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COLLECTION OF

WILLIAM SCHAUS © PRESENTED TOME NATIONAL MUSEUM

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HISTOIRE NATURELLE

INSECTES

LÉPIDOPTÈRES

VI.

NOCTUÉLITES

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HISTOIRE NATURELLE

INSECTES

SPECIES GÉNÉRAL

DES

LÉPIDOPTÈRES

Par MM. BOISDUVAL et GUENÉE.

TOME SIXIÈME.

NOCTUÉLITES Par M. A. GUENÉE.

TOME Il.

OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES

PARIS LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET RUE HAUTEFEUILLE, 12.

1852.

EUNAANOTAN).. M ANAL A Tel ni

14 S

NA

HISTOIRE NATURELLE

INSECTES LÉPIDOPTÉRES

COSMIDÆ x.

Orthosides et Noctuo-Bombycides Bdv. Dup. Fam. 7'(partim) Lar= vzcidæ Wien.-Verz,

Chenilles & 16 pattes égales, allongées, de couleurs vives, plus ou moins aplaties en-dessous, à tête globuleuse, à écusson du cou luisant; vivant ren=. fermées entre les feuilles des arbres à la manière des Tortrix. Chrysalides courtes pyriformes, aiquès à l'anus, souvent recouvertes d'une efflorescence bleuâtre, renfermées entre les feuilles ou les mousses, ou dans de petites co ques de terre ovoïdes restant à la surface du sol. Papillons de taille pe- tite ou moyenne, à antennes ordinairement simples, pubescentes, à palpes ascendants, arqués, peu velus, très-rapprochés, et dont le dernier article est bien tranché, à tête petite, à trompe courte ou moyenne, à abdomen lisse, effilé dans les c", allongé, en cône oblong et souvent terminé par un oviducte sail- lant dans les ®; à ailes lisses, entières, aiquës à! l'apex, se recouvrant el disposées a au repos en toit très-incliné.

Voici une famille de nouvelle création, mais qui m'a semblé indispensa= ble, ainsi que je l'avais déjà fait pressentir dans mon Essai. Les genres qui la composent se rattachent en effet très-mal soit à la famille des Orthosides, soit à celle des Noctuo-Bombycides, on les a fait entrer jusqu'ici.

Les chenilles des Cosmides sont aussi allongées mais généralement moins cylindriques que celles des Orthosides, ou du moins leurs incisions sont plus profondes: leurs éeussons sont bien marqués, quoique d’ailleurs leurs couleurs’soient généralement vives et leurs dessins bien arrêtés. Elles dnt une manière de vivre tout exceptionnelle, puisqu'elles lient ensemble les

Lépidoptères. Tome 6. L

SM IHSON JUN 0 4 2003

K

NRSBRARES

> COSMID Æ.

feuilles aux extrémités des branches et qu’elles passent à peu prés toute leur vie dans cette retraite. Mais ce qui explique le peu d’influence que cette vie cloitrée a sur leurs couleurs et sur leur organisme, c’est que la plu- part d’entre elles attachent ces feuilles d’une manière si lâche que l'air et la lumière pénétrent abondamment dans leurs cellules, en sorte que leur but parait être plutôt de se ménager un peu d’ombrage dans la partie décou- verte de l'arbre elles se tiennent, que d'échapper aux ichneumons ou à l'impression des agents extérieurs. Toutes ces chenilles éclosent de bonne heure et n’ont cependant qu’une génération par an. Elles se métamorpho- sent dans de petites coques ovoïdes filées à la surface du sol et entourées de grains de terre fine. Leurs chrysalides sont généralement assez courtes, à partie postérieure bien conique et aiguë, et presque toutes sont saupou- drées de la même efflorescence bleuâtre ou violâtre qu’on remarque chez les Catocala.

A l’état parfait, les Cosmides sont des insectes assez élégants, ordinaire- ment au-dessous de la taille moyenne, à ailes lisses et soyeuses età dessins bien arrêtés; ils volent avec vivacité au coucher du soleil et se rencentrent partout croissent les arbres trés-vulgaires qui les ont nourris. Les fe melles sont presques toujours pourvues d’un oviducte térébriforme, mais ne diffèrent point autrement des mâles.

Les Cosmides habitent l'Europe et les Amériques. Elles ont été généra= lement bien connues des auteurs, et; leurs dessins bien précis ne permet- tant pas de confusion, leur synonymie est très-facile à établir. D'ailleurs elles sont encore peu nombreuses,

Gex. TETHEA Och.

Och. Syst. Gloss Gn. Ess. p, 317 St. Plasienis Bdv. Dup. Herr.-Sch. = Cosmia Tr.

Chenilles lisses, rases, luisantes, un peu aplatiés en dessous, atténuées pos- térieurement, sans trapézoïdaux saillants; vivant entre deux feuilles iées avec de la soie. Chrysalides assez courtes, luisantes, sans effloréscence, An- tennes simples, squammeuses, un peu moniliformes, à peine garnies de cils courts et isolés. Palpes ascendants, comprimés, à 2 article assez velu, Le 32 court, tronqué. Trompe assez courte. Thorax peu convexe, velu-lissé, à col- lier un peu relevé et suivi d'une carène aiquë. Abdomen déprimé et un peu velu latéralement dans les deux sexes; celui de lu Q moins long, en cône aplati, à oviducte non sallant. Ailes supér, lisses et luisantes, à apex aigu et Jfalqué, à taches et lignes très-nettes.

Petit genre bien naturel et bien reconnaissable à la forme uncinée de ses ailes supérieures et à son thorax crêté. Les chenilles vivent à la manière des Noctuo-Bombycides du genre Cymatophora, entre deux feuilles liées avec de Ja soie, sur les Salix et les Poputus; elles se montrent dés le premier prin-

COSMIDÆ, 3

temps et se chrysalident tantôt dans une coque molie, à la surface de la terre, tantôt entre les lichens et les broussailles.

Les papillons paraissent vers le milieu de l'été, leur forme est un peu aplatie et ils portent les ailes en toit écrasé. Ces ailes sont lisses et comme soyeuses, et les lignes et taches ordinaires ÿ sont fines mais très-nettes. À la forme près de l'abdomen, les deux sexes ne diffèrent pas entre eux. On re- marquera que celui des femelles, loin d’être renflé comme à l'ordinaire, est plus déprimé que celui des mâles.

Les deux espèces qui composent jusqu'ici ce genre sont européennes.

Type: 668. TETHEA SUBTUSA W.-V. Fe Wien.-Verz. T-17 Fab. 173 Bork. 275 Engr. (la Soumise) 102 a bc Hb. 213 Haw. 267 Tr. I p. 82 Dup. III p. 148 pl. 82 St. IL p. 56 Frey. I pl. 4@® Gn. Ind. 242 Bdv .705.

Larv. Gn. infrà.

30mm. Ailes supér. entières, à bord terminal légèrement falqué , d’un gris=olivatre clair, avec l’ombre médiane et la ligne subterminale d’un gris moins luisant, et les deux lignes médianes très-distinctes, non ondu- lées, fines, d’un jaune clair liseré de gris mat, disposées un peu en tra- pèze; les trois taches très-distinctes, mates, liserées de jaune clair; l’or- biculaire un peu oblongue transversalement ; la réniforme en 8 ouvert; la claviforme assez large, en à coudre, Ailes infér, d’un gris uni, à frange d'un blanc-ochracé.

Femelle tout-à-fait semblable.

Chenille d’un vert-jaunâtre clair, avec la vasculaire et les sous-dor- Sales très-marquées, continues, d’un jaune clair; la stigmatale moins uette; le venire et les pattes d’un vert clair; la première paire tachée de noir extérieurement ; la tête d’un vert-blanc, avec deux lignes obliques et la bouche noires. Elie vit sur les peupliers, en avril et mai. ;

France, Autriche, Angleterre, en juillet. Plus commune que la Retust glans les parties méridionales; plus rare dans celles du nord.

CS 669. Tetmea RETusA Lin.

S.N.193etF.S.19218— Wien.-Verz. T-18 Fab. 174—Esp. pl. 178— Bork. 274 Haw. 269 Hb. 244 Sepp. LI pl. 39 Tr. I p. 80 Dup. IT p. 445 pl. 82 Frey. Beitr. III p. 145 St. IT p. 56 Gn. End. p. 242 Bdv. 706 Chrysoglossa Tr. phil. IT p. 5 pl. 1 Donow. pl. 350 J’etula Kb. Beitr. pl. 2-H Gracilis Haw. 268 St, II p. 57 Ja Soumise Engr. 402 d (non a-c).

Lurv. Hb. Frey.

Autriche, Allemagne, Angleterre, nord de ja France, en juillet, Goll, Div

4 COSMIDÆ.

GEN. EUPERIA Gn.

Gn.-Ind. 242 Dup. Dhday. ÆEnargia H. Cosmia Tr. Bdv.

Chenillesrases, allongées, presque cylindriques, à lignes et points distincts, vivant à découvert sur les arbres. Chrysalides efflorescentes, renfermées dans des coques ovoïdes à la surface de la terre. Antennes denticulées et crénelées de cils courts, verticillés dans les ',filiformes et garnis de cils fins isolés dans les ®. Palpes assez peu ascendants, à 2€ article un peu renflé, squammeux-lissé. Trompe moyenne. Thorax subcarré, velu-cotonneux, lisse. Abdomen un peu caréné, rectangulaire, déprimé et terminé par des poils coupés carrément dans les ©, long, en cône très-effilé et à oviducte long et bien saillant dans les ©. Ailes supér. très-entières, veloutées, à dessins per tranches, les deux lignes médianes presque parallèles, et taches en partie ef- facées, mais pourtant toujours visibles.

Les chenilles des Æuperia forment, à ce qu’il paraît, exception dans cette famille en ce qu’elles ne lient pas les feuilles avec de la soie pour s’y abri- ter. Je dis à ce qu’il paraît, parce que je n’ai pas eu occasion de les élever, et que Treitschke ne dit rien de particulier de la seule espèce qui soit connue, ce qui suppose qu’elle vit à la manière des autres chenilles. Ilest bon cependant de le vérifier.

Les papillons sont tous d’une couleur ochracée ou paillée fort pale, avec jes dessins ordinaires peu prononcés; chez plusieurs d’entre eux la tache réniforme est souillée de noirâtre inférieurement, comme chez les Orthosi- des. Les femelles ont l’oviducte prolongé en forme de tarière, ce qui, pour

le dire en passant, semblerait indiquer pour les chenilles une vie renfermée, comme chez les autres genres de la famille. Elles sont ordinairement plus grandes que les mâles, mais elles n’en différent point quant aux dessins.

Ce genre est jusqu'ici peu nombreux, quoique plusieurs espèces nouvei-. iement découvertes soient venues l’augmenter. Il habite le nord de l'Europe et l'Amérique,

{ D RETE Ege : sp 3 670. Evrsria MEranosrira En, É He

Ÿ CTI

3irmni, Ailes supér. d’un jaune-paille sale, plus ou moins saupoudré de brunâtre, avec les lignes plus ou moins visibles, de la couleur du fond, comprises entre deux filets plus foncés; les deux médianes écartées, séparées par l’ombre médiane, qui est bien marquée, sinuée et angu- leuse ; le contour de Îa tache réniforme plus foncé : le tout embrouillé, Ligne subterminale plus distincte, surtout au sommet, avec les deux filets bien marqués; l’intérieur précédé, par en haut, de quelques points bruns, et par en bas, entre la sous-médiane et la inférieure, d’une petite tache noire, De petits points terminaux. Ailes infér. d’un gris-paillé uni,

COSMIDÆS 5

Abdomen de la © très-effilé et très-conique. Palpes très-gréles, mais assez longs, à dernier article aciculé,

Brésil, (Coll. Gn.

SE 6535. ÆEuprrta ConNtusa Herr.-Sch.

Herr.-Sch. p. 228. Larv. ignot,

©! 28mm, Ailes supér. d’un brun-carné clair, avec l’ombre médiane, l’espace terminal et la frange, noirâtres ; les deux lignes médianes noirâ- tres, ondulées, presque parallèles; la coudée éclairée postérieurement; les deux taches claires ; l’orbiculaire très-petite et marquée d’un petit point noirâtre ; Ja réniforme étroite , salie de noirâtre inférieurement. Ligne subterminale claire, vague, ondulée. Ailes infér. noirâtres, avec la base plus claire, et marquée d’un point cellulaire ; leur dessous d’un gris- ochracé, avec un trait circonflexe bien marqué, et une ligne vague, noi- râtres. Palpes grêles et plus courts que dans les autres espèces, Q semblable , mais ayant l’abdomen terminé en pointe trés-aiguë,.

Saxe. (Goll. Pierret et Gr. Encore rare.

SNL je “672. Euperia ABCLUTA Hb.

nrmtereen een X EME, Area

Hb, 351.—Tr. Tip. 381— Eversm. p. 280 Dup. sup. IT p. 327 pl. 80. Gn. Ind. 242 Bdv. 1159. Larv, Tr.

Hongrie, Autriche, Russie méridionale, en août. (Coll, Bdv. Pierret et Gn. Toujours rare.

À. Glameula Bdv. Bdy. in mus.

Plus foncée et entièrement saupoudrée d’atomes d’un gris-glauque ou violâtre très-clair, parfois plus foncé sur l’espace médian et dessinant net- tement les deux lignes et les deux taches médianes en blanc-ochracé,

Russie méridionale. Coll. Bdy.

A GS

673. Euperra Imeura Bdv.

Bdv. Gen. 1160 Gn. Ind. 242 Herr.-Sch, 115, 116. Larv. ignot.

.

Taille et port d’Auta, dont elle pourrait bien n’être qu’une variété : les ailes supérieures sont d’un jaune-paille, comme chez Fulvago, avec les

Type.

G COSMIDÆ.

dessins exactement semblables à ceux d’Æbluta , mais d’un ferrugineux très-clair. Les ailes infér. sont aussi d’un jaune-paille , nullement sali de noir, avec les traces três-faibles d’une demi-ligne , et quelques atomes subterminaux , d’un ferrugineux très-pâle. Le dessous est d’un blanc-jau- nâtre uni, avec la même ligne, mais sans lunule.

La femelle est semblable; mais les dessins ferrugimeux sont toujours um peu mieux marqués.

Hongrie. (Coll. Bdv. Pierret et Gn.

A

L'espace médian, et souvent l’espace terminal, occupés par une teinté d’un férrugineux-rosé qui dessine les deux re en clair, avec l'ombre médiane plus foncée.

Mêmes Coll. et provenance.

Cette variété est la correspondante de celle que nous ebservons chez Trapezina.

jai EUPERIA Fuivaco W-V.

Wien.-Verz. S-1 Hb. 198, 499 Tr. IT p. 380 De IV p. 195 pl. 109 St. III p. 62 Gn. Ind. 242 Bdv. 1161 Paleacea Esp. pl. 122 f. 3, 4 Engr. (la Paillée) 526 b Gilvago Bork. 295 Views Angulago Haw. 228.

Larv. Hb.— Tr.

o' 38mm, © {3mm, Aïles supér. d’un jaune-paille légérement sau= poudré de rougeâtre ou de brunâtre, avec une série de points terminaux, et les deux lignes médianes bien écrites, fines, ondées et anguleuses, d’un brun-rougeûtre ; l’ombre médiane du même ton, mais plus vague et inter- rompue au milieu; les deux taches médianes très-distinctes, concolores, mais finement cerclées de brun ; l’orbiculaire grande et ronde; la réni= forme régulière, avec un point brun très-distinct dans le bas. Ailes infér. d’un blanc-paillé, avee un liseré et une ligne médiane à peine distincts, plus foncés. Dessous presque uni.

Autriche, Hongrie, Saxe, Angleterre, nord et centre de la France, en août.

C’est la plus commune du genre. Chenille d’un vert-pâle ou grisâtre, avec la vasculaire et les sous-dor-

‘sales blanches, bien continues; la stigmatale blanchâtre, surmontée d’une

bande noirâtre; les trapézoïdaux blanchâtres et la tête d’un fauve-roux. Elle vit sur le chêne et surtout sur le bouleau, en juin.

La chrysalide est recouverte d’une efflorescence violâtre. : Le nom de cette espèce n’est pas à l’abri de toute critique, Il paraît &

COSMIDÆ 4

peu près certain que la Fulvago de Linné et de Fabricius est la Xanthiæ Cerago, et celle de Clerck paraît être la Rujina. Peut-être aurait-il mieux valu prendre le nom d’Esper, qui ne laisse aucune équivoque.

A. Engr. 526 a-c Hb. 498, 190.

D'un beau jaune-orangé vif, avec les dessins d’un ferrugineux foncé. La © est saupoudrée, en partie, de ferrugineux-rosé, qui absorbe le con- tour des taches.

Coll. Bd.

