das cinfache wort nebst den zusammen- sctzungen dravinastjn- 'nach gûtcrn vcrlangcnd', drâvinascant- 'mit gii- tern versehen', dravivônd- 'gut schcnkend' und draviiiûdâs-, -du- 'gut gebcnd' nach Grassmann Wb. 645 nichr als sicbzigmal bclcgt.
24 Jarl Charpentier
RV. AV. ep. kl. lex. — 'wesenhaftigkeit, vermogen, kraft' (eine bedeutung die jedoch im RV etwas unsicher ist^; AV br. lex. Das wort wird von Grassmann aao. aus dni- in drdvati 'lâuft' her- geleitet und als 'bewegliches gut' erklàrt ^; und Uhlenbeck Ai. et. wb. 132 a stellt die entscheidung offen zwischen dieser deutung und der herleitung aus der sippe von dàru- 'holz' ^. Die letztere etymologie scheint mir die einzig richtige zu sein; ich werde dièse meine meinung weiter unten zu begrûnden suchen.
Das ai. drdvinas- hat im avestischen sein genaues pendant in draonah- n. 'bei der besitzverteilung zufallendes gut, vermogens- anteil, teil' Y. 10, 15. lî, 4. 5. 7. 38, 8, Yt. 19, 8, B. 10, 4. — 'vermogensstûck, geldsumme' als siihnemittel V. 5, 26 — 'portion' N. 17. 30. 52. 53 '\ Dièse wôrter sind aus idg. *drou'nio- entstan-
^ BR fûhrt an III. 10, 6 ayn'mi vardhatu nd gîrô ydtô jàyata iikthiah! mahë vàjcuja drûvinàya darcatûh; V. 54, 15 tàd vd yâmi drâvinam. An den Maruten; dièse werden auch als besonderc besitzverleiher dargc- stellt, vgl. den schlussvers Agastyas an den Maruten I. 166, 15. 167, II. 168, 10 und 171,6 ësd vô stômô maridô iyàni yir màndàryûsya mànyàsya kârôhl êsà yasistha tam'ié vayâm L'idyâmësàïn vrjânam jinidànum , (1. h. 'dies ist eure stoma, o Maruts, dies der preis des silngers ]Mândâr\a Mânya's/ moget ihr kommcn mit kraft an ihn (den Scinger) und mit kindern, mogen wir finden kraft und ein fettropfendes opferwerk'. Und weiter X. 37, 10 ydthà râm âdhvahchûm asat durôvê tdt sûrya drâ- vinam dhëhi citrâm, \vo jedoch i'iberall auch die erste bedeutung mog- lich scheint; vgl. Ludwig, RigVeda (ûbers.) n:o 310, 688, 12g.
^ Die parallèle, die man in dem d. 'fahrende habe' gesucht hat, ist von keiner bedeutung, da es, soweit ich sehc, niemais ausgesprochen ist, dass drâviva- geradc dieselbe art von habe bedeutet, die wir mit 'fahrende' bezeichnen. Vielmehr weist die zweite bedeutung des wortes, 'wesen- haftigkeit, kraft' cher daliin, dass dnhina- etwa 'feste, unbewegliche habe' ist, vielleicht nicht in der strengen juristischen bedeutung, sondern cher als 'unvergangliche, immer fortbleibende habe'. So scheint ja auch die ganze sippe von *dereu- 'holz' die bedeutung von etwas 'unbeweg- liches, festes' gehabt zu haben, wcnn sic in ûbertragener bedeutung gebraucht wurde, wic man aus der trefflichcn abhandlung Osthoffs Et. Par. I, ss. 98 — 180 sehen kann.
^ Vgl. bei Uhlenbeck aao. 'drâvyam n. stoff, substanz, ding, habe, vielleicht urspr. 'baustoff, holz', vgl. drâvyas vom baume kommend zu dru- (s. dârii)\
■* Die bedeutung 'opferbrot', cHe Uhlenbeck aufgenommen hat, ist nirgends zu belcgen, s. Bartholoma; Air. wb. 769. Dagcgcn bedeutet mp. drôn 'opferbrot'; zur entwicklung dieser bedeutung vgl. Bartholomaî Air. wb. 770. Anders, abcr kaum richtig Scheftelowitz ZDMG 59, 697.
Zur indischen wortforschung 25
den und wesentlich mit apr. drmuine 'beute, waldbienenstock' iden- tisch. Die bedeutungsentwicklung fasse ich folgendermassen.
Das idg. *dercu- bedeutete ursprunglich 'eiche'^ Wenn das eichenholz allgemein als bauholz verwendet wurde, ging auch die bedeutung 'bauholz, inateria' auf "^dereu- liber, und dann entstand auf diesem wege wohl auch eine bedeutung 'haus, bau'. Zu einer solchen bedeutung konnte man auch auf andern wegen gelangen. *dereu- wurde als 'der eichenstock' aufgefasst, in dem vogel, bienen usw. nisteten — vgl. lit. dravis 'wilder bienenstock auf bâumen im walde', lett. drawa dss., lit. drave 'loch im baum zum nisten der vogel', litt. dréve 'waldbienenstock' — und dann wurde 'stock' > 'nest' wohl auch zu 'haus', vgl. ai. nidd-, das ursprung- lich sicher 'nest' bedeutete, aber auch im RV aufenthaltsort an- derer tiere und menschen bedeutet"; und das zur sippe von rûdd- gehôrige arm. nest bedeutet 'lage, sitz, residenz', sowie cymr. nyth 'nest', aber auch 'wohnung' usw. Eigentlich ist es ja auch nur 'niederlassung'. Somit sind wir dahin gekommen, dass *dcn'u- vielleicht etwa 'behausung, haus' bedeuten konnte^; man hatte etwa ein *dreuio, *droiiio 'haus', vgl. die oben angefûhrten lit. drave, drévé 'nest, bienenstock' (die ja formell mit ai. drdvya- 'dingsub- stanz, eigl. holz' vollstàndig identisch sind). Zu diesem *droaio- nun bildete man ein adjektiv *dronino- (vgl. *dreu'mo- in got. fri- weins 'aus holz, zum holz gehorig'), das man teils in der bedeu- tung 'dem hause gleich, hausâhnlich' in apr. draivine 'bienenstock', teils in der bedeutung 'zum hause gehorig, suppellex' in dvdvina-,
^ Es scheint mir, dass Osthoff Et. Par. I, 1 1 7 u. passim im vollen recht ist, wenn er bchauptet, dass dies die ursprûngliche bedeutung sei.
2 Vgl. RV IV. I, II. 12. X. 5, 2. 6.
^ IMan môchte vielleicht vermuten, dass durônd 'wohnung, heimat' RV III. I, 18. 25, 5. IV. 13, I. V. 76, 4. VIL 7, 4. 42, 4- 00, 5. X. 37, 10, VS 33, 72, AV VII. 17, 3 di\x?,*drreii-no- zu erklJiren und damit dieser sippe anzureihen wiire. Das wort scheint mir etymologisch nicht genûgend erklart zu stin, vgl. Brugmann, MU II 187, Johansson, Bidr. till Rig- Vedas tolkn. s. 35 f. Die nebenform duryond- dss. RV I. 174, 7. V. 29, 10. 32, 8. kann durch anlehnung an das adjektiv durija- 'zur ti'ir, zum hause gehorig' entstandcn sein. Um dièses ein wenig zu sti'itzcn mochte ich russ. derevnja 'dorf, land' hervorheben, das man wohl der sippe von derevo 'baum' anreihen darf, vgl. Miklosich Et. wb. 43. Es bedeutet somit 'sammlung von hauscrn, dorfgesinde' und ist aus cincm *dreH-in-iâ entstandcn.
26 Jarl Charpentiei
drdcinas- 'gut, habe', ai. draônah- 'gut, vermogenheitsteil" wieder-' findet^
So etwa stelle ich mir den bedeutungswandel vor, der mir gar nicht unmoglich scheint. Ich schliesse jetzt einige worte an ûber den gebrauch von drdvina- innerhalb des Rig-Veda. Oben wurde gesagt, dass das wort gar nicht selten im RV vorkommt. Wenn man die belege durchmustert, muss es auffallen, dass sie am hàu- figsten in hymnen an Agni vorkommen. So heisst es z. b. RV I. 94, 14 dddhàsi râtnarh drâvinnm ca daçûsë 'gnë 'dem rechtfer- tigen giebst du reichtum und besitz, o Agni', III. 2, 6 drdvinam dJiëhi tébhyah (an Agni) 'diesen gebe besitz!' oder VII. 9, i dadhati drdvi- nam sukftsu 'er giebt den frommen besitz usw. Agni wird als dra- vinô-dâ- angerufen z. b. RV I. 15, 7. 96, 1—8. II. i, 7. 6, 3. VII. 16, II usw.^. Selten wird das wort in verbindung mit anderen gôttern gezetzt, z. b. mit Indra RV IL 21, 6., Indra-Varuna IV. 41, 9, den rbhu's IV. 33, 10 u. a., Tvastar X. 92, il, den Açvinen VIII. 35, 10, den Maruten V. 54, 15 usw. Ja, Agni wird sogar dra- vinah genannt in RV III. 7, 10, wo man gerade in zweifel geraten kann, ob das wort hier nicht eine urspriingHchere bedeutung hat. Es konnte etwa mit 'holzern, von den reibholzern erzeugt' zu iiber- setzen sein. Eine stelle, die mir auch besonders beweisend fur die verbindung y\gnis mit dem drdvina- zu sein scheint, ist RV V. 43, 9'^: es heisst dort in einem gespràch mit Agni: (Piisan und Vâyu),
^ Dass gerade eine seiche zvveifache bcdcutungsfunktion wie die hier \()iliegcndc den stoffadjcktiven auf -eino-, -Ino-, -ino- zuzuschreiben ist, erortert ausfuhrlicli mit rcichhaltiger beispielssaminhuig Osthoff Et. Par. I, 105 ff.
^ Das einfachc wort drdcina- kommt ii\ 45 h\-ninen vor. Da\"on sind 14 Agnihymncn, und in ^ anderen wird Agni um drdcina- ange- rufen, in dem [7«âs-hymne III. 61, 6, zusammen mit Sùrija, Apas, Gâus und ghrta in IV. 58, 10 und besonders unter den Viçvë De vas X. 128, 3, sowic zusammen mit Sôma X. 66, 7. Von den ûbrigen 27 hymnen sind 4 an Indra, i an Indra und Vimn, i an Indra und Varuna (je- doch ist in I. 121, 2 Indra, dcr besitz verlieht, als rhhu gedacht), 4 an iSûma pâoamàna, 3 an den Viçuë Dëvâs, i an den rhhavas, i an Dt/à- ràprthivi, 2 an Virvakai'inan i an Vasu, i an Vâk, i an den Ma- rutas, I an Savitar, i an Usas, i an_Sûri/a, 2 an die Açrinâ, i an den opferpfosten, yûpa-, und i ist ein .(4j^r«-li}mnus. Aus dieser kleinen ûbersicht sieht man somit, dass das wort ganz besonders hJlufig in ver- bindung mit Agni gesetzt wird.
^ An den Vicvë Dëvas.
Zur indischen wortforschung 27
yâ vujasya dravinôdà ntd tmdn 'die der kraft besitzverleiher auch selber' (Ludwig). Es wird somit hier gesagt, Pûsan und Vâyu kônnen wohl auch dravinôdà- sein, aber der erste und vornehmste dravinôdà- ist jedoch Agni selbst^. In dieser verbindung des be- griffes drâvina- mit Agni sehe ich eine stiitze meiner obigen er- klàrungj denn Agni, der hell scheinende feuergott, war wohl auch ganz besonders der gott des hâusHchen herdes; er waltete somit liber das drâvina-^ das dem hausstande gehorige gut, und er ver- mag- es dem wurdi^sten zu verleihen.
3. Ai. malimlu- 'ràuber'.
Ai. malimlu-, malimlù- 'râuber, dieb' mit den nebenformen malimluc- dss., malimlucâ- 'dieb, ràuber; dàmon; ein brahmane, der die fûnf grossen opfer unterlàsst (lex); schaltmonat ; feuer; wind; stechfliege; frost (oder schnee)'^ erst in AV belegt (dazu das verbum mlôcati, mrôcati 'geht unter, verbirgt sich', av. para- mraocant- 'sich duckend'), werden von Lidén, Z. ai. u. vgl. sprach- gesch. s 47 als mit air. merle 'diebstahl', merlech 'dieb', gr. di.iscQu) 'berauben', df.iéQÔ<X) usw. stammverwandte wôrter dargestellt^.
Dies mag richtig sein, und ich habe das wort nur darum wie- der aufgenommen, weil ich glaube ein griechisches wort gefunden
^ Pûsan (und Vâyu) wird somit auch hier als dravinôdà-, aïs be- sitzverleiher bezeichnet, wie auch sonst ôfter, z. b. RV I. 42, 9 usw. (s. bel Grassmann Wb. 848 f.). Es ist ûbrigens merkwûrdig, was ich hier vorlaufig bemerke, dass das speziellc x\gniattribut narâcamsa- auch zweimal (RV I. 106, 4. X. 64, 3) von Pûsan gcbraucht zu werden scheint. Ûberhaupt hatten wohl Agni, ursprûnglich der gott des herdes, und Pûsan, der mehrer des bcsitzcs, besonders des viehes der bauern, als hausgotter viole gcmcinsame beruhrungspunktc.
^ Es scheint ungcwiss, ob aile dicse bcdeutungcn dassclbe wort voraussetzcn. Der brahmane, der die cjpfer unterlàsst, ist natûrlidi ein dieb gegen die gotter; der schaltmonat ist der 'sich hineinschlcichcnde', niiml. unter die iibrigen gerechten monatc. Aber 'frost, schnce' wciss ich jedenfalls gar nicht mit diesen zu vereincn ; vielleicht gehcUcn dièse worter, mit einer urspriinglicheren bedeutung 'grau, finster, schmutzig' zu mata- 'schmutz' usw. (fur -mlu-c- beachtc hier besonders gr. iiolv-voi 'bcsudeln').
■' df.uÎQU) uncl iiierlc sind schon von Stokcs KZ 8, ^;^2, Ficks wl).^ II: 147 zusammengestcllt worden.
28 Jarl ChaqDentier
'/M haben, das seiner bildung gemàss mit ai. malimlù- fast iden- tisch ist : ich meine das etymologisch bisher unerklârte (.lolo^çôç^. Od. 17, 217—220 lautet:
vvv fièv âr) (xdXa ndyxv xaxdç xaxôv rjyrjld^ec,
wç alsl Tov ofiolov aytc i^eôç (5ç tov ofxoïov.
nfi ôr) TÔvôs juoXo^QÙv uyetc, à(.iéyaQre av^œra,
nrœxov dvtTjQÔv, ôaczœv dTio?.vf.iavT7ioa, und in der Od. 18, 26 sagt der bettler Iros: œ nônot, wç ô f.iolo- ^■ïqùç èrciTQOxdôrjv dyoQti'Si. Man ûbersetzt hier gewôhnlich etwa 'schmutzferkel', was ja sehr wohl moglich wàre, aber seine stiitze nur in der etymologie hat, die das uort mit /.ié?uiç, (xo'/.vvia usw. vereinigt (Diintzer KZ 14, 197), und dabei bleibt auch die abson- derliche bildung des wortes ganz unberûcksichtigt. Im Et. M. 390. 5 wird /.lolo^QÔç so erklàrt: 0 yaoiQii.iaQy6ç . r/ ( vcQoaéir^ç, ô mœxoç . xarà avyxOTiVjV /.ioXo^oqoç tiç œv naoà rô /^loXeïv ènl tiiv i^OQdv. Et. Gud. hat dieselbe erklàrung und Apoll. Soph. fiigt dazu : ■i] dliiTriv . rj tov /.lohç nço^aCvovra r)' ÙQTiaxTixôv. Altère etymo-
^ Nachtraglich sehe ich, worauf mich Prof. Johansson auùnerksam gemacht hat, dass Fick Wb.4 I 285 /.loXo^QOç, ans *i.iOQOfiQdç erkliirt und mit di^iOQ^ôç 'begleiter, hirt' zu ai. mârga- 'weg, pfad, fahrte' stellt. Die.s konnte \vohl ganz richtig sein, falls es als ausgemacht gelten konnte, dass die grundbedeutung dieser sippe 'schweifen, umherstreichen' wUre. Dies ist mir aber sehr zweifelhaft, und cher scheinen mir viele zeichen dahin zu deuten, dass nirgd-, das grundwort der sippe, ursprûnglich nur gazelle, wilder bock' u. iihnl. bedeutete (so im RV) und dann in 'um- herschweifend' usw. ûbcrging. Man bildctc dazu cin iiirgydti 'sich wie cine gazelle benehmen, umherschweifen' usw. Nun wird man frcilich einwenden, dass ai. nirgd- auch 'vogel' an ein paar stellcn im RV be- deuten soll, und dass av. mdrsya, np. vmi'y nur dièse bedeutung hat. Wie vcrhillt es sich aber mit nirgd- 'vogel' im RV? BR 5, 86g fiihrt vier stellen an, an denen das wort die.se bedeutung haben soll; davon kann man soglcich ausmustern I. 145, 5 {agni/i) sd Im vtrgô dpyô vanargûr 'er ist ein seeticr, ein waldtier' und VII. 87, 6 (sûrga) iiirgdsti'ivismàji "ein starkes tier' sowie auch X. 136, 6 {këcî) apsardsàni gandharvànâm iiirgâriGm cdraué cdran 'wandernd auf dem wcge der a., der g. und der wilden tiere'. Restât somit I. 184, 7, wo nirgdsya pdtarôr vor- kommt, was sich sehr wohl als 'gcflûgeltes wild' fassen liisst. Zur cr- kliirung der stelle vgl. iibrigens Bergaigne Rcl. védique III, 13 und Bau- nack KZ 35, 553 ff. Das av. tnardya- bedeutet freilich nur "vogel'; es ist aber zu bcmerken, dass das wort jungavcstisch ist, was fur die be- deutung von nicht geringem gewicht ist. Schlicsslich bemerke ich hier, dass Prellwitz Et. wb.o 298 die hier oben genannte zusammenstellung Kicks aufgenommen hat.
Zur indischen wortforschung 29
logieen, die sammtlich entweder dieser alten herleitung aus noXùv ènl Tijv §OQâv folgen oder das wort aus ^loXslv als 'landstreicher erklàren, findet man bei Ebeling Lex. Homer. 1 117 a verzeichnet. Ich will nicht nàher darauf eingehen, weil sie aile die bildung des wortes nicht berucksichtigen.
ILioXo^QÔç bedeutet entweder 'dieb' oder 'einer, der sich hin- weg schleicht, landstreicher'. Es ist wohl zunàchst aus *f,iOQOf.iQ6ç durch dissimilation entstanden, vgl. it-tjXtjTrJQ fur ^rjQrjrrJQ usw. *iào- Qo-fiQ-é- konnte durch vokalassimilation aus *iiiOQà-jUQ-o-^ entstanden sein, und dies mochte man vielleicht ai. mali-ml-u- -t *mord-mr-ii- fast gleichsetzen, nur dass das griechische wort ein o-stamm, dass altindische ein ît-stamm ist^. Die stammbildung von malimlu- ist ja die sogenannte indische intensivbildung, die man in hhdri-hhr-ati zu bhar-, darî-dr-a- zu drâfi, liani-hradyamâna- zu krand-, pani-pnat- zu pan- usw. wiederfindet. Dièse reduplikation ist ja im grossen und ganzen noch unklar^, und ich weiss sie auch nicht weiter zu erklàren. Nur soviel darf man wohl unbedenklich annehmen, dass das -i- in den meisten fâllen ein wirkliches -i- ist, jedoch in ge- wissen formen ein -9- reprâsentieren kann ; d. h. formen wie hhari- usw. konnen vielleicht vollstufe einer langvokalischen basis *hhcrê- sein. Ist die obige gleichung richtig, wiirde somit ein vorarisches beispiel dieser reduplikationskategorie gefunden sein.
Schliesslich, wenn man einwendet, es wiirde jedoch im grie- chischen *(ioXo^^q6ç, nicht ^ioIo§q6q, heissen, so muss man wohl denken, dass die form unter schon vorgriechischem systemzwang gebildet sein kann. Mann konnte auch ein ai. *»iaUmhhi- neben malimhi-, wie ànibla- neben âmla-, erwarten ; aber eine solche form konnte wohl durch angleichung an iidôcati nie entstehen. So kann auch in einer zeit, da (^ioXo^qôç gebildet wurde, der zu- sammenhang mit d/ieoou) usw. noch in der sprache lebendig ge- wesen sein, und darum ist ein *}.ioXo}.i^qôç nicht entstanden.
^ Zur vokalassimilation vgl. J. Schmidt KZ 32, 351 ff., Hirt GL u. Fi. .s. 114 ff. Hier gab es ja dazu cine besonders starkc vcranlas- sung, da die bciden ungebendcn silbcn o-farbc hatten.
- *i.iOQO-f.iQ-o- ist wohl auf ciuc und die.selbe stufe mit ai. dari- dr-a-, hhari-bhr-a- usw. zu stellen, d. ii. 0 ist hier schlechthin der thc- matische vokal, wiirend ai. maU-ml-ii- sein u- von einer basis *mer-en- ciner crweiterung des cinfachcn *mer-, crhaltcn hat.
^ S. zulct/.t Thumb TTaiull). d. S-inskrit $ 596: 4 mil anm.
30 Jarl Charpentier
4. Ai. ksôni 'schaar, welt'.
Grassmann Wb. 371 nimmt fur ksôni die ursprûngliche be- deutung 'wasserstrom, wasserfiut' an, was sich dann weiter teils in ^somatrunk', das das wort an einigen stellen bedeuten soll, und teils in 'wasserflut' > 'welt' (bas. im du. Icsôni 'die beiden welten') entwickelt haben solP. Dagegen geben BR 2, 580 f. fur ksôni die bedeutung 'schaar, haufen von menschen ; die gemeinheit, die leute; dienerschaft; chor' usw. an, woraus natiirlich im dual 'die beiden schaaren' > 'die beiden welten', und Ludwig (RigVeda pas- sim) ûbersetzt das wort uberall mit derartigen bedeutungen. Es sieht merkwiirdig aus, dass man so verschiedene bedeutungen fiir ein wort, das jedoch an nicht wenigen stellen belegt ist, auf- gestellt haben kann; aber bei genauerer durchmusterung der be- zûglichen belege muss wohl, soviel ich sehe, angenommen werden, dass nur Bothlingk-Roth und Ludwig recht haben konnen. Ich nehme die stellen in der mandala-ordnung auf.
RV. I. 54, I lautet: ma nô asm'ui maghavan prtsv dihhasi nahi tè dutah çâvasah par'indçë \ dkranâayô nadiah rôruvat vdnâ kathà nd ksônir hhiydsâ sdmârata. Ludwig (453) iibersetzt dies: 'nicht in dièse schlachtbedràngnis, o Maghavan, [bring uns], denn das gesammtmass deiner stârke ist nicht zu umfassen; | aufschreien machtest du die strome, gewaltig brûllend, die wàlder; wie ha- ben sich da nicht die welten zu fiirchten angefangen'-. Hier scheint es ja viel besser ksôni mit 'welt' zu ûbersetzen, obwohl die stelle nicht ganz beweiskràftig ist, denn man konnte ja auch mit Grassmann: 'wie haben nicht die fluten aus furcht zusammen- gelaufen' ûberset/.en, obwohl dies einen wenig begreiflichen sinn giebt. Ich gehe iiber zu I. 57, 4:
imé ta indra te vaydm purnstuta yé tvàrdbhya cdrâmasi prn- hhuvasô I nahi tvdd anyô girvanô girah sdghat ksônir iva prdti nô harya tdd vdcah, was Ludwig (456) wiedergiebt: 'dein sind, o Indra, viel gepriesener, wir hier, die wir beim gehn an dir uns halten, o du mit flirstlichem gute; | kein anderer als du, lieder
^ Grassmann aao. bemcrkt, dass 'fast uberall entweder in demselben verse oder ganz in der nilhe die beziehung auf's wasser' sich findet. Aber erstens ist sein 'fast uberall' mit nicht kleiner modération aufzu- nehmen, und zweitens ist es ja ganz klar, dass das angefûhrte von gar kciner beweiskraft sein kann.
^ Oder viellciilit cher: "aus furcht zusammcnge.slurzt".