Gex. DICYCLA €n.

Cymatophora Och. St Cleoceris Bdv. Tethea Dup.=— Cosmia Tr.

Chenilles allongées, peu déprimées, rases, à tête grosse, de couleurs som= bres, avec les dessins très-iranchés, vivant renfermées dans des paquets de J'eurlles liées avec de la soie. Chrysalides non efflorescentes, renfermées dans des coques ovoïdes placées & la surface du sol. Antennes munies de lames épaisses et pubescentes dans les 7. Palpes ascendants, leur second arti- cle squammeux, épais, le 3e court,en pointe échancrée. Trompe courte. Fhorax peu convexe, arrondi, lisse. Abdomen déprimé, assez long, velu latéralement et carré chez les 7, en cône aiqu et terminé par un oviducte saillant chez les Q. Ailes supér. entières, veloutées, pulvérulentes, avec toutes les lignes et. lesntrois taches bien distinctes, la réniforme non salie de noir.

La place de l'unique espèce de ce genre a beaucoup varié. Je l'avais mise moi-même,mais avec beaucoup d’hésitation, dansle genre Cymatophora; mais j'ai reconnu depuis qu'elle y était mal placée et qu’elle partageait tous les caractéres de la famille des Cosmides. Sa belle chenille se rapproche beaucoup de celles des Æuperia et des Cosmia. Elle vit renfermée dés sa jeunesse dans des paquets de feuilles encore tendres qu’elle rassemble à l’extrémité des branches des chênes et dont elle ne sort que pour se chry- salider.

Le papillon n’est pas moins élégant que la chenille: il se distingue d’abord par ses antennes fortement ciliées. Sa femelie est pourvue d’un oviducte saillant comme les Æuperia. IL éclôt à l'automne et ne diffère point, pour les mœurs, des autres Noctuelles.

675. Dircxcza Oo Lin.

5, N. 881 Roœs.Tpl. 62 Wilk. pl. 14 Wien.-Vierz. T-1 Fab. 247 Esp. pl. 71 Engr. (l’Oo) 528 4 Bork. 283 Hb. 867 Tr. I p. 84 Dup. I p. 174 pl. SA f. 2 St. II p. 59 Frey. IT

8 COSMIDÆ.

pl. 149 = Gn. Tnd. p. 9236 Bdv. 704 Ferruginago Hb. 195 = Haw. 295.

Larv. Mb. Gn. infra.

36mm, Ailes supér. d’un blanc-jaunâtre, avec une tache d’un gris-ver- dâtre, occupant presque tout l’espace basilaire. Les nervures, les quatre lignes ordinaires qui sont bien parallèles, les trois taches ordinaires et l’ombre médiane, sont marquées sur ce fond, en roux-ferrugineux vif et tranché. Ailes inférieures d’un blanc-jaunâtre. Corps légèrement lavé de roussâtre.

La chenille vit, à Ja fin de mai, sur le chêne. Elle est cylindrique, allongée, d’un noir-brunâtre et parfois d’un brun-carmélite , avec la vasculaire , les sous-dorsales et la stigmatale , d’un blanc vif; la première rétrécie sur le milieu de chaque anneau, la dernière un peu soufrée et coupée d’un trait noir à l’endroit des stigmates, qui sont cerclés de brun. Elle se métamor- phose dans la terre, et le papillon éclôt en août et septembre. 5

Il habite le centre et le nord de la France, il est assez commun. Coll. Div.

Nota. Haworth décrit une prétendue espèce voisine de celle-ci, et qui paraît n’en différer que par des dessins mieux écrits et plus foncés. Il la nomme Aenago, et y rapporte la Renata Fab. 251, qu’ila peut-être en effet vue en nature, et qui serait alors une variété de notre Oo.

L’ Oo varie un peu pour le fond de la couleur, qui est parfois d’un jaune clair, comme la fig. e d'Engramelle ou la fig, 3 de Duponchel. D’autres fois l'espace basilaire est entièrement envahi par du gris-verdâtre, qui s’étend même souvent sur l’espace subterminal; mais ces variétés ne constituent pas des races constantes.

676. Diexcra? SuzrrAVA Ev.

-Evers. Bull. Mosc. 1848 no 3.

_Jene lai pas vue, mais l’auteur dit qu’elle a la taille, le port et le fond de la couleur de l’Oo. Voici la phrase spécifique : Alæ anticce ochracecæ, fascia lata baseos, striga media fasciaque lata ter minali fuscis ; posticæ lutescentes. Ne serait-ce pas plutôt une Æuperia?

Steppes du Volga inférieur.

Gen. COSMIA och.

Och. Syst. Gloss. Tr, Bdv. Dup.

Chenilles rases, un peu aplaties en dessous, assez allongées, atténuées anté= rieurement, un peu moniliformes, à trapézoïdaux petits mais saillants, à tête

COSMIDE: )

peute, subalobuleuse; vivant au milieu d'un paquet de feuilles réunies avec de la soie. Chrysalides efflorescentes, à partie postérieure très-vonique el très= aiguë, renfermées entre les feuilles ou dans une coque placée à la surface du sol. Antennes simples, à peinepubescentes ou garnics de cils très-fins ct isolés. Palpes ascendants, rapprochés div sommet, le 2e article étroit, peu velu, le 3€ subaiqu. Trompe courte. Thorax lisse, globuleux. Abdomen mince, coni- que, celui des ® à. oviducte non saillant. ‘Ailes supérieures" denticulées, épaisses, veloutées, à lignes distinctes, les deux dernières rapprochées, l'avant dernière très-coudée vis-à-vis de la cellule.

Le genre Cosmia se divise en deux groupes bien distincts.

Le premier, qui a beaucoup de rapports avecle genre Æwperia, en diffère toutefois par les caractères ci-dessus spécifiés..Les chenilles sont assez voi- sines de celles des Orthosides, elles ne vivent renfermées que dans leur jeu- nesse, ou du moins elles quittent leur retraite dans Pâge adulte; elles sont carnassières et se font même entre elles une guerre à mort.

Les mâles des insectes parfaits ont l'abdomen absolument comme ceux des Æuperia, mais les femelles n'ont point l'oviducte saillant.

Le second groupe constitue les Cosmta proprement dites. Leurs chenil- les vivent renfermées à la manière des .Dicycla. Elles sont très-monilifor- mes et fortement amincies antérieurement. Je ai point remarqué qu’elles : fussent hostiles aux autres chenilles.

L'abdomen des papillons est plus renflé ici que dans la premier groupe, et il est visiblement conique, même chez les mâles. Les palpes sont presque connivents et forment une sorte de bec aigu. Enfin les antennes sont pres- que complètement filiformes. Tous ces caractères et la forme des ailes don-. nent à ce groupe une ressemblance éloignée avec les Tortrix, dont les che- nilles rappellent d’ailleurs les mœurs.

Les Cosmia sont de jolis insectes ornés de couleurs vives, surtout ceux du deuxième groupe. Ils volent avec vivacité au crépuscule, et, quand ils sont au repos, leurs ailes sont disposées en toit très-incliné. Les sexes différent peu.entre eux. Ils habitent l’Europe et l'Amérique du nord. On remarquera que les mâles ont une grande propension à contracter cette espèce de mé- téorisation abdominale dont j'ai parlé dans mon introduction, mais ilsme tournent point au gras comme les espèces endophytes,

GROUPE I 677. Cosura TRAapeziNa Lin,

S. N. 99 Wien.-Verz. T-13 Fab. 117 Knock IT pl. 3 £. 1-4 Sulz. pl. 36 f. 6 Engr. (le Trapèze) 546 a 6 c dfg Esp: pl. 87 f. 2,3 Sepp. LI pl. 46 Hb. 200 Bork. 271 Haw, 257 Tr. II p. 383 Dup. IV p.113 pl. 108 St. IL p. 62 Gn. Ind. 242 Bdv. 1158,

Laro. Knock Hb. etc.

Très-commune dans toute l’Europe, en juillet,

10 COSMIDÆ.

A. Sepp. II pl. 46 f,. 7 Engr. 516eh

Les espaces médian et terminal teintés de rouge-brique clair, ainsi que la frange des inférieures. Les points terminaux bien marqués.

678. Cosuia OrINA Gn.

23mm, Ailes supér. un peu oblongues, et plutôt rectangulaires que tiangulaires, d’un gris-carné mêlé d’écailles noirâtres, et saupoudré d’écailles blanches sur les nervures, avec les deux lignes médianes fines, blanches, disposées en trapèze plus ouvert par le bas que chez Trapezina. Subterminale comme chez cette dernière. Taches médianes cerclées de blanc ; l’orbiculaire ponctuée de noirâtre ; la réniforme étroite, étranglée au milieu, ponctuée de noirâtre aux deux extrémités. Aïles infér. blan- châtres, salies de gris sur toute leur moitié postérieure, avec un point cel- lulaire plus visible en dessous. Abdomen du G' très-grêle et terminé par un bouquet de poils très-élargi.

Amérique Septentrionale. (Coll. Gn. Un œ.

GROUPE II. Je

679. Cosmia PYRALINA W.-V.

Wieh.-Verz. T-19 Engr. (la Pyraline) 545 a b Bork. 270 Kléem. IT pl. 7 £. 1-3 Hb. 203 Haw. 259 Tr. II p. 392 et sup. X p. 106 Dup. IV p. 422 pl. 408 f£. 6 Frey. II pl. 129 Steph. LIT P. 61 Gn. Ind. 212 Bdv. 1156 Corusca Esp. pl. 135 f.4,5 Bork. 269.

Larv. Frey. Bruand.

France, Autriche, Hongrie, Angleterre, en juillet. Plus rare que les deux suivantes.

Borkhausen l’a décrite deux fois, et à peine l’a-t-il vue une seule,

THE

G8o. CosmrA D{Frinis Lin:

S. N. 146 Wien.-Verz. T-10 Fab. 257 Esp. pl. 134 Knock TI pl. 49 f. 4,2—Bork. 267— Hb. 209 et Beitr. pl. 4 L— Haw. 260— Tr. IE

Type.

COSMIDÆ, II

p.386=Dup. IV p.116 pl. 408 £. 4—St. ITT p. 60—Frey. IT pl. 130—Gn, Ind. p. 242 Bdv. 1154 = le Nacarat Geof. Il p. 164 Engr. 543 a b.

Larv. Frey.

France, Allemagne, Autriche, Angleterre, etc., en juillet. Goll. Div.

Cette charmante Cosmia n’est rare nulle part, quoique moins abondante que l’Affinis. Pour donner une idée de la prolixité avec laquelle certains auteurs allemands traitent l’Entomologie, il me suffira de dire que, dans le recueil de Scriba, Brahm ne consacre pas moins de sept pages in-quarto à l’histoire de cette Cosmia, si facile à décrire, et de mœurs si ordinaires!

681. Coswra Conrinis H.$.

Herr.-Sch. 450. Larv, ignot.

Je ne l'ai pas vue. Elle est intermédiaire entre Affinis et Diffinis, d’un gris-lilas, avec les mêmes dessins à peu près que chez Affinis, mais les taches blanches de la côte encore plus élargies et les lignes coudée et sub- terminale très-rapprochées; les ailes inférieures et le dessous plus pâles,

Ne CI

682. CosmrA Arrinis Lin.

S. N. 144 Albin pl. 31 f. 49 Wien.-Verz. T-11 Fab. 958 Sepp. IV pl. 3—Esp. pl. 55 1. 1— Engr. (l’Analogue) 544 a cd g—Scriba ll pl. 12 . 6,7 Boïk. 268 Hh.201 Haw. 258 Tr. IT p. 390 Dup. IV p. 419 pl. 108 f. 5 St. TT p.61 Gn. Iud. 242 Bdv. 1155 —= Palliata Fab. 97.

Larv. Gn. infrà.

28mm, Aïles supér, d’un brun-cannelle clair, avec les deux lignes mé- dianes fines, blanches, plus ou moins marquées, mais toujours plus visi- bles à la côte, elles sont suivies d’une éclaircie d’un beau blanc, plus ou moins distincte; la subterminale peu marquée, parfois aussi éclairée de blanc à la côte et suivie à l’apex de deux points noirs ; les taches ordi= naires un peu plus claires que le fond, vagues, marquées l’une d’un, Vautre de deux points noirâtres. Ailes infér. d’un noir prononcé, plus claires à la base, avec la frange jaune; dessous des quatre ailes noir, à bords jaunes. RUES noirâtre, ane de jaune.— Les deux sexes sembla= bles.

Chenille très-atténuée antérieurement, un peu aplatie en dessous, à an- neaux bien séparés etun peu rhomboïdaux, d’un beau vert-bleuâtre, avec la ligne vasculaire large , continue et d’un blanc pur; les sous-dorsale et stigmatale plus étroites, également continues et blanches, la dernière

{2 COSMIDÆ.

surmontée des stigmates noirs cerclés de blanc. Tête ét pattes d’un vert+ pâle. Vit en mai sur l’orme (Ulmus) entre des feuilles négligemmerit liées. Chrysalide courte, saupoudrée de violâtre.

Commune dans toute l’Europe, en juillet.

Elle varie beaucoup, mais sans constituer des races bien distinctes. bef d’Engramelle en donnent quelques exemples. La ‘seule différence con- stante est dans la couleur, qui est tantôt d’un cannelle-rougeâtre et tantôt d’un brun de bois clair, sans distinction de sexe.

Seriba a donné de la chenille une figure tout-à-fait imaginaire,

Gex. ATHETMIA Hb,

Hb. lens.

Chenilles ….... Antennes grêles, sélacées dans les deux sexes. Palpes ascendants-verticaux ; grêles, le 2e article arqué, à peine plus épais que le qui est squammeux, aiqu au sommel. Trompe moyenne. Thorax globuleux, squammeux-lissé. Abdomen lisse, grêle, conique chez les 7, un peu déprimé et en cône arrondi chez les ©, sans oviducte saillant. Pattes glabres, à ergots prononcés, les jambes des-antérieures munies, chez le Ç, d'un faisceau de poils hérissés. Ailes entières, les supér. en triangle obtus, & bord terminal ren- flé au milieu, avec les trois lignes postérieures très-disuinctes et à peu près pa- rallèles; au repos, port des Cosmia.

Ce petit genre, dont je n’ai emprunté à Hubner que le nom, puisque, dans son V’erzeichniss, il se compose principalement de més Crrrædia, a tout-à- fait l’aspect et le port de nos vrais Cosmia, quoiqu'il en diffère par les carac- {eres assez saillants que je viens d’énoncer. Il est exclusivement américain, et, à en juger par le nombre des individus qui nous arrivent, il n’est pas rare dans les lieux qu’il habite,

mmmnaare

1683. ÂTHETMIA INUSTA Gn.

|

25mm, Ailes supér. d’un ochracé clair saupoudré de noirâtre, princi- palement sur l’espace médian et devant les lignes, et avec la frange d’un brun luisant ; les trois lignes postérieures claires, rapprochées, à peu près parallèles, coudées sur la sous-costale seulement , la première droite, la seconde arquée en deux sens. Tache orbiculaire nulle; réniforme petite, indiquée par deux points noirâtres superposés, plus ou moins cerclés de clair. Aïles infér. d’un blanc-ochracé un peu transparent et irisé sur le disque ; dessous des quatre avec un trait noir cellulaire distinct; les in- férieures avec deux lignes ponctuées, peu sensibles. Poils du tibia anté- rieur des * teintés de noir au sommet.

Les deux sexes semblables.

Brésil. Coll. Gn. Cayenne. Coll. Feisthamel.

cosMiDA, €5

684. ATuermia SUBUSTA Hbi Hb. Zutr. 205, 206.

Je ne l'ai pas vue en nature. Elle paraît très-voisine de la précédente, dont elle diffère par la présence d’une quatrième ligne près de la base, parallèle aux trois autres, et par l’absence des deux points qui rempla- cent la réniforme,

Colombie,

FAM. VII. HADENID/E , Gn.

Gn. Ess. p. 201 Bdv. Dup. Herr.-Sch. Familles F, H,0, P Wien.- Verz. Fam. 7et 8 Haw.