Zur indischen wortforschung 31
liebender, bemàchtige sich der lieder; als die drei welten nimm entgegen unsere rede'. Dagegen giebt er RigVeda 5,18 die worte Tisônir ica mit 'wie untertanen' wieder^. Die stelle ist schwie- rig; jedoch glaube ich etwas in der Ludwigschen ubersetzung àndern zu dûrfen. Das prdti m harrja tdd vdcali scheint mir ein abgeschlossener, ofters gebrauchter ausdruck zu sein wegen I. 144, 7 prdti Itarya tdd vdcah, X. 122, 2 {agnê) prdti harya më vdcah Lind VIII. 44, 2 {agnê) prdti sûktâni liarya nah, dem ich nicht ksônir ira anschliessen môchte. Ich ziehe somit dies zum vorigen und ûbersetze: 'kein anderer als du, heder hebender, bemàchtige sich der Heder, wie [du dich] der welten [bemàchtigst] ; nimm entge- gen unsere [lobjrede'.
I. 173, 7: samdtsu tvà çûra satâm urândm prapathintamam paritamsayddliyâi \ sajôsasa indram mddë Tîsônih stirim cid yé anumddanti v<îjâih^. Ludwig (478) ûbersetzt: 'in den schlachten dich, o held, der tapfern ausgewàhlten, der in die weiteste ferne geht, herbei zu ziehen, den Indra, sind eines sinnes die haufen beim trinkgelage, die sich ja [schon] am [menschHchen] suri [den krieger] seiner krafttaten wegen freuen'. Ich mochte den vers ganz anders iibersetzen. Der hymnus behandelt deuthch dasselbe thema wie mehrere in der nàhe stehende Agastyahym- nen, nàmhch eine streitigkeit zwischen Indra und den Maruten wegen eines opfers, das Agastya den letztern angerichtet hat, worauf aber Indra anspruch erhebt^. Ich fasse hier den inf. caus. 2)aritaiiisayddhyâi als imperativisch gebraucht, wie z. b. hnvd- dhyài RV. V. 45, 4 u. a.'*; weiter fasse ich sajômsalt zusammen mit vàjâih und ûbersetze dies "vereint mit, versehen mit kraften'^; ich ûbersetze dann: "dich, o held, in den schlachten ausgewâhlt unter den tapfern, den am làngsten hervordringenden soUen [sie] hierherziehen, die schaaren [nàml. die Maruten]'', die mit kràften
^ Sâyana glossiert die worte folgendermassen : ksônîriva | yathâ ksônî pvthivi svaklyâni bhûtajâtâni kâmayati d. h. 'wie die welten | wie die ksonl d. h. die erde ihre eignen geschaffenen gegenstiinde liebt'.
^ Sâyana glossiert hier: madê tava madàrfham ca sqjôsasah saha scvamânâh sainânoprttayô va ksô)nh ksôuyô viçah pari janà marutah prayatantë.
■^ S. die Brhad-Dëvatâ 4, 53 a.
* S. Whitney Gramm.3 s. 353.
Z" Vgl. Grassmann Wb. 1450.
^ Marutô oâi dëvânâm viras Ait. Br. I. 0, 5, vgl. Hillel)rantlt VM. III, 50<) f.
3 2 Jarl Charpentier
versehen den Indra beim opfer auch als opferherr mit freude begrûssen' ^.
I. i8o, 5: à vâni dânâya vavrtlya dasrâ gôr ôhëna tàngryô nâ jivrih ! ax)dh ksôni sacatë mahinâ vàm jûrno vâni dkfur dthhasô yajatrâ. Ludwig (34) ûbersetzt: "zum geben mocht' ich euch, vvundertàtige, kommen machen, durch die rûcksicht auf die milch wie der alte Tâugrya; | eure grosse umfasst die Avasser und die beiden welten; morsch ist fiir euch, heihge, das netz der bedràng- nis'. Die schwierige stelle ist von Th. Baunack KZ 35, 500 ff. in eingehender weise besprochen worden, der ib. 505 eine ûber- setzung giebt: 'Herbei mochte ich euch zum geben locken, ihr wundertàtigen, durch wiirdigung der kuh, wie der sohn des Tugra hilflos. An die wasser, an himmel und erde hângen sich eure grosstaten, morsch ist fur euch das netz der net. verehrungs- wiirdige'. Dies scheint mir, soviel ich sehen kann, eine ganz gliickliche ûbersetzung; die hauptsache ist fur mich, dass Baunack wie auch Ludwig den dual ksôui mit 'die beiden welten', "himmel und erde' wiedergeben. Auch sehe ich nicht, wie man hier ohne grosse schwierigkeiten das wort mit 'wasserflut' oder àhnl. wie- dergeben kônnte.
II. 16, 3: nd Ivsùnibhyâm parihhûê ta indriydni nd samudràih pdrvatâih indra té rdthah \ iid të vdjram dnvarnôti Jcdrcand ydd âçiibhih patasi yojanâ purû. Ludwig {489) ûbersetzt: 'nicht durch die beiden welten ist deine kraft zu bewàltigen, nicht durch die oceane und die gebirge dein wagen; | kein rûhrt an deinen donnerkeil, wenn mit den raschen rossen du viele yojana hin- fliegst'. Die stelle bereitet keine schwierigkeiten.
IL 34, 13: té Jcsônibhir ariinébhir ndnjlb/û rudrâ rtdsya sd- danësu vàvrdhnh \ niinéyhaniànâ dtyëuo pàjasà sucandrâm vdr- yam dadhirë supeçasam. Ludwig (685) ûbersetzt: 'die mit ihren mannen in [goldjrotem schmucke an der ordnung sitze die rudra gross geworden sind, | niederregnend mit eilender kraft, namen sie an sehr liebliche schon gestaltende farbe'. Es ist hier unter den ksôuîr deutlich die schaar der maruten zu verstehen. Mit dem ausdrucke fé . . rudrà . .Icwnibhis vgl. z. b. marâdbhir (jands tii- rismân 'die starke schaar mit den maruten' = 'der maruten starke schaar'.
^ 'Aïs opferherr' d. h. als den, dem das opfer eigentlich gehcirt. Wcitcr ûber diesen strcit s. bei Sieg, Die sagenstoffe des RigVeda und <lie indischc Itihàsatradition, ss. 108 — 120.
Zur indischen wortforschung 33
VIII. 3, 10: yénâ samudrdm dsrjô mahir apds tdd indra vrsni té çdvah | sadydh su asya maJiiniâ na samndçé ydm Jcsônîr anu- caJcradé. Ludwig (587) iibersetzt: 'wodurch du das meer, die gros- sen wasser losliessest, das, Indra, ist deine regnende stiergleiche kraft; | immerdar [ein fiir aile maie] ist dièse seine macht uner- reichbar, dem die erde [die welten, wesen] zugeschrieen haben'.
VIII. 7, 22: sdm u tyé mahatir apdh lisôni sdm u suryam \ sdm vdjram parvaço dadhuh. Ludwig (701) iibersetzt: 'sie^ haben die grossen wasser, sie die beiden welten, sie die sonne auch, | glied- weis auch den keil zusammengefûgt'.
VIII. 13, 17: tdm îd vîprâ avasydvah pravdtvatïhhir ûtihhih ' indram h^ônir avardJiayan vayà iva^. Ludwig (591) iibersetzt: 'ihn haben hilfe verlangende sànger mit rasch fliessender pflege, Indra hat die menschheit gross werden lassen wie baumàste'. Die stelle scheint schwerbegreiflich, besonders der letztere teil. Ich mochte doch den vers etwas anders auffassen. Bekanntlich bedeu- tet vayà nicht nur 'ast, zweig', sondern sogar in iibertragner be- deutung 'nachkomme, brut'^. Ich fasse weiter den zusammen- hang so: tam viprâ . . . indram avardhayan Jcsônîr vayà iva d. h. 'ihn, den Indra, haben sànger . . . gross werden lassen wie die menschheit (die welten) ihre nachkommen'.
VIII. 88, 6: dnu tê çiismam turdyantam îyatiih lisôni çiçiim nd màtdrà \ viçvâs tê sprdliah çnatliayanta manydvë vrtrdm ydd indra tûrvasi. Ludwig (629) iibersetzt: 'deiner kâmpfenden kraft haben sich angeschlossen die beiden welten, wie dem jungen vater und mutter; | aile deine heere sollen [deinem] grimme schlagen, wenn, Indra, den Vrtra du angreifst'. Die Ludwigsche iibersetzung scheint dunkel*. anu i- bedeutet wohl jedoch hier 'nachgehend suchen' oder àhnliches, was unbedingt besser zu çîçum nd mâtdrâ passt.
X. 22, 9: tvdni na indra çïira çûrâir utd tvôtâsô barhdnâ X>urutrà tê vi pûrtdyah navanta Jcsôndyô yathà. Ludwig (630)
^ Die Maruten.
^ Sâyana: ksônltl prthioï nânia.
" Vgl. den schlussvers AgasUas (I. 165 usw.) csâ yâs'isthu tani'il mtjâm- d. h. 'moget ihr kommen zu ihm mit kraft und nachkommen'.
* Nach M. MûUer, .Rig-Vcda-samhitâj 3, s. 40 haben gewisse codcl. stalt çnothayanta hier rrathayanta, was L. RigVcda 5^ ig3 s() (wohl bcsscr) wicdergiebt: 'scincm kampfcifcr sollcn aile hccrc sich aufl(")sen'.
MO I. -!
34 J'irl Charpentier
iibersetzt: "du bist unser, Indra, held, mit den helden, und die von dir beschutzten sind stark ; | an vielen orten sind deine berei- chenden schenkungen, sie besingen haufen von menschen gleich- sam'. navanta gehort wohl hier nicht zu nu- 'briillen, tonen', son- dern zu nu- 'gehen, wenden', wie es ja Grassmann Wb. 744, BR 4, 301 fasst; ksôndyô ist somit haufen' (von dienstmànnern oder àhnl.), vgl. Ludwig RigVeda 5, 194 ^
X- 95 > 9- y(^(^ ^sii mdrtô amrtâsu nisprh sdih T^sônîhhih krd- tuhhir nd prnhté \ ta âtdyô nd taniiah çunihhata svà drvâsô nd kr'ildyô ddmdaçânâh. Ludwig (991) Iibersetzt: 'wenn unter dièse unsterbHchen der mensch sich mischend wie mit gefolgsleuten mit verstand unter ihnen auftritt, | da putzt ihr eure leiber wie enten, wie scherzende rosse euch hàufig [mit dem schnabel] beissend'. Der vers ist besonders wegen ksôuihhih krdtuhhir nd sogut wie unbegreifhch. Soviel ich verstehe, schildert dieser vers sowie der vorige die schwierigkeiten, die dem menschen bei seinem verkehr mit Urvaçï und ihren schwestern begegnen, die jetzt wie enten in einem teiche schwimmen^. Die strophe 8 lautet: sdcâ i/dd âsu jdhatisv dtkam dmânusïsu màniisô nisévë | dpa sma mai ia- rdsanti nd hhujyâs ta atrasan rathasprçô ndçvâh à. h. 'wenn ich der totHche unter diesen unsterbHchen, sein kleid ablegenden, liebe pflegte, I hinweg flog sie [sie nàml. Urvaçï] von mir wie die fluchtige schlange, [die tibrigen] wie pferde, die den wagen be- riihrt hatten"*. Danach setzt Purûravâs fort (9): '[aber] wenn der totHche unter diesen unsterbHchen [oder zusammen mit diesen un- totHchen^], sich mit [ihren | schaaren vereinigt, wie mit frommer ge- sinnung'', da putzen sie nur, enten wie sie wirkHch sind, ihre leiber, mit dem schnabel sich pfliickend [beissend] wie scherzende rosse'. Ich beanspruche gar nicht, dass dièse iibersetzung eine bessere als die Ludwigs sei, nur môchte ich eine andere erklàruno: von
* Sâyana: svàminâin sëvàrthani yathâ.
'^ Tat. Br. IX. 5, i, \: ta apsarasa âtayô hhûtvâ paripupluvirê.
"^ Durch die iibersetzung Ludwigs wird es unklar, warum zwar hhujyû ini sing., âçvâs aber im plur. stehen.
'' nisprk kann nilmlich sehr wohl hier ganz wie sdcâ ein prilpo- sitioneller ausdruck sein, etwa 'einen beriihrend' = 'zusammen mit'.
■'' Im gegensatz zu ni^ëvë im vorigen vers'; dort war von liebkosun- gen, hier von religioser wlirdigung die rede.
Zur indischen wortforschung 35
Tcrdtubhir nd vorziehen. Die stelle ist tiberhaupt so schwierig, dass mir eine wirklich treffende deutung sehr problematisch scheint. ^
Schliesslich findet sich RV I. 117, 8 ein wort Jcsônd, das wahrscheinlich in seiner bedeutung = ksôiji ist, obwohl es Sâyana teils mit yô drstirahityëna gantumaçalitah sannéJcasminnëva sthânë nivasati d. h. etwa 'unbeweglich', teils mit 'einer art laute' (wie auch zu IL 34, 13) erklàrt. Die stelle lautet: yuvdni çyàvâya rû- çatim adattam malidh Jcsôndsya açvinâ Jcdnvâya \ pravàcyam tdd vrsanâ Tcrtdm vàm ydn nârsadàya çrdvô adJtyddliattam. Ludwig (28) ubersetzt: 'dem çyâva gabt ihr die Ruçatï aus dem grossen volke, açvinâ, dem kanva; | zu verkiinden ist dièse eure that, dass ihr ruhm dem Nârsada verleihet'. Die iibersetzung scheint mir ganz évident; ksônd- bedeutet somit hier 'volk, gemeinde'; welches volk aber gemeint sei, ist schwierig zu sagen und gehôrt auch nicht hierher.
Ausserhalb des RigVeda giebt es nur sparliche belege ftir das wort ksônî; es kommt nur an einigen stellen der klassischen littera- tur, besonders in Bhâgavata Purâna, sowie bei einigen lexikographen iiberall in der bedeutung 'erde' vor. Auch finden sich einige kom- posita, z. b. ksônîmaya- (epitet des Visnu in Bh, P. 2, 7, 12, was Burnouf mit 'refuge de la terre', BR mit 'die erde in sich haltend' wiedergeben), ksôiûmandala' 'kreis der erde', Tisôn'qmla- 'furst' usw. Auch kommt ein wort Tisàmâ 'erde' vor, schol. zu AK 2, I, 2, Bh. P. 3, 14, 3. 24, 42, mit den zusammensetzungen ksâunîpraclra- 'meer' (lex.) und ksâiuûbhuj- 'konig' Çântiç. i, 10,
Nach dieser musterung der belege des ksôni und seiner sippe komme ich dahin, dass das wort, soviel ich sehe, niemals etwas mit 'wasser, flut' zu tun hat^. Es bedeutet vielmehr urspriinglich
^ Auch Geldner Ved. Stud. I, 276 ff. scheint mir nicht ganz ûber- zeugend zu sein ; ksoiii lust sich gar nicht so 'spielend', wie es G. selbst meint, und auch an der erklarung von krâtubhir nd vermisse ich ganz das uberzeugende.
^ Die ausfuhrungen Geldners BB 11, 327, Ved. stud. i, 276 f., 283 — wo er dahin kam, ksônî mit 'weib, gottervveib' (etwa gleich gnà) zu ûbersetzen — bedarf ich wohl nicht besonders zu wiedcriegen. Denn Geldner selbst kann nicht verneinen, dass der dual des wortes doch mit 'himmel und erde' zu ûbersetzen ist; und ûbrigens selie ich gar nicht ein, warum man nicht ebensowohl das wort mit z. b. 'pferd' 'schlange' oder tiberhaupt allem, was der stelle nur einen soweit muglich unbegreiflichen sinn geben wiirde, ûbersetzen kOnnte.
36 Jarl Charpentier
"schaar, menge, gemeinschaft, volk', was die àlteste erreichbare bedeutung zu sein scheint. Dann wurde der dual IkSÔiiI ganz be- sonders in der bedeutung 'die beiden schaaren', d. h. 'die schaar der menschen und die schaar der gotter', gebraucht, und daraus entwickelte sich die bedeutung 'die wohnorte dieser beiden schaa- ren' > 'himmel und erde' > 'die beiden welten'. Daraus der ge- brauch von lisâni (sg.) in der bedeutung 'welt'. Nach diesem ex- posé der bedeutung gehe ich zum lautlichen teile uber.
lisôni kann aus idg. *7iJ)eum- oder *7ipoiinï- entstanden sein, dem auf griechischen boden ein *xTevv-iû oder *xtovv-iû entspre- chen wurde. Es fragt sich aber, wie sich im griechischen eine schwachere stammstufe, etwa *lcpun- entwickeln wiirde ' ; es wiirde dies ein *xtvv- geben, daraus konnte sich aber meines erachtens, wenigstens in gewissen stellungen, ein *xavv- > *'§vv- entwickehi, mit einem tibergang von r > a vor v, was sich, soviel ich sehe, nicht leugnen làsst^. Somit môchte ich — was vielleicht zuerst etwas befremdet — die unerklàrte griechische pràposition '<îvv, avv'^ 'mit, zusammen' mitheranzichen. Ich stelle mir dies folgender- massen vor.
Oben suchte ich fur A'.sôjû' als die àlteste bedeutung etwa 'gesammtheit' oder àhnl. festzustellen ; ich mochte jetzt auch an- nehmen, dass '§ih', ai'v (iiber die formen s. weiter unten) eigent- hch ein erstarrter casus eines substantivs mit der bedeutung "ge- sammtheit, totahtàt' ist. Wenn es z. b. in II. 3, 205 f. heisst ôevQu nor' 't'jXvU^t ôïoç 'Oôvaoti'ç \ . . . avv «(jr^^y^tAco MtvÛMm, so bedeu- tet dies eigentlich: 'er kam hierher mit M. (instr.) (beide) in ge- sammtheit', oder avv colç i^eoç d. h. 'mit dcn gottern in gesammt-
* Vielleicht liegt dièses vor in dem glosse xivvac [îJ xzolvai\ . . âijiJioç fie/ieQiafÀévoi Hes. Das rod. xiotva oder xrocva gehôrt ja zu ai. k.sétra-, vgl. z. b. Uhlenbeck Ai. et. \vb. 72", das andere wort konnte aber sein xr in anschluss daran beibehalten haben.
^ Die l)e\veisfûhrung ist eudgi'iltig durch Lagercrantz Zur griech. lautgesch. 121 ff. gegeben, dem sich Brugmauii BSGW IQOI, s. 89 ff, — der frûher einwendungen gegen diesen iautiibergang hegte ^ im grossen und ganzcn anschliesst. Dies ist uni so viel mehr hervorzu- heben, \\ei\ Hirt Gr. L. u. FI. 139 die ganze erscheinung allzu ober- fhichlich behandelt und in einer wcise, aus der man vermuten mochte, cr habe den oben genannten schriftcn keinen wcrt zugemcssen.
^ Dièse doj)i)clhcit beruht auf satzsandhi. Vgl. Krctsrhmer KZ 31. 415 ff-
Zur indischen wortforschung 37
heit', Gvv ôaCfiovL, 'mit dem gotte zusammen' usw. Daraus erklàre ich mir auch leicht stellen wie z. b. II. 10, 224 gvv re ôv èg^o- (.lÉvio 'zwei gehend in gesammtheit, in schaar' = 'zusammen' oder Od. 10, 42 avv x^ÏQaç I'xovtsç 'die hànde haltend in gesammtheit' = 'zusammenhaltend'. Wahrscheinlich ist ^vv, avv ein lokativ eines alten vvurzelnomens mit der bedeutung 'gesammtheit, masse', das so gebraucht wurde um 'zusammen' zu ausdrticken. Es ist nàm- lich semasiologisch ganz dasselbe, wenn bei Homer Od. 4, 8 rriv uo' oy' svd-' ïnnotac xal aQfiaac né/^ms véEC^ac oder Od. 9, 173 f. àvràç èyà) Gvv vrjc t' èfifj xal èfxolç éxdQOcGiv | èXd-œv tcùvJ' dvÔQcôv 7iecQriG0f.iac steht^. Auch zur bezeichnung 'der begleitenden um- stânde' wurde sowohl der reine instrumentaHs wie auch der instru- mentahs mit gvv gebraucht, vgl. Brugmann ib. 409. Meines erach- tens, wenn man z. b. Gvv èfiotç érdoocGcv 'mit meinen freunden zu- sammen' ubersetzt, bedeutet somit ifiocç érdooiGcv 'mit meinen freunden' und gi>v 'zusammen'.
Um jetzt auf die lautlichen verhâltnisse und die àlteren ety- mologien des wortes zurtickzukommen, Hegen die verhâltnisse etwa so, dass Gvv^ in den meisten dialekten weit hàufiger als $rv ge- bràuchlich ist; nur im àlteren attischen ist '^vv bis etwa 410 v. Chr. hàufiger, wird aber dann von gvv verdràngt'. Bei Homer findet sich 5i'v nur in ^vvssCxoGt 'zwanzig zusammen' Od. 14, 98, i^vvv^ioç 'gemeinsam' 11. i, 124. 23, 809 und in 'ivvdç <. *^vv-w- 'ge- meinsam', was nicht gerade selten isf*. Bei Hesiodos finden sich ^vvrjcoç, ^vvTJœv 'partner' (dor. ^vvdœv, ^vvdv ion. ^vvsœv, att. '^v- vœv, bei Hesych. '^vvijv), bei Hesychius '^vvdœg 'gemalin', ^vvdoQOt 'geschwister'^. Nach Kretschmer KZ 31, 416 findet sich auch eine dritte ablautsform vv- in vyyejLiog . GvXla^ij. 2aXa}.iLvcoi Hes., was Kretschmer auch in dem kypr. v{v) rr/a GDI. 74, 3 vermutet";
* Vgl. Brugmann Gr. Gr.3 407 f. ^ Boiot. Govv.
' Vgl. Meisterhans Gramm.j 181.
* Vielleicht bcruhen dièse formcn nur auf àlteren attischen rcdak- tioncn.
^ Prof. Johansson hat mir gegenûbcr die vermutung ausgesprochen,
(lass auch das unerkliirte und vollig isolierte d(.i(fixTVOV£ç diesen Wiirtern
anzurcihcn sei, was mir sehr ansprcchend scheint. Jcdoch muss ich
hier darauf vcrzichtcn, n;ihcr auf dicse frage einzugehen.
^ Anders jNIcister Gricch. Dial. II, 215, 221, was jcdoch schwerlich richtig sein kann.
38 Jarl Charpentier
weiter findet sich dies nach K. in dialektischen formen wie kypr. vvevxccffàfisvoç GDI. 45 und v{y)xiiÎQœv GDI. 60, 5. 15, pamphyl, vXoyoç . OTçaTÔç . Tlegyaloc Hes. = vl-Xoyoç : avX-Xoyoç usw. (KZ 31, 416). Dièses vv vereint Kretschmer mit ovv und stellt es weiter zu lit. su 'mit' und akslv. su 'mit', sûn- dss., was er von akslv. sa- 'mit' trennen wilP. Gegeri G. Meyer, der ganz richtig einwendet, dass nur griech. ' = slav. s < idg. s sein kann, hebt K. hervor, dass sich eine solche form im nicht bloss kypr. vv findet. Es fragt sich aber, wie kann K. dann avv mit a erklàren? Darliber àussert er nichts, und es làsst sich auch nicht in abrede stellen, dass ein gr. a niemals einem aus idg. s entstandenen slav. 6" entsprechen kann. Somit glaube ich, dass Kretschmer ganz im recht ist, falls er nur das gr. dial. vv mit der slav.-balt. sippe vergleichen will; dagegen môchte ich avv, ^vv ganz davon schei- den und mit ksoni zusammenstellen".
5. Ai. paka- 'sàugling'.
Ai. pâha- bedeutet nach BR: i) 'ganz jung' âhëniih pâlcavatsci Çankh. Grhs. 3.2,6 — als m. 'das junge eines tieres, kind' Unâdis. lex. vgl. idûka-pâliii- 'kleine eule' gramm., hapôta-pâha- 'tauben- junges' gramm., pâlcâ lex. — 2) 'einfàltig, sowohl redlich, schlicht, als auch unkundig, unwissend' Nir. 3, 12 und in den vedischen texten — 3) 'n. pr. eines von Indra erschlagenen Dâitya, ep. kl. lex. — 4) 'eule' in ÇKDr. wohl nur ein kurzname aus nlidn-2>àl((- bei Pânini. Auch Grassmann Wb. 804 giebt fur RV nur die bedeutungen 'kindisch, schlicht, unkundig, nichtwissend' an, ver- mutet jedoch die urspriingliche bedeutung 'sàugling, kind', was sich auf der herleitung aus ^Jâ- 'trinken' stiitzt.
M. e. unterliegt es keinem zweifel, dass dièse etymologische er- klàrung die richtige ist; jxiAa- < *2)ô(i)-]c-o-'^ bedeutet wohl eigentlich 'das sàugende tierjunge, sàugling, kind', und hat dann die bedeutung
^ Dazu Meillet MSL 9, 49 f.
^ Ahrens KZ 3, 164 hat in fonncn wie xvv-ovquc, xvv-dyxif} (nc- ben Gvvdyxi'i) usw. eine zu Gvv gehurige piiip. xvv- vermutct. Diesc worter von ximv zu schciden, ist jedoch nicht anzuraten. Es ist ge- radezu medvwiirdig, dass noch Meillet MSL 9, 50 eine .solche nieinung betreffs xvv-ôyXV îiussprechen kann.
^ Ob man somit gr. né-nwx-a (pf. zu nCoi) als cinc vorgricchische bildung anschen ^darf ? Freilich ist es erst bci Aeschykis beicgt.
Zur indischen wortforschung 39
'kindisch' > ^schlicht, unvvissend' ^ Es fragt sich aber : ist es wohl môglich, dass sich von der urspunglicheren bedeutung, die jedoch in der spàteren litteratur sehr wohl bezeugt ist, nichts in der ve- dischen Htteratur erhalten hat? Dies kann ja nur durch eine ein- gehende durchmusterung der àlteren belegstellen dargetan werden.
RV I, 31, 14: tvdm agna uruçâmsayà vàghàtc spârhdm yâd réknah ^;araw««m vanusi tat \ âdhrâsya cit prdmatir ucyasë pità prd pàkam çàssi prd diçô vidtistarah. Ludwig (253) ubersetzt:" was dem weithin sprechenden priester wunschenswerter, ausgezeichneter besitz, das gewinnst du; | sogar des schwachen vorsorgender vater heisst du, den einfàltigen lerest du als der kundige weisungen'. Dies kann immerhin sehr wohl moglich sein. Ich mochte aber hier cher pitâ als nicht nur zu prdmatir sondern auch zu vkJû- starah gehôrig betrachten, wegen des dann entstehenden gegen- satzes zwischen^^zVa 'vater' xxndpâkam 'kind', und ubersetzen: 'sogar des schwachen vorsorgender vater heisst du, das kind lerest du als der kundigere (vater) weisungen'. Dièse stelle ist jedoch, wie man sieht, nicht entscheidend ; deutlicher scheint mir das folgende beispiel.
III. 9, 7: tdd hliadrdm tdva damsdnâ pàliâya cic chadayafi \ tvâm ydd agnë paçdvah samàsatë sdmiddham apiçarvaré. Ludwig (309) iibersezt: Mas ist das gute an deinem wunderwerke, selbst dem einfàltigen leuchtet es ein, | wenn dich, o Agni, die herden- tiere umlagern, den entzundeten beim beginn der nacht'. Dies ist aber meines erachtens nicht richtig. Erstens fasse ich dai'nsdnâ nicht mit Ludwig als instr. sg. von daïnsdnâ f., sondern als n, pi. des damsdna- mit dem pràdikate im singular chadayati, und zwei- tens scheint es mir, dass Ludwigs iibersetzung von pàliâya hier gar keine meinung giebt. Denn was soll es bedeuten, dass die wunderwerke Agnis 'selbst dem einfàltigen einleuchten', wenn ihn 'die herdentiere umlagern'.^ Vielmehr scheint mir hier pàlia- die in der spàteren litteratur belegte bedeutung 'tierjunges' ganz be- stimmt zu zeigen. Ich tibersetze somit: 'das ist eben das gute, deine wunderwerke gefallen sogar dem jungen tiere, | wenn dich
^ Das von Uhlenbeck Ai. et. wb. 161 angefùhrtc mp. pâk 'rein' fromm' gehôrt nicht hierher, sondern ist = ai. pâralcd- 'feuer s. Sale- mann GlPh. I: i, 271 u. 278. Vgl. pàvakd- in der bcd. 'rcinigcnd', pavana- 'rcinigcnd', pdvaté, punàti 'reinigt'. Weitcrcs ûber dièse sippe bci Johansson Beitrage 29 ff.
40 Jarl Charpentier
Lisw. Hier scheint es mir sicher zu sein, dass pàka- seine altère bedeutung hat.
Ich komme zum schwierigen lied I. 164, wo das wort zweimal vorkommt. Strophe 5 lautet: pàhah xjrcchàmi mdnasàvijcinan dë- vànam ënâ nihitâ padâni \ vatsé hashdyé 'dhi saptd tdntûn vi tatnirë kavdyah ôtavà u. Ludwig (951) ubersetzt: 'als einfâltiger frag' ich, mit dem geiste nicht entscheidend nach der gotter hier [gegen uns her] fest gegriindeten orten? i denn hinweg iiber dem kindlichen BaSkaya [Baskala ?] haben die weissen ihre sieben fâden zum weben ausgesponnen'. Die strophe ist nicht recht klar. Die bei Ludwig ge- gebene iibersetzung von dëvanam ënâ nihitâ padâni ist wohl gegen das einfachere 'der gotter hier niedergesetzte fuss-spuren' auszutau- schen, obwohl auch dies in seiner eigentlichen bedeutung etwas un- klar bleibt. Jedoch enthâlt der ganze hymnus viele kosmogonische spekulationen, die mehr oder minder unbegreiflich bleiben mtissen.^ Was pâlicili betrifft, das ja hier ganz besonders von interesse ist, so kann man es sehr wohl mit Ludwig als 'einfâltig' fassen; je- doch wegen des folgenden vdtsë wâre es vielleicht besser 'kind' zu ubersetzen. — Noch viel schwieriger ist die strophe 2 1 : ydtra suparnâ amrtasya hhagdm dnimëmm viddthà ahhisvdranti | ino viçvasya hlmvanasya gôpàli sd ma dhirah pàkam dtrârivëçn. Ludwig ubersetzt: 'wo die beiden vogel ihren anteil der unsterb* lichkeit, ohne ende die heiligen versammlungen besingen, | [dort] ist dieser riistige hiiter der ganzen welt; er, der weise, ist in mich den einfâltigen eingegangen'. Der vers bietet, wie man sieht, bedeutende schwierigkeiten ; denn welche sind die beiden suparnâ, welcher der gôpâh} Die suparnâ sind meines erachtens môglicherweise die Açvinen^, die auch sonst wie vôgel betrachtet werden; vgl. IV. 43, 3 divd âjâtâ divyâ suparnâ, V. 78, i u. passim : hamsâviva patatam â sutân ûpa, X. 106, 3 sâliamyâja çalcnnd- syeva palcsâ usw. Der gôpâh wâre wohl, falls man die gewôhn- liche deutung des wortes annehmen môchte, Varuna, der gôpâ par préférence, sowohl rtasya als auch hhuvandsya; hier ist es mir jedoch aus mehreren griinden wahrscheinlich, dass Agni gemeint
* Auch metrischc auseinandcrsctzungen im sinne der Brâhmanas finden sich hier.
^ Vgl. Bergaigne Rcl. védique III. 13, wo besonders. RV I. 182, 7 verglichen wird, wo voni baume des Bhujyu gesprochen wird. Anders Baunack KZ 35, 553 ff.
Zur indischen wortforschung 4I
ist^ : denn der gôx)à hier ist wohl derselbe, der in der strophe i mit den bezeichnungen vâmdsya palitâsya liotûs und vig^jdtim saptdx)utram genannt wird, und von dem erzâhlt wird, er habe zwei bruder gehabt; dieser aber kann sowohl wegen der bezeich- nung hôtâ als auch wegen der bruder — liber die vgl. TS II. 6, 6 — kein anderer als Agni sein. Was ist aber der sinn der strophe? Das hàngt meines erachtens von der ubersetzung des à vivëça ab; Ludvvig giebt dies mit 'ist in mich eingegangen' wieder, was freilich sehr wohl moglich wâre, sich jedoch in den zusammenhang nicht besonders gut fugt. Ich môchte folgendes vermuten: das pf. caus. von dem typus gamayàm cakara ist ja wie bekannt der vedischen litteratur iiberhaupt fremd, und besonders im RV niemals belegt — vgl. Whitney Grammarj § 1045 — "^^d vielleicht wird dann im RV das einfache pf. bisweilen in kausativer bedeutung gebraucht ; vivëça kann ein solches beispiel sein und somit bedeuten: 'er hat eingehen lassen' = 'er hat eingesetzt'. Somit gebe ich die strophe folgendermassen wieder: 'wo die schongefliigelten wachsam^ teil der unsterblichkeit und die gôtterschaaren besingen, | dahin hat mir dieser starke hiiter der ganzen welt, dieser weise hat dort sein kind eingesetzt'.
AV IV. 19, 3: âgramêsy osadhlnâni jyôtisëvàhhidïpdyan | utd tratàsi i^àhasyàthô hantâsi ralcmsah, was wohl etwa so zu iiber- setzen ist: 'du gehst als das erste der kràuter, belles licht verbrei- tend, I du bist sowohl der beschutzer des kindes wie auch (weiter) der toter des raksas'. Hier pàliasya mit 'des einfàltigen' wiederzu- geben, scheint mir weder notwendig noch gut."''
An den ubrigen belegstellen RV IV. 5, 2 mdhyam . . . dëvo dadâu ... I pâldiya gftsô, VII. 104, 8 pàlcëna mdnasâ cardntani*, X. 7, 6 pâJcah . . . dpracëtâ und X. T14, /\ pàkëna mdnasâpai;yam scheint paka- 'einfâltig, kindisch' zu bedeuten. Nur RV X. 28, 5 ist mir zweifelhaft. Vasukra spricht dort mit Indra, der eben ein absonderliches râtsel dem sànger vorgelegt hat, folgendermassen: kathâ ta etdd ahdm à cikëtam gftsusya pàkas tavdsô nianuâni,
^ So auch die Brhad-dëvatâ u. a. zur stcllc, worauf ich erst nacli- triiglich aufmerksam gemacht worden bin.
^ So Grassmann; oder vieil, besser 'ohnc ende'.
^ Whitney HOS VIT. 183 ubersetzt: 'also rescuer art thou of the simple' ; der kommcntar giebt pukasya mit paktavyapraplasya, durhalasya wieder,
* Ib. V. 9 puka-caïasdm 'cinfilltig rcdend'.
42 Jarl Charpentier
was Ludwig (979) ubersetzt: 'wie soll ich dies dein ràtsel erraten, des klugen, gewaltigen gedanken ich der torr' Dies ist moglich, ja vielleicht richtig; ich mochte jedoch hervorheben, dass ja Va- sukra der sohn Indras ist, seine frau nennt den gott rvàçurô 'schwie- gervater'; es ware somit moghch, hier pàhas mit 'sohn. kind' wiederzugeben.
Neben dem einfachen pâka- kommen vor ableitungen: pakyâ, 2)àMâ f. 'einfàltigkeit, kindHchheit', RV I. 120, 4 vî prccMmi pà- lîâ nd dëvân, II. 27, 1 1 pâkiâ ciel vasarô dlûria cid yusmumtô d- bhayam jyotir açyâm und X. 25, 3 iitd vratàni . . . pràhdm minâmi pâkiâ. Weiter kommt vor pâkavdt adv. 'in frommer weise' in RV X. 100, 3 ydthâ dëvân pratihliàsëma pâkacdd und pâlcatrà adv. 'ohne arg, ohne einsicht', RV X. 2, 5 ydi pakatrà mdnasâ usvv. und VIII. 18, 15 pakatrâ sthana dëvâ hrtsû jânltha mdrtyam \ ûpa dvaytiïii câdvayum ca vasavah, was Ludwig (124) ubersetzt: 'bei dem einfàltigen seid ihr, gotter; in euren herzen kennt ihr den sterbHchen, | den falschen und den truglosen, Vasus' ^. Pâkasûtvan- in RV X. 86, 19 ist wahrscheinHch nomen proprium.
Die obige durchmusterung der vedischen belege von pàka- ergiebt somit, dass man wenigstens an ein paar stellen die ur- spriingHchere bedeutung ansetzen darf, und dass somit die be- deutungsentwickelung von 'kind, junges' weiter zu 'kindisch', dann 'einfàltig' gegangen ist.
^ pakatrà konnte jedoch hier zu hrtsû gehureu, vgl. z. b. RA'' VI. 18, 9 hdsta à dakHinatrâ 'in der rechteu hand' usw. Beispiele bei Whitney Grammarj § 1099 b.
i
Finnisch-ugrisch und indogermanisch. Von K. B. Wiklund.
»Einem jeden sprachwissenschaftlich geschulten beobachter, der mit unbefangenem blicke ein beliebiges finnisch-ugrisches idiom pruft, muss selbst bei oberflàchlicher untersuchuiig die grosse menge von ubereinstimmungcn mit den indogermanischen spra- chen, namentlich in bezug auf den wortschatz, aufifallen>. Mit diesen worten eroffnete im jahr 1879 NiCOLAl Anderson sein werk »Studien zur vergleichung der indogermanischen und finnisch- ugrischen sprachen»^ das erste werk in welchem das verliàltniss zwischen diesen zwei sprachfamilien ans dem gesichtspunkte einer eventuellen verwantschaft eingehender untersucht wurde. Auf grund eines ziemlich grossen materiales kam er zu dem schlusse, dass »die sprachliche verwandtschaft der Ugrofinnen und Indoeuro- pàer sich mit der zeit vollkommen sicher werde nachvveisen las- sen» (s. 370).
Der unbefangene léser unserer tage muss gegen das werk Andersons bemerken, dass wenigstens ein sehr grosser teil von den darin gemachten etymologischen zusammenstellungen verfehlt ist, weil — wenn iiberhaupt ein genetischer zusammenhang zwi- schen den verghchenen Mortern existiert — dieser auf entlehnung aus irgend einer idg. sprache beruht. Eben dasjenige wort, von dem er zunàchst ausgeht, nàmHch finn. kirrcs 'axt', ist so z. b. ganz sicher aus dem gleichbedeutenden lit. Mrvis entlehnt". Da- durch wird jedoch nicht der wert seines werkes in der haupt- sache geschmàlert. Die vom verf. herangezogenen morpho- logischen tibereinstimmungen zwischen den beiden sprach- familien kônnen nicht ebenso leicht eliniiniert werden, und trot/.
* Verhandl. der Gelehrten Elistn. Gcscllsch. zu Dorpat 9. ^ Tliomsen, Beruringer mellem de finske og de baltiske Sprog, ss. 9, 189 (= BFB).
44 K. B. Wiklund
ail der kritik, die mit recht und unrecht dem werke AnderSONS zu teil geworden ist, sind dièse tibereinstimmungen im allgemei- nen bestehen geblieben und haben z. b. Sweet dazu veranlasst, in seiner bekannten kleinen >History of language> ohne weiteres eine ursprungliche verwantschaft zwischen den fi.-ugr. und den idg. sprachen anzunehmen, auf griinde hin, die die fenno-ugristen jedoch nicht in allen einzelheiten unterschreiben konnen. Ein korolla- rium der annahme SWEETS ist, dass auch die iibrigen s. g. ural- altaischen sprachen, d. h. die samojedischen, turkischen, mongo- lischen und mandschu-tungusischen sprachen, sowie nach einigen forschern auch das japanische, mit den idg. sprachen verwant sind. Neulich hat denn auch der dànische forscher HOLGER Pedersen in kurzen worten dieselbe ansicht ausgesprochen : »Sehr viele sprachstâmme in Asien sind zweifellos mit dem Indogermanischen verwandt; vielleicht gilt das fur aile diejenigen sprachen, die man als ural-altaisch bezeichnet hat» (ZDMG 57, s. 560).
Im finnisch-ugrischen lager ist man in dieser fragé viel un- sicherer gewesen, meistens hat man sie sogar kurzweg abgelehnt. Sie taucht aber immer von neuem auf, und ich glaube, dass bei der jetzigen entvvicklung der fi.-ugr. sprachwissenschaft man uber kurz oder lang sich an die lôsung derselben machen muss, inso- weit man sie mit unseren jetzigen hiilfsmitteln iiberhaupt lôsen kann. Es ist dies ofifenbar ein problem von der aller grossten tragweite, das auch die lebhafte aufmerksamkeit der indogermani- sten verdient, und um dièse aufmerksamkeit in etwas weiteren kreisen zu wecken, will ich in der vorliegenden abhandlung die bisher bekannten fakta und beweise in kiirze rekapitulieren, mit den modifikationen, welche die moderne fi.-ugr. sprachwissenschaft herbeigefuhrt hat. Ich werde dabei gelegenheit haben, auch ein paar neue fâlle und gesichtspunkte vorzufuhren.
Ein besonders wichtiges glied in der darstellung ANDERSONS ist seine kritik der ansicht Steinthals iiber den bau der fi.-ugr. sprachen, s. 105 ff. Ich brauche hier nicht die meinung STEIN- THALS und seiner nachfolger iiber den unterschied zwischen den von ihm >formlos» genannten sprachen (wie z. b. den ural-altaischen) und den »formsprachen> (wie den idg.) nâher darzulegen ; ich kann mich damit begntigen auf das werk AnderSONS und die orien- tierenden abhandlungen Donners^ sowie auf die scharfen worte
^ In Actes du XII Congrès Intcrn. des Orientalistes ;i Rome 1899, 2 s. 237 ff. und Finn.-Ugr. Forsch. I, s. 128 ff. (= FUF).
Finnisch-ugrisch und indogermanisch 45
GroNBECHS^ zu verweisen. Aus der langen diskussion iiber diè- ses thema hat es sich mit evidenter deutlichkeit ergeben, dass dièse formlosigkeit eine leere phrase ist, die aus demselben my- stizismus in der sprachbetrachtung hervorgegangen ist, der z. b. die unten erwahnte ansicht tiber das wesen der ural-altaischen vokalharmonie diktiert hat^.
Einer der immer an erster stelle angefuhrten beweise fur die zusammengehorigkeit der genannten sprachfamilien zu einer einzi- gen sprachgruppe, der ural-altaischen, ist immer die vokalharmonie gewesen, von der man angenommen hat, dass sie fiir aile dièse sprachen gemeinsam sei, und die man nicht als einen komplex von fàllen rein phonetischer, progressiver vokalassimilation hat betrachten wollen, sondern sogar zu einem exponenten fiir die geistige begabung der valtaischen volker» erhoben hat: »Dieses gesetz beruht durchaus nicht auf einer forderung, die allgemein aus der natur der menschlichen sprache flosse. Es liegt in ihm nicht eine weise selbstbeschrànkung, sondern geistige tràgheit. Aile vorschreitende assimilation ist weniger organisch als die riickschreitende; denn dièse ist die folge der lebendigkeit des vorausgreifenden geistes, jene bekundet bloss die tràgheit der vom geiste nicht beherrschten organe, also zugleich geistige schlaff- heit» (Steinthal). Andere wiederum glauben, dass »die vocalhar- monie kein mechanisch-lautUcher, sondern ein grammatischer vor- gang und ein mittel der formung ist, weil sie worteinheit schaf- fen soll», da dièse sprachen nach der ansicht Steinthals keine eigentlichen worte und keine »worteinheit» hatten.^ Es ist wol vvahr, dass die vokalharmonie nach ihrer durchfiihrung eine ge- wisse grammatische rolle erhalten konnte, anfangs war sie aber ein rein lautlicher vorgang (Pedersen s. 542).
Spâtere untersuchungen haben indessen gezeigt, dass die vo- kalharmonie nicht fur aile dièse sprachen so iiberaus charakteri- stisch ist. In einigen von ihnen ist sie ziemlich unentvvickelt, in anderen fehlt sie ganz, auch in sehr alter zeit. Im allgemeinen kann man konstatieren, dass wo die vokalharmonie jetzt vor-
^ Gronbcch, Forstudicr til tvrkisk lydhisturic (Kopcnluigcn 1902), s. 4 ff.
* Y'4. auch H. Pedersen in Nord. Tidskr. for Filol., 3 R I\', .s. 51 ff.
^ Misteli, Charakteristik der hauptsiichl. Typen des Sprachbaucs, s. 351; Radioff, Phonetik der nordl. Tiirk-.spr., s. 50 ff.
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kommt, sie friiher nicht so entwickelt gewesen ist, vgl. z. b. uber die tUrkische vokalharmonie Grenbech s. 113 und Holger Pe- dersen s. 540 ff. Im finnischen scheint die vokalharmonie an- fangs vielleicht nur die vokale a ~ à umfasst zu haben, so dass nach tiefvokalischen stàmmen die suffixe mit a ~ à nur a, nach hochvokalischen stàmmen nur à haben konnten ; statt der jetzigen dubletten 0 ~ />, ii - ij hatte man friiher vielleicht nur 0, u. Es heisst noch jetzt z. b. vom stamme éici- 'zu leben' elànià 'das leben', elàvà 'lebend', aber elo (nicht *elo) 'leben; lebensmittel: ernte u. s. w.', elnJcla (nicht *ehj]dà) 'tier'. Im lappischen, das sonst dem finnischen so nahe steht, kann man keine spuren von vokalharmonie entdecken. Auch in den permischen sprachen (syrjànisch-votjakisch) und im ostjakischen hat man keine spuren davon gefunden. Es ist deshalb sehr moglich, vielleicht wahr- scheinlich, dass die vokalharmonie wenigstens auf dem gebiete der fi.-ugr. sprachen sich erst in einzelsprachlicher zeit entwic- kelte. Jedenfalls kann man sie nicht als einen beweis gegen eine éventuelle verwantschaft zwischen den fi.-ugr. und den idg. sprachen anfuhren, denn progressive vokalassimilation ist eine allgemeinphonetische erscheinung, die in allerlei formen auch in den idg. sprachen vorkommt, wie ja auch in den fi.-ugr. spra- chen régressive assimilation (umlaut, brechung) keine unerhôrte sache ist.
Uber den idg. und den saltaischen» akzent àussert sich MiSTELl s. 354 folgendermassen: »immerhin bleibt der ig. accent der sinnliche trâger und geistige vermittler der worteinheit, wenn auch seine stelle nicht so fast vom erfassen grammatischer kate- gorieen, als von lautmechanischen verhâltnissen abhângt. Der altaje verwendet den accent, den er immer der an der spitze be- findlichen wurzel zuteilt, nur zur auszeichnung des inhaltes, nur materiell, schiebt formale elemente, die ihm aile gleich wichtig scheinen und daher moglichst unverkiirzt bleiben, so viel er deren bedarf, dahinter, und verfàllt, um ein wortganzes zu bilden, in der vocalassiniilation auf ein eben so unzureichendes mittel, als seine aufifassung desselben schwàchlich ist. Entgegengesetztere mittel zur erreichung desselben zieles gibt es nicht als indoger- manischen accent und altaische vokalharmonie, das eine eben so energisch und geistig, als das andere ungeeignet und àusserlich». Hierzu will ich nur bemerken, dass der platz des >altaischen» akzentes in der urzeit noch voUig unbekannt ist. In den tiirki-
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schen sprachen fàllt der hauptakzent nicht auf die wurzelsilbe, sondern auf die letzte silbe des wortes ^, in den fi.-ugr. sprachen wieder sind die verhâltnisse sehr unklar und verworren — nur im finnischen, lappischen und ungarischen fàllt er regelmâssig auf die wurzelsilbe, in einigen anderen sprachen fàllt er dialektisch auf die wurzelsilbe, dialektisch auf andere silben, und in noch anderen sprachen ist er sehr willkûrlich und unbestimmt. Was hier das urspriingliche gewesen ist, làsst sich auf der jetzigen stufe der forschung kaum ahnen. Jedenfalls ist der akzent auch hier wie in allen sprachen der »sinnliche tràger der worteinheit> ge- wesen, wenn man tiberhaupt von einem solchen sprechen will. Die hypothèse von den lose »agglutinierten^, môglichst unverkiirz- ten formalen elementen, die nicht durch den wortakzent, sondern durch vokalharmonie mit dem wortstamme verbunden sind, ent- behrt noch jeglichen beweises und ist in der ural-alt. sprachwis- senschaft nicht viel mehr als eine phantastische fabel.
Der aus dem finnischen und lappischen bekannte s. g. stu- fenwechsel kann auch nicht als ein beweis gegen urverwantschaft mit den idg. sprachen dienen, auch wenn er, was noch nàher zu beweisen wàre, fur aile fi.-ugr. sprachen gemeinsam gewesen ist^ oder sogar aus einer finnisch-samojedischen urzeit stammen sollte'. Dieser wechsel einer starken stufe mit ofîfener zweiter silbe (fi. alla 'altes weib', tupa 'stube', X)ata 'topf') und einer schwachen stufe mit geschlossener und daher mit nebenton versehener, zweiter silbe [akat 'die alten weiber', tuvassa 'in der stube', padoissa 'in den topfen') zeigt nur, dass dieselben phonetischen verhâltnisse, die im urgermanischen den Verner'schen wechsel herbeigefiihrt haben, d. h. der platz des akzents (sei es auch wie hier nur ein nebenakzent), auch im finn. und lapp. einen wechsel zwischen stàrkeren und schwàcheren îstammkonsonanten» bewirkt haben. Dieser stufenwechsel ist also nur eine wirkung eines allgemeinen phonetischen gesetzes.