Chenilles à 16 pattes égales, allongées, rases, non luisantes, n'ayant point les trapézoïidaux tuberculeux, ordinairement entièrement lisses, ayant parfois le 11° unneau relevé; vivant à découvert ou simplement abritées sur les ar- bies eu les plantes basses. Chrysalides luisantes, non efflorescentes, ren- fermées dans des coques ovoïdes et enterrées plus ou moins profondément. Papillons à antennes de longueur moyenne, à palpes droits ou ascendants , ordinairement courts et dépassant ‘peu le front, avec le dernier article peu allongé, à toupet frontal velu mais peu saillant, à thorax plus ow moins carré et crêlé, ainsi que l'abdomen, à pattes de longueur moyenne, à ailes su- périeures épaisses, marquées des lignes et taches ordinaires, la subterminale jamais complètement droite et souvent brisée en & dans son milieu, recou-

vrant les inférieures, et disposées en toit très-incliné dans le repose

Voici une des plus nombreuses familles de Noctuélides, mais non pas une des plus caractérisées. La famille des Hadénides en effet se lie à celle des Orthosides, des Xylinides et des Apamides par des nuances si délicates, qu'il est souvent difficile de démêler nettement l’endroit chacune d'elles doit s'arrêter. Ce n’est au reste que la reproduction en petil de ce qui se passe dans toute l’Entomologie et même dans la Zoologie en général. Ceci n'empêche pas la grande majorité des espéces et des genres de la famille d’avoir une allure propre dont je vais essayer de donner une idée.

Les chenilles des Hadénides sont généralement de couleurs assez vives, avec les dessins bien marqués, tenant en cela le milieu entre celles des Apamides et celles des Xylinides. J’ajouterais qu’elles sont toujours bien cylindriques, glabres el sans aucune éminence, si les genres Miselia, Va- leria et Chariptera et une espèce du genre Mamestra ne démentaient ce facies trés-général. Elles vivent toutes exclusivement de feuilles et ne met- tent pas autant de soin à fuir la lumière que celles des Apamides. Celles qui vivent sur les arbres s’abritent simplement sous leurs feuilles. Celles du genre Dianthœæcia se cachent dans l’intérieur des fruits capsuleux des Caryophyilées; celies du genre Æecatera préfèrent les fleurs aux feuilles ; le genre Agriopis se tapit entre les rides des écorces, les autres s’allongent sur les tiges des plantes basses, auxquelles elles restent comme collées des heures entières. Ces chenilles serencontrent partout et même dans nos jar- dins, auxquels elles ne causent pas de dégâts bien notables.Elles vivent gé- néralement dans le cours de la belle saison ; quelques-unes pourtant pas-

HADENIDÆ. 1)

sent l’hiver.. Toutes s’enfonçent en terre pour se chrysalider, et rarement elles prennent la peine de construire une coque avec de la soie ; une cavité ovoïde lissée en dedans et facile à briser au moindre contact suffit pour les contenir. t

_ Les papillons se rapprochent surtout des Orthosides ; ils en différent par leurs palpes toujours mieux développés et plutôt ascendants que droits ou incombants, par la tache rénilorme qui n’est plus souillée de noir et par la ligne subterminale presque toujours brisée en Æ dans son milieu. Il n'y a rien à dire de particulier sur leurs mœurs. Ils volent au crépuscule et s'accrochent pendant le jour au tronc des arbres ou aux murs de clôture. Onen trouve dans toutes les parties du globe, mais surtout dans les contrées tempérées ou froides de l'Europe et de l'Amérique.

Les Hadénides ont été presque toutes bien connues des auteurs, et leur. synonymie est longue. Mais elles varient moins que les Apamides, ou plu- tôt leurs variétés constituent des races moins tranchées; aussi n’ont-elles pas donné lieu à autant d’espèces parasites que ces dernières.

Gen ILARDS ea.

Bdv. Ind. méth. p. 76—Gn. Dup.= £remobia St. = Xanthia Tr: —= Cleophana Herr.-Sch.

Chenilles cylindriques, allongées, à tête grosse, ayant les points ordinairés plus foncés et surmontés de poils visibles ; vivant à découvert sur le som- met des graminées ou des céréales. Chrysalides enterrées. Antennes des ©! crénelées de dents qarnies de cils récourbés ; celles des ® moniliformes, avec deux cils par article. Palpes un peu ascendants, assez courts, velus- hérissés, à dernier article court et obtus. Trompe longue. Front arrondi, à tou- pet laineux, court et uni. Thorax convexe, velu-squammeux, carré. Abdomen crêlé dans les deux sexes, long dans les Q, ël est terminé par un pinceau de poils et sans oviducte. Pattes. assez courtes, squainimeuses. Ailes épaisses, squammeuses, les supérieures subdentées, nébuleuses , à dessins confus, les inférieures ayant l’indépendante assez forte jusqu'à la disco-cellulaire et pa- rallèle au pli cellulaire.

Ce genre, adopté maintenant par tous les entomologistes, se borne encore à une seule espèce, Sa chenille a un peu l'aspect de certaines Cosmides et est, comme elles, munie ce poils isolés assez visibles sur les points ordinaires, qui sont très-distincts. Elle se tient au sommet des céréales, dont elle ronge les graines, mais elle n’est jamais assez abondante pour causer de véritables dégâts ; d’ailleurs elle aime au moins autant les graminées ordinaires et ha- bite de préférence dans les endroits secs et garnis de longues herbes. Sa chrÿsalide n’a point d’appendice ventral, comme les Déunéhcæcia, dont l’in- secte parfait se rapproche un peu.

ae ol

16 HADENIDÆ.

‘Celui-ci est fort vif et vole le plus souvent en plein jour, à la plus grandé ardeur du soleil, sur les chardons fleuris, ce qui ne l'empêche pas de buti- ner de nouveau au crépuscule comme les autres Noctuelles. Je viens de dire qu'il avait certains rapports avec les Diunthæeia, maïs, comme sa che- nillene vit point dansles capsules, il était inutile que la femelle füt pourvue d’une tarière abdominale. Aussi est-ce une de ses principales différences.

685. XrArus OCHROLEUCA W.-V.

Wien.-Verz. T-4 Esp. 196 £. 1 et 4 Bork. 282 Engr. (la Jolie) 488 a b Hb. 92 —Dup. IT p. 344 pl. 92 SE IT p. 95 Gn. Tud. p. 245 Bdv. 1004 Citrina Donov. pl. 340 Haw. 223?

Larv. Gn. infrà.

30mm, ‘Ailes supér. subdentées, à frange entrecoupée sur deux rangs, d'un blanc. ochracé, avec des nuages d’un brun clair souvent confus, parmi lesquels on distingue une large bande subterminale, marquée d’un trait noir ou roux sous la première inférieure, et deux grandes taches con- tournées, l’une costale, renfermant l’orbiculaire, l’autre au bord interne. Tache réniforme à peine indiquée dans un espace clair. Aïles infér. d’un gris-noirâtre, avec une bandelette médiane vague, incomplète, et la frange claires. © plus grande (34"m), mais semblable.

France centrale et occidentale, Autriche, Angleterre, en juillet et août. Coll. Div. Pas très-commune. ;

Varie passablement, tant pour la teinte de l’ochracé, que pour celle-des dessins, qui va du noir au rougeâtre, et pour leur plus ou moins d'in- tensité.

Chenille d’un vert-jaunâtre, avec la stigmatale d’unjaune clair et tousles points ordinaires petits, noirs, surmontés de poils courts de même couleur. Tête et pattes écailleuses d’un roux pâle. Vit en mai et juin sur les gra= minées, dans les lieux secs.

Gex. DIANTHÆCIA Büv,

-Bdv. Rev. entom. Gn. Dup. Herr.-Sch. Miselia Tr, St.

Chenilles cylindriques, rases, veloutées, attenuées aux extrémités, à tête petite, globuleuse; ordinairement ternes et marquées de traits obliquesou che- vrons sur la région dorsale; vivant sur les caryophyllées, dont elles mangeni les graines,et se tenant, au moins dans leur jeunesse, roulées dans les capsules ou les boutons de ces végétaux. Chrysalides un peu pointillées, à anneaux terminés en cône aigu, munies d'un prolongement saillant sous le ventre et enterrées assez profondément dans des coques peu consistantes. Antennes simples, pubescentes, avec un cil plus long par chaque anneau. Palpes courts,

HADENIDÆ. 17

ascendants, leur 2€ article velu-hérissé, le très-court et en bouton. Tho- rax convexe, carré, velu-hérissé. Abdomen caréné, crêté à sa base, termine en cône allongé et aïgu dans les ®, avec un oviducte plus ou moins saillant, té- rébriforme, composé d'articles emboîtés. Ailes supér. festonnées, à frange en= trecoupée, nébuleuses ou marbrées, à lignes et taches distinctes, les infér. mar. quées près de l'angle anal d'une petite tache claire.

Voici un genre bien naturel, dont j'ai donné la première idée dans les Annales de la Société entomologique (4833 p. 198), et que M. Boisduval a nommé et caractérisé dans la Revue entomologique de M. Silbermann. Ii mérite à tous égards une histoire détaillée, mais je ne puis la faire plus complète qu’en transcrivant ce que j'en ai dit dans mon Essui :

« Les œufs qui produisent les chenilles des Dianthæcia sont déposés par les femelles, soit dans la corolle des fleurs, soit sur l’extrémité du calice: au bout d’une huitaine de jours à peu près, les petites larves en sortent et presque aussitôt elles se mettent à percer les boutons. Une fois entrées, et sans prendre la peine de boucher l'ouverture qui leur a donné passage, elles se retirent auprès de l'ovaire : quand il est assez développé ou qu’il appar- tient à une plante d’assezgrande taille pour que son volume puisse leur suf- fire pendant longtemps, elles s’y introduisent directement ; dans le cas con- traireelles vivent aux dépens des jeunes pétales et dévorent l'ovaire lui-même sans y entrer, éfant d’ailleurs abritées suffisamment par le calice qui est en= core hermétiquement fermé. Le développement de ces chenilles est rapide, et l'époque ne tarde pas à arriver la capsule, dont elles ont d’ailleurs rongé toutes les graines, ne pourrait plus les contenir : alors elles percent un trou plus grand ou profitent de l'ouverture que la maturité occasionne, et elles vont chercher une autre capsule. Elles préférent généralement celles qui, encore vertes, recèlent des graines plus tendres ; mais quand celles-ci ne sont pas à leur portée, elles secontentent de fruits presque desséchés et dont les semences sont arrivées à un tel état de dureté qu’on a de la peine à les broyerentre l’ongle et un corps solide. Elles ont alors acquis une assez grande taille, et il devient même tout-à-fait impossible pour celles quivivent sur des plantes dont les fruits sont fort petits, comme les Dianthus, les Silene, etc., de continuer à s'y loger : elles se retirent alors au pied de la plante et ae viennent prendre leur nourriture que la nuit. Mais celles qui se nourris- sent des grandes espèces de Caryophyllées, telles que l'Æ4gr. Dioica, trouvent à se loger dans leurs capsules jusqu’à l'époque de leur transformation ; il faut alors ouvrir. un de ces fruits pour découvrir la larve qui l’a vidé, roulée dans la partie inférieure son renflement comporte le plus d'espace. »

On voit que les chenilles de Dianthæciu, grâce à ces mœurs exception- nelles, sont faciles à découvrir. Il suffit en effet d’emporter chez soi des bou.- quets de la plante qu'elles affectionnent et de les garder un certain temps pour voir s'y développer de jeunes larves dont elles recelaient les œufs, ou encore on peut se rendre le soir dans les prairies et, à l’aide d’une lanterne, on découvre aisément les chenilles adultes grimpées au sommet des tiges

Lépidoptères, Tome 6. 3

4

18 HADENIDÆ.

et le corps souvent à derni-enfoncé dans les capsules. L'un de ces deux pro- cédés nous fera certainement connaître toules les chenilles de Dianthæciæ qui sont encore ignorées, comme 7ephroleuca, Magnolir, Capsophila, ete.— Au reste, il faut observer que les chenilles des espèces les plus tranchées different à peine entre elles; ainsi, l'Albimacula, la Capsincola et la Cons- persa sont fort difficiles à More June de l’autre, surtout quand on les trouve, comme cela arrive quelquefois, réunies sur la même plante. Il ne fau= drait donc pas se rebuter si une Caryophyllée particulière donnait une che- nille qui, au premier abord, paraîtrait bien connue, et it conviendrait de pousser l’expérience jusqu’au bout. Je puis donner à cet égard le résultat de deux épreuves que j'ai faites dans nos environs : la première sur la Saponaria officinalis, qui m'avait donné une chenille sur laquelle j'avais fondé bien des espérances,et qui s’est trouvée en définitive être la Capsin- cola; la seconde, sur la Nielle des blés (4grostemma githago), qui est proba- blement d’origine étrangère et qui en conséquence ne nourrit chez nous aucune chenille.

Les chrysalides présentent toutes un caractère bien tranché : c’est une saillie en forme de bouton qui termine l'enveloppe des pattes et de la trompe. Elles sont du reste un peu allongées et très-coniques dans leur partie postérieure. Ces chrysalides éclosent facilement, et si la première année se passe, il ne faut pas pour cela désespérer de les voir donner leur papillon, car elles restent parfois deux, tr ois et même jusqu’à quatre ans avant d'arriver à leur état parfait.

Les Dianthoœæcia sont de jolies Noctuelles à dessins aussi délicats que leurs couleurs sont vivement tranchées. Elles volent avec vivacité, au cré- puscule, sur les fleurs dans lesquelles les femelles doivent déposer leurs œufs. Celles-ci sont invariablement munies à cet effet d’un oviducte très- long, dont la forme varie suivant les espèces et qui m’a servi à distinguer entre elles certaines Dianthæcia très-voisines. Il y a dans leur synonymie une certaine confusion que j'espère être parvenu à faire disparaître com- plètement. On remarquera que leurs ailes supérieures sont plus ou moins anguleuses suivant les espèces, parfois même suivant les individus. Quant à l'habitat, les Dianthæcia se trouvent naturellement partout croissen£ les Caryophyllées des genres Lychnis, Silene, Dianthus, Saponaria, etc., ef, bien que toutes celles qui nous sont connues jusqu'ici soient propres aux parties tempérées. des deux hémisphères, il est certain que partout croissent des espèces particulières de ces genres, elles comportent avec elles des Dianthæcia correspondantes; ainsi, ce genre, qui a augmenté d’un tiers depuis 30 ans, est appelé à doubler ou tripler aussitôt que des recherches convenables auront été faites.

686. DrantuoecrA EcHtr Engr.

Engr. 488 c d (non a 6) (la Jolie) —Bork. 67—Hb. 91—Tr. Îl p, 343 et

HADENIDÆ. 1g

sup. X p. 400—Dup. I p. 308 pl. 92—Frey. H pl. 428—Gn. Ind. 243— Bdv.1003=Brecciæformis Esp. pl, 198=Syngenesiæ Seriballl pl. 48.5, Larv. Frey.

Allemagne, Hongrie, ouest de la France, en août. Moins répandue que beaucoup de sescongénères.

Je l’ai prise communément sur les bords de la mer au Croisic et au Pou- liguen , en août, sur les fleurs du Gypsophila paniculata , dans lesquelles vit sa chenille,

C’est à tort que Treitschke rapporte la JoZie d'Engramelle à la Car- pophaga, c’est bien à l’Echii qu’elle convient; mais il ne faut pas la confondre avec les fig. ab qu’Engramelle a données comme le mâle (en faisant toutefois ses réserves dans son texte p. 114) et qui représentent l'Tarus Ochroleuca.

687. DranrHorcrA CARPOPHAGA Bork.

Bork. 169 Och. Syst. Gloss. Dup. IT p.. 305 pl. 92 Gn. Ind. 243 Bdv. 1001 = Perpleza Hb, 89 Tr. I p. 306. Larv. Hb.

Commune dans la plus grande partie de l’Europe, en juin.

Probablement le nom adopté pour cette Noctuelle n’est pas le plus an- cien, maïs il est le plus sûr. Il est possible qu’elle soït l’Anceps du Wien.- Verz., ou encore la Perpleza du même ouvrage, ou enfin, la Lepida d’Esper ; mais aucun de tous ces noms n’est hors de contestation comme celui de Borkhausen, qui vient le premier après eux et qui décrit bien la chenille et le papillon, À

Tacouleur jaune est remplacée par du gris-noirâtre: les lignes mé- dianes me paraissent plus écartées inférieurement. Les ailes infér. sont plus noïrâtres , plus unies, à couleur plus fondue , et la petite ligne mé- diane sinuée n’y existe pas.

Serait-ce une espèce séparée? J'en vu trop peu pour pouvoir me prononcer.

Allemagne. Coll, Pierret et Gn.

B. ©@chracea Haw- Haw. 110 St. Il p.186 pl. 23 = Capsophila ? Herr.-Sch. 462.

Ailes supérieures d’un jaune-ochracé très-clair, avec les lignes et le con- tour des taches &un brun-jaune , et non noir, et toutes les parties claires de l’aile presque blanches,

Angleterre. Coll, Dhday. et Gn. Elle nn enAngleterre.le type

20 HADENIDÆ.

qui ne s’y trouve pas. C’est l’opposé de la var. A. La Capsophila H.-S., qui n’est pas la même que la nôtre, donne une idée assez exacte de cette variété, seulément les dessins y sont trop foncés.

C. Nisus Germ.

Germ. Herr.-Sch. 461.

Je n’ai pas vu cette. Dianthœcia, qui diffère de la Carpophaga, suivant M. Schæffer, par les caractères suivants : plus grande, plus brune; clavi- forme entourée de jaune; frange jaune entrecoupée de brun; taches or— dinaires plus claires, ainsi que l’espace terminal; dessous et abdomen plus jaunâtres. :

Sicile. Je n’ose la donnér comme espèce séparée avant de l’avoir vue, d’autant plus que plusieurs de ces caractères se retrouvent daüs la var. A, dont elle n’est peut-être qu’une modification. Elle pourrait bien aussi avoir quelques rapports avec la var. À de la Capsophila.

688. DranrTuorcra CarsoPHiLA Bdv.

Bdv. Gen. 1002 Dup. sup. IV p.100 pl. 58 Gn. Ind. 245. Lars. ignot.

Plus grande que Carpophaga, dont elle diffère surtout par sa couleur noirâtre, ses lignes plus blanches, ses dessins un peu moins nets, en sorte qu’elle semble intermédiaire entre elle et Capsincola.

831mm, Ailes supér. d’un gris-noirâtre parfois légérement teinté de brun-jaunâtre, surtout sur les espaces médian et subterminal, avec les li- gnes ordinaires blanches, surtout la subterminale, qui est fortement brisée et précédée de traits sagittés, comme chez les autres Dianthæcia. Taches médianes blanches, salies de gris intérieurement; la claviforme foncée, peu distincte: au-dessus d’elle une petite tache plus claire, vague, tendant à former une double dent. Frange double et nettement entrecoupée de traits blancs. Ailes infér. d’un gris-noirâtre , à frange claire divisée par une ligne foncée, avec une bordure plus obscure, fondue, marquée d’un point clair unique sous la troisième inférieure.

Femelle semblable.

Alpes du Valaïs, environs de Digne, en juin. Coll. Div. Encore assez rare.

Je n’ose assurer que celle de M. Herr,-Sch. soit bien la même.

À.

Beaucoup plus foncée et presque noire, avec les lignes très-blanches et

A

HADENIDÆ, 21

généralement plus fines s les nervures plus saupoudrées de blanc et le dessous plus sombre.

Espagne. Coll. Bdv. et Pierret, Trois ©.

Nota. La Capsophila varie comme la Carpophaga, et ce n’est guère qu'avec une certaine habitude qu’on parvient à la distinguer des variétés foncées de cette dernière. Les chenilles et leur nourriture doivent être différentes, mais malheureusement elles sont encore inconnues, et M. Lor- quin qui en a élevé quelques-unes en Espagne, n’en a pas gardé de des- cription,

68g+ DiranTaorciA CAPSINCOLA W.-v.

Wien.-Verz, P-6 Esp. pl. 173 f, 5 Bork. 452 Engr. (la Capsu- laire) 460 à Scriba pl. VIF. 5 Hb. 57 Haw. 103 Tr. I p. 308 Dup. I p. 334 pl. 98 f. 6 St. Il p. 188 Gn. Ind.243 Bdv. 997 Cucubali var, Fab. 300 Bicruris Naturf, IX 53 = Impressa Esp. pl. 152 f. 3?

Larv. Hb, DG,

Très-commune dans toute l'Europe, en juin,

Les auteurs varient sur l’époque d’éclosion. Cela vient de ce qu’on trouve des chenilles depuis juillet jusqu’en septembre. Les dernières vivant sur les Silene, puis sur la saponaire , on peut donc supposer que celles-ci proviennent d'individus éclos dans la même année, mais ce n’est en tous cas qu’une exception, et la Capsincola, comme ses congénères, passe l’hiver à l’état de chrysalide et éclôt en juin.

Elle varie très-peu. C’est de toutes les Dianthæcia, celle dont la fe- melle a l’oviducte le plus long, le plus gros et le plus ordinairement sail- Jant,

690. DianrHorciA CUCUBALE W.-V.

Wien.-Verz. P-5 Sepp. IV pl. 32 Engr. (la Sinuée) 463 ab ce Esp. pl. 173 Bork. 150 Hb. 56 Haw. 102 Tr. I p. 311 Dup. I p. 331 pl. 93 St. II p. 187 Curt, 308 Gn. Ind. p, 243 Bdv. 996 ARivularis Fab, 300.

Larv. Hb.

Commune dans toute l’Europe tempérée, en juin. (Coll. Div.

La chenille de cette jolie Dianthoæcia est quelquefois si abondante, qu’un seul pied de Siene inflata en recèle jusqu’à quinze ou vingt individus.

KO

‘22 HADENIDE,

6or: Dranruorcra Sirenrs Hb.

Hb. 653 Tr. sup. 67 Dup. sup. IV p. 219 pl. 69 Gn. Jnd. 243 = Bdv. 994.

Laro. ignot. . Espagne, France méridionale, en juin. Toujours rare. (Coll. Bd, Trois d.

Nous n’avons point de bonne figure de cette jolie espèce. C’est encore celle de Hubner qui est la moins mauvaise. Sa chenille qui n’est pas dé- crite, vit dans les capsules du Silene viscosa, et il est.à peu près sûr que

l'espèce deviendrait moins rare si on voulait se donner la peine de l’y chercher.

692. DIANTHOECIA SEJUNCTA H.-S,

Herr.-Sch. 391. Larv. ignot.

Turquie, environs de Constantinople.

Je ne l’ai pas vue. D’après la figure elle me paraît avoir la plus grande affinité avec la Silenes.

693. DiranrHorcia CaPsuLaRIS Ga.

Ëlle est extrêmement voisine de la Silenes, dont elle ne différé que par les caractères ci-après :

La couleur est d’un cendré plus franc et moins jaunâtre ; la demi-ligne et l’extrabasilaire sont plus droites, la dernière nullemént précédée de blanchâtre dans le bas; l’espace médian est plus noir; la tache claviforme est entièrement comblée de noir foncé et va se rattacher à la coudée, qui s'épaissit vis-à-vis d’elle, Celle-ci est moins dentée, tache apicale est plus cendrée et plus nette, et les traits sagittés sont moins nombreux.

Floride. Coll, Dbday. Un c.

694. DranrHorciA Cæsta W.-V.

Wien.-Verz. O-9 Bork. 118 Hb. 60—Tr. II p. 21 Dup. I p. 415 pl. 98 f.6 et sup. pl. 25 Gn. Ind. 243 Bdv. 993 = Dichroma Esp. pl. 155 f. 2 la Styrienne Engr. 355 a c.

Laro. Tr.

Valais, Styrie, Tyrol, Savoie, en juillet. Coll. Div. La chenille est à peine connue.

A S

?

HADENIDÆ, CE

695. DranTHoEcIA FiiGRAMMA Esp.

Esp. text. p. 396 pl. 130 f. 4 (Félograna) Tr. I p. 19 êt Sup. X p. 54 Frey. Beitr. pl. 43% f. 3—Dup. IT p. 413 pl. 98? Herr.-$ch. 465 Polymita Wien.-Verz. H-4 ? Fab. 188? Hb, 48 Ælavivibica Hb. text. Var. Xanthofusca Gn. Ind. 243.

Larv. ignot.

Allemagne, Stÿrié, Tyrol, Hongrie, en juin.

Il y a une grande confusion au sujet de cette espèce dans les collections. Presque toutes celles Paris contiennent sous ce nom l’espèce suivante. Moi-même, trompé par cette erreur si générale et par le peu de précision des figures et des descriptions, j'avais considéré comme une variété ce qui me semble maintenant, après une étudeattentive, être la Filigramma typique.

On la distinguera facilement de la suivante, à sa couleur d’un brun- jaunâtre ou olivâtre, avec les linéaments nombreux d’un jaune-orangé-roux, notamment les taches sagittées qui précèdent la subterminale et le con- tour des taches médianes; l’oviducte de la © est construit autrement, et ses deux derniers articles sont plus gros et plus longs, ils égalent ceux de la Capsincola; enfin, l'abdomen lui-même est plus long et a le dernier anneau en cône plus aigu. |

La chenille serait précieuse à connaître.

696. DranTHorcra XANTHOCYANEA Hb.

Hp. 640 Dup. sup. IV p. 526 pl. 26 Filigramma Bdv. 992 Gn, Ind. 243 Herr.-Sch. 464.

Larv. ignot.

France, Italie, Espagne, Suisse, Saxe, etc., en juin.

Trompés par la figure de Hubner qui est fort inexacte, nous avons cru longtemps à l’existence d’une toute autre espèce que celle-ci, qui n’est en définitive que celle que toutes nos collections renferment depuis longtemps sous le nom de Filigramma. Ulle a été abondante autour de Châteaudun et de Paris en 1835, mais je n’ai pas entendu dire qu’on l’ait prise depuis, autrement que de loin en loin. :

On la distinguera facilement de Filigramma à sa couleur grise, tirant parfois sur le bleuâtre, à ses traits d’un orangé clair, jamais aussi nom- breux, surtout devant la subterminale, et très-souvent réduite à une seule tache prés de la base, à la forme de l’oviducte de ® , etc., etc.

A,

Tout le disque des aïlés supér. àssombri et absorbant les lignes princi- pales. ;

Pyrénées, Coll. Gn. .

24 HADENIDÆ..

À, Conspureata Hs.

Fuchs. in litt, Herr.-Sch. 463, 470. Larv. ignot.

Toujours plus petite. Gouleur du fond d’un cendré-bleuâtre, avec toutes les parties claires plus nombreuses et d’un blanc également bleuâtre. Le blanc dominant davantage dans la frange. Jamais d’autre tache orangée que celle de la base. Aïles infér. un peu plus claires. Oviduete de la © encore plus court et plus grêle,

Russie méridionale. Goll. Bdv.et Pierret. Sept individus.

Quoiqu'il soit difficile d’assigner des caractères précis à cette Dian- thœæcia, il serait bien possible qu’elle formât une espèce à part. C’est ce que la découverte de la chenille nous apprendra.

697. DiANTHOECIA TEPHROLEUCA Bd.

Bdv. Ann. Soc. ent. 1833 p. 374 pl. 14 f. 4 et Gen. 999-— Gn. ind. 245 Dup. sup. LIT p. 244 pl. 22 f. 5 Herr.-Sch, 140, 469.

Larv, ignot.

Cette charmante espèce n’a été décrite jusqu'ici, que sur des individus mal conservés. En voici une description faite sur quatre exemplaires de première fraicheur, de la collection de M. Pierret.

30mm, Ailes supér. d’un cendré un peu bleuâtre, saupoudrées d’a- tomes jaunâtres sur l’espace médian, avec tous les dessins noirs, fins, mais trés-arrêtés. Base marquée de plusieurs lignes vagues, Extrabasilaire gé- minée ; coudée très-régulièrement denticulée, toutes deux éclairées exté- rieurement de cendré clair. Taches de la même couleur, très-nettes; l’or- biculaire bien ronde et fortement pupillée de cendré-jaunâtre. Ligne subterminale ne formant point l’'M, précédée de traits circonflexes peu allongés, et suivie d’une traînée noire. Frange noirâtre, bien entrecoupée de blanc et précédée de petits points internervuraux triangulaires, noirs, Ailes infér. noirâtres plus claires à la base, avec le point anal très-net s leur dessous blanchâtre très-nué de gris, avec le trait cellulaire et deux lignes épais, vagues, noirâtres. Femelle un peu plus obscure, avec l’ovi« ducte comprimé latéralement d’un roux clair ; la dernière pièce courte et obtuse. |

Habite exclusivement Chamouny, et, quoiqu’elle n’y soit pas rare, est peu répandue dans les collections, sa localité étant très-circonscrite,

698. Dianrorcra Macnozis Bdv.

And. méth. p. 73 et Gen. 990-— Gn. Ind. 243 Dup. sup, III p. 241

HADENIDÆ. op

pl. 22. 4 Numosa Frey. IV pl. 354 f,5 —— Evers, Faun, p. 232 = Herr.-Sch. 71

Larvsignot.

France méridionale, Sicile, Russie méridionale. , Toujours rare dans le midi de la France. Commune, suivant Eversmann; dans l’Oural ct près de Sarepta,

On peut décrire cette espèce d’une seule phrase, en disant d’elle, que c’est l’Ælbimacula moins les taches blanches. Cependant elle est générale- ment plus grande et les ailes paraissent un peu plus larges,

699. DranNTHorcrA AELBIMACULA Enr.

Engr. (la Parée) 334 ab Bork. 60 Tr. I p.391 St. III p. 26 Gn. Ann. Soc. ent. 1833 p. 197 et Ind. p. 213 Bdv. 987 Compta Esp. pl. 117 A f,7 = Concinna Hb. 51 Dup. NII p. 359 pl, 95.

Larv. Gn. DG.

France, Hongrie, Angleterre, etc., en juin. Coll. Div. N'est point rare partout croitle SYene nutans qui nourrit sa chenille.

C’est Esper qui a le premier figuré cette Noctuelle, maisil l’a prise pour la Compta du Wien.-Verz. Borkhausen qui a commis la même erreur, lui a cependant donné un nouveau nom qui a été adopté, celui d'Engramelle

n'étant pas latin.

700. DranrHorcra CoNSPErsA W-V.

Wien.-Verz. F-6 Esp. pl. 419 f. 5 Engr. (l’Arrosée) 332 de f g Bork. 61 Hb.52— Tr. I p. 387 Dup. IIT p. 854 pl. 95 f. 1 Gn. Ind. p. 243 Bdv. 983 Bomb. Annulata Fab. 238 Compta Haw. 5% St. III p. 26.

Larv. DG. : Commune dans tous les près ou croît le Lychnis flos cuculi, en juin. Coll. Div.

La vraie Compta nese trouve pas en Angleterre et c’est celle-ci que les auteurs anglais ont prise pour elle,

701. DranTaorcrA Compra W.-V.

Wien.-Verz. E-5 Fab, 280 Esp. pl. 119 f. 6 Engr. (l’Arrangée) 332 a be Bork. 59 Hb. 53 Tr. I p. 389 Dup. III p. 356 pl. 9% f. 2 Gn. Ind.213 Bdv. 989,

Larv. DRG.

Commune dans la plus grande partie de l’Europe, sur l’œillet des jar« dins, en maiet juin. Coll, Div.

D he éd n DAS Ed ÿ 1 déni de Re dd die MTS r UT OR

°6 HADENIDÆ.

Le type de l'espèce est la variété dans laquelle l’espace médian forme une bande blanche non interrompue. Fabricius qui dit : fascia media lata alba, et le témoignage de Borkhausen, ne laissent aucun doute à cet égard. Ce type est nommé dans la coll. de M. Boisduval Caryophilli. Il est généralement de couleur plus noirâtre et moins mêlé de jaune que la variété suivante.

à A. Viscariæ CGn. Ind. p. 243.

La bande blanche interrompue dans le bas par dés linéaments bruns ou jaunes, et rétrécie vis-à-vis de la claviforme, au point de ne plus former qu’une tache à peu près carrée. Fond de la couleur ordinairement plus mêlé de jaune ou de brun clair.

J’ai cru longtemps, avec M. Boisduval, que cette variété devait former une espèce distincte, et nous avions remarqué qu’on l’obtenait plus sou- vent de chenilles élevées sur le Dranthus viscaria, mais, ayant réuni une quantité considérable d’individus, je ne trouve pas les différences assez constantes pour motiver leur séparation, du moins, jusqu’à des renseigne- ments plus conciuanñts sur les premiers états.

702, DrANTHOECIA ARMERIÆ Bdv.

Bdv. in. mus. Larv. ignot.

Elle est extrémement voisiné de Compta, dont j'étais d’autant plus porté à la regarder comme une simple variété, que je n’en ai vu qu’un seul individu © assez mal conservé, et qui paraît lui-même une aberration par ses dessins effacés; mais l’oviducte a une forme très-différente. Sa dernière pièce est plus longue, plus grêle et visiblement spatulée, au lieu d’être courte, large, et comprimée dans toute sa longueur. Voici les autres dif- férences qui distinguent de Compta l'individu que j’ai sous les yeux, mais je répète que je Le considère lui-même comme une aberration et que je crois que l'espèce doit avoir les dessins mieux écrits.

Le fond de l'aile est d’un cendré-jaunûtre clair uni, sans aucune ligne noire. On distingue à peine la trace des parties claires de la subterminaleet des points qui la précèdent. Au milieu de l'aile est une large bande blanche , également unie, dans laquelle viennent se fondre les taches, toutes deux entièrement blanches et sans contour. Les ailes infér. sont plus claires, et le point anal y forme une liture blanche terminale. Leur dessous est absolument uni ; Le thorax est mélé de poils blancs et de poils cendrés, sans noir.

Russie méridionale.

HADENIDÆ. 27

GEN. HECATERA Gn.