Es ist auch ofifenbar, dass man jetzt nicht mehr den idg. ablaut als »innere flexion» als beweis gegen verwantschaft mit den
* Vgl. hierûber Gronbech s. q6 f.; Pedersen s. 541 f.
^ Setala, Journal de la Soc. Finno-Ougr. 14, 3 (=JSFOu).
^ Donner in Atti del IV Congresso Internazionale degli Oricntali- sti in Firenze 2, s. 235 f.; Castrén, Gramm. der samojed. Sprachen §§ 160, 161.
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fî.-ugr. sprachen anfûhren kann. Die ablautserscheinungen gehen auf allgemeine phonetische prozesse zurtick, wenn auch dièse pro- zesse zum teil noch unklar sind. Ganz àhnliche »ablaute», deren ursachen noch unbekannt sind, findet man ubrigens auch in den ostUchen fi.-ugr. sprachen, besonders im syrjànisch-votjakischen und im ostjakischen. Ûber den fi.-ugr. ablaut hat zuletzt GoM- BOCZ geschrieben^.
In der formenlehre finden wir sehr viele ubereinstimmungen zwischen den beiden sprachfamiUen. Daneben gibt es natiirlicher- weise auch viel verschiedenartiges, kauni jedoch etvvas, das prin- zipiell unvereinbar wàre. In den idg. sprachen geschah in alter zeit stammbildung und flexion hauptsàchUch durch suffigierung; die fi.-ugr. sprachen kannten, soweit man sehen kann, nur suffi- gierung. Nur in sehr wenigen fàllen hat man konstatieren kon- nen, dass ein idg. suffix aus einem ehemaligen selbstândigen worte entstanden ist. Andererseits glaubte man friiher, dass aile fi.-ugr. suffixe eigentlich selbstàndige wôrter seien, die an das hauptwort agglutiniert, lose angeleimt waren, und noch jetzt kann man wol sehen, wie irgend ein forscher ein ung. vdrolc 'ich warte' mit 'warten(d)-ich' oder ein fi. talossansa 'in seinem hause' mit 'haus- inneres-sein' etc. tibersetzt. Hiergegen muss nachdriicklich be- tont werden, dass man eigentlich nur im ungarischen einige ganz deutliche neubildungen dieser art konstatieren kann, z. b. JuLïhan 'in dem hause', hâshôl 'aus dem hause', wo das 'suf- fix' -han, -hôl noch heute als ein selbstàndiges wort mit urspriing- licherer form gebraucht wird, hennem 'in mir', hdole 'aus ihm', hcmi, 'drinnen', hdôl, hdiil 'innerhalb', etc. Sonst ist es im all- gemeinen noch ganz unmôglich zu beweisen, dass ein fi.-ugr. suf- fix aus einem selbstândigen worte entstanden sei. Es ist freilich oft'enbar, dass z. b. das personalsuffix im lapp. addam, fi. annan {-n < -my 'ich gebe' mit dem pers. pron. der i p. sing. mou, mina irgendwie zusammenhàngt; es ist aber bis heute noch — obgleich die geschichte dieser beiden sprachen wàhrend der letz- ten 2,000 jahre ziemlich gut bekannt ist — ebenso unmôglich zu zeigen, wie dieser zusammenhang entstanden ist, als es unmôglich ist zu beweisen, dass das -f.it im griech. ()îôiijf.(i aus irgend einer
^ Nyelvtudomânyi Kozleményck 35, s. 472 ff. (= NyK). ^ Vor dem w ist ein konsoiianlischcs élément unbckannter quali- tiit verschwundcn.
Finnisch-ugrisch uncl indogermanisch 49
form des entsprechenden idg. pronomens entstanden sei. Man darf also nicht so ohne weiteres dièses addam, annan mit 'gebeii -ich' oder 'geben-mein' ubersetzen. Dass die »agglutination» auch in entlegeneren ural-altaischen sprachen eine mehr als frag- liche sache ist, ersieht man ans dem werke Ramstedts »Uber die konjugation des Khalkha-mongol.»^, besonders s. 93 f. ; Gronbech s. 116.
Die wenigen fi.-ugr. beispiele von prâfigierung sind spâten ursprungs und wie im alten idg. durch zusammenset/Amg entstan- den. Ung. hijdrni 'hinausgehen', bemenni 'hineingehen' u. dgl. sind »unechte» zusammensetzungen von adverb + verbum; es heisst daneben nem jdr M 'er geht nicht hinaus', he Jcell menni 'il faut entrer'. Die livischen zusammensetzungen von lettischen pràpo- sitionen mit einheimischen verben sind durch den iibermâchtigen einfluss des lettischen entstanden, z. b. liv. cqj-tagg 'beschlagen' = lett. ap-l;cat (Thomsen BFB, s. 65 ff.).
Bei der idg, stammbildung und flexion spielt die reduplikation eine grosse rolle. Auch in den fi.-ugr. sprachen ist dièse er- scheinung in form von voiler wortverdoppelung mit oder ohne verânderung der vokale u. s. \v. ziemlich gewohnlich (ung. johhan- johhan 'mehr und mehr', sittcg-suffofj = siiffog 'flustert', tarla- harlui = tarka 'bunt' etc.)^; sie wird jedocli nie zur ausbildung des paradigmas oder zur eigentlichen stammbildung gebraucht. Von partieller reduplikation bat man keine anderen beispiele gefunden als intensivbildungen wie finn. tijpô tylijà, tàpo tuijsi, ypô ylcsi- ndàn u. s. w. 'ganz leer, voll, alleine'^. Dieselben erscheinungen findet man auch in den tûrkischen sprachen, \vo reduplikation ver- wendet wird, um >/tonmalend die bedeutung eines wortes zu mo- duliren oder schàrfer zu fixiren»^. Auch hier kann man also kaum von einer prinzipiellen verschiedenheit zwischen den idg. und den fi.-ugr. sprachen sprechen, nur von einer gradverschiedenheit — in den idg. sprachen ist die reduplikation hoher entwickelt als in den fi.-uirr.
^ In Mcm. de la Soc. Finno-Ougr. ig.
* Simonyi, Tûzetes magyar nyelvtan, s. 356 ff.
^ Ahkjvist, Suomen kielcn rakennus § 178.
"* Radloff s. 278 ff.; beispiele ans noch entlegeneren sprachen siehc in Grunzel, Entwurf einer vergl. Grannii. der altaischen Spra- chen, s. 34 f.
MO I. ^
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ijber den ablaut und den akzent haben wir frûher gespro- chen; in den fi.-ugr. sprachen sind sie nicht wie im idg. wort- bildungsmittel geworden; anfangs sind sie es gewiss auch im idg. nicht gewesen^
Unter den fi.-ugr. nominalen stammbildungssuffixen findet man einige anklànge an idg. suffixe. Solche sowol der form als der bedeutung nach àhnliche suffixe sind die endungen fur:
nomina actionis -w, -m + vokal, z. b. ung. nlom, vogul. ûhm, mordv. tidomo, lapp. oaôôcni (< *-ïimn) 'schlaf, fi. huolema 'tod', vgl. idg. -mo-, -ma- (Brugmann § 423, 8): lat. fiimus, fama etc. Fi. -minen in meneminen 'das gehen' etc. erinnert an idg. -moi- (§§ 425, 432 I 2): lat. semen etc. Ein '>H-suffix mit derselben bedeutung kommt auch in den samojed., tiirk., mong. und man- dschuischen sprachen vor.
nomina actionis -n + vokal, z. b. fi. JioJiina 'braus', ung. infin. menni, votjak. infin. minni 'gehen', vogul. ininn^ 'das gehen', vgl. idg. -no-, -nâ- etc. (§ 423,3; 426,3; 432 II 2): lat. somnus, got. itan etc.
nomina actionis -t oder -d + vokal (+ .^), z. b. fi. infin. eldci (< *-dôà]i), lapp. infin. œïht (< *-àdaJ,) 'leben', ostjak. infin. mcndaga, mendai 'gehen', vgl. idg. -hi-s (§ 427): lat. advcntus, auditus etc. ; -d- (§ 430) : aksl. vraèida 'feindschaft' etc.
nomina actoris -?', -j, -j + vokal, z. b. ung. j«^5^^ 'spielend', mordv. sala} Mieb', fi. ostaja, lapp. oasfe (< *-âja) 'kaufer', vgl. idg. -iio-, -io- (§ 387, 6): ai. yàjyas 'verbunden', griech. liyioç etc.
nomina actoris -p, -h, -r + vokal (etc.), z. b. vogul. minpà, mdfwp, fi. mènera 'gehend', veps. andah 'gebend', vgl. idg. -nes-^ -uos-, -us-, -net-, -not- (§ 387, 2): ai. vidcds- 'wissend', got. ivcit- wôds 'zeuge' etc.
denoniinale adjektive -/y (gutt. nasal), -«, -/ (< -/?/) etc., z. b. vogul. jâijLi)) 'eisig', tscherem. lnd)i, mordv. kerin, hàrcn 'steinig', mordv. salotj, fi. suolahicn 'salzig', lapp. gnollai {<.*-âni) 'fischreich', vgl. idg. -no- (§ 395), -ino-, -Ino-, -cino- (§ 396): lat. aenus, faginus, dirinus etc.
adjektive -da etc., z. b. lapp. gœppad {<*-da), fi. Jcepeà (< *-edd) 'leicht', syrj. kypyd 'frohlich, rasch', vgl. idg. -to- (§§ 387, 5; 394): l^t. inclutns, amains etc. Erwàhnenswert ist hier
^ Brugmann, Kurzc vcrgl. Granun. der idg. Spr. § 366, 7, 8.
Finnisch-ugrisch und indogermanisch §t
auch das ung. suffix des part. prât. -tt, -t : haUott 'gehort', vdrt 'erwartet' etc., unklaren ursprungs; aus diesen partizipformen wer- den, durch teilweise unklare prozesse, die prâteritalformen hallof- tam, hallottdl, liallott etc. 'ich, du, er horte' gebildet. Auch in entlegeneren ural-alt. sprachen gibt es dentalpràterita (Gronbech s. ii6; Ramstedt s. io6).
superlative fi. -ima-, nom. -in, lapp. -{i)mus, z. b. ^. pahin 'der schlimmste', lapp. huôrenms (nur im Malâdialekt mit beibehal- tenem i : piiôrimus) 'der beste', vgl. {}) idg. -rnino-, -mo- etc. (§ 390): lat. summus, maximus etc. Die fi. -lapp. suffixe kommen nicht wie im idg. auch bei den ordinalzahlwortern vor.
Die fi.-ugr. sprachen kennen bekanntlich kein grammatisches geschlecht. Da nach den jetzigen ansichten uber die entwicklung des grammatischen genusbegriffes im idg. (Brugmann § 439) die- ser nicht uralt, sondern aus ganz anderen elementen hervorge- gangen ist, die ursprïinglich mit der unterscheidung von mask.^ fem. und neutr. nichts zu tun hatten, kann man in dem fehlen des gramm. geschlechtes in den fi.-ugr. sprachen keinen beweis gegen eine éventuelle verwantschaft mit dem idg. sehen.
Die deklination geschieht in beiden sprachfamilien ausschliess- lich durch suffigierung. Der dual kommt in der fi.-ugr. deklina- tion nur im vogul. und ostjak. vor, bei den pers. pron. und in der konjugation auch im lappischen. Es gibt besondere plural- und dualzeichen, die zwischen dem stamme und den kasusendun- gen stehen; die kasussuffixe sind im allgemeinen fiir aile numeri gemeinsam. Charakteristisch fur die fi.-ugr. sprachen sind ihre zahlreichen lokalkasus, von verschiedener anzahl und oft sehr ver- schiedener bildung in verschiedenen sprachen, im fi. z. b. essiv ulkona Mraussen', partitiv nl/.'oa (< *-da) 'von aussen', translativ uïos (< *idyoksi mit .spirantischem //) 'hinaus', inessiv maassa {<*-sna) 'in der erde', elativ maasta 'aus der erde', illativ maalian (< *maa- sen) 'in die erde', adessiv maalla (< *-hia) 'auf der erde', ablativ maalta 'von der erde', allativ maaUe (< *maahn) 'auf die erde', lativische adverbia auf -k : dial. (da/,: 'unter', tanneli 'hierher' etc. Es ist noch unbekannt, wie viel und wclche lokalkasus die ur- sprache hatte und wie sie aussahen; der untcrschied zwischen ka- sussufix und adverbialsuffix ist auch fliessend und willkllrlich. Ei- nige lokalkasussuffixe kann man jedoch durch aile sprachen ver- folgen; zu diesen gehort u. a. das suffix des finn. partitivs -ta,
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-ôa, das an die idg. ablativendung -ëd, -ôd erinnert : lat. rëcfë{d), lupd{d) etc., vgl. lapp. ulliot (< *-ûda), fi. ulkoa (< *-0()<7) 'von aussen', mordv. tolgada 'von der feder'; auch im samojed. fiiada 'von hinten' etc.
Ein besonderes nominativsuffix wie das idg. -.v im lat. donius, res etc. haben die fi.-ugr. sprachen nicht entwickelt; fi. laJa 'fi.sch', kl/là 'dorf etc. (nomin. = stamm) sind also, soweit man sehen kann, dem idg. suffixlosen nomin. lat. mater, equa etc. gleichzu- stellen.
Es ist behauptet worden, dass die fi.-ugr. sprachen eigentlich keinen genitiv gehabt haben. Ein genitivsuffix -n ist jedoch allen denjenigen fi.-ugr. sprachen, die eine besondere genitivendung haben, gemeinsam und kommt ausserdem auch im samojed. vor; lapp. guole {< *-àn), fi. lalan, mordv. kalon, tscherem. lolon, ka- massin-samojed. Jcolan 'des fisches'. Dièses suffix muss also ein hohes alter haben. Ursprunglich ist der fi.-ugr. genitiv gewiss ein mit -n abgeleitetes possessives adjektiv gewesen^, was gut dazu stimmt, dass auch gewisse idg. genitive als adjektivbildungen an- gesehen werden konnen (Brugmann § 556 anm.).
In seinem grossen werke »Uralaltaische Volker und Spra- chen» hat Heinrich Winkf.er u. a. behauptet, dass die fi.-ugr. sprachen keinen eigcntlichen dativ hàtten; die jetzigen dativahn- lichen formen seien aus einem allgcmeinen lokalkasus mit unbe- stimmter bedcutung (in den wald und im walde) hervorgegangen. Aus dieser behauptung zieht er dann weitgehende konsequcnzen iiber die rein ortliche kasusauft"assung der fi.-ugr. sprachen, die in prinzipiellem und unvereinbarem gegensatz zu der abstrakten kasusauffassung des idg. stehen soll. Dass die jetzigen fi.-ugr. dativformen (im finn. formell mit dem genitiv auf -71 zusammen- gefallen) aus einem allgemeinen lokalkasus (finn. -na) entwickelt seien, widerstreitet indessen allem, was man iiber fi.-ugr. lautge- schichte ermittelt hat, und bleibt eine unbewiesene und wol auch unbewei.sbare hypothèse. Tatsâchlich ist der dativ, auch als ab- strakter intere-ssekasus, iiberall in diesen sprachen in grosserem oder kleinerem umfange bekannt (ich branche nur auf die zusam- men.stellung Donners, Verwandtsch. der Finn.-Ugr. Spr., s. 64 fîf. zu verweisen). Die àlteste zur zeit erschlossene dativform ist
^ Setiila, Yhteissuomalainen aiiniiehistoria, s. 382 f.
Finnisch-ugrisch und indogemianisch 53
das urlapp. -ni (verf. in FUF 2, s. 60 ff.). Z. b. lapp. muni 'mir', fi. minun tàytij}] 'ich muss' (eig. 'mir muss es'), vogul. lone 'dem pferde'.
Das suffix des accusativs sing. enthàlt iiberall in den fi.-ugr. sprachen, wo es noch bewahrt ist, ein m, z. b. lapp. guole (<*-àm), fi. Jicdan (< *-am), tscherem. kolom, vogul. x^<?"*c 'den fisch'; auch in den samojed. sprachen: kamassinisch loJam id. Die iiberein- stimmung mit dem idg. -»?_, -m fâllt in die augen: lat. liipnm, cquam etc.
Eei den zahlwôrtern sind, wo nicht etwa entlehnung aus irgend einer idg. sprache vorliegt\ die anklànge an das idg. sehr unsicher und geringfiigig. Das braucht aber nicht, wie bisweilen behauptet wird, gegen éventuelle verwantschaft der beiden sprach- familien zu sprechen; auch die samojed. sprachen, deren verwant- schaft mit den fi.-ugr. ausser jedem zweifel steht, haben ganz an- dere zahlworter als dièse.
Viele pronomina zeigen in den fi.-ugr. sprachen denselben anlaut wie im idg. : lapp. nian, fi. minci, votjak. mon 'ich' ; lapp. don, fi. .■^inà (< ''"ti—), votjak. ton 'du'; lapp. son, fi. Juin (<*5«'n), votjak. so 'er, sie'; lapp. daf, fi. tànid, votjak. ta 'dieser'; lapp. chiot, fi. tuo, votjak. tu 'jener'; lapp. gi, fi. len, votjak. l'in 'wer'; lapp. (jutte, fi. hulca, votjak. kud 'wer'; lapp. juJiJco, fi. jolca 'wel- cher (relat.)'. Vgl. idg. pers. pron. i p. *cme-, *me-, 2 p. *tcue-, *tne-, *te-, demonstr. nom. sg. mask. *so, fem. *sn, sonst *to-, interr. *q!io-, *qli-, *q^'u-, relat. *ï'o-. Auch in anderen ural-alt. sprachen zeigen viele pronomina denselben anlaut, vgl. FRIEDRICH MÛLLER in Sitzungsberichte der Philos. -Hist. Classe der Akad. der Wiss. in Wien, bd. 134.
Auf dem gebiete der konjugation hat man friiher einen durch- gehenden, prinzipiellen unterschied zwischen den fi.-ugr. und den idg. sprachen annehmen wollen, iiber den schon sehr viel ge- schrieben worden ist. Die fi.-ugr. verbalformen seien ausschliess- lich nominale bildungen, die mit den rein finiten idg. formen nichts zu tun hàtten. Es ist auch wahr, dass sehr viele von den fi.-ugr. finiten verbalformen eigentlich als partizipien aufzufassen .sind; das kann aber kein unuberwindliches hinderniss fiir die vereini- gung der beiden sprachfamilien bilden. lun fi. he antavat 'sie geben', das ursprlinglich wahrscheinlich 'sie gebcnd, ii donantes'
^ Munkdcsi in Kclcli Szcmle I, 241 ff. (= KSz).
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(nom. plur. von antava 'gebend'), oder ein lapp. mi addep, das vielleicht 'wir gebend' bedeutet bat, sind von ganz derselben art wie die kopulalosen sàtze im idg. : lat. oninia prceclara rara, russ. my dali 'wir (haben) gegeben' etc. (Brugmann § 86 1, 2 b). Ne- ben diesen partizipialen formen gibt es aber, ausser einer menge von noch unklaren fàllen, auch einige rein finite formen, in wel- chen das personalsuffix offenbar mit dem pers. pron. zusammen- hàngt, jedoch nicht so, dass es mit dem entsprechenden posses- sivsuffixe identisch wàre, in welchem falle man berechtigt sein wtirde, eine nominalform anzunehmen. Fi. eïân (< *elàm) ist eine solche rein finite form ; die endung *-m (vor welchem -m ein kon- sonantisches élément unbekannter qualitàt weggefallen ist) ist von der endung des poss. sufif. der i pers. sing. *-nii (neben *-nmi > -ni : elàmàni 'mein leben') vollstândig verschieden und kann nicht, so viel man weiss, ans diesem *-nii entstanden sein. Ebenso in der 2 pers. sing. elàt 'du lebst' neben elàmàsi 'dtm leben' mit -si < *-ti. Auch im plur. miissen die endungen verschiedenen ur- sprungs sein, obgleich die i pers. plur. noch etwas unklar ist: elàmme 'wir leben', eïdtte 'ihr lebt' (deren mm, tt durch assimila- tion aus irgend einem unbekannten, konsonantischen elemente + m, t entstanden ist) neben cïamàmme (mit mm wohl < nm) 'unser leben' und clàmànne (mit nn < nd) 'euer leben'. Die auch formale iibereinstimmung mit den idg. formen der i pers. sing. und plur. und der 2 pers. plur. fàllt einem jeden in die augen: JtJcojiu, ôCôopev, ÔLÔOTS etc. Oberhaupt ist jedoch die geschichte der fi.-ugr. personalsuffixe ein noch ungeschriebenes kapitel; sicher ist immerhin, dass man nicht mit derselben unerschrockenen kùhn- heit wie friiher jede beliebige fi.-ugr. verbalform durch ein par- tizip oder ein anderes verbalnomen wiedergeben darf: fi. tuomme ist 'wir bringen', nicht 'unser bringen'. Aus den personalsuffixen kann man in der regel keine waffen gegen die urverwantschaft der beiden sprachfamilien schmieden.
Die fi.-ugr. konjunktivstàmme werden wie die idg. durch suf- figierung gebildet; wahrscheinlich sind sie mit spezialisierenden (frequentativischen, inchoativischen u. a.) verbalsuffixen abgeleitet^
Von den idg. reduplizierten und augmentierten verbalformen findet man in den fi.-ugr. sprachen nichts. Umgekehrt kennen
* Setalii, Zur Gesch. der Tcnipus- untl McKlusstammbild. in den fi.-ugr. Spr. Hclsingfors 1887.
Finnisch-ugrisch und indogermanisch 55
die idg. sprachen wenig von den infinitiv- und partizipialkonstruk- tionen der fi.-ugr. sprachen. Weiter im osten sind dièse konstruk- tionen noch zahlreicher, ohne dass sie doch die rein finiten for- men ganz verdràngt hàtten; noch im mongoHschen, das sogar keine personalendungen kennt, findet man solche formen (Ram- stedt, erster abschnitt).
Man kann also im allgemeinen sagen, dass das idg. verbiim sich kràftiger in finiter richtung entwickelt hat, wàhrend das fi.- ugr. verbum mehr nominale formen hervorbrachte. Es ist damit nicht ausgeschlossen, dass sie aus einer gemeinsamen wurzel her- vorgegangen sind.
Als ein nicht uninteressantes détail mag hinzugefûgt werden, dass, wie schon BUDENZ NyK 15, s. 318 zeigt, das gevvôhnliche fi.-ugr. frequentativsuffix -67i-: fi. ui-ske-nt-ele-n 'ich schwimme' etc. mit dem idg. pràsensformans -sTiO- ûbereinstimmt: ai. gdcchafi 'er geht', griech. fjdaxa 'geh' etc. (Brugmann § 681 ff.).
Seit altersher haben die vielen lexikalischen ûbereinstimmun- gen zwischen den fi.-ugr. und den idg. sprachen die aufmerksam- keit der forscher auf sich gezogen. Die allermeisten von diesen ûbereinstimmungen beruhen auf entlehnung aus allerlei àlteren und jûngeren idg. sprachstufen, was eine folge davon ist, dass die fi.-ugr. volker seit àltester zeit in naher berùhrung mit idg. vol- kern gestanden haben. Die âltesten bekannten wohnsitze der fi.- ugr. volker erstreckten sich von der Ostsee und dem Finnischen meerbusen bis zum Ural und dem Kaspischen meere und grenz- ten also im siiden und westen unmittelbar an das idg. gebiet. Woher die fi.-ugr. volker in dièse gegenden gekommen sind, ist ganz unbekannt; die frûher gewohnliche hypothèse vom Altai als ihrer urheimat konnte nicht bewiesen werden.
Die àlteste idg. sprachstufe, die man bi.sjetzt als quelle fiir lehnworter in den fi.-ugr. sprachen nachgewiesen hat, war eine alte arische sprachform, aus der z. b. das fur aile dièse sprachen gemeinsame wort fiir 'hundert' stammt: finn. snfa, lapp. cuôtte, mordv. ^(ida, ung. s.ïd.ï etc. < *^at— - ai. satâm, av. satom. Sol- che lehnworter sind schon in grosser zahl entdeckt worden; die meisten bei.spiele findet man bei TOMASCHEK in Sitzungsber. der Phil.-IIist. Classe der Akad. d. Wiss. in Wien, bd. 96 und 117, Stackelberg in Vostocnyja drevnosti I, Moskva 1893, Setalà in JSFOu 17, 4, s. 29 ff. und besonders in dem gros- sen werke MuNKACSls, Arja es kaukâzusi elemck a finn-magyar
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nyelvekben I, Budapest 1901 (= AKE), das aber nur jnit vorsicht zu benutzen ist^; neuere artikel von MUNKACSI in deutscher spra- che in KSz 4, s. 374 (wo er sogar meint, dièse lehnworter in indische und iranische mit vielen unterabteilungen teilen zu kon- nen); 5, s. 304; 6, s. 185. Die einleitung zu MUNKACSIS gros- sem werke enthâlt eine ausfûhrliche darstellung der geschichte der frage.