Polia Och. Tr, Bdv. St. Herr.-Sch.

Chenilles rases, lisses, allongées, à tête petite, subglobuleuse, sans chevrons dorsaux ; vivant sur les fleurs des plantes basses et surtout des composées, à découvert. Chrysalides pyriformes, à partie postérieure aiquë, sans appen- dice ventral, renfermées dans des coques molles et enterrées. Antennes simples , pubescentes à& cils égaux dans les Çÿ, filiformes dans les Q+Palpes courts, presque droits, velus, à dernier article très:court. Thorax assez robuste, velu-cotonrieux, subcarré, a ptérygodes courtes et obtuses. Abdomen velu, au moins latéralement, peu crêté, celui des © épais, cylindrico-conique, obtus, sans oviducte saillant. Ailes supérieures veloutées, pulvérulentes, nébuleuses, ayant les deux lignes médianes distinctes, rapprochées inférieurement, l'espace médian ordinairement plus obscur que Le fond.

Malgré les mœurs et les caractères bien nets de ce genre, personne n'avait encore osé le séparer des deux autres, entre lesquels il flottait, M.Boisduval le rattachant aux Po/ia et M. Duponchel aux Dianthæciu;mais ayant vu que les caractères des deux espèces exotiques confirmaient plei- nement ceux des indigènes, je n'hésite plus à créer le genre Hecatera, qui est même, je le crois, un des plus distincts de la famille. Que si quelques personnes s’étonnaient de voir séparer Dysodea de Flavocineta, ou, pour parler le langage des vieux auteurs, la grande et la petite Favocincta, j'en appellerai à l'examen des trois états, qui démontrera qu'il n’y a qu'un rap- port de couleurs entre ces deux espèces.

- Les chenilles des Æecatera Vivent tout-à-fait à découvert etse tiennent au sommet des tiges des plantes basses, dont elles dévorent les fleurs ét lés boutons ; mais, à la différence des Dianthæcia, dont elles se rapprochent beaucoup, du reste, ce sont les plantes de la famille des composées qu’elles affectionnent, et comme ces plantes n’ont point de fruits capsuleux, les che- nilles ne peuvent s’y loger et viventtout-à-fait à découvert, quoique con- fondues avec la plante par leurs couleurs qui sont analogues. L’une d'elles (Dysodea) est un véritable fléau pour nos jardins, et, quand elles envahissent un plant de laitue à graines, le jardinier risque fort de-perdre sa semence de l’année suivante s’il n’a la précaution de secouer légèrement les pieds de laitue sur un linge ou un parapluie et de détruire toutes les chenilles qui y tombent : encore doit-il pratiquer plusieurs fois cette opération, car les pontes n’éclosent pas toutes en même temps. Toutefois les espèces de lai tues tardives échappent à leurs ravages, car passé le milieu d’août elles sont presque toutes en chrysalides.

Gelles-ci ne sont point munies, comme les Dianthæcia, de boutons abdo- minaux, à peine sont-elles légérement renflées en cet endroit. Quant aux papillons, ils ne différent point pour les mœurs, mais leurs couleurs sont généralemént moins vives et rappellent bien davantage les Polia ; ils habi- tent l’Europe et les deux Amériques et offrent en général peu de variétés,

LU re

28 HADENIDÆ.

703. HECATERA CORSICA Ramb.

Ann, Soc. ent. 1832 p. 279 pl. 9 f, 3 Gn. Ind. 243 Bdv. 999 Dup. sup. IE p. 271 pl. 25. Larv. ignot.

Corse, en mai. Coll. Bdv. Un c. Madrid. Coll. Fefsthamel. Une ©.

Cette espèce est très-rare et n’a pas été retrouvée depuis M. Rambur. N’ayant vu qu’un seul des individus qu’il a rapportés, et encore assez mal conservé, je ne puis en donner une description, ni, ce quejeregrettele plus, dire en quoi elle diffère positivement d’une Q qui a été envoyée de Ma- drid par M. Graells, et qui constitue, sinon une espèce, du moins une va- riété bien tranchée,

704. HEcaTERA? LUTEOCINCTA Ramb.

Ann. Soc. ent. 1834 p. 382 pl. 8 f, 4 Dup, sup. ET p. 278 pl. 26 Herr.-Sch. 384.

ZLarv, ignot.

France méridionale, en juin.

Je n’ai pu voir cette espèce en nature, et je le regrette d'autant plus vivement, que je ne sais si elle va dans mon genre Hecatera, ou si c’est

, une Dianthæcia, ce que la présence de l’oviducte de la femelle pourrait

faire supposer.

705. HEcATERA DYysoDEA W.-V:

Wien.-Verz. H-5 Hb. 47 Tr. II p. 46 Dup. IV p. 404 pl. 98 Steph. IIT p.32 Gn. Ind. p. 243 Bdv. 1006 Flavocincta minor Esp. pl. 153 f. 6,7 Chrysozona Bork. 113 Ranunculina Haw. 64 Wilk. pl. 44? = Spinaciæ View. la Gerisière Engr. 350 az.

Larv. Hb. Engr. DG. etc. |

32mm, Ailes supér. d’un gris-jaunâtre très-clair, fortement saupoudré d’olivâtre, avec l’espace médian de cette couleur, sur laquelle se dessinent en clair les deux taches médianes qui sont cerclées d’orangé. Ligne sub- terminale composée de taches orangées, surmontées de traits circonflexes olivâtres; quelques taches orangées à la base et sur les lignes. Frange épaisse, entrecoupée de gris et d’olivâtre: cette dernière couleur surmontée de points triangulaires noirs. Ailes infér, d’un gris-noirâtre, plus clair sur le disque, avec une ligne fimbriale festonnée et un trait clair à l'extrémité

ÿ

HADENIDÆ. ; 29

de la quatrième inférieure. Thorax mêlé de gris, d’olivâtre et de noir avec le collier et les ptérygodes hordés d’orangé et d’une petite ligne noire.

Femelle semblable.

Très-commune dans toute l’Europe, en juillet. Coll. Div.

Chenille d’un vert-roussâtre ou brunâtre sale, avec toute la partie ven- trale jusqu’au dessus de la stigmatale beaucoup plus claire, avec la vascu- laire sombre, géminée, continue; la sous-dorsale moins marquée et la stigmatale surmontée de la même couleur, qui renferme les stigmates qui sont grands et d’un noir profond. Tête d’un vert-roux. Païtes de la cou- leur du ventre. Vit en juillet et août, paï petites familles, sur les fleurs et les boutons des Lactuca.

“06. HecaterA Capuca H.-5.

Herr.-Sch. 484. Larv. ignot,

Ile de Crète, Je ne la connais que par l’ouvrage ci-dessus. Elle est ex- trémement voisine de Dysodea et intermédiaire entre elle et Serena. Elle est plus petite, plus claire, avec quelques traces de jaune, seulement la ligne et la bordure des ailes inférieures sont plus nettes. Il paraît que la chenille est différente de celle de Dysodea. Elle est, dit-on, simplement couleur de chair. Pobserve que ce n’est pas en cela que doit consister la différence, puisqu'on trouve souvent des variétés de Dysodea de cette couleur.

70%. FÎECATERA SERENA W.-V.

“Wien.-Verz. P-4 Fab. 301 Esp. pl. 466 f.n Bork. 116 Hb. 54 Haw, 66 Tr. II p. 42 Dup. III p. 407 pl. 98 f, 3— Frey. I pl. 87 St. II p. 32 Gn. Ind 243 Bdv. 1008 View. 107 Hierocir Scriba pl. XIII f.1,2— Par Donov. X pl. 338 —la Joconde Engr. 352ef = Placida Esp. pl. 166 f.5, 6.

Larv. Scriba BRG.

Commune dans presque toute l’Europe, en maiet août. (Coll. Div. L’espace médian est plus ou moins obscur.

À. KLeuconoia Er. Ev. Bull. Mosc. 1837 no 4 Faun. Ural. p. 235.

D'un blanc plus clair, sans lunule terminale et sans aucune trace de la ligne subterminale, à la place de laquelle on ne voit qu’un très-petit point entre la première et la deuxième infér. Point de traces jaunes sur les li- gnes, dont le filet externe manque presque complètement, Deux points

30 HADÉNIDÆ.

noirs à la base au lieu de la démi-ligne. Aïles infér. ayanit fituré blanche terminale prolongée dans presque toute sa longueur.

Casan, Oural, Orembourg, Sarepta, elle remplace notre Serenc.

B.

La couleur du fond plus unie, plus cendrée, avec l’espace médian seule- ment un peu plus foncé et sur lequel les taches ordinaires sont plus vague- ment marquées et non cerclées de noir. Subterminale mieux marquée, presque continue, quoique maculaire, et nullement disposée en &. Frange unie. Palpes d’un gris unicolore.

France centrale. . Communiquée par M. Bellier. Un .

708. Froarera QEORNCTA Gn. ® 2 4

33mm, Ailes supér. d’un blane un peu rosé, avec les denis re et mal arrêtés, savoir : Les deux lignes médianes noires, interrompues, disposées comme chez les autres espèces ; l’ombre médiane très-large, très-épaisse, droite, d’un vert de mousse, et la ligne subterminale du même vert, très-Sinueuse et irrégulière , derrière laquelle on voit deux taches noïres, vagues ; terminales au bout de la première et de la qua- trième inférieures; base plus ou moins nuancée de vert; taches ordinaires de la couleur du fond, assez peu marquées ; l’orbiculaire ronde et marquée au centre d’un petit point vert ; des points terminaux noirs précèdent la frange qui est entrecoupée d’olive et de blanc. Aïles infér. d’un blanc- jaunâtre, avec un liseré terminal et une bande noirâtres; la dernière in- terrompue en approchant de l’angle anal; leur dessous sans lunule cellu- laire.

oi ae hi Col. Gn. Deux o.

Da 708. Hscarena HRRQNRE Gn.

32mm, Ailes ne Aus dr dean uni, ayec opte ed , Moins ja côte et le bord interne, d’un abat bien tranché, limité par les lignes noires, et sur lequel se dessinent les trois taches médianes de la couleur du fond, cerclées de noir ; les deux supérieures séparées par du rougeâtre. Base.et côte ponctuées de noir. Des traces seulement de la subterminale. Frange divisée par des points noirs. Aïles infér. un peu transparentes, claires au centre, noirâtres sur le bord, avec la frange blanche. Palpes noirs et gris.

Amérique Septentrionale. (Coll. Dbday. Gette jolie espèce estsi tran- chée qu’une longue description serait inutile.

Chenille épaisse, noirâtrè, avec tout l’espace latéral blanc, coupé de

taches irrégulières rousses, liserées de noïr. Une tache rousse arrondie sur

p

y Co

HADENIDZÆ. | 3x

le dos du onzième anneau. Trapézoïdaux fins, noirs. Ventre et pattes noirâtres. Abbot la figure sur une légumineuse, mais je ne sais si e’est bien sa nourriture. La chrysalide est à peu près semblable à celle de Dysodea.

710. Hecatera Monrticora Dup.

Dup. Il p. 344 pl. 92 f. 4. Gn. Ind. 243 Bdv. 1009, Larv, ignot.

29mm, Ailes Supér. assez courtes, d’un blanc-jaunâtre, avec tout l’es- pace médian, moins une partie de la côte, d’un gris-brun, limité par les li- gues médianes, qui sont noires et bien accusées ; sur cet espace décou- pent les deux taches médianes de la couleur du fond et fortement cerclées de noir; l’orbiculaire petite et arrondie. Subterminale indiquée par des groupes d’atomes noirs isolés. Ombre médiane noire et bien marquée. Frange blanche, coupée de points noirs. Aïles infér. blanc sale, avec une ligne vague et une teinte terminale noirâtres et la frange blanche coupée de noir. Abdomen élargi et déprimé. Palpes blancs, avec quelques poils noirs,

Cette description est faite sur un mauvais individu pris dans les mon- tagnes du Dauphiné en 1825, en août, par M. Boisduval, et qui a servi de type à Duponchel. Il en existe dans la même collection un autre exem-= plaire encore plus mauvais que je n’ose rapporter à la même espèce et qui me paraît se rapprocher beaucoup dela Laudabilis, dont il n’est peut- être qu’un individu passé.

711. HecaTera CappaA Hb.

Bb. 44% Tr. Il p. 7 Dup. III p. 427 pl. 99 Gn. Ind. 243 Bdv. 1010. ;

Larv. Dup.

Dalwmatie, France méridionale, en février et mars, puis en juin. Ne paraît pas rare dans les endroits qu’elle habite, mais ces endroits sont li- mités,

GEx. PHOROCERA cn.

Chenilles ..….. Antennes cylindriques, filiformes et complètement gla= bres dans les deux sexes. Palpes courts, velus-hérissés, le article de niveau avec les poils du front, le ovoïde, moyen, squammeux. Trompe longue et robuste. Front surmonté d'une pièce cornée en cuvette, au milieu de laquelle est une corne tronquée. Thorax arrondi, velu-squammeux, épais. Abdomen très-court, conique-obtus, velu latéralement, Pattes courtes, a éperons longs et grêles, à tarses très-minces. Ailes entières, épaisses, à frange dense et squam=

de

32 HADENIDÆ.

meuse, les supérieures parsemées d'écailles très-grossières, à dessins et lignes peu distincts.

Les deux espèces de ce nouveau genre ont un rapport marqué avec les Hecatera, mais, en les étudiant en détail, on découvre chez elles une foule de caractères trop tranchés pour qu’on puisse les laisser dans le même genre. Les deux plus saillants sont: la conforination des antennes, qui,même chez les mâles,sont complètement dépourvues de toute ciliation, chose bien rare chez les Noctuelles de ces familles, et la forme bizarre du front qui est surmonté d’une pièce cornée un peu cordiforme, à bords relevés, du milieu de laquelle s'élève une sorte de tronçon de pyramide rugueuse. Cettecon- formation rappelle tout-à-fait le front de certains Coléoptères eoprophages des genres Ateuchus Bolboceras. Je regrette vivement de n’avoir point vu de femelle, en sorte que j'ignore si elle est pourvue d’un oviducte sail- lant, comme les Dianthæcia, et par suite je ne puis même rien conjecturer sur ses premiers états, quinous sont encore complètement inconnus. Enfin, les insectes sont encore trop rares pour qu’on ait pu me sacrifier un indi- vidu à dénuder, et je ne puis rien dire sur la nervulation, mais ces points seront bien faciles à éclaircir et n’influeront probablement sur ce genre que pour le confirmer. Toutefois je dois observer que la conformation du front rapproche singulièrement ce genre des Xylinides des genres Omia, Cleo- æhana, etc., en sorte que, si la découverte des premiers états venait confir- mer ces rapprochements, il y aurait lieu d'étudier s’il ne devrait point être transporté dans cette famille, malgré la ressemblance qu’il présente avec les Hecatera et les Dianthæœcia. à

712. PHOROCERA CANTENERT Dup,

Dup. Rev. entom. I p. 37 pl. 3 et sup. III p. 267 pl. 25 £. 3 Hh.- Gey. 824 Gü. Ind. p. 2435 Bdv. 1005.

Larv. ignot.

30mm, Ailes supér. un peu aiguës à l’apex, d’un gris-rougeatre, avec les deux lignes médianes géminées, ondées et dentées, noirâtres; la sub- terminale vague, bordée de noirâtre antérieurement, et un filet terminal noir, très-net et fortement denté. Tache orbiculaire arrondie, annulaire, avec un point obscur au milieu ; réniforme effacée et indiquée seulement par un trait noir du côté interne; une série bien distincte de points blancs derrière la coudée. Aïles infér. d’un gris-rosé, avec une large bande ter- minale noirâtre, surmontée d’une série d’atomes semblables, et une ligne terminale fortement dentée.

Espagne, Iles d’'Hyères, en mai. Coll. Donzel, C’estencore une des plus grandes raretés.

M. Herrich-Schæffer regarde cette espèce comme identique avec l’Z7= sueia Freyer pl,256 f.3, qu'il figure lui-même 491. J'ai eu beau comparer

HADENIDÆ. 33

sur la nature les deux figures et les deux descriptions, je n’ai pu trouver de rapprochement suffisant pour partager cetie opinion. M. Herrich= Schæffer ne parle pas, d’ailleurs, dans la description de son Jnsueta, dont il fait une Poa, de la conformation particulière du front, ce qui aurait tranché la difficulté.

713. PHOROCERA FELICINA Don.

Ann. Soc. ent. 1844 p. 199 pi. 6 no II Herr.-Sch. 485. ZLarv, ignot. |

30mw, Ailes supér. arrondies, d’un rouge de brique pale teinté de lilas et marqué et de groupes d’écailles larges, d’un jaune-ochracé, qui font plus ou moins ressortir, surtout par en haut, les lignes de la couleur du fond, ainsi que les taches et surtout la réniforme, qui est petite et en O: Ligne subterminale remplacée par quelques points ochracés isolés; bord terminal liseré de rouge clair, coupé par des points semblables. Frange large, squammeuse, d’un rougeatre-ochracé. Ailes infér. d’un gris-ochracé, avec la frange d’un rouge-carné ; leur dessous ochracé, avec deux lignes parallèles indécises , plus sombres. Thorax rougeätre, avec la partie antérieure du collier ochracée.

Environs de Marseille, (Goll, Pierret. Huit ©:

GENx POLIÀA Och.

. Och. Syst. Gloss. Tr. Bdy. Dup. St. Gn.

Chenilles rases, lisses, allongées, de couleurs vives et uniformes ; à têle assez grosse, globuleuse; vivant sur les plantes herbacées, à découvert, étendues contre les tiges ou simplement abritées. Chrysalides lisses, à partie posté- rieure un peu allongée, renfermées dans des coques molles et enterrées. Antennes des @ à anneaux très-moniliformes et garnis chacun d'une touffe de cils courts. Palpes courts, droits, à article un peu renflé, velu-hérissé, à 3e très-court, tuberculeux, mais distinct, Trompe assez courte. Toupet frontal ras, arrondi. Thorax épais, velu:cotonneux, un peu carré, lisse. Abdomen al- longé, velu, caréné, crêté sur Les premiers anneaux dans les œ, gros, cylin- drique et obtus dans les ®. Ailes supér. nébuleuses, veloutées, à lignes et ta- ches ordinairement confuses; au repos, elles sont disposées en toit un peu écrase.

Ce genre se trouve ramené à une homogénéité compléte par la création de mes genres Æecatera et Aplecta ; il se distingue nettement de toutes les autres Hadénides et n’a élé contesté par personne.

Les chenilles sont allongées, généralement grosses et pleines, parfaite-

Lépidoptères. Tome 6. 3

5% HADENIDÆ.

ment rases, presque toujours vertes, avec les lignes ordinaires blanches ou jaunes, bien continues. Elles aiment à se tenir allongées contre les tiges, mais elles se roulent en hélice au moindre attouchement et sont particu- lièrement de celles dont la peau fait éprouver à la main qui la reçoit une sensation de froid bien marquée. Elles vivent à découvert sur les plantes basses, mais non plus sur lesfieurs ou les boutons, comme les Dianthcæcix ou les Hecatera; elles mangent simplement les feuilles et en font en général une grande consommation, Car elles sont grosses et voraces. Heureuse- ment elles nes’attaquent guère aux plantes qui nous sont utiles, et les ama- teurs de fleurs sont les seuls auxquels la Flavocinceta fasse éprouver quel- ques dommages. Au reste elles sont ordinairement rares.

Les chrysalides sont aussi lisses que les chenilles, sans aucune éminence, longues, arrondies antérieurement et non recouvertes d’efflorescences. Elles sont, comme les autres, contenues dans des coques de terre fort peu consis- tantes.

Les papillons ont un air de famille des plus prononcés ; le gris-blanc cendré est leur couleur ordinaire, et les lignes et taches dessinées en gris= noir et interrompues çà et là, y forment comme des nuages détachés. On y remarque souvent, en outre, des atomes jaunes ou orangés qui les relèvent agréablement. Leur abdomen est long et lourd, surtout celui des femelles ; aussi, les Polia volent-elles peu et beaucoup moins vivement que les gen- res qui précèdent. Elles varient beaucoup, et cette circonstance jointe à l’u- niformité de leurs dessins les rend difficiles à distinguer les unes des autres pour des yeux peu exercés. D’un autre.côté, leurs caractères spécifiques très-peu prononcés disposent à augmenter le nombre des espèces, et c’est ce qui explique que nos entomologistes les plus exercés soient tombés dans cet inconvénient, J’ai cru devoir, pour l’'éviter, travailler sur un nombre considérable d'individus dela plus grande fraîcheur, et j'espère être parvenu sinon à la vérité définitive, du moins à un résultat provisoirement salisfai sant.

Le groupe IT contient deux espèces très-voisines, dont la première a été laissée par M. Boisduval dans les Polia, tandis qu'il place la seconde dans la famille des Orthosides; pour moi qui les ai réunies, avec raison je crois, dans mon Znder, je les avais aussi laissées dans le genre Orthosia; mais il me semble aujourd'hui qu'elles sont beaucoup mieux à leur placeici, les palpes étant tout-à-fait développés et l'abdomen crêté, quoique faiblement. Je n’oserais pas répondre, du reste, que ce groupe ne dût pas former plus tard un genre séparé : les cils de ses antennes plus fortement verticillés, ses jambes postérieures garnies de petites épines du côté interne, ses ailes su- périeures plus aiguës, son facies un peu différent, et ses chenilles plus mé- lées que celles des vraies Polia, seront peut-être regardés un jour comme des caractères suffisants.

V2

EU T6

HADENIDÆ. 35

GROUPE I. 714. Porta CH Lin.

S. N. 1436 Res. I pl.13 Wien.-Verz. H-3—Fab. 321 Esp. pl. 135 Bork. 114 Hb. 49 Haw. 65 Tr. Il p.9et sup. p. 54— Dup.JIT p. 424 pl. 99 f. 4 Donov. pl. 406 St. III p. 34 Gn. Ind. p. 243 Bdv. 4011 = la Glouteronne Engr. 354 a-f.

Larv, Res. Hb, DRG. etc.

Assez commune dans la plus grande partie de l’Europe, en juillet et septembre. Coll. Div.

Elle varie très-peu et seulement pour la nuance du gris. M. Stephens a pourtant donné sous le nom d’Olivacea (Ill. III p. 325), une variété qui serait d’un vert-olivätre, mais je ne l’ai pas vueet ne puis nullement as- surer qu’elle se rapporte bien à la Polia Chi.

715. Porta SuDA Hb.

Hb.-Gey. 802 Dup. sup. II p. 255 pl. 24 f. 3 Gn, Ind. p. 248 Bdv, 1013 Herr.-Sch. 480.

Larv. ignot.

Valais, en août. (Coll. Div. Elle est toujours rare, n’ayant pas été re trouvée dans d’autres localités.

Sa chenillle, qui vit sur les Galium , n’a pas été publiée.

716. Poria CANESCENS Bdv.

Ann. Soc. Linn. VI 1827 p. 113 f. 3 Dup. IX p. 422 pl. 99 f. 3 Tr. sup. p. 58— Gn. Ind. p. 243 Bdv. 1012 Herr.-Sch. 466.

Larv. Ramb.

France centrale, en octobre. Toujours assez rare, Coll. Div.

On a fait trois espèces aux dépens de celle-ci. La vraie Canescens est la plus pâle des trois. Les ailes supér. sont presque blanches, peunébuleuses, avec les trois lignes principales plus distinctes; la coudée toujours ré— duite à des points, du moins à partir de la cellule jusqu’au bord interne, les points terminaux bien distincts. Les ailes inférieures sont d’un beau blanc, parfois légérement saupoudrées de gris sur les nervures.

At, ie

36 HADENIDÆ.

À. Pumicosa Hb.

Hb. #83, 788 Tr. sup. p. 57 Dup. sup. II p. 282 pl. 26 Gn, Ind. 243 Bdv. 1014 = Senilis Dahl. in litt.

Plus grise et plus saupoudrée d’atomes olivâtres, dans lesquels se per= dent toutes les lignes. Teintes jaunâtres plus marquées sur le disque.

Sicile. Coll. Div.

Ce n’est certainement qu’une variété de Cunescens, intermédiaire entre le type et la var. B, ainsi que je m’en suis assuré sur des exemplaires en= voyés par Treitschke lui-même,

B. Asphodeli Ramb.

*

Ann. Soc. ent. 1832 p. 282 pl. 9 f. 4 Dup. sup. II p. 264 pl. 24 f. 5 {non 6) Herr.-Sch. 488-490.

Encore plus foncée et très-sablée d’atomes noirâtres, surtout chez les © ; et principalement sur la partie antérieure de l’espace médian. Frange bien divisée par une ligne noirâtre. Ailes infér. ayant l’extrémité des nervules bien marquée en noir chez le c.

Corse. Coll. Div.

Ces trois descriptions ont été faites sur une quantité considérable d’in- dividus et ne me laissent pas le moindre doute sur l’unité de l’espèce. D'ailleurs la description de la chenille de M. Rambur s'accorde parfaite- ment avec nos chenilles de Canescens.

/

717. Porta PLATINEA Tr.

Tr. II p. 34 Dup. sup. IL p. 444 pl. 39 Gn. Ind. 243 Bdv. 1017 Herr.-Sch. 10, AS" = Senescens Bdv. olim.

Laro. ignot.

Vienne, Modling, Bade, Valais, Digne, en juillet. Rare. (Coll. Bdv. Pierret et Gn.

C’est la moins caractérisée de toutes les Poléa. On peut à peine déméler Îles dessins, même sur les individus les plus frais. Ceux envoyés à M. Bois- duval per Treitschke lui-même, ne diffèrent pas des exemplaires de nos Âlpes.

Chez cette espèce, les antennes sont grêles et d’un roux pâle, et les ailes inférieures noirâtres dans les deux sexes. C’en est assez pour ne la confondre avec aucune autre, malgré l’incertitude de son dessin,

2 À

HADENIDÆ, 37

718. PorrA NiGrocINGTA Och:

Och. Syst. Gloss. Tr, II p. 31, LI p. 397 et sup. 59 = Dup. sup. III

. p.257 pl 24 £. & © (non) Gn. Ind, 243 Bdv. 4019 Herr,=

Sch. 482. Larv. Frey.

Hongrie, Valais, duché de Bade, France méridionale, en juillet et août, Coll. Div,

Cette espèce est aussi commune mais moins répandue que Flavocincta. Elle varie à l'infini et on m’en a envoyé à déterminer bien des exemplaires qui embarrassaient fort leurs possesseurs. Cependant, le dessin toujours uniforme et bien arrêté, les ailes inférieures toujours blanches dans les mâles, sans ligne médiane, avec un point cellulaire bien marqué et une série fortement accentuée de lunules terminales, celles de la femelle d’un gris presque noir , l'abdomen court dans ce dernier sexe, etc., devraient prévenir toute confusion.

Le type de l’espèce consiste en des mâles d’un cendré clair on bleuâtre, n'ayant que de rares taches jaunâtres peu visibles, et chez lesquels l’espace médian, manifestement noirci, découpe les taches ordinaires en gris clair. Mais les femelles sont beaucoup plus difficiles à assortir par races.

A. Xanthomista. Hb.

Kb. 647 = Nigrocineta Frey. IT pl, 2/43.

La teinte générale se rembrunit et s’égalise;s des atomes nombreux cou vrent toute la surface; la teinte ne tire plus sur le bleuâtre; de nombreux atomes, d’un jaune-orangé vif, suivent toutes les lignes, contournent les taches, longent le bord interne. Les femelles ont une teinte généralement plus jaunâtre et les atomes encore plus vifs et plus étendus.

Indépendamment de cette variété, la Nigrocincta en présente une foule d’autres, mais sans aucune constance.

719. Porta ARGILLACEAGO Hb.

Hb. 682 Gn. Ind. 244 l’enusta Bav. Ind, méth. addend. p. 4 et Gen. 1027 Dup. sup. IT p. 284 pl. 26 Herr.-Sch. 58, 59.;

Larv. BRG.

La figure de Hubner représente assez exactement cette espèce. Le fond des ailes est d’un jaune-d’ocre argileux assez clair , avec l’espace médian un peu noirci, ou pour mieux dire, avec les lignes médiancs doubles ou triples, ondées et dentées; l’espace subterminal un peu rougeâtre. Les ailes infér. d’un blanc pur. Thorax d’un jaune-d’ocre pâle, avec de rares

38 HADENIDÆ.

points noirs. Tel est le type de l’espèce qui se trouve dans la Russie mé- ridionale et dans le midi de ja France, maïs qui varie excessivement. Je décris ci-dessous les deux races les plus tranchées; mais les passages ne mäñquent pas.

A.

Tout l’espace médian saupoudré de noir et dessinant les deux taches en clair: de chaque côté, une bande d’un rose-jaunâtre pâle; subterminale indiquée par des groupes d’atomes noirs, formant des traits sagittés ; ner- vures des inférieures un peu poudrées de noirâtre; ptérygodes marquées dans le bas, de groupes d’atomes noirs, formant une ligne.

B.

Toute la surface de l’aile presque uniformément mêlée de jaune-d’ocre et de rose foncé ; espace médian point ou à peine noirâtre; thorax rose, poudré de noir.

Nota. On rematquera que, bien qu’on trouve des individus des deux sexes dans chaque race, les mâles sont plus communs dans la première, et les femelles dans la seconde.

720. Poria PorymirA Lin.

S. N. 180% De Geer II p. M2 pl. 6 Esp. pl. 170 f. 4 Engr. (le Semi-Deuil) 439 a à Scriba IL pl. 18 f. 5 Bork. 116 bis Tr. II p.24 Dup. HI p. 417 pl. 99 Frey. I pl. 261 Gn. Ind. 244 Bdv. 1025 Aidens Hb. 20.

Larv. Tr. Frey.

Hongrie, Autriche, en juillet. (Coll. Div.

721. Porta STEVENSIr.

58mm, Ailes supér, dentées et festonnées, d’un gris-blanc saupoudré de cendré, avec l’espace médian et quelques places à la base et vers la subterminale d’un gris-foncé un peu olivâtre. Toutes les lignes bien dis- tinctes, géminées : la coudée composée de lunules régulières et presque isolées; la subterminale de zigzags. Les deux taches médianes très-dis= tinctes, blanches, à bords tremblés, avec le milieu gris, et rattachées à la côte par une liture blanche ; base de l’aile ayant une tache costale carrée, blanche, traversée par deux lignes grises; des points terminaux carrés, épais, posés sur le feston. Ailes infér. d’un gris-noirâtre uni, avec des traits terminaux épais, plus foncés et une liture blanche à l’angle anal; leur dessous cendré, avee une forte lunule cellulaire liée à la côte, et une ligne médiane très-dentée suivie d’une bande vague, plus obscures. Partie antérieure du collier blanche, avec un point noir de chaque côté.

Inde centrale. Coll. Gn. Un co”. Cette belle espèce se rapproche beaucoup de notre Polymita.

Type:

NA CS

HADENIDÆ, 39

722. Porra FravocincrA Res.

Res, I pl. B5% f. 1-3 Wilk. pl. 44 Wien.-Vierz. H-2 Fab. 34% Engr. (la Ceinture jaune) 349 6 de Bork. 1442 Hb. 46 Haw. 63 Don. X pl. 334 Tr. II p.27 Dup. IN p. 404 pl. 98 St, III p. 32 Gn. Ind. p. 244 Bdv. 1023 Dysodea Esp. pl. 158. &, 5,6 Bork. 112.

Larv. Ræs. etc.

{2mm, Ailes supér. d’un blanc-jaunâtre saupoudré d’atomes gris, plus serrés dans certaines places et surtout après l’extrabasilaire jusqu’à l’om- bre médiane et avant la partie supérieure de la coudée ; ces deux lignes distinctes, fines, profondément dentées, noirâtres ; la subterminale macu- laire composée de traits sagittés plus ou moins empâtés de jaune-orangé poudré de noir: cette même couleur dessine le contour des taches, qui sont concolores, et forme à la base, sous la costale et lasous-médiane, deux traits qui se prolongent quelquefois jusqu’à la subterminale. Tache claviforme formant une sorte de B noirâtre très-peu distinct. Ailes infér. d’un blane sale poudré degris, avec une ligne médiane dentée, distincte, et une ombre subterminale, noirâtres ; leur dessous avec un arc cellulaire et la Hgne du dessus. Antennes blanchâtres en dessus. Femelle semblable.

Habite la majeure partie de l’Europe sans être nulle part très-commune. Eclôt chez nous, du commencement de septembre à la fin d'octobre. Coll. Div.

Chenille grosse , longue, cylindrique, d’un vert-jaunâtre, avec la tête petite, un peu plus pâle ; la ligne vasculaire nulle etle vaisseau dorsal seu- lement plus foncé en transparence; la stigsmatale large, continue, d’un jaune- blanchâtre, liserée supérieurement de noir. Stigmates d’un blanc-rosé, cerclés de noir; toutes les pattes vertes. Vit en mai, juin et juillet, sur une foule de plantes basses et même d’arbustes.