Neben den deutlichen lehnwortern, die man wenigstens mit einiger sicherheit aus einer bestimmten idg. sprache herleiten kann, gibt es aucii eine ziemlich grosse anzahl von wortern, die offen- bar mit idg. wortern zusammenhàngen mlissen, deren unmittelbare quelle aber nicht ganz sicher ist. Einige von diesen stimmen ziemlich gut mit einer sprachform, die man vorarisch nennen kônnte, ûberein; vorarisch und urindogermanisch ist aber fast dasselbe, und es ist gar nicht unmoglich, dass es unter diesen wortern auch uridg. lehngut gibt. Ein solches wort ist z. b. fi. mehilàinen (h < s), mordv. m'élis, m'es, tscherem. niliks, miix-^, syrj. mus, mos, votjak. mus, miis, ung. méli 'biene', dessen stamm- vokal wahrscheinlich palatal gewesen ist; auf denselben folgte ein lis, /s. Man muss es also, wie schon ofters geschah, mit ai. makèa- 'fliege; biene', av. max-n- 'fliege, mûcke' zusammenstellen. Das s stimmt zu dem arischen, der palatale vokal setzt vorarische verhàltnisse voraus. Setàlà sagt s. 32, dass man hier »kaum an eine vor-arische (vor-indoiranische) stufe der iranischen sprachen denken darf, sondern vielmehr einen einfluss seitens einer armeni- schen oder thrakisch-phrygischen sprache voraussetzen muss-i»^. Das schcint mir aber aus geographischen gri'mden nicht sehr môg- lich, da die fennougrier kaum je mit eben diesen zweigen der idg. volkcr in beriihrung gekommen sind; eher konnte man an irgend einen uridg. dialekt denken.
Bei anderen wortern wieder liegen die verhàltnisse so, dass man genotigt ist, an urverwantschaft zwischen den beiden .sprachfamilien zu denken. Ein solches wort ist fi. vrai (< *veH) 'wasser', das schon Tho.MSEN, Einfluss der germ. spr. auf die finn.-lapp., s. 2 unter den :?bei.spielen von wortùbereinstimmungen, die vielleicht auf eine stammverwandtschaft mit den indogerniani- schen sprachen hinweisen konuten^-, angefûhrt hat. Dem fi. vesi
^ Vgl. Ashoth in NvK 33 — 35. 2 Vgl. auch Munkârsi AKE, .s. 05:
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entspricht ein mordv. v'ed', tscherem. ^iit, syrj. va, voijak. vu, vogul. vit, viit', îviit', ut', ung. vl.t id. Dièse form vvûrde eine idg. grundform *ved- voraussetzen, die in dieser kurzen form nur im armen. get uiid phryg. [ieôv vorzuliegen scheint. Entlehnung aus dem idg. scheint aber ausgeschlossen, da das wort auch in allen samojedischen sprachen vorkommt, sogar in dem entle- genen kamassinischen am oberen Jenisei in der gegend der stadt Krasnojarsk: jurakisch _yV, kondin-jurak. tvit, tawgy hê', jenisei-chan- tai ht, jenisei-baicha hi', ostjak-samojed. nt, ot, kamass. hii 'wasser'; die verschiedenen anlaute gehen aile auf t- zurûck ^. Das wort bezeichnet keinen kulturbegrifif; es ist also kaum moglich, dass es durch die fi.-ugr. sprachen hindurch bis tief in Asien hinein- wandern konnte, vielmehr ist es als zeugniss fur die urvervvant- schaft der idg., fi.-ugr. und samojed. sprachfamilien anzusehen^.
Ein anderes wort derselben art ist das in allen fi.-ugr. und samojed. sprachen vorkommende wort fur den begrifîf 'name': fi. nimi, lapp. namma (a < i), mordv. l'on, J'am (mit Z < w durch eine art dissimilation), tscherem. lilm, syrj.-votjak. nim, vogul. nlim, nam, ostjak. neni etc., ung. név; samojed. nim, nim, ncni etc. - ai. nâman-, grck. ovofia, lat. nonicn, akslav. imç u. s. w. Eine dem fi.-ugr. -samojed non-, nim- genau entsprechende form làsst sich auf dem idg. gebiete nicht nachweisen, was auch dafiir spricht, dass hier kaum von entlehnung die rode sein kann.
In allen fi.-ugr. sprachen zeigt der ausdruck fiir 'fisch' den- selben stamm: finn. hala, lapp. puoJlc, mordv. I,al, tscherem. Jiol. vogul. ;{<(?, JcUil, ung. haï etc. Dasselbe wort finden wir auch in
^ Halâsz NyK 24, s. 443 f. ; Wichmann FUF 2, s. 171.
^ Etwas anderes ist es, wenn ein kulturwort ûbcr die fi.-ugr. spra- chen hin in die sprachen der sibirischcn nomaden eindringt. Der gcr- mani.sche name der russen ist so /,. 1). (vom finnischen ruolai ausgehcnd?) uber syrj. rot'n ins .samojed. ul)ergegangcn: jurak. Utsa, litsa, liisa, tawgy luasa, jenisei l'uot'a, und Non dort mit samojed. l- < r- ins tungusische: lûtsu. Eljcnso vielleitht auch altnord. sUjln 'niasl' (\icl- leicht liber das karclischc, \vo es jcdoch nicht in den ziemlich (Uufli- gen worterbûchern zu findcni ist, oder) ûber russ. saijl'i, seijlà u. a. (vgl., dass auch andcrc russische sceausdrùcke aus den nortl. sprachen stammen: Thomsen, Ryska rikets grundlaggning gcnom skandinavcrna, s. 112; Tamm, Slaviska lânord fran nordiska sprhk, Ups. Univ. Ansskr. 1882) in syrj. sogla, solga, sijgla und (iiber das syrj.?) ostjaksamojed. soijla id; Wichmann FUF 2, ss. 181, 183; Qvigstad, Nord. Lchnw. im Lapp., s. 288. [Vgl. jetzt auch Tunkelo in JSFUu 2^, 31, s. i ff.; anm. walirend des druckcs.]
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den samojed. sprachen: jurak. Jiûîca, }iâle\ hâl'e mit h- < /,-; tawgy Ixole; jenisei: baicha liurc, chantai Jcah^ ; ostjak-samoj. kiicl, liicle; kamass. J:ola; bedeutet liberall 'fisch'^. Dièses wort hat HOOPS in Engl. Studien 28, s. 94 fif. mit an. hcalr 'walfisch', mlid. ivels, altpreuss. lalis 'wels', lat. squalus 'ein grosserer meerfisch' < idg. *(s)qalo-, *(s)qdlo- zusammengestellt. Die iibereinstimmung in form und bedeutung ist aufifallend.
Noch ein solches wort ist finn. koi 'morgendàmmerung"; Icoivio, Icoivi-paà 'ochs mit wcissem kopfe', loivas 'kuh mit weis- sem kopfe', (vielleicht ableitungen aus) koivii 'birke', das ich als eine zusammensetzung von ]coi mit einem worte fur ""baum', also, wegen der weissen rinde, 'glànzender baum', auffasse^; das letzte kompositionsglied in koivu erblicke ich auch im namen der 'erle', fi. Icppà, lapp. lœibhe, mordv. Ià2)e, lex)ci, tscherem. lôlpô, UUpà, lôl'pe, nôl'pe, syrj. lol-pu, lov-pii, }o-pi{, votjak. lul-pu, wo das silbenauslautende l der drei letzten sprachen vielleicht eine vor- stufe des lapp. i (< T?) ist; das -eu, -pd etc. hàngt wol mit fi. puu, tscherem., syrj., votjak. pu, ung. fa 'baum' zusammen. Mit fi. lioi gehoren weiter zusammen: lapp. Lule Jnioi^^fët 'leuchten, glànzen'. Ob auch guorso 'morgenrote' hierher zu rechnen ist, scheint mir unsicherer. Mordv. kuj-fpr etc. 'birkenrinde' < ur- mordv. *Ja(jva 'birke' ; mordv. kclu etc. 'birke' ist mit einem auch in anderen baumnamen vorkommenden -lu zusammengesetzt*; tscherem. kogi, kugi, kue 'birke"; syrjàn. kija 'helligkeit', osja k. 'morgenrote', rytja k. 'abendrote', kydé, kyds 'birke'; vot- jak. kiypu, kij-pi etc. 'birke' ^; ostjak. aondil, xuntil etc. 'rote am himmel, morgenrote' gehort vielleicht auch hierher; vogul. khuj, x^fj, l^hoj 'morgenrote', x^l\ f^^l' etc. ^birke'; ung. hajnal id.^. Im samojedischen ist dieser wortstamm auch bekannt:
^ Mit einem l, »(las fast wic Ir im dcutschen ausgesprochcn wird
Dersclbe laut findet sich auch im Satakunda-finnischen, wird
hier aber gewcihnlich durch d bezeichnct» (ein d mit einem tremula- tionsschlagc; Sctiilil Àannehist. s. 2()).
* Daneben im jurak. ein «augmcntativum» hâlei 'walfisch'.
^ Vgl. auch Lônnrot Lex. s. v. kuivu uiul Donner Et. Wb. n:o 30.
* Paasonen Mordv. lautl., s. 8j f.
■'' Nach Anderscm s. 251 und Wichmann Wotj. Chrest. n:o 414 warcn dicse formen nirht hierher zu zichen.
" in^er dièses wort h;it zulctzt Szilasi, Adalékok a finn-ugor pa- latalis mâssalhangzôk torténctchez, Butlapest 1904, s. 13 ff. geschricben; er stellt, vielleicht mit recht, noch wcitere fi.-ugr. worter hiermit zu- sammen.
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'sonne' heisst jurakisch hâjer, Jiaijer, hajar (h < Je) ; tawgy Icoii; jenisei Jcaija; kamassinisch Iciija'^; 'birke' heisst jurak. hô, ho; tawgy kua; jen. Jma; ostjak-samojedisch Jave; Iwà; Tiivul'-pu ( — baum); Icôe; liiie; kà, kdl-pii; Jcà; koel-pu; kamass. Jiujii; die formen mit l fûhren, wie GOMBOCZ NyK 32, s. 187 gezeigt hat, zu den vogulischen formen ûber und erinnern gleichfalls an (verwante??) baumnamen in einigen anderen sibirischen sprachen : tungus. holo 'esche', hnl 'pappel', kamtschadalisch lilch- 'birke' etc. Was dièses l bedeuten kann, ist noch unmoglich zu ent- scheiden. Das fi.-ugr. koi- etc. 'morgenrote, helligkeit' erblicke ich weiter auch in einem weitverbreiteten tiirkischen namen der sonne: schor, lebed, koman., dschag., ostturkest., karaim (Troki) hujas, karaim^ kajas, dschag., chiva, kazan Iwjas, baschkir. kojas, kèjas (KSz 4, s. 195). Dièses fi.-ugr. -tûrk. wort mochte ich mit dem idg. *qoitu- zusammenstellen, das in folgenden gestalten auf- tritt: ai. kctûs m. 'helle, Hcht, strahlen, flamme, leuchte', got. hai- dus m. 'art, weise', ahd. lieit m. f. 'persona, sexus, rang, stand', ags. hâd m. 'stand, geschlecht, art und weise, eigenschaft', an. heid n. 'klarer himrrrer, heiôr 'heiter' und mit >-suffix ahd. heitar 'heiter' etc. Die bedeutung des idg. *qoifn- war also 'helle, er- scheinung' (Fick I4 s. 380).
Zu dieser wortkategorie mochte ich auch das folgende wort ziehen: fi. puren ich beisse'; lapp. borrat 'essen'; mordv. porems 'nagen, beissen'; tscherem. puram 'beissen, kàuen'; syrj. purny id. ; ostjak. porlcm 'beissen, nagen'; vogul. puri 'beissen'; ung. fûmi 'bohren', das man wohl nicht mit BUDENZ MUgSz, s. 543 hiervon trennen kann^. Fi. piira 'bohrer' und piiras 'haumeissel', estn. pura 'instrument der schmiede zum durchschlagen von lo- chern in eisen' und purask, 2)orask, gen. -.s7./ 'meissel' (mit auffal- lendem k) erinnern lebhaft an schwed. borr, norw. hor, mnd. bor etc. 'bohrer'. Entlehnung aus einer germ. form scheint mir in- dessen wegen des u der ersten silbe fast ausgeschlossen. Dièses u wûrde eine vorgerm. grundform voraussetzen. Noch weniger scheint ostjak. par, por 'bohrer' aus russ. bur 'erd-, bergbohrer'.
^ Dièse letztcre form zcigt vicllcicht spurcn tatarischen einflusses; weitere zusammcnstcllungen bel Halâsz in NyK 23, s. 26.
^ Luzk, Kalic; KSz 3, s. 251.
^ Vielc andere formen bei Andersen s. 368 f., Budenz s. 443 f., Wichmann, Tschuwass. lehnw. in den perm. spr., s. 25.
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hurav 'bohrer' (tatarischr) stammen zu kônnen. Tscherem. j;o- rolem "bohren' wird von BUDENZ NyK 3, s. 412 von einem tschuwassischen ^jHra/«5 id. hergeleitet; tscherem. ^iH>-o 'bohrer' stimmt auch mit tschuw. ^>2(rrf id., das in den tUrk. sprachen weitverbreitet ist: kaz. horaii 'bohrer', horaitla- 'bohren' (Bâlint); baschkir. hor- 'bohren', horau 'bohrer' etc. (Prôhle); dschag. horn 'bohrer' (Vdmbcry). GOMBOCZ NyK 28, s. 173 hait auch die ostjak. formen (und sogar finn. pura) flir tùrkische lehnwor- ter, was mir nicht wahrscheinhch ist, da tûrk. 0, u sonst kaum im ostjak. als a auftritt (Paasonen FUF 2, s. 92 f.); richtiger ist gewiss seine etymologie vogul. ^^/yra 'pfrieme' < tschuw. 2^ttra etc. Auch die tscherem. worter scheinen entlehnt zu sein. Neben diesen fi.-ugr. und tiirk. namen des bohrers, die nicht aile auf entlehnung beruhen konnen, haben wir dann auch ein jurak-sa- mojed. x}are\ parée 'bohrer', pare))6'ou, pare\)o''tàH 'bohren', das an das ostj. par, par erinnert, ohne sich doch vollig mît ihm zu decken; die moglichkeit einer entlehnung will ich jedoch nicht leugnen. Ostjak. -samojed. pur 'bohrer' ist wohl aus russ. hur id. entlehnt; dièse dialekte haben kein anlautendes h. Jedenfalls ha- ben wir im fi.-ugr. und tiirk. gleichlautende worter, die ich als urverwant betrachte. Mit den fi.-ugr. wortern vergleicht Andek- SON ss. 163, 368 f. lat. forare 'bohren' etc. Grundbedeutung der wurzel ist 'mit einem scharfen instrument bearbeiten', das auch mit der bedeutung des finn. pnycti, syrj. pnrrtij etc. 'beissen' leicht zu vereinen ist.
Schon TOMASCHEK (citiert bei Munkacsi, AKE, s. 71) hat auf ein wort fur 'grube' hingcwiesen, das ûber Europa und Asien weit verbreitet ist: finn. kuopjxi 'grube' (neben lîoppa 'ausgehohlter gegenstand', hojx'va 'ausgehôhlt, koiikav', kopcro 'grube fiir ruben' u. a.^); lapp. (/(>j>j>(if 'aushôhlen', (/02)j)(' 'a.ush6h\ung' ; syrj. (jôj), gi( 'grube', votjak. (foj) 'thaï, vertiefung', f/n 'grube; grab', neben syrj. kokan 'erdhacke', votjak. koJd'éaJ- 'hacken (mit der erdhacke)' etc.; ung. <]ohe 'wassergrube' neben knpa vertiefung' u. a. ^ Das gegenseitige verhàltnis dieser worter ist sehr unklar; aile konnen sie nicht eng zusammengehoren. Jedenfalls abcr muss man sie wie TOMASCHEK mit osman.-tûrk. koha 'loch, grube, graben', mongol, yaha 'grube' vergleichen. Andererseits kennen auch die idg. sprachen ein àhnliches wort: griech. yvniri 'erdhohle, kam-
^ Donner Et Wb. n:o 260 ff. neben vielem nicht hichergehôrigen. ^ Szilasi, Adalékok, s. 42 ff.
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mer', ai. gtiptâ- 'verborgen, geschûtzt', av. gufra 'tief, verborgen', aksl. supa grab'; weiter auch ai. laipa-, griech. xvnri 'hohle', lat. CAipa 'tonne', neben mhd. hopf 'trinkgefàss, bêcher, seidel, hirn- schale, kopf u. a. m.\ eine reich entwickelte gruppe von wor- tern, die in form und bedeutung an die fi.-ugr. formen erinnern, ohne dass sie, soviel ich sehen kann, dié originale der letzteren sein konnten. Es gibt freilich in den fi.-ugr. sprachen auch lehn- wôrter aus dieser idg. gruppe; wenn aber dièse lehnvvorter bei- seite gelassen werden, bleibt jedoch immer noch eine reihe von formen, die ich als beweise der idg.-fî.-ugr. urverwantschaft an- sehen muss. Dièses huopjpa 'grube' etc. hat, nebenbei bemerkt, vielleicht auch far die kulturellen verhàltnisse der alten zeit einige bedeutung. Die menschen der jiingeren steinzeit in ItaHen, Frank- reich. Belgien und ganz Mitteleuropa wohnten in halb unterirdi- schen hûtten, in 'wohngruben' "K Dasselbe war in alter zeit auch bei den fi.-ugr. volkern der fall'^ und es ist daher intéressant, in allen diesen sprachen denselben namen fur 'grube' zu finden. Ubrigens ist auch der fi.-ugr. name des kegelformigen, iiber die vvohngrube errichteten gebàudes in den idg. sprachen wohlbe- kannt: finn. liota, lapp. goaftc, mordv. /.itdo, tscherem. Liiôo, syrj, -ka, -Jai, ostj. xôt, ung. Jui.î: (in den meisten sprachen jetzt 'haus'), vgl. ai. Tiuta-, laifa, l-uti- 'haus, hiïtte', av. kata 'graben; bezeichnung einer grube, in welcher die leichnamc unter gewissen verhâltnis- sen provisorisch untergebracht werden miissen; haus', oder auch altnord. kot, ags. cot 'kleine hutte' und seine sippe*. Dass aile dièse fi.-ugr. worter aus den idg. sprachen entlehnt wàren, scheint mir ganz ausgeschlossen.
Die worter fur 'rabe' sind auf fi.-ugr.-samoj. und idg. gebiete gleichlautend: finn. laaruc, lapp. garanas, mordv. /.mne/.?*, tsche- rem. Icurtnaz, syrj. Li/rngs etc.; jurak.-.samoj. harona, harna, harna, Xarna etc. (</-); griech. xoQon'r], lat. rorirl.r 'krâhe', griech. xô- ça§, lat. corvus 'rabe'''.
Wcnn das verhaltnis zwischen zwei sprachfamilien nur nach der àhnlichkeit einiger worter zu beurtcilen warc, konntc man daraus
^ Klugc Et. Wb. s. V. Kopf; Falk <.V Torp YA. Ordb. s.v. Kop. ^ Sophus Millier, Urgeschichtc Europas, s. 25. =* A. O. Heikel in JSFOu 4, s. 325 ff.
"^ Weiterc zusammcnstellungen bci Munkârsi AKE, s. 332 ff. •^ Noch andere formen und zusaninicnstcllungcn bei IMunkacsi ÀKE, s. 352 f.
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gar keine schlûsse ziehen ; man wâre genotigt dièse àhnlichkeit fiir einen spiel des zufalls aufzufassen. Anders liegt die sache, wenn man, wie hier, nicht nur mit einigen wortern zu tun hat, sondera auch die ganze reihe von grammatischen ûbereinstimmun- gen beriicksichtigen muss: da kann man dem zufall nur eine sehr beschrànkte rolle zAïteilen, auch wenn die àhnUchkeit sich in sol- chen wortern kundgibt, wo onomatopoetische einflûsse denkbar sind, wie in dem soebengenannten laarne, harona, cornix.
Es wàre nicht schwierig dièse Hste von wortern, die dem idg., dem fi.-ugr. und irgend einer anderen von den ural-alt. sprach- famihen gemeinsam sind, noch zu verlângern. Wenn einmal der wortschatz der samojed. sprachen besser' erforscht sein wird, wird das noch leichter sein. Aus den schon jetzt gut bekannten tiir- kischen sprachen kann man aber, wie es scheint, nicht viel holen. Sie stehen sowohl grammatikahsch als lexikahsch den fi..-ugr. und samojed. /jemhch fern, und man kann sagen, dass der zusam- menhang zwischen den beiden ziemhch eng zusammengehorigen westhcheren zweigen und dem osthchen, 'altaischen' zweige der grossen ural-alt. sprachgruppe noch etwas problcmatisch ist und noch sehr der erhellung bedarf. Es ist indessen unzweifelhaft, dass man auch in den tûrkischen sprachen idg. anklànge finden kann; H. Pederskn s. 561 hat sie in kiirze behandelt. Daneben findet man natiirlicherweise auch in diesen sprachen viel altères und jiingeres lehngut aus dem idg.^.
^ Vgl. (jronbech s. 4 ff. Gronbech vcrluilt sich sogar gegen die verwantschaft der «altaischen» sprachen, d. h. der tûrkischen, niongoli- schen und mandschu-tungusischen sprachen, unter einander etwas skep- tisch. Die von ihm verlangtc, nilhere beleuchtung dicser verwantschaft ist jetzt von Gombocz NyK 35, s. 241 ff. und Ramstcdt, Uber die konjug. des Khalkha-mongol. angebahnt worden. Die von einigen forschcrn angenoniinene zugchorigkeit des japanischen zu dieser sprach- gruppe steht noch im weiten fekle. ^— Es gab vielleicht in alter zeit irgend welche sprachen und volker, die die jetzige lûckc zwischen den fi.-ugr. und samojed. sprachen einerseits und den tûrkischen anderer- seits ausfûllten. Man denkt hier unwillkûrlich an die ratsclhaftcn sabi- ren, nach welchen Sibirien seinen namen erhalten hat (KSz I, s. 258 ff.) und welche vor den jetzigen bewohnern Westsibiriens dièses land innchatten. Ihre nationalitiit ist ganz unbekannt. Jetzt sind sie schon scit langem vollstilndig verschwunden.
^ Vgl. Muukâcsi in NyK 24, s. 405 ff. und in deutscher sprache in KSz I, s. 156 ff., 5, s. 352 ff., 6, s. 376 ff.; H. Pcdcrscn in ZDMG 57, s. 561 une! KZ 39, s. 442 ff.
Finnisch-ugrisch und indogermanisch 63
Neben diesen wortern, die man in drei sprachfamilien wieder- findet und daher als beweise der urverwantschaft ansehen konnte, gibt es natùrlicherweise sehr viele, die man wegen ihres altertum- lichen gepràges auch zu der kategorie der urverwanten worter rechnen mochte, die aber nur in einem von den ural-alt. sprach- zweigen vorkommen. Ein fi. mcsi (<. *mcti) 'honig', lapp. mietta 'met', niordv. med' , tscherem. mii, syrj. 'ttia, votjak. mu, ung. mes 'honig' stimmt in form und bedeutung mit einer reihe von idg, formen ûberein: idg. *meilhu 'met, honig, wein' > ai. mâdhu 'ho- nig, stisser trank', griech. ^léiyv 'wein', akslav, meâû 'honig, wein', ht. miâùs 'met', medùs "honig', anord. n/jçôr (< *meôuz) 'met''. Ein ari.sches lehnwort kann dièses mesi etc. wegen seines e nicht sein; germanischer, Htauischer oder slavischer ursprung ist wegen der verbreitung des wortes uber das ganze fi.-ugr. gebiet undenk- bar. Wenn es also ein lehnwort ist, muss es aus einer vorari- schen sprachform mit noch beibehaltenem e stammen, die aber der idg. ursprache sehr nahe kommt. Ein solches wort kann man also, wenn man so will, fiir ein uridg. lehnwort erklàren oder auch als ein gemeinsames idg.-fi.-ugr. wort ansehen. Bei anderen wortern aber scheint es, wenigstens zur zeit, unmoglich, eine entlehnung anzunehmen. Ein solches wort ist fi. snola, mordv. sal, syrj. sol., votjak. sylal 'salz', das ofifenbar mit griech. alç, lat. sal, akslav. solî, lett. sais etc. zusammenhàngt, ohne dass man eine aîte idg. form nachweisen kann, aus welcher es unmittelbar entlehnt sein konnte. Hier scheint mir die urverwantschaft fast sicher^.
In dem von Anderson herangezogenen materiale gibt es ziemlich viel worter, die man mit ihm versucht sein konnte als urverwante worter anzusehen. Ich verweise z. b. auf finn. vara 'vor.sicht' s. 71, niiori 'jung' s. 91, salara 'weide' ss. 149, 326, Jai&ri 'rinde' ss. 192, 195, koro 'einschnitt' s. 208, j^uoli 'seite' s. 231, jwrà 'ende, ziel, hinterteil' s. 234, knmpu 'hiigel' s. 280, kôha 'husten' s. 326, lehti blatt' s. 326, viha 'hass' s. 327 (nàheres bei
* Noch andere zusammenstellungen bei Munkâcsi AKE, s. 467 f.
^ Tch muss unentschieden lassen, ob auch der^ samojedische aus- druck fiir 'salz' hierher gehort: jurak. sear, sêr, sur, tawgy ser, sér, jenisei sî', silo' (mit einem trcmulantischen Maute, vgl. oben s. 58), si', siro'; das k im ostjak-samoj. sak, seak, seak, sak, sedk id. ist be- frcmdend; kamass. thus < tiirk. iuz id. Wenigstens in cinigcn wortern wechselt im samojed. l mit 7-, vgl. bei HaU'isz in NyK 2^, 24 die num- mern 5, 6, 7, 8, 52, 86 etc.
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Andersen). Es muss aber auch hervorgehoben werden, dass es noch in vielen fàllen zu friih ist, liber die herkunft eines wortes etwas bestimmtes -au sagen, da die geschichte der ostlicheren fi.- ugr. sprachen noch fast vollig unerforscht ist, und es also oft un- moglich ist zu bestimmen, ob nicht etwa die grundform des wor- tes einer arischen form so nahe kommt, dass entlehnung wahr- scheinlich wird. Eben in diesen ostliclieren sprachen sind die no- torischen arischen lelinworter am zahh'eichsten; zu bedauern ist aber, dass auch dièse noch sehr unvollkommen studiert sind. In den letzten jahren ist aus den dialekten der permischen (syrjànisch- votjakischen) und ob-ugrischen (ostjakischen und voguHschen) sprachen ein gevvaltiges material heinigebracht worden, das jetzt bearbeitet wird. Die erforschung dieser sprachen wird hoffentlich auch iiber die noch dunkle vorhtterarische geschichte des ungari- schen hcht verbreiten. Die tscheremissischen dialekte wf;rden eben jetzt untersucht. Die mordvinischen, finnischen und lappischen dialekte sind nieistens gut bekannt. Es kann also nicht lange dauern, bis die wissenschaft iiber die geschichte ail dieser .spra- chen gut unterrichtct sein wird, sodass man besser geriistet an die untersuchung der fi.-ugr.-idg. verwantschaft herangehen kann, einc aufgabe die erst dann mit vollstàndiger sicherheit gelôst werden kann. Es erscheint mir aber schon jetzt ganz unzweifelhaft, dass die antwort auf unsere fragc nur in einer richtung gehen kann: die indogermanischcn und die finnisch-ugrischen sprachen sind urverwant.
Wir kônnen jcdoch nicht hofïen, da.ss die gesetze fiir die ent- wicklung des uridg. und des ur-fi.-ugr. aus der gemeinsamen (jnelle je genau bekannt werden konnten. Dièse entwicklung fàllt in so entlegene zeiten, dass sie uns fzr imnier in einen dichten schleier gehûllt bleibcn wird. Unsere kenntniss von der urverwantschaft der beiden sprachfaniilien wird ininier sehr oberflàchlich sein, und diejenigen, die ùberall mathematische beweise verlangen, werden durch die resultate stets unbefriedigt bleiben. Das bedeutet aber nicht viel. Eûr die sprachwissenschaft ist es doch am ende von wenig belang iiber irgend einen vorurfinnisch-ugrisch-samojedischen umlaut oder gar eine vorurindogermanische lautvcrschicbung ins reine zu kommen, denn umlaute und lautverschiebungen kennen wir schon genug. Von grosserem gewicht ist es kennen zu 1er- nen, welche methoden und clémente dièse ursprachen beim auf- bau ihrer morphologischen système gebraucht haben, und zu
Finnisch-ugrisch und indogermaiiisch 65
dieser kenntniss kann der forscher durch vergleichung ihrer mor- phologischen système ohne zweifel in nicht geringem umfange gelangen. Bei der vergleichung des idg. mit dem fî.-ugr. und samojed. ist der forscher auch in der gluckHchen lage, dass er noch weitere verwante der letzteren herbeiziehen kann, nàmHch die altaischen sprachen, die im allgemeinen auf einer noch viel ursprunghcheren stufe stehen als dièse westHcheren zweige des grossen ural-altaischen stammes. An der hand der altaischen sprachen wird er also noch tiefer in die dunkle urzeit des indo- srermanischen dràngen konnen.
Ibn Sa'd ock hans arbete Kitâb et-Tabaqât el-kebîr.
The glory of the liieraiure of the Mohamma- daris is its literary biography.
Sprenger.
For nâgot mer an fàmtio âr sedan fastes orientalisternas upp- marksamhet pâ en arabisk historieskrivare, Muhammed IBN Sa'd, soni dittils varit sa gott som okànd for den larda vàrden. De forsta underràttelserna om denne for vâr kànnedom oni Islàms àlsta historia synnerligen viktiga forfattare harrora frân Sprenger ock Wlstenfeld ock publicerades i Zeitschr. d. Deutschen Morgen- lànd. Gesellschaft^ Nâgra âr senare gjordes Ibn Sa'ds vàrk till foremâl for synnerligen grundliga ock omfattande undersôkningar av LoTH, som i tvànne sârskilda avhandlingar lemnade en full- standig redogorelse for arbetets ursprung ock disposition'-. For undersôkningar rorande muhammedanismens historia under âldre tider hava de i olika bibliotek forvarade handskrifterna av Ibn Sa'd flere gânger râdfrâgats, ock sarskilt hava utgivarne av Tabarî hàr funnit utomordentligt vârdefulla upplysningar. Behovet av en fullstandig édition av den larde arabiske biografens vark har ocksâ mer an en gang framhâllits, ock detta onskemàl torde aven snart komma att forvârkligas. Av den upplaga, som f. n. àr under utgivning pâ fôranstaltande av Preussiska Vetenskapsakademien"'',
^ Bd III (1849), s. 450 ock IV (1850), s. 187.
•^ Das Classenbuch des Ibn Sa'd. Einleitende Untersuchungen ûber Aulhcntie und Inhalt nach den handschriftlichcn Ubcrresten, Leipzig i8()g; ock Ursprung und Bedeutung der Tabakât, vornchmlich dcr des Ibn Sa d: ZDMG 23 (1869), s. 593.
^ Ibn Saad, Biographien Muhammeds, seincr Gefiihrten und der spiiteren Trager des Islams bis zum Jahre 230 der Fkicht, im Auftrage dcr Kon. Preussischen Akademie der Wissenschaftcn ini Verein mit C
Ibn Sa'd 6^
fôreligga redan tre band, ock flere torde inom den nàrmaste fram- tiden vara att forvànta.
Om Ibn SaMs levnadsforhâllanden àga vi en tàmligen knapp- hàndig kànnedom. Han var fodd i Basra ock synes hava tillbragt storre delen av sitt liv dels i sin fodelsestad, dels i Bagdad. Hans fullstândiga namn var Abu 'Abdallah Muhammed ibn Sa'd ibn Manî' EZ-Zuhrî. Liksom sa mânga andra bland de màst fram- stâende kànnarne av den arabiska traditionen tillhorde han ingen av de gamla fornàma slàkterna, utan var en simpel maulâ. Hos de arabiska biograferna betecknas han nàmhgen som khent till el-Hu- sein ibn 'Abdallah ibn 'Ubeidallàh ibn el-'Abbâs el-Hàsimî. Som LOTH pâpekar^, behover detta emellertid icke innebâra, att Ibn Sa'd sjàlv varit en frigiven slav, utan kan lika val betyda, att han hàrstammade frân en klient till den nyssnàmnde Husein ibn 'Abd- allah, emedan benàmningen maulâ (frigiven slav, klient) plàgade bibehâllas aven av den frigivnes efterkommande-. For denna uppfattning tala aven kronologiska skâl. I Kûfa, Mekka ock Mé- dina âhorde Ibn Sa'd de màst framstâende larde pâ den arabiska traditionsvetenskapens omrâde ; hans fornàmste lârare, som ocksâ citeras nàstan pâ varje sida i hans stora vàrk, var dock den be- kante MUHAMMED ibn 'Omar el-WÂQIDî frân Médina, seder- mera dommare i Bagdad. Att Ibn Sa'd stâtt i nâra forbindelse med
Brockelmann, Konigsberg; J. Horovitz, Berlin; J. Lippert, Berlin; B. Meissner, Berlin; E. Mittwoch, Berlin; F. Schwally, Giessen, und K. ZetterstÉen, Lund, herausgegeben von Eduard Sachau, Leiden, Brill 1904 o. folj. — Àvcn med arabisk titel:
J^-ciîi L;ia>''l/o ^^c Kji,AÀji L\àj,/iÀ./î 5.Aw*.)i ,^c '•*^r!' J«4->^^ j.^^ .viîi 'x*.'i ,^j\ O'LiL^ xm,0^ .— j ^.s>^M J>,i»J)i sx.^ij, ii,^\j^^\A£i'X.^ , c^^ ^o^jwkJi l\.>.4.ix-^ x>^«4.:ï-i Q-» ^A- 1 A,j lAic 1\aJL*.j"^^ O-l^-Ji x^/^s. ,.-A.j.j L\ÀjvA*j
. xJ.^-vî; irn :<À^ \j.l
^ Das Classenbuch, s. 7.
^ Pâ samma siltt kunde Zeid ibn Aslam kallas »'Omars slav», ehuru det icke var han .sjiilv, utan hans fader Aslam, som varit slav ât 'Omar ibn el- Hattfib: Nawawî, Biographical dictionary of illustrious mon, s. 25g.
68 K. y. Zetterstéen
Wâqidî, framgâr redan av hans allmànt brukliga benâmning l'âtib cl-Wàq'uVi (Wàqidî's sekreterare). I det politiska livet torde han icke bava spelat nâgon roll. Att dômma av de ofuUstàndiga un- derràttelser, vi àga, synes han uteslutande hava levât for sina stu- dier. Han avled i Bagdad âr 230 (845) ^ 62 âr ganimal.
Det arbete, som forskaffat Ibn Sa'd en plats i den arabiska lit- teraturhistorien, bar titeln kitâh ef-tahaqât cl-kehîr, »klassernas stora bok». Egendomligt nog kallas det i fiera handskrifter helt enkelt et-fahaqât cl-kchîr. Det ligger visserligen nàra till hands att emen- dera Jiehîr till kehîra, nien dâ formen kebîr forekommer i hand- skrifter, som innehâlla olika delar av vàrket, forefaller det dock, som om det ogrammatiska uttrycket stodde sig pâ gammal tradi- tion. Detta vàrk kan karaktâriseras som ett biôgrafiskt lexikon, innehâllande mer eller mindre utforliga levnadsbeskrivningar over Muhammeds samtida, deras nàrmaste efterfôljare^ ock yngre ge- nerationer ànda till forfattarens egen tid. Det egentliga syltet var att lemna bidrag till kànncdomen om den arabiska traditionen genom att meddela sa fullstàndiga upplysningar som mojligt om alla, som direkt eller indirekt haft nâgot att fortàlja om profeten eller hans làra. Arbetet inledes med en vidlyftig biografi over Muhamined, vilken emellcrtid kan betraktas som ett i viss mân sjàlv- stândigt vàrk. Dàrpâ fôljer en sa vitt mojligt fullstàndig forteck- ning over alla mer eller mindre framstâende representanter for muhammedansk traditionsvetenskap fràn olika delar av den islami- tiska varlden: Médina, Mekka, Tà'if, Jemen, Jemâma, Bahrein, Kûfa, Basra, Wâsit, Medà'in, Bagdad, Choràsan, Raij, Hama- dàn, Qumm, Anbàr, Syrien, el-Gezîra, et-Tugùr (de syriska gràns- trakterna), Egypten, Tunis ock Spanien. De olika avdelningarna indelas efter kronologiska principer i olika klasser (tabaqàt), vilken anordning givit arbetet dcss namn. Det hela avslutas med en sàrskild avdelning, innehâllande biografier over de kvinnor, som varit av betydelse for traditionsvetenskapens utveckling.
^ Brockelmann, Geschichtc (1er arabi.sclicn Litteratur, Leipzig 1901, s. 105 uppgiver av forbisccnde »gcborcn in Baghdâd 230/845 >^ 1 stilllet f(')r »gestorben». I den st(')rrc upplagan d;iremot hetcr det s. 136: »Er starb in Bagdad ani 4. (iumâdâ II _'3o/i7. Fcbr. 845'>. Om datum jfr dock I.cîTii. Das Clas.senl.)iuh s. 4, not 13.
'^ I den aral)iska traditionsvetenskapcn har man att skilja mellan »foljcsU\garc» {es-sa/iâba) ock »efterfoljarc» {et-tûht' ihta). Till de forra riiknadcs alla, som stàtt i personlig bcriihng med jirofeten, till de sc- narc siidana, som icke haft nâgon direkt fiirbindclsc nicd Muhanmicd sj;ilv, utan cndast med hans -f(>ljeslagarc >.
Ibn SaVl 69
I den form, i vilken Ibn Sa'ds vàrk nu foreligger, innehâller det en utomordentligt rikhaltig materialsamling for vâr kànnedom om Islâms mâst betydande representanter under de fôrsta ârhund- radena av dess tillvaro. Hans styrka ligger i en minuties redo- gorelse for eir massa karaktâristiska detaljer, som i vanliga fall âro av betydande kulturhistoriskt vàrde, om man ock mâste er- kânna, att ett ock annat av vad Ibn SaM meddelat eftervàrlden àr av den beskaffenhet, att det âtminstone for oss huvudsakligen âger blott kuriositetens intresse. I regel inleder han sina biografier med en noggrann upprâkning av vederborandes fôrfâder ànda till avlàgsnaste led. Araben har i alla tider lagt mycket stor vikt pâ en âdel hârkomst, ock genealogien har alltjâmt varit ett synner- ligen omtyckt studium, varom aven senare tiders biografiska littera- tur avlâgger ett vâltaligt vittnesbord^. Ibn SaM har tydligen mycket noggrant studerat sina foregângares arbeten pâ detta om- râde, men lemnar i allmànhet inga upplysningar om sina genea- logiska kâllor. Att dessa uppgifter en ock annan gang âro mindre tillforlitliga, kan emellertid icke bestridas, dâ somliga genealogier gâ tillbaka lângt in i de forislamitiska sagornas dunkla natt. For ovrigt stâmma de genealogiska uppgifterna i allmànhet râtt val ôverens med varandra, ock dâr samma genealogi forekommer flere gânger, forete de sârskilda parallelstâllena vanligen inga vâsent- liga olikheter. Undantag forekomma visserligen, men dessa bero till stor del pâ vârdslosa avskrivare, som overhoppat ett eller flere namn i den lânga serien''^. Efter de genealogiska uppgifterna foljer
' Ett gott exempel pâ arabernas genealogiska intresse erbjuder den bekante fôrfattaren Abû-l-'alâ' el-Ma'arrî's stamtrild, som enligt Ibx HALLiKaN, Vitae illustrium virorum nr.46 var av foljande lydelse: Abû-i-'Airi' Ahmed ibn "Abdallah ibn Sulciman ibn Muhammed ibn Suleimân ibn Ahmed ibn Suleimân ibn Dâ'ûd ibn eI-]Mutahhar ibn Zijâd ibn Rcbî'a ibn el-Hârit ibn Rebî'a ibn Anwar ibn Asham ibn Arqam ibn cn- Nu'^mân ibn 'Adî ibn Gatafân ibn 'Amr ibn Sarîh (riktigare Barîh) ibn Huzeima ibn Teimallâh ibn Asad ibn Wabara ibn Ta'lab (Taglib) ibn Hulwân ibn 'Imrân ibn el-Hâfi ibn Qudâ'^a et-Tanûhî cl-Ma'arrî.
■^ De arabiska genealogierna èiro stundom av don beskaffenhet, att (le kunna foranleda missf<)rstând. Det finns i arabiskan âtskilliga namn, som anvandas om bâde man ock kvinnor, t. ex. Salûl, Asmâ' m. fl., ock det vore darfor mângen gang skiû att i tydlighctens intressc fr)lja den av grammatici forcskrivna, men sUllan tillilmpade regcln, att ^^,7^ f*"'rc
modems namn bor skrivas i^i^ , t. ex. ii'^àx:^ ^ji >A4..^/«. I.s\-nncrhet
70 K. y. Zetterstéen
i vanliga fall en noggrann redogorelse for de skildrade perso- nernas familjeforhâllanden, som ofta voro invecklade nog. Om en av kalifen 'Otmâns efterkommande, Muhammed ibn 'Abdallah, heter det hos Ibn Quteiba^, att han var l'etîr et-tezwiy, Jcetîr et-falâq, »flitig att gifta sig ock flitig att skilja sig», ock âtmins- tone det forra epitetet kan med skàl tillàmpas pâ mânga bland hans samtida. I de flàsta fall voro de lagliga hustrurna flere till antalet, ock dessutom voro forbindelser med slavinnor yt- terst vanliga. Med stor noggrannhet plâgar forfattaren redogora for sônernas, dôttrarnas ock de friborna hustrurnas namn. Dàr- till sluta sig vanligen detaljerade upplysningar om de senares hârkomst. Àr det dàremot frâga om en slavinna, meddelar han mycket sàllan hânnes namn, utan inskrànker sig vanligen till att omtala hânne under den karaktâristiska benàmningen unim walad (ordagr. »barnamoder»). Stundom tillâggas mer eller mindre ut- forliga upplysningar om en eller flere bland de efterkommande, ifall dessa i ett eller annat avseende spelat nâgon mera framstâende roU. I utforlighet ock noggrannhet i frâga om allt, som samman- hànger med familjeforhâllandena, ôvertràfifar Ibn Sa'd vida den senare tidens biografer, Ibn el-Atîr, Ibn Hagar m. fl., vilka i detta avseende i allmànhet hava foga av vikt att meddela.
I sina biografier over de àlste anhàngarne av Islam skildrar forfattaren vidare, under vilka omstàndigheter de overgingo till muhammedanismen. Under dessa oroliga tider var det naturligt, att de flàste skuUe deltaga i en eller flere drabbningar. Andra âter utmàrkte sig som dommare eller stâthâllare eller innehavare av andra ofl"entliga uppdrag. Dylika fortjànster antecknas sam- vetsgrant, om ock forfattaren vanligen ej inlâter sig pâ nâgon allmàn karaktâristik av deras vàrksamhet.
Vidare avhandlas ofta de sârskilda traditionisternas storre eller mindre auktoritet i frâga om de traditioner, de hade att meddela.
iir detta handclsen, dâ bàda fOraldiarnes namn anfuras, t. ex. ^^-r^^
ii-^^o ^\ <i5^-ui ^j «.US /Abdallah, sou till Mâlik ock Buheina». Det samma gilller âven, dâ fadern anfores tvâ gânger, forst under sitt egentliga namn ock darefter under ett annat, t. ex. i»:^^-;^' ^^^ /iV^^^J'
^-^^) O^' «Lshâq, son till Ibrâhîm, d. v. s. son till Râhaweih», diir Ibrâhnn ock Râhaweih beteckna samma person. Jfr N.vwAWÎ, Biogra- phical dictionary of illustrions mon, s. 115.
^ Hnndbuch der Gcschichte, hrsg. v. F. Wijstenfeld, s. 100.
Ibn SaM 71
Skildrade fôrfattaren en person, som ansâgs for en tillfôrlitlig sa- gesman, plâgade han ocksâ uttryckligen omtala detta; mera sàllan forekomma antydningar i motsatt riktning. I samband hàrmed uppràknar han ofta de traditionister, pâ vilkas utsagor den eller den huvudsakligen stodde sig.
Synnerligen ofta meddelar Ibn Sa'd detaljerade upplysningar om vederborandes yttre apparition, ock sàrskilt intresserar han sig mycket livHgt for klàdedràkten, speciellt huvudbonaden. Fàrgen ock tygets beskaffenhet avhandlas med stor noggrannhet ock sak- kànnedom. Det samma gàller om sigillringen; av talrika stàllen framgâr, att det ansâgs for en viktig sak att veta, av vilket ma- terial den var fôrfàrdigad, pâ vilket finger den bars o. s. v. Aven hârets ock skàggets ans var fôremâl for minnesgoda traditio- nisters livHga intresse. Pâ mânga stàllen meddelas, om veder- borande fàrgade hâr ock skàgg eller ej, vilka kosmetiska medel anvândes o. d. For ovrigt àro de notiser, den flitige fôrfattaren hopsamlat, av mycket olika innehâll ock avse snart sagt alla moj- liga forhâllanden. For allt, som rôr iakttagandet av Islâms kano- niska lagbud, bon, fasta, vallfârd o. s. v., hyser han det livligaste intresse ock anfor varjehanda karaktâristiska episoder, som hàr- med stâ i nâgot sammanhang. Àven màrkliga drômmar anforas ofta. Skicklighet i dromtydning àr ju en egenskap, som av gammalt âtnjuter hogt anseende i Ôsterlandet '.
Till sist plàgar Ibn Sa'd mer eller mindre utfôrligt redogôra for begravningen. Hade den avlidne uppràttat testamente, med- delas àven dettas huvudsakliga innehâll.
Om ock fôrfattaren med synbar fbrkàrlek fôrdjupar sig i dy- lika detaljer, glommer han dock ej den roll, de av honom skild- rade personerna spelat i sin samtids politiska liv, ock sàrskilt innehâlla hans biografîer over kaliferna mânga vàrdefulla upplys- ningar àven om de politiska fôrhâllandena. I artikeln om Mer-
^ I den vidlyftiga artikeln om Sa'îd ibn el-Musaijib (V, 88) anforas flore prov pâ donnes ovanliga fôrmâga att tyda drommar. Bland annat omtalas (s. 91, 24), hurusom Ôerîk ibn Abî Namir kom till Sa'îd ock sade: »Jag har dromt, att mina tiinder (asnânî) folio i handen pâ mig, ock att jag gravde ned dem i jorden», varpâ Sa'îd svarade: »0m din drôm slâr in, sa far du begrava dina jâmnâriga (asnânak) inom din familj». I den dubbla betydelsen hos ordet sinn, pi. asnnn (»tand» ock »jilmnârig») har man antagligen att sôka ursprunget till den vitt ut- bredda foiktron, att den, som drommer, att han furlorat en tand, snart skall fâ hora ett dôdsfall.
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K /. Zetterstéen
i vanliga fall en noggra nernas familjeforhâllandei en av kalifen 'Otmâns ef heter det hos Ibn Qutei ct-falâq, »flitig att gifta t tone det forra epitetet l hans samtida. I de fias till antalet, ock dessutor terst vanliga. Med stor r for sônernas, dottrarnas c till sluta sig vanligen d hàrkomst. Àr det dàren mycket sàllan hânnes na omtala hànne under den (ordagr. »barnamoder»). forliga upplysningar om ifall dessa i ett eller annal roll. I utforlighet ock no hànger med familjefôrhâ senare tidens biografer, Ji detta avseende i allmànht
I sina biografier ove forfattaren vidare, under muhammedanismen. Und att de flàste skuUe delt âter utmârkte sig som d( av andra offentliga iippc vetsgrant, om ock fôrfc allmàn karaktàristik av d
Vidare avhandlas oft mindre auktoritet i frâga
redogôrelse for de skildrade perso-
som ofta voro invecklade nog. Om
kommande, Muhammed ibn 'Abdallah,
^, att han var ketîr et-tezivig, hetîr
ock flitig att skilja sig», ock âtmins-
i med skàl tillàmpas pâ mânga bland
fall voro de lagliga hustrurna flere
voro forbindelser med slavinnor yt-
jgrannhet plàgar forfattaren redogôra
: de friborna hustrurnas namn. Dâr-
aljerade upplysningar om de senares
!: frâga om en slavinna, meddelar han
1, utan inskrànker sig vanligen till att
raktâristiska benamningen umm walad
undom tillàggas mer eller mindre ut-
n eller flere bland de efterkommande,
vseende spelat nâgon mera framstâende
jrannhet i frâga om allt, som samman-
.ndena, overtrâffar Ibn Sa'd vida den
EL-Atîr, Ibn Hagar m. fl., vilka i
hava foga av vikt att meddela.
de àlste anhângarne av Islam skildrar
v'ilka omstàndigheter de ôvergingo till
• dessa oroliga tider var det naturligt,
a i en eller flere drabbningar. Andra
imare eller stâthâllare eller innehavare
ig. Dylika fortjànster antecknas sam-
aren vanligen ej inlâter sig pâ nâgon
as vàrksamhet.
de sârskilda traditionisternas storre eller m de traditioner, de hade att meddela.
iir detta handelsen, dà 1j; i forâldrarnes namn anfôras, t. ex. --^t-
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^-^') O^^ »Ishriq, son till brâhîm, d. v. s. son till Râhaweih», dilr Ibrahim ock Râhaweih be ;kna samma person. Jfr Nawawî, Biogra- phical dictionary of illusliio men, s. 115.