Quelques auteurs ont fait deux espèces de celle-ci : Esper entre autres, qui figure deux chenilles différentes, dont la première serait d’un vert- bleuâtre clair et chagrinée, et dont la seconde se rapporte à la nôtre. Quant au papillon, autant qu’on peut en juger d’après les figures si grossières de cet auteur, il différerait surtout de notre Flavocincta (qui est assez bien figurée, du reste, sous le nom de Dysodea), par une couleur plus sombre et sur- tout par les aïles inférieures, dont la ligne médiane serait remplacée par une ombre large et vague, et coudée en dessous, au lieu d’être dentée, Fai vu une quantité considérable de Æ/avocincta de tous les pays, êt je n'ai rien trouvé qui justifie les prétentions d’Esper et de Borkhausen qui l’a copié.

| A. Meridiomalis.

Bdy. Gen. 1023.

Les atomes noirâtres sont si nombreux, qu’ils donnent à l’aile un fond d’un

4o HADENIDÆ. cendré foncé chéz le Cÿ! et d’un gris-noir chéz la O. La couleur orangée

est aussi plus intense, ct les groupes de cette couleur de la ligne subter= minale sont enyeloppés de part et d’autre de taches noirâtres, vagues, qui perdent la forme sagittée. Les ailes infér. sont notablement plus foncées,

bien liserées de noirâtre ; la lunule cellulaire y est bien marquée et touche

presque à la ligne médiane en dessus, tandis qu’en dessous, elle es£

encore plus nette, elle en est aussi éloignée que dans ie type, à Corse. Gi. Bdv.

Cette variété est à la ÆFlavocineta ce que la Xanthomista est à la ZVc- grocincia.

B. ŒCalvescens Bdv. Bdv. Gen. 1024 = Gn. Ind. 243 Dup. Cat.

J'avoue que je n’ose plus considérer cette Polia comme distincte, de< puis que je l’ai mieux étudiée. Elle ne diffère essentiellement du type qu’en ce que la ligne du dessous des inférieures est moins fortement sinuée, et par cela même plus rapprochée de la lunule cellulaire. Au reste, cette ligne est beaucoup plus vague. Les ailes infér., en général, sont en dessus d’un gris presque uni, avec les dessins effacés. Elles me paraissent un peu plus arrondies. Les ailes supér. ont aussi la frange moins entrecoupée et comme moins dentée: les dessins y sont moins nets que dans le type, surtout la subterminale. Quant à la couleur, elle ne diffère point de celle de Favo- cincta dans les deux 9 de M. Boisduval, et le jaune n’a disparu dans celle qu’il a, je crois, décrite comme le ©”, que parce que l'individu a beaucoup volé, Toutefois, la découverte de la chénille viendra prononcer en dernier ressort, sur la validité de cette espèce.

Sicile. (Coll. Bdv.

723. Porta COERULESCENS Bdv.

Bdv. Gen. 1021 Gn. Ind. 244 Dup. sup. IV p. 95 pl. 58 Herr.=

Sch. 38, 40%.

Larv. ignot.

38mm, Ailes supér, dentées, d’un blanc-cendré, rarement jaunâtre, avec l’espace médian d’un cendré-bleuâtre , obscur, surtout par en bas, et le bord de l’aile de la même couleur, sur laquelle se détachent parfois des taches subterminales sagittées. Toutes les lignes mal déterminées, nullement liserées de jaune-orangé. Les taches de la couleur du fond, vagues : l’orbiculaire obscurément pupillée de gris; la claviforme à peine indiquée, et suivie d’une teinte légèrement jaunie. Une série terminale de points noirs arrondis, bien marqués. Ailes infér. d’un blanc sali dans le @, d’un gris clair dans la 9, avec les nervures un peu plus foncées ;

HADENIDÆ, | 4x

la frange blanche'et les traces d’un point cellulaire et d’une ligne mé- diane. Palpes bien noirs, à sommet blanc.

Provence, en septembre. (Coll: Bdv. et Pierret. Huit beaux indivi- dus.

Cette espèce est bien tranchée. Elle a quelques rapports avec Rufocincia, mais, outre les points terminaux et l'absence des taches orangées, signalées par M. Boisduval dans son Genera,'elle est constamment beaucoup plus petite, etses palpes sont très-différents. La figure de Duponchella représente passablement quant aux dessins, mais non quant aux couleurs , l’enlu- mineur l’ayant chargée de jaune et de rouge, dont il n'y a pas même de traces dans la nature. Sa Dubia pl. 26 f. 4 en donnerait une meilleure idée, mais il paraît que cette Dubia est simplement un individu avorté de Æufocincta, ce dont on ne se douterait pas d’après sa figure.

A.

D’un ton légérement jaunâtre saupoudré d’atomes noirs, avec l’espace médian et-deux taches costales d’un gris-noir foncé un peuolivâtre. Tous les dessins plus saillants, et les lignes et la réniforme mieux détachées en blanc ; inférieures aussi plus noircies.

Madrid, Coll. Feisth. Un oœ.

724. Porra RurociNcrA Hb. AA Hb. 747 Gn. Ind. 244 Bdv, 1022 Dup, sup, NI p. 259 pl. 24 f. 5 bis Herr.-Sch, 33

Larv. ignot.

Suisse, en août et septembre, Coll. Div. Assez rare.

On distinguera toujours cette espèce de Flavocincla, par sa taille plus grande, ses ailes supérieures d’un gris plus ou moins bleuâtre , jamais jaunâtre, à dessins beaucoup plus vagues; l’espace médian entièrement rempli de gris-ardoisé par en bas, et traversé, vis-à-vis de la claviforme, par une tache orangée, qui tend à se réunir à un trait basilaire épais et prolongé; les aïles inférieures avec la ligne médiane très-vague chez le , et entiérement noirâtre chez la ©, etc,

On remarquera que la figure de Hubner en donne une trés-fausse idée, au point qu'on dirait d’une toute autre espèce.

INota. Je n’ai point vu en nature la Senex du même auteur, 749, 759, et n’ose la décrire sur une figure aussi grossière. On dit qu’elle habite la Dalmatie, ;

A. Mucïida Bdv.

Bdv. in mus. Rufocincta Herr.-Sch. 483 ?

D'un blanc plus pur et nuancé de gris de lin trés-clair, avec les litures

42 HADENIDÆ.

jaunes, à peine marquées. Toutesles lignes éclairées de blanc; la subtermi- nale semblable aux autres, sans taches jaunes ni noires bien exprimées. Ailes infér. plus blanches de part et d'autre. Poils de la poïtrine blancs.

Russie méridionale. Coll. Bdv. Pierret et Donzel. Neuf beaux exem- plaires.

Jusqu'à la comparaison bien authentique des deux chenilles, il m’est impossible de regarder cette Polia comme une espèce particulière , tant elle a tous les caractères adoucis de la ARufocincta. Il est d’ailleurs à re- marquer que, dans la Russie méridionale, les teintes jaunes des Polix et genres voisins tendent à disparaître. Nous en avons vu un CAPPEUE à la Dianth. Xanthocyanea.

M. Herrich-Schœffer a figuré, 483, une variété de Rufocineta, sanstaches

jaunes, mais ses dessins sont trop bien arrêtés pour qu’elle puisse se rap- porter ici.

725. Porra ANIIS Dow.

Bdv. 1020 Gn. Ind. 234 Dup. sup. IV p. 218 pl. 69 £ 49 Herr.-Sch. 385.

Larv. iguot.

bumm, Ailes supér. trés-étroites et allongées , prolongées à l’apex, subdentées, d’un blanc-cendré, avec l’ombre médiane et le bord terminal noirâtres ; la demi-ligne et l’extrabasilaire géminées , à filets écartés, bri- sées en zigzag; la coudée aussi géminée, vaguement dentée, rapprochée par en bas, l’ombre médiane occupe une partie de l’espace médian, écartée par en haut; la subterminale claire, vague, inégalement dentée. Les deux taches presque égales, concolores, finement bordées de noir du côté de l’ombre médiane ; un trait basilaire noir assez marqué. Ailes fnfér. d’un blanc sali (Q), avec une bandelette vague, subterminale plus claire ét je bord noirâtre.

Alpes de Digne, en juillet. Coll. Donzel. Une femelle assez mauvaise, Très-rare.

Cette espèce, bien tranchée, se distingue facilement des autres par la forme étroite et allongée de ses ailes supérieures, Il est singulier que Du- ponchel, qui a la voir en nature, puisqu'il en a donné une figure (dé- testable du reste), la compare à la Pol. Rufocincia, avec laquelle elle n’a pas mgindre rapport.

3

HADENIDÆ. 43

GROUPE II. 726. Poria VeruLa Pdv.

Bdv. Gen. 1018 Gn. Ind. 243 Dup, sup. IV p. 93 pl. 88 f. 4 Herr.-Sch. 108.

Laro. ignot.

paume Très-voisine de Cœcimacula, dont elle a le port et la taille. Aïles supér. à écailles épaisses et relevées, d’un blanc-cendré finement aspergé de noirâtre , avec des teintes légères jaunes au bord interne et derrière les taches réniforme et claviforme. Toutes les lignes à peine dis- tinctes et consistant en des traînées d’atomes un peu plus foncés que le fond. Taches concolores, indiquées de la même manière, grandes, Surtout la réniforme ; qui est détachée extérieurement par uné teinte foncée ; la claviforme plus longue, mais moins noire que chez Cæcimacula et formant un bouchon obséur et jaunâtre. Une série de points terminaux fins, roirs, bien marqués. Ailes infér. blanches, avec les nervures saupoudrées de noir, et une série terminale de lunules noïrâtres. Dessous des quatre ailes avec la même série, et en outre, une tache cellulaire noire bien mar quée.

Femelle ayant les ailes infér. d’un cendré-noirâtre à frange blanche. Provence, Iles d'Hÿérés, en août. Coll. Bdv. et Pierret. Dix beaux exemplaires. À. D'un blanc presque pur, sans aueune teinte jaune, avec les lignes fines et à peine visibles, ainsi que lestaches, qui ne sont point ombrées extérieu-

rement. Point de lunule cellulaire en dessous. Thorax d’un blanc de neige uni.

Coll. Pdv. Un oi

727. Porta CxcimacurA W.-v.

Wien.-Verz. N-14 Fab. 204 Bork. 239 = Hb. 49% Esp. text. Tr. Il p. 202 Dup. II p. 69 pl. 77 Gn. Ind. p. 241 Bdv. 1128 Millegrana Esp. pl. 150 f. À et 187 f. 1-7 = Respersa Brahm. 403 la Constante Engr. 415 def. «

Larv. Esp. Hb.

Autriche, Hongrie, Valais, centre de la France, en août et septembre. Coll. Div. |

Elle n’est pas dés plus communes. Elle varie assez, mais surtout pour

44 HADENIDÆ,

le ton de la couleur. La figure c d'Engramelle représenté une variété claire.

INota. Ce dernier auteur a fort mal appliqué les noms de Séabilis, Ens= tabilis, Ambigua, du moins leur traduction française. Ainsi, sa Con- stante est la Cæcimacule, son Ambiguë est la Slabilis, son Inconstante, la Gracilis, etc. :

Gex. DASYPOLIA cn:

Luperina BAv, = Spœlotis Dup. Crymodes Gn. olim —= Pokia St. Herr.-Sch.

Cherailles Antennes finement pubescentes, avec deux cils plus longs par article dans les 7. Palpes assez gréles, droits, rapprochés en bec, ayant tous les articles confondus, velus-hérissés. Trompe très-courte. Tou- pet frontal laineux, s'avançant un peu en pointe. Thorax robuste, large, lisse, garni de poils laineux-fourrés. Abdomen court, lisse, épais, velu en dessus et sur les côtés. Pattes, velues, à ergots assez courts. Ailes larges, à franges longues, les supérieures nébuleuses, puluérulentes, à lignes et taches distinctes, les infér. creusées à lu côte, sinuées au bord terminal, à nervule indépendante éndistincte,

_ L'espèce unique qui compose ce genre a été ballottée d’un genre à l’au- tre. Elle a en effet, à la première vue, de la ressemblance avec les Crymodes, les Luperina, les Mamestra et même avec certaines Ægrotis ; mais, aprés avoir étudié avec soin tous ses caractères, je reste convaincu que c’est des Polia qu’elle se rapproche le plus, malgré sa fourrure, qui n’est que la con- séquence de son origine boréale. On ne sait rien ni de ses premiers états ni de ses mœurs. Il'est probable que ces derniers n’ont rien d’exceptionnel. Elle est trés-anciennement connue, quoique très-rare dans toutes les col lections, surtout les exemplaires en bon état,

728. Dasvpocra TEMPIE Seb.

Sebaldt. devt. Thunberg. 1702 p. 56— Hb. 373 Tr. II p. 25 Dup. II p. 43 pl. 75 (copie) St. II p. 31 pl. 26 f. 1 Gr. Ind. p. 238 Bdv. 888 Herr.-Sch, 454.

ÆLarv.iguot.

H8mm, Ailes supér, larges, d’un cendré-jaunâtre fortement sablé d’atomes gris, ce qui les rend très-nébuleuses, avec tous les dessins adoucis. Les deux lignes médianes distinctes: la coudée fortement et régu- lièrement deniée, à dents prolongées sur les nervures; l’espace médian et le terminal plus sombres que le reste; la ligne subterminale vague, claire, irrégulière et souvent brisée. Taches médianes claires, petites, nullement

HADENIDÆ. 45

bordées de foncé : l’orbiculaire petite, ronde, placée au haut de la cellule: la réniforme assez étroite; des poils jaunâtres à la base. Ailes infér. d’un gris-jaunâtre très-clair, avec un trait cellulaire et une ligne à peine mar- quée, plus sombres, et la frange ochracée précédée d’un liseré brun. Abdo- men couvert de poils ochracés.

Laponie, Suède, Devonshire, en octobre. Coll. Bdv. Toujours rare dans les collections.

Gex. EPUNDA Du.

Dup. Cat. p. 141 Divers. gen. omn.

Chenilles allongées, rases, lisses, de couleurs vives, vivant à découvert, prin= cipalement sur les plantes basses, contre les tiges desquelles elles se tiennent appliquées. Chrysalides enterrées. Antennes fortement cilites de lames spatulées pubescentes dans les @?, sétacées et squammeuses dans les Q. Palpes courts, velus-hénissés, droits ou peu ascendants, à dernier article très-court et tronqué. Trompe assez courte, Thorax assez convexe, subcarré, velu-fourré. Abdomen assez robuste, velu latéralement, subcrêté, celui des © épais, renflé en dessous. Pattes assez courtes, à jambes squammeuses, non épineuses. Ailes subdeniées, les supér. puluérulentes et un peu luisantes à certains jours, à li- gnes.et taches bien marquées, à frange double et serrée.

J’ai étendu ce genre créé par Duponchel dans son catalogue et qui me paraît parfaitement valable, mais il est pris dans des genres si divers des auteurs, que je n'ai pu tous les citer à la synonymie. Aïnsi, à ne considérer que ceux de MM. Treitschke et Boisduval, mes Æpunda actuelles étaient dispersées dans les genres Hadena, Polia, Cymatophora, Agrotis et Miselia.

«Celles des chenilles qui nous sont connues ont les plus grands rapports avec les Pülia, et ne différent point de mœurs avec elles, Les chrySalides ont aussi une assez grande ressemblance avec celles de ce dernier genre.

Mais les insectes parfaits en sont parfaitement distincts. Leurs antennes fortement pectinées, leur abdomen plutôt obtus qu’allongé dans les femelles, et la forme et les dessins tout différents de leurs ailes, ne permettent pas la confusion.

Les Epunda paraissent affectionner les contrées chaudes ou du moins tempérées de l'Europe et de l'Amérique. Elles sont encore, et resteront probablement, peu nombreuses. Il en est deux que je n’ai pu parvenir à me procurer en nature,

729. EPuNDA LuNEBURGENSIS H.-5.

Merr:-Sch. 428-430, Larv. ignot,.

Environs de Lunébourg.

AU ae

46 HADENIDÆ.

Je ne l’ai pas vue en nature; mais, d’après la figure de M. Herrich- Schæffer, elle me paraît très-voisine de notre Lutulenta.

730. ErunpA LUTULENTA W.-v.

Wien.-Verz. N-16 Tr. I p. 187 Dup. Il p. 269 pl. 24 1.4, 2 Ga. Ind. 244 Bdv. 911 Herr.-Sch. 83,405 Melaleuca Esp. pl. 64 f. 5 Electrica Fab. 125? Fusca Haw. 68 St, Il p. 409 = Ortho- stigma St. II p. 110.

Larv. BRG.

France, Hongrie, Angleterre, en septembre et octobre. Pas très-rare.

Le type de l’espèce a les ailes_ supér. d’un gris-noir foncé, sur lequel les dessins sont à peine visibles, la subterminale seule et la tache réni- forme un peu plus claires et accolées à des nuances d’un brun ur peu mordoré. Les femelies sont encore plus noires, avec les ailes infér, d’un noirâtre foncé uni.

A. Consimilis St.

St. IT p. 110.