^ Handbuch der Gcsc :hte, hrsg. v. F. Wijstenfeld, s. 100.
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1 sist plagar Ibn ^ 'ïkgravningen. i: àâvendettas h.
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71
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9. s. 115-
F WCsiEX^i-'^' s.
Skildrade forfattaren en p' r: 1, som ansâgs for en tillfôrlitlig sa- gesman, plâgade han ock Lryckligen omtala detta; mera sàllan forekomma antj'dningar 1 1 )t.satt riktning. I samband hàrmed upprâknar han ofta de trie onister, pâ vilkas utsagor den eller den huvudsakligen stoddc si
Synnerligen ofta niccMcr Ibn Sa'd detaljerade upplysningar cm vederborandes yttre q arition, ock sàrskilt intresserar han sig mycket livligt for klàdcdr :tcn, speciellt huvudbonaden. Fàrgen ock tygets beskaffenhet a; h; dias med stor noggrannhet ock sak- kànnedom. Det samma L^al ■ om sigillringen ; av talrika stâllen framgâr, att det ansâgs for 1 viktig sak att veta, av vilket ma- terial den var fôrfàrdigad, 1 vilket fînger den bars o. s. v. Aven hârets ock skàggets ans \ • foremâl for minnesgoda traditio- nisters livliga intresse. 1 i nanga stàllen meddelas, om veder- borande fàrgade hâr ock s igg eller ej, vilka kosmetiska medel anvândes o. d. For ovric^t 10 de notiser, den flitige forfattaren hopsamlat, av mycket olil .1 mehâll ock avse snart sagt alla moj- liga fôrhâllanden. For allt, )in ror iakttagandet av Islàms kano- niska lagbud, bon, fasta, \a ard o. s. v., hyser han det livligaste intresse ock anfor varjchan i karaktàristiska episoder, som hàr- med stâ i nâgot sammanha^. Àven màrkliga drommar anfôras ofta. Skicklighet i drônitydn <^ âr ju en egenskap, som av gammalt âtnjuter hogt anseende i ()s rlandet'.
Till sist plàgar Ibn Sa' mer eller mindre utfôrligt redogora for begravningen. Hade di avlidne uppràttat testamente, med- delas aven dettas huvudsakla innehâll.
Om ock forfattaren me synbar fôrkàrlek fordjupar sig i dy- lika detaljer, glommer han ')ck ej den roll, de av honom skild- rade personerna spelat i .si samtids poHtiska liv, ock sàrskilt innehâlla hans biografier <>v.- kaliferna mânga vàrdefulla upplys- ningar àven om de poliUbi forhâllandena. I artikeln om Mer-
* I den vidlyftiga artikeUoin Sa'îd ihi flere prov pâ donnes ovanli:^afi>nua_na ait i omtalas (s. gi, 24), hurusum ^ciîk iljii AIm a.i sade: »Jag har dromt, att min truulcr i'spitnî) ock att jag gravde ned dcni j.ulcn» drôm slâr in, sa far du '( iv.i diii 1
familj » . I den dubbla 1 »JJlninârig») har man ai ,11. bredda folktron, att den, s.aiilrôii .skall fâ hôra ett dudsfall
72 K. V. Zetterstéen
wàn ibn el-Hakam lases en utforlig redogorelse for de intriger, som utspelades efter kalifen Mu'âwija II:s dod, ock i deii synner- ligen vidlyftiga biografien ôver "^Omar ibn 'Abd el-*azîz finna vi en hel mângd intressanta notiser om denne fromme ock valmenande furstes forvaltning.
Emellertid var det icke mojligt att genomfora en fullt konse- kvent ock likformig behandling av materialet till ett sa omfattande arbete. Fôrfattarens kâllor hava tydligtvis varit av mycket olika beskaffenhet; for somliga partier hade han ett utomordentligt rikt material att stodja sig pâ, for andra dàremot funnos endast nâgra torftiga notiser att tillgâ. Sàrskilt màrkes, att den talrika klassen maulâ's i allmànhet avfàrdats tàmligen summariskt, i det blott de mera framstâende ansetts fortjàna en utforligare behandling. Hâr- till kommer, att âtskilliga omstàndigheter tyda pâ att de senare delarna aldrig hunnit undergâ den sista definitiva behandlingen. Helt sâkert har det varit fôrfattarens avsikt att hàr gôra âtskilliga tillâgg, men denna foresats har han aldrig fâtt tillfâlle att utfora. Pâ somliga stâllen, t. ex. i de senare klasserna av traditionister frân Kûfa, har han mângen gang ingenting annat an blotta namn att meddela.
Vad framstâllningens for m betrâfifar, har Ibn Sa'd i allmànhet bibehâllit det gamla bruket att vid borjan av varje tradition an- giva alla de sagesmàn, pâ vilkas utsago hans uppgifter stodja sig. Raden av sagesmàn avslutas med nâgon, som pâ grund av per- sonlig kânnedom kan intyga det faktum, varom det i det sârskilda fallet âr frâga, t. ex. (bd V, 200): »Abù 'Ubeid har meddelat oss ock sagt: Ibn el-Gasîl har beràttat for oss ock sagt, att Hamza ibn Abî Useid avled i Médina under el-Walîd ibn 'Abd el-meliks kalifat.» Denna metod, som aven anvàndes av yngre historieskrivare, t. ex. BELàDURÎ ock Tabarî, ansâgs innebâra en garanti for upp- giftens tillforlitlighet. Pâ somliga stâllen har emellertid Ibn Sad icke meddelat nâgon isiiâd (forteckning pâ sagesmânnen). Detta âr isynnerhet fallet i de senare delarna av vârket. Att konse- kvent utelemna isnàden ock sammanarbeta det i de sârskilda tradi- tionerna bevarade materialet till ett sammanhângande helt blev dock forst i en senare tid allmânt brukligt.
I rent sprâkligt avseende âr foga att anmârka; Ibn Sa'd skriver i allmànhet klassisk arabiska. Stundom tràffar man dock pâ yngre, mera vulgâra former, t. ex. àndelsen -eini i st. f. -àni i nom. dualis eller former av verba tertia; rad. hemzatct, som bildats i
Ibn Sad 73
analogi med verba tertiae rad. Jâ\ men dylikt torde âtminstone till en del bero pâ senare avskrivare.
De àlsta underràttelserna om Islam stodde sig, som naturligt var, uteslutande pâ muntlig tradition. Ock aven sedan den mo- derna metoden att skriftligen uppteckna traditionen i stâllet for att pâ gammaldags sâtt lâra sig den utantill borjat bliva mera allmàn, ansâgs dock den gamla metoden trots de oerhorda for- dringar, den stâllde pâ minnet^, lange âga ett visst foretrâde-. Forst med 'Urwa ibn ez-Zubeir (f 94), AbÂn ibn 'OtmÂn (en- ligt den vanliga uppgiften j 105) ock Ôurahbîl IBN Sa'd (f 123 fter Hidjra) borjar ett vârkligt historiskt forfattarskap, ehuru deras arbeten allesammans gâtt fôrlorade'*. Efter Surahbîl kom MûSA IBN 'Uqba. Av hans stora arbete om Islâms uppkomst finns ingen- ting annat i behâll an nâgra fragment, som antrâffats i Die Konigl. Bibliothek i Berlin*. Av andra arbeten, som Ibn Sa'd anvânt, âga vi nârmare kânnedom blott om Ibn Ishâq's biografi over Muham- med, sâdan den foreligger i Ibn HisÂMS tâmligen otillfredsstâllande bearbetning, ock hans fornàmste lârare WÂQiDî's Kitab el-mayâzî. Lika litet âro vi numera i stând att med bestâmdhet avgôra, ur vilka kâllor forfattaren hâmtat sina vidlyftiga genealogiska upp- gifter. Det sannolikaste âr emellertid, att han hârutinnan huvud- sakligen stôder sig dels pâ MUHAMMED IBN ES-SÂ'lB IBN BEsIr EL-Kelbî (f 146) genom formedling av dennes son Hisàm, dels pâ den foga kânde 'Abdallah ibn Muhammed ibn 'UmÂra el-An- SARÎ. Om bâda veta vi, att de fôrfattat genealogiska arbeten, men dâ aven dessa numera âro fôrlorade, âr det ej môjligt att komma
^ Man jamfôre harmed vad Lane anm^rker i fôretalet till sitt lexi- kon, s. XIII: »Many of the Arabs hâve been remarkable for a tenacity of memory almost miraculous. At school, they generally learn the whole of the Kur-an by heart, aided to do so by its being composed in rhy- ming prose: and many students, among them, when unable to pur- chase works necessary to them, borrow such works, a portion at a time, from the libraries of the mosques, and commit their entire con- tents to memory. Hence, in numerous instances, the variations in co- pies of the same Arabie work; copies being often written from the dic- tation of persons who hâve learned a work by heart.»
^ Se harom Goldziher, Muhammedanische Studien II, s. 194 o. f(")lj.
^ Se vidare Irn Saad, Biographicn hrsg. v. Sachau, bd III, 1. inlcdningen.
'' S.VCHAU, Das Berliner Fragment des INlCisa Ibn 'Ukl)a: Sitzungsl)cr. d. Kgl. Preuss. Akad. d. Wissensch. 1904, XI.
74 K- ^^- Zetterstéen
till nâgon klarhet i frâga om Ibn Sa'ds beroende av deras vàrk. I alla hàndelser overensstàmma flere genealogier i Usd el-gàba, som enligt Ibn el-Atîrs uttryckliga fôrsàkran àro hàmtade frân Ibn el-Kelbî, ordagrant med motsvarande uppgifter hos Ibn Sa'd. Â andra sidan citerar Ibn Sa'd flere gânger 'Abdallah ibn Muhammed el- Ansârî; ibland talar han aven om dennes arbete Kitùh nasah el- ansâr utan att nàmna forfattarcns namn.
Av yngre arabiska historiografer anvàndes Ibn Sa ds Tabaqàt flitigt. Sàrskilt Tabarî innehâller mânga stàllen, som àro orda- grant avskrivna efter Ibn Sa'd. Dàrfor kan man ibland hos Ta- barî finna en vardefuU jàlp vid rekonstruktionen av sâdana stàllen, som i handskrifterna blivit korrumperade.
For ovrigt àr det att màrka, att den form, i vilken Ibn Sa'ds vàrk nu foreligger, icke àr den ursprungliga, utan att det under- gâtt en overarbetning av en bland forfattarens làrjungar. Dàrfor citeras ocksâ Ibn Sa'd sjàlv pâ flere stàllen i borjan av en isnàd,
t ex -♦^ ,-\J A^^s^v/o Ij .>.;>! Ji cX»A« ,.,j iA4.^^xi LàS'J«.=> o. s. v. Dess- utom forekomma i den senare delen flere personer, som uttryck- ligen uppgivas hava avlidit flere âr efter forfattarens dod. Det senaste ârtalet àr 238 (852 — 3). Antagligen hade Ibn Sa'd sjàlv infort deras namn i sitt manuskript i avsikt att sedcrmera tillàgga nàrmare uppgifter om deras levnadsfôrhâllanden, ock sedan har detta vàrkstàlts av andra efter hans dod. Dessa fràmmande till- satser àro emellertid icke synnerligen omfângsrika.
Handskrifter av Ibn Sa'd finnas i Berlin, Gotha, London, Paris, Kairo ock Konstantinopel, men dessa innehâlla endast olika delar av arbetet ock komplettera sâlunda varandra, Ànnu fattas emeller- tid en mindre del av bd V, omfattande ett par klasser av ^efter- foljarne» frân Médina. Endast i hàndelse av nya handskriftsfynd i Orienten kan denna brist avjàlpas.
K. V. Z.
Summary.
Ibn Sa'd was for a long time almost unknown to the learned world- In the middle of the last century, however, Sprenger and Wùstenfeld called the attention of European scholars to this author, and by the end of the sixties his work had been thoroughly examined by another eminent scholar, Loth, who published two interesting treatises on the subject. Moreover, the MSS. of Ibn Sa'd, preserved in différent Hbra- ries, hâve been copiously used by writers on the earHest history of Islam, and now a complète édition of his work is being prepared by the Royal Prussian Academy of Sciences. Three volumes are alread}- out, and it is to be hoped that the others will soon appear.
AbiI 'Abdallah Muhammed ibn Sa^d ibn INIanî' ez-Zuhrî was born at Basra and descended from an enfranchised slave. His principal teacher was Muhammed ibn "Omar el-Wâqidî, and therefore he is often called »the secretary of Wâqidî». He died at Bagdad in the year 230 (845). The work to which his literary famé is due is entitled kitâb et-tabaqât el-kébîr, »the great book of the classes», and may bc described as a biographical dictionary, covering the earliest period of Islam. His principal aim was to further Muhammedan tradition by collecting ail that was worth remembering about its most illustrions au- thorities. His great work begins with the biography of the Prophet, then corne the lives of his companions and their successors. In arran- ging the vast materials partly geographical and partly chronological principles hâve been followed. The whole ends with a spécial chapter dealing with remarkable women. The spécial biographies generally begin with a very minute account of the généalogies and familles of the traditionalists dealt with. Subsequcntly the author treats of the warlike exploits of his heroes and other meritorious deeds in public lifc, their trustworthiness as traditionalists, etc. As for their external appearancc, their clothes and head-covering, the care of their hair and beard, the author always takes a great interest in such détails. Remarkable dreams, too, are incidentally related. At the eud of a biography, hc often describes the funeral of the person in question. Bcsides such things, the work contains a good many valuable particulars about poli- tics. Yet there is a great différence in the trcatmcnt of the materials in the différent volumes, and especially towards the end, wherc his accounts become very concise. Hcre the author often gives but the names of the traditionalists and nothing rnorc. At the beginning of each scvcral tradition hc commonly cnumcrntcs the pcrsons on whosc
"j^ K. V. Zetterstéen
statements his sayings are founded. In the later parts of the work, however, this is rarely the case. The language is generally correct, although vulgar forms are occasionally to be met with.
The written sources from which Ibn Sa'd compiled his work ha\e inostly been lost in the course of time. Ibn Hisâm's extract from Ibx Ishaq's Life of INIuhammed and WÂQiDÎ's Kitâb el-magâzi are the (jnly writings of this kind that hâve been preserved to our days. As for the généalogies he has probably gathered them from the works of MuHAMMED iBx ES-SÂ'iB el-Kelbî and 'Abdallah ibn INIuha^imed IBN 'U:mÂra el-Ansârî. The younger Arabie historians hâve made a very extensive use of Ibn Sa'd's biographical work. Unfortunately this is not accessible to us in its original form, but it has been slightl\' revised by one of his pupils. A part of the 5th volume is still wanting, and only if fre.sh MSS. are discovercd in the Orient will this lark bc repaircd.
Der musikalische wortakzent im japanischen.
Von Eknst a. Meyek.
In manchen sprachen vverden bekanntlich wôrter, die im iibrigen dieselbe lautliche form aufweisen, in der aussprache durch die besondere, bei den stimmhaften lauten verwendete tonfurung, die vvortmelodie, den musikalischen akzent, auseinandergehalten. So unterscheidet z. b. das schwedische die beiden wôrter anden = 'die ente' und ancien = 'der geist' in der weise, dass bei ersterem worte der ton in 'der ersten silbe langsam steigt, in der zweiten silbe entweder weiter steigt oder auf der gleichen hohe sich hait oder auch herunterfàllt, wàrend bei dem letzteren worte der ton in der ersten silbe energisch herunterfàllt, um in der zweiten silbe wieder anzusteigen. Wegen seines besonderen reichtums an ver- schiedenartigen wortakzenten bekannt ist das chinesische. Nach Kainz besitzt der sog. mandarinendialekt ftinf verschiedene wort- tone, einen hohen ebenen, einen tiefen ebenen, einen steigenden, einen fallenden, einen hohen abgebrochenen. So bedeutet ffi in hohem ebenem ton gesprochen 'wissen', in fallendem 'bis', in stei- gendem 'aber'; huo in tiefem ebenem ton 'harmonie', in steigen- dem 'feuer', in hohem abgebrochenem 'vielleichf.
Dass auch im japanischen ânliche verhàltnisse statthaben, ist zwar bisher nicht unbekannt gewesen; doch sind die angaben widersprechend, und iiber die natur der wortakzente erfur man erst vor kurzem durch EDWARDS' buch etwas bestimmteres.
Hoffmann in seiner >Japanischen Sprachlehre» 1877 erwànt, in einem nachtrage, dass nach angabe eines englischen lexikon- verfassers der akzent japanischer wôrter in einer leichten tonhe- bung der akzentuirten silbe bestehe und dass in zweisilbigen wôrtern bald die erste, bald die zweite silbe den akzent haben kônnc. CHAMBERLAIN crklàrt in seinem >>Handbook of CoUoquial Japanese>/ 1888, dass tône, wie sic im chinesischen bestehen, im japanischen absolut felen. Ein musikalischer akzent sei gar nicht oder nur in gcringem masse vorhanden. In ciner anmcrkung zieht er aber dièse erklarune wicdcr zuriick'. Ein sreringer musikalischer
y8 Ernst A. JNleyer
akzent bestehe alierdings im japanischen. Aber er sei so âusserst gering, dass er bisher in keinem wôrterbuch angemerkt worden sei, er sei verschieden ftir verschiedene provinzen, fur verschiedene personen derselben provinz, und selbst bei einer und derselben person sei er nicht konstant. Chamberlain giebt aber zu, dass die meisten leute in Tokyo sonst gleichlautende wortpaare wie die fur 'blume' und 'nase', fur 'essstàbclien' und 'briicke', 'auster' und 'dattelpflaume' u. s. w. durch den musikalischen akzent unter- sclieiden. Dass er aber kaum eine klare anschauung von der natur der beiden akzente gehabt haben kann, zeigt die art, wie er sie zu veranschaulichen versucht. Der unterschied zwischen solchen wortern mag, sagt er, nicht der art, aber dem grade nacli, mit dem verglichen werden, der von manchen englàndern zwischen morning und mourning oder zwischen dem zeitwort to advocate und dem hauptwort an adrocate gemacht wird. Der unterschied zwischen der aussprache der beiden erstgenannten worter besteht nun aber (im nordengHschen) darin, dass die zunge beim vokal in morning ein klein wenig mer zuriickgezogen wird als beim vokal in mourning. To advocate und an advocatc unterscheiden sich durch das ci bezw. .) der letzten silbe und ferner dadurch, dass das zeitwort einen dynamischen nebenakzent auf der letzten silbe hat, das hauptwort nicht. Was ftir einen schluss dies ailes auf den gradunterschied der musikalischen akzente im japanischen zulàsst, ist nicht leicht einzusehn. Einen ànlichen standpunkt wie Chamberlain nimmt R. Lange ein in seinem »Lehrbuch der japa- nischen Umgangssprache», 1890. Auch er giebt zu, dass manche japaner gleichlautende worter durch den akzent unterscheiden, er sei aber ftir das or des auslànders schwer zu erfassen und werde selbst von eingebornen nicht beachtet.
Zum ersten mal ausfurlicher behandelt findet sich unsere frage in »Etudes phonétiques de la langue Japonaise», einer Pariser dok- tordissertation von E. R. Edwards. Nach ihm werden nicht nur zweisilbige, sondern auch einsilbige worter durch den musi- kalischen akzent unterschieden, z. b. çi^ das je nach dem akzent 'feuer' oder 'sonne' bedeutet, tfi 'erde' oder 'blut", sa 'nest' oder 'essig' u. s. w.
Ich selber hatte im august 1903 gelegenheit, mit bessereu hiJlfsmitteln, als es bisher geschehen, den japanischen akzent im munde eines eingebornen zu studiren. Dr. KatsUJI FUJIOKA, dem ich das material zu dieser arbeit verdanke, ist in Kyoto, der
Der musikalische wortakzent im japanischen 79
alten hauptstadt des landes, geboren und aufgewachsen. Nachdem er dort auch seine schulbildung erhalten, siedelte er nach Tokyo liber, um an der dortigen universitàt sprachwissenschaft zu stu- dieren. Seit mereren jaren hait er sich zur fortsetzung seiner studien in Leipzig auf. Dr. F. liât sich seiner aussage gemàss wàrend der studienjare in Tokyo vollig die in gebildeten kreisen dieser stadt ubiiche sprechweise angeeignet, deren er sich auch im unigange mit landsleuten zu bedienen pflegt; der dialekt seines geburtsortes ist ihm aber daneben durchaus gelâufig geblieben.
Beim zusammenstellen von japanischem wortmaterial, dessen ich zu einer gewissen phonetischen untersuchung benotigte, fiel es mir auf, dass dr. F. bei verschiedenen wortern einen verschie- denen musikalischen akzent gebrauchte. Auf niein befragen er- kiârte er, dass dièse doppelte art der akzentuirung in Tokyo allgemein iiblich sei, ja dass ihre beobachtung fiir das verstàndnis der sprache notwendig sei, da sonst viele worter verschiedener bedeutung fur den horer zusammenfallen wiirden. Auf weitere fragen erfur ich, dass die musikalische akzentuirung in Kyoto wesentlich verschieden von der in Tokyo sei. Wàrend hier nur zwei akzentformen zur anwendung kommen, kennt die Kyotoer mundart deren drei. Je nach der tonbewegung im worte bedeutet hier z. b. ha fi entweder 'briicke' oder 'rand' oder 'essstàbchen', tsuru 'bogensene', 'angeln' oder 'kranich'.
Die tonbewegung in den verschiedenen wortakzenten der Tokyoer und der Kyotoer mundart wurde auf instrumentalem wege bestimmt. Eine dem halse iiber dem kelkopf luftdicht anliegende kapsel iibertrug die durch die stimmbandschwingungen bewirkten erschiitterungen der halswand auf die membran einer sehr kleinen Mareyschen luftkapsel. Die schwingungen dieser membran wur- den durch einen schreibhebel mit starker vergrosserung auf dem berussten mantel eines rotirenden zylinders aufgezeichnet. pie umlaufsgeschwindigkeit des zylinders wurde mit hiilfe einer elek- trisch getriebenen stimmgabel, die lOO schwingungen in der sc- kunde ausfUhrte, bestimmt; sie betrug in unseren fàllen im durch- schnitt 30 cm i. d. sek. Die fur die stimmschwingungen erhal- tenc kurve ist .so scharf gegliedert, da.ss mit hulfe feiner mess- instrumente und durch vergleich mit der stimmgabelkurve die dauer jeder einzelnen stimmbandschwingung mit genUgender ge- nauigkeit bestimmt werden kann. Mit der dauer der stimmband- schwingung ist aber die hohe des stimmtons gegeben.
8o Ernst A. ]\Ie\er
Um die lautgrenzen in den untersuchten wortern genauer be- stimmen zu konnen, wurde gleichzeitig mit der stimmtonkurve auch die bewegung des die mundôfifnung passirenden atemstroms re- gistrirt. Es geschah das durch anwendung eines mundtrichters, in den die versuchsperson hineinsprach und dessen hais der mUn- dungsrore einer Mareyschen luftkapsel gewônlicher grosse gegen- iibergestellt war^. Die untersuchung wurde im physiologischen institut der universitàt zu Uppsala ausgefiirt.
Untersucht wurden fur die mundart von Tokyo die worter: hana blume, liana nase,
uri melone, iiri verkaufen,
liiliii chrysanthemum, liikn horen;
fur die mundart von Kotyo die worter:
hafi brlicke, hafi rand, hafi essstàbchén,
isuru bogensene, fsnrn angeln, tsurn kranich.
Die worter wurden isolirt, im tone der affektlosen behaup- tung, mit mittlerer stàrke gesprochen. Jedes wort gelangte zwei- mal zur aufname.
Im folgenden geben wir in der form von kurven die resul- tate unserer tonhohenbestinmiungen fiir die worter hana in der mundart von Tokyo und fiir die worter tsuru in der mundart von Kotyo. Links von den kurven finden sich die absoluten tonhohen angegeben, die abszisse stellt den verlauf der zeit in hundertsteln von sekunden dar. Die gestrichelten senkrechten linien bezeichnen die lautgrenzen. Die geringfiigigen ausbuchtungen in den originalkurven, die offenbar auf registrir- und messfelern beruhen, sind hier nicht wiedergegeben.
A. Die beiden wortakzente in der mundart von Tokyo.
Der akz. i, den wol die weitaus grosste merzal der zweisil- bigen worter im japanischen (Tokyo) aufweist, ist der hauptsache nach als fallend zu bezeichnen. Der ton setzt im vokal der er-
^ Eingehendcr findct sich die versuchsnicthiKlc beschriebcn in mci- nen arbeiten Beitriige zur deutsrhen metrik in der zeitschrift »Die neueren .s])rachcn», lirsg. v. W. \'^ict()r, hd. ^'I und Siimmhaftes h, chcnda bd. \\\\.
Der musikalische wortakzent ini japanischen 8l
sten silbe hoch ein, hait sich wârend des vokals in ziemlicher hôhe (in einigen fàllen stieg er, in anderen fàllen sank er ein wenig), um in den darauffolgenden lauten kràftig herunterzufallen. Die gesamte tonbeweoung umfasst beinahe eine oktave.
Akzent i.
Akzent 2.
VioOSek. Fig. I. hana (blume).
a \ n
a
yiOOSek.
Fig. 2. hana (nase).
Der akz. 2 ist durch eine geringe tonbewegung gekennzeich- net. Der ton setzt im vokal der ersten silbe hoch, aber im all- gemeinen ein wenig (bis zu einem ton) tiefer ein als beim akz. r. Im verlaufe des vokals bleibt er auf derselben hohe, steigt wol auch ein wenig. Wàrend des folgenden konsonanten steigt er noch ein wenig hoher, um im endvokal um einen halben bis ganzen ton zu sinken.
Der dynamische akzent scheint mit dem musikalischen hand in hand zu gehen. Wârend beim akz. i die erste silbe des zwei- silbigen wortes deutlich als die stàrker betonte ins or fâllt, er- scheinen beim akz. 2 die beiden silben gleich stark betont; ja, hàufig scheint hier sogar die zweite silbe ein geringes dynami- sches Libergewicht zu haben. Besonders im satzzusammenhange glaube ich dièses letztere bemerkt zu haben, z. b. in 'hana to ie (sprich aus : nase) gegeniiber 'hana to ic (sprich aus : blume).
Hei der isolirten aussprache der zweisilbigen und besonders der cinsilbigen worter mit akz. 2 zeigte sich die neigung, zu ende des auslautenden vokals die stimmbander zusammenzupressen, so- dass ich den eindruck von einer art stosston hatte. Im satzzu- sammenhange trat dièse erscheinung nicht auf.
Auch auf die lautdauer iiben wol die akzcntvcrhaltnisse einen gevvissen einfluss aus. Vergleichen wir sonst gleichlautende wor-
MO I.
82
Ernst A. ]\Iever
ter mit einander, so erscheint die erste silbe beim akz. i etwas langer als beim akz. 2, die zweite silbe dagegen, besonders im satzzusammenhang, beim akz. 2 langer als beim akz. i.
Zu den bereits gegebenen beispielen fur die verschiedenen akzentformen fuge ich endlich nach den angaben von dr. FujlOKA noch einige vveitere, besonders fur den akz. 2 hinzu. Einige da- von finden sich bereits in der erwànten sclirift von EdwaRDS angegeben.
Akz. I
Ici baum su essig ci feuer ippcn einmal liami gott haiva leder liite antragend
Akz. 2: l;i geist su nest ci tag, sonne ippen ein stiick lami papier haiva fluss liite man kommt und
Den akz. 2 tragen ferner die einsilbigen worter ha bauniblatt, ha ort, lic haar, l;o kind, n(i name, to tlir; die zweisilbigen worter isu stul, Itisa knie, Icahu art radieschen, Icoja htitte, l;nhi hais, sato geburtsort.
Edwards, in seiner erwànten abhandlung, spricht sich iiber die natur der beiden musikalischen akzente, die auch er in der mundart von Tokyo beobachtet hat, nicht ausdriicklich aus. Nach den zeichen aber, die er in der phonetischen umschrift gebraucht, erschien ihm unser akz. i als hoher ebener ton, unser akz. 2 als tiefer ebcncr ton. Trotz der sachlich grossen abweichung glaube ich, dass Edwards' akzentbestimmungen, die ja offenbar nur eine rohe andeutung des gehorseindrucks sein sollen, mit den meini- gen sich vereinen lassen. Der in der analyse von tonbewegungen nicht ser erfarene iiberhort leicht das fallen des tons in der un- betonten silbe, sodass ihm der hohe ton im dynamisch stàrkst betonten teil des lautgefiiges als der fur das ganze charakteristi- sche ton erscheint. Der fall des tons iibt iibrigens, auch wenn er nicht zum vollen bewusstsein kommt, doch die wirkung aus, dass der anfangston hoher erscheint als er in wirklichkeit ist. So kommt es vielleicht, dass Edwards die beiden akzente als hoch und tief unterscheidet, obwol der akz. 2 nur ser wenig geringere hôhe aufweist als der hochste ton im akz. i.
Der musikalische wortakzent im japanischen
^3
B. Die drei wortakzente in der mundart von Kyoto.
Akzent i.
'/lOOSeJt
Fig. 3. isurii (bogensene).
Akzent 2.
u
r
u
'/lOOSek
Fig. 4. tsiirii (angelû).
Akzent'3.
'lOOSek.
Fig. 5. tsîirit (kranich).
Die akzente i und 2 in dieser mundart ànen durchaus denen in der mundart von Tokyo. Aucli hier ist der akz. i der liaupt- sache nach fallend, der akz. 2 hoch eben. Neu ist dagegen die dritte akzentforni. Hier setzt der ton in mittlerer hôhe ein, d. h. ungefàr 3 ganze tone unterhalb der beim akz. i erreichten hoch-
84 Ernst A. INIeyer
steii hohe, und bleibt wàrend des vokals der ersteii silbe auf der- selben hohe oder sinkt auch ein wenig (in einem fall von Jiafi stieg er hier um einen ton). Wàrend des folgenden konsonanten steigt der ton langsam, wàrend des vokals der zvveiten silbe schnell bis zur hochsten hohe an, um von da aus vvieder bis zur mittelhohe oder auch tiefer herabzufallen.
Bemerkenswert ist, dass die vcrwendung der akz. i und 2 in den mundarten von Tokyo und Kyoto nicht dieselbc ist. Ein wort, das in der mundart von Tokyo den akz. i hat, kann in der mundart von Kyoto den akz. 2 haben, und umgekert.
Die entwickelung verschiedener musikalischer akzente ist ein problem das von der sprachvvissenschaft noch nicht seit langem ins auge gefasst worden ist. Selbst fur die verhàltnismâssig wol- durchforschten europàischen sprachen, in denen ànliche verhàlt- nisse vorliegen, ist nian noch nicht zu klarer anschauung iiber die grande dieser entwickelung gelangt. Dem japanischen gegeniiber felen uns vollends handhaben zur lôsung der frage. Die japa- nische sprachwissenschaft steckt noch in ihren ersten anfàngen. tJber die geschichte der sprache, iiber die entwickelung der ein- zelnen laute und lautgruppen wissen wir herzlich wenig. Die fol- genden kurzen betrachtungen wollen nur aufgefasst sein als ein versuch, vorsichtig tastend in deni dunklen gebiet nach einigen richtungen sich zu orientiren.
Die japanische sprache hat einen ausserordentlich starken ein- fluss durch die chinesische erfaren. Besonders die schriftsprache, aber auch die umgangssprache ist mit chinesischen lenwortern reichlich durchsetzt. Da nun das chinesische bekanntermassen sich durch den besitz eines wolausgebildctcn Systems von wort- tonen auszeichnet, mochte man wol an die môglichkeit denken, dass auch die japanischen wortakzente auf chinesischen einfluss zurlickgingen. Die môglichkeit làsst sich nicht one weiteres von der hand weisen. Ihr widerspricht indessen die allgemeine erfa- rung, dass lenwortcr wie dem lautsystcm so auch dem akzent- system der aufnemendcn sprache angepasst zu werden pflegen. Auch scheinen sich nach den aufschlUssen, die mir zuteil gewor- den, reiclilich wôrter mit dem erklàrungsbcdiirftigen akz. 2 im japanischen zu findcn, fur die chinesischer ur.sprung nicht nach- zuweisen ist.
Der musikalische wortakzent im japanischen 85
Edwards wirft die frage auf, ob nicht die verschiedenen mu- sikalischen akzente lediglich eine pedantische aussprache im an- schluss an die schreibweise darstellen. In der hauptsàchlich ideo- graphischen schrift hàtten die worter, die abgesehen von dem akzent genau in derselben weise ausgesprochen wiirden, im all- gemeinen nicht die gleiche form. EDWARDS nimmt offenbar an, dass die verschiedene akzentuirung sich nur bei sonst gleichlau- tenden wortpaaren findet. Sie vviirde demnach letzthin auf einem differenzirungsbedurfnis beruhen. Die anname trifft aber nicht zu. Die oben angefurten worter isu, hiza, kabu, lioja, kuhi, safo z. b. haben im Tokyoer dialekt den akz. 2, one dass ihnen sonst gleichlautende worter mit dem akz. i zur seite stànden. Das glei- che scheint bei mereren der einsilbigen worter der fall zu sein. Die von der gewonlichen abweichende akzentuirungsweise làsst sich also bei diesen wortern nicht auf ein differenzirungsbedurf- nis zuruckftiren.
Nach den erfarungen, die wir liber den musikahschen akzent in anderen sprachen haben, besteht grosse warscheinhchkeit dafUr, dass die verschiedenen akzentformen ein eigenes entwickelungs- produkt der japanischen sprache sind. Die forschung wird, wenn sie sich diesem problem zuwendet, vor allem die bedingungen ins auge zu fassen haben, unter denen der akz. 2 in der Tokyoer, die akzente 2 und 3 in der Kyotoer mundart auftreten. Der akz. i bietet nichts aufifàlliges dar; die tonbewegung liier ist die, welche nian bei einem zweisilbigen wort mit starkbetonter erstcr silbe von vornherein zu erwarten hat, und wie sie sich der hauptsache nach in gleicher weise im norddeutschen, enghschen, itahenischen, russischen, finnischen, ungarischen und vielen anderen spraclien findet. Die anderen akzente dagegen bediirfen einer besonderen erklàrung. Ob wir in ihnen vielleicht die nachwirkung eines ur- spriinghch das wort beschhessenden, jetzt geschwundenen lautes oder einer solchen lautgruppe zu erblicken haben.-* Auf die ton- bewegung im vokal hat bekannthch die natur der umgebenden konsonanten, vor allcm die des folgenden, einen entscheidenden einfluss^ Im isoHrt gesprochenen wort zeigt z. b. der norddeut- schen aussprache gemàss der betonte vokal auslautend oder vor
^ Vgl. E. A. Meyer, Zur tonbewegung des vokals iin gesproche- nen und gesungencn einzehvort, Phonet. Studicn (Beiblatl z. d. zeitschr. Die neucrcn .sprachen), bd. X, s. 18.
86 Ernst A. Meyer
stimnihaftem laut einen betrachtlichen tonabstieg ; vor stimmlosem laut, besonders verschlusslaut, dagegen ist dieser tonabstieg stark vermindert oder gar nicht vorhanden. So liesse sich wol bei wôr- tern wie nordd. tsi:t und tsi:n, dih und ûil (zieht, ziehn, dick, dill) von zwei verschiedenen »worttonen» sprechen. Die tonbewegung kann nun im vokal erhalten bleiben, auch nachdem der endkon- sonant im laufe der sprachentwickelung geschwunden ist. Ein bei- spiel hierfiir bietet die als ^jijJ-flng» bezeichnete akzentform im chinesischen (im sog. mandarinendialekt), die nach Kainz durch hohen, kurz abgebrochenen ton gekennzeichnet ist. Die abgebro- chenheit des tones ist offenbar bedingt durch das friihere vorhan- densein eines stimmlosen endkonsonanten 2), t oder le, wie ihn die entsprechenden worter in anderen dialekten noch heute zeigen. Stellte es sich bei kiinftigen forschungen heraus, dass in den ja- panischen wortern mit akz. 2 in einem friiheren sprachstadium dem vokal stimmloser verschlusslaut folgte, so wàre wol die auf- fàllige akzentform als zur geniige erklârt anzusehn. Die dynami- sche verstârkung der zweiten silbe in wortern wie Jcikâ horen, hdnd nase gegeniiber Jciku chrysanthemum, hdna blume làsst sich leicht als folge der entwickelung des musikalischen akzents begreifen. Indessen betone ich noch einmal, da.ss dièse betrachtungen hier natiirlich nichts als lose phantasien sind und sein sollen. Um zu einem verstàndnis der akzentverhâltnisse im japanischen zu gelan- gen, ist es vor allem notig, dass einerseits das vorkommen ver- schiedener akzentformen in den modernen mundarten genau unter- sucht, andererseits der lautstand der betreffenden worter so weit wie moglich in die versfansenheit zuriick vcrfolc[t wird.
Un vocabulaire français-russe de la fin du XVI" siècle, extrait du Grand insulaire d'André Thevet, publié et annoté par Paul Boyer. Extrait des Mémoires orientaux. Congrès de 1905. (Publiés par L'école des langues orientales vivantes.) Paris, E. Leroux 1905, 63 p. 8:0.
André Thevet, voyageur et géographe peu connu, auteur de plusieurs ouvrages (dont quelques-uns n'existent qu'en manuscrit) savait, dit-on — avec quelque exagération, sans doute — 28 langues. Il a donné, dans son «Grand Insulaire et Pilotage» (mscr. dans la Bibl. nat., rédigé en 1586) et dans sa «Cosmographie universelle» (Paris 157.5) de petits échantillons d'une foule de langues européennes, africaines, américaines. Dans la «Cosmographie» se trouvent l'oraison dominicale et la salutation angélique «en esclavon», celle-là aussi «en polonais». Ses renseignements sur la Russie sont re- cueillis par A. Galitzin («Cosmographie moscovite», Paris 1858). Dans son^ Insulaire Thevet renferme un «Dictionnaire du Moscovite», compre- nant 644 mots ou petites phrases. C'est ce dictionnaire qu'a publié M. Boyer. Bien que l'écriture des mots russes (en lettres latines) soit misé- rable, le dictionnaire contient des indications d'une certaine valeur sur la prononciation et la phraséologie du russe parlé au i6:e siècle. C'est la langue grand-russe moscovite (0 protonique = a; aussi Vo posttonique libre se prononce a). L'éditeur a eu le bon goiàt de faciliter la lecture en ajoutant, dans une 3:me colonne, la transcription russe. LU
Manuel pour l^étude de la langue russe- Textes accentués, commen- taire grammatical, remarques diverses en appendice, lexique. Par Paul Boyer et N. Speranski. Paris, Arm. Colin, 1905. 10 fr. Le «manuel» présuppose chez l'élève là connaissance de la pro- nonciation et de la flexion régulière, celle-ci acquise dans une grammaire quelconque. Le texte, p. i — 23g, tout entier du grand romancier Tolstoï, présente d'abord 28 contes et récits, tirés, à ce qu'il semble, des quatre «livres russes de lecture» de Tolstoï, puis «Trois morts» du même auteur. Sous le texte sont expliquées les formes et les phrases qui peuvent offrir des difficultés au commençant. Dans l'appendice, p. 241 — 306, sont traitées diverses parties de la grammaire et de la phraséologie (p. ex. ''emploi impersonnel du verbe actif, l'impératif, les négations, l'expression du superlatif, du conditionnel, formation et emploi du pluriel, des diminutifs, des patronymiques, des aspects). Un index, p. 307 — 320, sert a retrouver les matières contenues dans les notes sous le texte ou dans l'appendice. Un petit lexique, p. 321 — 382, achève le livre. Le manuel de Mm. Boyer et Speranski peut être recommandé à quiconque veut apprendre d'une manière à la fois agréable et solide le russe. — Il y a aussi une édition anglaise (15 shill.). LU
Jacob Fellman, Anteckningar under min vistelse i Lappmarken,
I— IV. Helsingfors 1906. 4 + 680 s.+ i tàf. ; 597 s.; 717 s.; 552 s. 8:0. Nicht im handel; wird an biblioteken und fach- leute verteilt.
Ein hochinteressantes und ûberaus reichhaltiges memoirwerk, her- ausgegeben vom sohne des verf., dem prasidenten Isak Fellman. Der verf. war in den jahren 1820 — 31 pfarrer in Utsjoki im finnischen Lapp- land und ervvarb auf langen reisen im nordiichsten Finnland und den angrenzenden teilen von Norwegen und Russland eingehende kenntnisse von diesen gegenden. Das werk ist eine unerschôpfliche fundgrube fur die ethnographie, geschichte und naturgeschichte der gegend. Fur die philologen sind besonders die folkloristischen abschnitte im zweiten teile und die angaben ûber die jetzt verschoUenen lappischen dialekte in Sompio und Kuolajarvi sehr wertvoll. KBW.
Cette livraison contient:
Arthur Christensen, Un traité de Métaphysique de 'Omar Ilavvâni, p. I.
Jarl Charpentier, Zur indischen wortforschung. Etymologischc und exegetische beitrage, p. 17.
K. B. Wiklund, Finnisch-ugrisch und indogermanisch, p. 43.
K. V. Zetterstéen, Ibn Sa\l ock hans arbete Kitâb et-Tabaqât cl- Kebir (with a summary in English), p. 66.
Ernst A. Meyer, Der musikalische wortakzent im japanischen, p. 77.
Prix du volume (env. 256 pages): 8 kr., 11 fr., 9 mk., 9 sh.,
4 ronb. 50 kop.
Uppsala 1906. Akademiska Boktryckcriet (Edv. Berling).
Uber den griechischen ursprung der syrischen akzentuation.
Von Axel Moberg.
Die einheimischen darstellungen der syrischen sog. akzen- tuation, welche uns besonders Phtllips, Martin und Merx in ihren wohlbekannten werken^ mitgeteilt haben, erzàhlen uns nichts von ihrer entstehung. Mogen sie aus einer xeit stammen, da dièse akzentuation noch ziemlich jung gewesen sein muss, wie die von Phillips App. II veroffentlichte (auch Martin, Jacobi epistola etz.), oder, wie die des BarhebràUS, in einer zeit geschrieben sein, wo dem syrertum schon die auflosung drohte — immer wird \'on der akzentuation nur so gesprochen wie von etwas in den heil. schriften nun einmal vorhandenem, zu dessen verstàndnisse es an- zuleiten gilt. Nur eine kurze handschriftliche notiz, \on Wright, Cat. of Syr. MSS in the Brit. Mus., s. 107 b. mitgeteilt. zàhlt neun akzente auf, w^elche JOSEPH Huzaja in die hciligen schriften eingefUhrt haben solL Dasselbe wird von ASSEMANUS, Bibl. Or. III. I, s. 64, berichtet^.
Einen tieferen einbhck in die entstehungsgeschichte dieser akzentuation sucht Merx zu gewinnen, indem er die interpunk- tionssysteme der griechischen grammatiker zum vergleich heran- zieht und dadurch zu dem resultate kommt, dass die s}Tische akzentuation aus den systemen der griechischen ariffiaf. entstan-
* G. Phii.mi's, a letter by ÏNhir Jacob. . .on Syriac orthot^raphy . . .. London 1869. (Appcndix III, London 1870, mir niclit zu,i;anolich).
Martin, Jacobi cplsttjla ... de orthographia syriaca . . ., Pari.s i8()().
M.'\RTIN, Traite sur l'accciiluation chez k^s Syriens orientaux, Paris 1877.
A. ^Ikrx, Tlistoria artis i^raniniaticac apud Syn^s, Lcip/.ii; iSSi;.
^ Vgl. Martin in JA. 7: 5, s. iS.| — KM- MO (. 7
88 Axel :\Ioberg
den und durch freie neubildungen der syrer weiterentwickelt wor- den sei. Von vornherein ist es nun àusserst wahrscheinlich, dass dièse akzentuation wirklich griechischen ursprunges ist, und dièse behauptung, so allgemein gehalten wie von Martin, JA. 7: 5, s. 19 r, kann kein bedenken erregen. Anders verhàlt es sicli mit der deduktion der syrischen akzente von den interpunktions- systemen der griechischen grammatiker wie DiONYSlOS Thrax und NiKANOR. So stellen sich auch dem versuche dieser deduk- tion durch Merx ernste schwierigkeiten entgegen. BedenkHch ist schon die ableitung der vier »logischen> akzente, |ooooo> j^\\ ^
I.N-1, i.QJt aus dem vwandernden» punkte des DiONVSîOS Thrax; befrenidend wenigstens, dass eben die (.léoij aciyi.n], die rein rhe- torisch und darum kaum zu den interpunktionszeichen des DlO- NVSIOS zu rechnen ist\ das urbild Hefern muss zu dem syrischen |jOCûd2), der den schluss eines vollstàndigen satzes, also die grosste pause bezeichnet.
Uber den ursprung der von JOSEPH HuzaJa neu eingefiihr-
ten akzente spricht sich Merx nicht nàher aus. Den drei als
schon vorher bekannt dargestellten |_^^c) (= j*Q«.), l*twl, i^i>
(nebst dem in der oben erwàhnten notiz iiber dièse neuerung nicht
mit angefnhrten j^joûoS) stellt Merx die sechs anderen dort auf-
gezàhlten als »rhetorisch> gegeniiber, wobei allerdings zu be-
merken ist, dass unter den rhetorischen sich auch |.o.xux> und
jj*^\. befinden, die nach Merx nur eine grôssere, bezw. kleinere
pause bezeichnen. Dièse neuen akzente scheint Merx jedoch als
eine echtsyrische erfindung anzusehen. sucht wenigstens fiir sie
nicht nach griechischen vorbildern. Erst bei besprechung der
weiteren entwicklung des Systems durch Jacor von Edessa râumt
er wieder dem griechischen einfluss einen platz ein und jetzt in
der gestalt des interpunktionssystems des NlKANOR. Mekx sucht
hier zu zeigen, wie Jacob von Edessa aus don beiden akzenten
\Jti^JL und |.rs.>OJ3D durch einfiihrung von \Ji^1 «.^S^cjl und .o^.^^pf^
j-D.'C.QD vier zeichen erhàlt fiu" vier pausen von verschiedener
lange und dies ailes in bewusster iibereinstimmung mit der teilung
der griechischen rtltia durch NikaNOR. F.s ist aber nicht klar,
wie dièse iibereinstimmung im einzelnen zu denken ist. Der
' H. Stkintmal, (}eschicl\to d. Sprachwissensrliaft l)ci cl. Cjriedien •und Rnniern, Jîcdin i8(H)— i8()i, II, s. 3^0; vt;l. au* li .Merx a. a. o. s. 0 ; f.
I)io syiischc aU/.oiUuaiitui 89
ifiXtia NlKANORS soll |joq_ûû2) cntsprccheii sowic |.1S*.L <^l^"r r/ioii-Xi-ta (Merx a. a. o. s. 82); der .s\Tischc |.^*.L >^\*.ojt, der eine làngere pause bozeichnen soll als |.fc<^J. selbst, wird also wohl eine von NlKANOR nicht beriicksichti<:jte zwischenstufe bezeichnen. Danach wiirde also wohl ^d».ûd tlcr ttqwiïj nno entsprechen, und es fragt sich, \vo die syrischen gegenbilder der ()£j'?>'y« be/.\v. ioi'hj (h'o) NlKANORS bleiben, von dencn Merx die ii)i'iij nicht einnial erwâhnt. Dazii koninit aber ini s\rischcn noch eine ganzc rcihc von pausal/.eichen vor, welche iMkrx wohl als der vbcn lK\sproche- nen jiarallell betrachtet wissen will, nanilich |^\ ^\^CJt |^\. ji..^, |\o). Xoch verwickclter wird tlic sache dadurch, dass nach Mkrx" darstelliing die ak/.ente ciner jedcn dieser reihen fiir sich doch eigentlich nicht eine und dieselbe funktion haben sollen. Nachdem nàmlich die vier bekannten hauptak/.ente, /u denen ja j^^^l und |^^ gehoren. als ^logische akzente» hinge- stellt worden sinil (s. 68), /.u wclchen jetzt wohl auch die suh- làp''ê derselben /.u rechnen sein diirften, werden die anderen. spàter hin/.ugekommenen