Ce sont des femelles dont les ailes sont d’un gris plus clair, mais dont les dessins ne sont pas mieux marqués.

À. HEutuleméa Hb. Hb. 159.

D'un gris de souris, avec les deux lignes médianés trés-fines, mais très- noires et très-nettes, denticulées, simples; la subterminale peu marquée. Ailes infér. blanches au centre, avec une ligne médiane un peu visible en dessus, et formant, en dessous, un sinus très-prononcé vis-à-vis de la cellule.

Cette variété ©, bien tranchée, à laquelle correspond exactement la figure de Hubner, m’a été envoyée fe midi de la France.

2. Sedi. Bdv. in litt. Dup. sup. IT p. 496 pi. 4S f. 1.

D'un gris-cendré, avec l’espace médian plus foncé; toutes les lignes trés-visibles, géminées, liserées de brun mordoré. Les deux taches média- nes un peu plus claires : la réniforme salie de noirâtre inférieurement, Ailes infér. de la ® d’un gris beaucoup plus clair que dans le type, avec les traces d’une ligne médiane.

France méridionale et centrale.

J'ai élevé cette jolie variété de la même chenille que Lutulenta, aux environs de Châteaudun.

1e

HADENIDÆ, 47

731. ÆEprunpa Nicra Haw.

Haw. 89 St. IT p. 110 pl. 20 f. 2 Migricans Hb. 538? Engr. : (la Noirâtre) 455 a-c (non Lin. nec alior.) Æt##iops Och. Syst. Gloss. Tr. I p. 184 et sup. 28 Hb.-Gey. SGA Frey. IL pl. 147 ét IIL PI. 221 Gn. Ind. 244 Bdv. 912.

Larv. DG:

France, Italie, Angleterre, en septembre et octobre. (Coll. Bdv. Pas plus rare que Lutulenta.

J'ai préférer, pour cette Noctuelle, qui a été si longtemps mal con- nue, le nom de Haworth à celui de Treitschke, qui lui est bien postérieur. Le nomede Nigricans, donné par Engramelle, primerait encore celui-ci, si Linné n’ayait déjà donné une Noct. Nigricans (Voy. G. Agrotis), que Engramelle a confondue, à tort, avec celle-ci.

Ce qu'il y a de curieux, c’est que plusieurs iconographes (Engramelle, Hubner, Godart) se sont accordés pour représenter une femelle ailes inférieures bordées de noir), avec un abdomen de mâle, et cette erreur n'a pas peu contribué à retarder la connaissance exacte de l'espèce,

732. EPunDaA CmiorEucA Herr.-Sch-

Herr.-Sch. 76-78.

Larv. ignot.

Midi de l'Europe.

Je ne l’ai pas vue. D’après la figure de M. Herrich-Schæffer, elle paraît voisine de la Lutulenta. Dans sa description, il la dit trés-proche de la Scoriacea. Ses ailes supérieures sont d’un gris-noirâtre ou violâtre mé- langé de vert-olive, avec les lignes bien visibles, et la tache réniforme en-

tourée de blanc. Les infér. du @! sont blanches, avec une lunule cellulaire et une ombre subterminale foncée.

733. ÆEPuNDA SCORIACEA Res.

Rœs. IL pl. 11 Esp. Cont. Bomb. pl. 83 f. 4, 5 Engr. (la Scorie) 469 abe Tr. I p. 108 Frey. Beitr. pl. 141 £. 3 Bdy. Icon. pl. 71 et Gen. 1032 Dup. sup. IT p. 157 pl. 4% f. 3 Herr.-Sch. 371 Caprecæ Mb. 19 Trimacula Sins Bomb. 133.

Larv. Rœs. Frey.

Hongrie, Italie, France méridionale, en septembre. Coll. Div.

Elle a été longtemps assez rare; mais maintenant on l’élève en grande quantité à Montpellier, et elle s’est répandue dans toutes les collections,

48 HADENIDÆ.

VA

k 734. Epunna VimiNaLIS Res.

Res. III pl. 11 De Geer IT 339 pl. 5 Fab. 206.— Dup. III p. 177 pl. 84 Steph. III p. 58 Bdv. 703 Gn. Ind. 236 Séricia Esp. pl. 84 f. 5 Saliceti Bork. 266 Treits. I p. 104 = Scripta Hb. 50— Haw. 143.

Larv. Rœs. Bork.

Angleterre, Autriche, nord et centre de la France, en juin et juillet. Coll. Div, Commune. É

735. ÆEpunNpa ONYCHINA Gn.

Taille de la précédente. Ailes supér. de la même couleur et offrant presque le même dessin ; mais la tache orbiculaire est beaucoup plus grande et égale au moins la réniforme; elle ést un peu carrée et neltement bordée de noir intérieurement ; la réniforme est en partie couverte par une teinte roussâtre qui contraste avec le fond de l’aile, qui est plus gris que chez Fiminalis. La subterminale n’est pas bien marquée, et, à sa place, on voit trois grosses taches carrées plus foncées, l’une à la côte, la 2e au milieu, et la à l’angle interne.

Les deux séxes ne différent pas.

La chenille est presque de la couleur de l’insecte parfait, c’est-à-dire d'un gris marbré de rougeâtre; la vasculaire est marquée dans chaque incision par un petit V noirâtre ; la stigmatale est large, blanche et divi- sée au milieu par une ligne rougeûtre ; la tête est d’un roux luisant. Elle vit sur une espèce de Chamecerisier.

Amérique du Nord. Coll. Bdv.

736. Erunpa TEePpHRA Hb.

CS Hb. 797 Bdv. 1031. Larv. ignot. Dalmatie. Je ne l’ai pas vue ni ne connais personne jci qui la possède. : 737. EpuNDA LICHENEA Hb. Type. 4

2 Hb. 562, 563 Dup. II p. 420 pl. 99 Tr. sup. p. 51 Gn. Ind. 244 Bdv, 1029. Larv. ignot,

38mm, Ailes supér. d’un vert-olive sale, mêlées de gris, de carné et de noirâtre, qui forment des nuages dans lesquels les dessins ordinaires

HADENIDE. | 4a

se trouvent absorbés au premier abord, mais on distingue, avec de Vattention, les lignes ordinaires grises, liserées de noir ; la subterminale précédée de traits cunéiformes, noirs ; les deux taches eu partie plus clai- res, la claviforme courte et foncée ; l’espace subterminal ordinairement un peu plus clair. Une série terminale de traits circonflexes noirs, avant la frange, qui est mêlée comme le fond de l'aile. Aïles infér. d’un blanc sali, avec une forte tache cellulaire et un liseré lunulé, épais, noirâtres,.

Femelle plus foncée, plus verte, à couleurs plus vives, à dessins plus distincts , avec les ailes infér. tantôt un peu plus salies de gris , tantôt entièrement grises, avec une ligne vague médiane dentée.

Ouest et midi de la France. Littoral la Manche, en juillet. Répan- due maintenant dans toutes les collections.

À. Viridicineta Tr,

Tr. sup. X p. 55 Frey. I pl. 24 f. 2 Gn. Ind. 244 Bdv. 1030 Dup. sup. III p. 262 pl. 24 Herr.-Sch. 415?

Généralement plus pâle. Le gris-blanchâtre domine sur les ailes supé- rieures, et le vert-olive pâle forme tous les dessins, qui sont en partie effa- céss L'espace médian est plus foncé et en partie occupé par ce vert qui dessine les deux taches en gris ; la frange-est jaunûtre, et les traits qui la précèdent sont très-affaiblis. Les ailes inférieures sont plus blanches, avec le liseré et la tache cellulaire également affaiblis. La femelle est propor- tionnellement plus foncée que le mâle.

Sicile. Coll. Bdv. Deux Get deux ®.

Je ne puis voir, du moins jusqu’à nouveaux renseignements, dans cette prétendue espèce, qu’une variété de notre Zichenea. Les auteurs alle- mands ne connaissaient qu'imparfaitement cette dernière quand ils l’ont décrite, et c’est ce qui explique qu’ils n’aient pas fait ce rapproche- ment et qu’ils aient comparé la 7’iridicincta à la Dysodea, avec laquelle elle n’a que des rapports de couleur très-éloignés.

GE. VALERIA Germ.

Germ. St. Gn. Dup. = Miselia Tr. Bdv.

Chenilles atténuées postérieurement, ayant les trois premiers anneaux très= renflés et débordant la tête, qui est assez grosse; à trapézoïdaux un peu saillants, munis de poils bien visibles, ceux du 11° anneau relevés en caroncules sail- lanies et coniques; vivant à découvert sur les arbrisseaux. Chrysalides ren- fermées dans des coques de terre et de soie irréqulières. Antennes tantôt fi- liformes dans les deux sexes, tantôt au contraire qarnies de lames recourbées, pubescentes, très-fortes surlout dans les @. Palpes courts, velus-hérissés, à der- nier article court, mais bien distinct. Toupet frontal sallant, épais, laineux-

Lépidopières, Tome 6. 4

5o HADENIDÆ.

hérisse. Thorax robuste arrondi, squammoso-laineux, très-hérisse. Abdomen épais, crêté dans les deux sexes, velu-laineux et caréné dans Les ç, gros et ob= tus dans les Q. Poitrine garnie de poils excessivement fourrés. Pattes épaisses, à cuisses et jambes très-velues, à tarses garnis d’épines très-serrées. Ailes den-

- tées, à frange longue, dense et squammeuse ; supérieures épaisses, squammeu-

ses, à lignes et taches distinctes; or peu développées, à dessins fortement marqués en dessous. ?

Composé de trois espèces seulement, ce genre forme trois sections trés= distinctes. Dans la première, les antennes sont très-fortement ciliées chez les deux sexes et les palpes assez grêles ; dans la seconde, les antennes sont cylindriques et dépourvues de toute ciliation, même chez le mâle, et les palpes commencent à devenir plus épais; dans la troisième, les palpes at- teignent le développement ordinaire, se renflent et deviennent ascendants, les antennes des femelles reprennent la fine ciliation qui échappe à l'œil nu, mais qui n’en'existe pas moins presque chez toutes les Noctuelles. Du

- reste, malgré ces différences organiques, les trois espèces sont bien pa=

Type. %

rentes, et le premier coup-d’æil suffit pour S’en assurer. C’est au point que les deux premières ont été longtemps regardées comme une seule et même espèce. Je ne parle pas ici de l’espèce du second groupe, Orbrculosa, qui ést tellement rare que presque personne l’a vue en nature. +

Les chenilles des Z’aferia vivent sur les arbres du genre Prunus. Elles ont,ainsi que celles des genres suivants,uné forme très-différente dés autres Hadénides, ainsi qu’on le voit aux caractères génériques. Ce qui les caracté- rise principalement, c’est le renflement tout particulier des trois premiers anneaux que la chenille augmente encore dans l’état de repos en les rappro- chant, ce qui fait disparaître les incisions. La tête, quoiqu'elle soit assez grosse, parait alors comme ensevelie sous le cou qui la déborde de tous côtés. Elles sont aussi vives que celles des Hiselia et se transforment aussi dans une coque très-artistement construite, quoique d’une forme un peu dif= férente.

Les papillons ont tout-à-fait l’aspect des Bombyx. Leur corps est laineux et hérissé, et leurs écailles si rudes et si relevées, que leurs ailes semblent couvertes de poils. Toutefois l'espèce exotique se rapproche davantage des autres Noctuelles, et son aspect est beaucoup moins bombyciforme.

GROUPE I.

738. VaLertA OLEAGINA W.-V.

Wien.-Verz. M-2 Fab. 101 Esp. pl. 60 £. 4 et 184 f. 5 Bork. 131 Engr. (l'Olive) 241 a-d Haw. 116 Tr. I p. 401 Donov. XIIL pl. 439 Dup. HI p. 370 pl, 95 f. G Frey. I pl. 134 St IIE p.25 Gn. nd. 213 Bdv. 981.

Larv. Frey.

A2um, Ailes supér, d’un gris-noir, ayec les nervures et l’espace termi-

E> Co

HADENIDÆ. RU Ne

mal largement saupoudrés de vert-olive brillant; les lignes peu sensibles ; la subterminale fortement déntée et légérement éclairée de blanc par en bas; les deux tachés très-distinctes, blanches; la réniforme grande, ovale arrondie, presque pure; l'orbiculaire plus petite et comblée, en partie, de brun. Ailes infér. d’un blañc un peu jaunâtre, avec uné bordure nôirâtré , vague, divisée par une ligne élaire et surmontée d’une ligne punctifôrmeé, notre ; leur dessous marqué d’une forte tache cellulaire, noire. Thorax. mêlé de brun et de vert. Antennes fauves.

Femelle semblable, aux antennes près, qui sont moins ciliées,

Autriche, Allemagne, Angleterre et Ecosse, en marset avril. Coll. Div. Pas très-commune.

Chenille d’un gris-cendré ou brunâtre, avec un collier orangé, marqué d’un rang de points noirs. Une large tache noirâtre, devenant blanche à son extrémité, s'étend sur les 3e et 4e anneaux; les points ordinaires sont noirs et rattachés par des traits ondés noirâtres ; quelques-uns sur les côtés sont orangés; la vasculaire est noirâtre et interrompue; la tête est d’un gris-bleuâtre, garnie de poils. Les poils des trapézoïdaux sont blan- châtres. Elle vit, en mai et juin, sur le Prunus spinosa, principalement dans les endroits ombragés ou sur la lisière des bois.

[79 739. Varna JASRnE RAR

cu

Va

Se

Vi, Ent. Lin! 11 383 Donzel Ann. Soc. ent. 1841 p. 211 Dup. sup. IV p. 90 pl. 88 Gn. Ind. 243 Herr. ne 426.

Lorv. Donz.

France méridionale (Eyon , Besancon), en avril. Coll. Pierr. ét Gn. Toujours rare. ÿ

Outre les caractères signalés dans les généralités, ‘elle se distingue d’O- leagina par la tache réniforme, qui est carrée et occupée en grande par- tie par du brun, traversé lui-même par un trait arqué de blanc, par la subterminale beaucoup plus éclairée de blanc, par la couleur plus claire et sur laquelle leslignes se détachent mieux: enfin, par les ailes inférieures plus jaunâtres, à bordure plus large, coupée seulement par quelques lunu- les claires et surmontée d’une ligne continue et beaucoup RIUS rapprochée de la tache cellulaire en dessous.

Fo -

ÿ 7ho. Varenta BeRxuus Gn.

re, NAS PETITE

h6mm, Ailes shets déntéess dun Dei Hn mêlé de violâtre, avec les lignes ordinaires bien visibles, violâtres, ou d’un vert-oiive brillant, sur- tout à la côte, hors la subterminale, qui est fine, trés-tranchée, peu sinueuse, d’un beau blanc, coupée sur les supér. et infér. de V, d’un carné-rougeâtre, Bord terminal vert, avec de gros points noirs ter=

52 HADENIDÆ.

minaux et des traits rougeâtres sur la frange, au bout des nervures. Tache réniforme bordée de vert et de rougeâtre, très-rapprochée de l’orbiculaire, qui est en forme de V très-ouvert, d’un blanc brillant mélé de vert. Ailes infér. d’un gris-cuivré, plus claires à la base; leur dessous d’un cuivré clair, saupoudré, avec une forte tache cellulaire oblongue, et une ligne médiane dentée, noire, très-marquées. Cuisses rougeâtres, très-velues.

Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Une seule ©.

Gette superbe espèce paraît fort rare. Je n’ai jamais vu que l'individu décrit, dans les nombreux envois qui sont arrivés de la même localité.

GROUPE Il.

741. VarertA? OrBicuLosA Esp

Esp. p. 93 pl. 93 f. 8 = Tr. 1 p. 404 Gn. Ind, p. 243 Bdv. 982 Herr.-Sch. 63, 64.

Je n’ai point vu cette espèce en nature, mais j’en ai sous les yeux un excellent dessin, envoyé par Treitschke à M. Boisduval, et d’après lequel je puis donner une description presque aussi exacte que si elle était faite sur la nature.

50m, Ailes supér. un peu oblongues, profondément féstonnées et un peu dentées, d’un brun-noirâtre, marbrées de gris de lin, avec toutes les lignes et taches visibles ; la demi-ligne nette; l’extrabasilaire un peu arquée. et dentée ; la coudée fortement et régulièrement dentée, comme chez Oleagina ; la subterminale également dentée, mais ayant les dents infé- rieures aiguës et non arrondies. Toutes ces lignes noires et fortement éclairées de gris de lin. Tout l’apex de cette dernière couleur. Taches ordinaires grandes et nettes: l’orbiculaire pleine, noire ; la réniforme ronde, prolongée en poire inférieurement, d’un gris de lin, teintée exté- rieurement de jaune d'’ocre. Ailes infér. blanches, un peu salies sur le disque, avec un arc cellulaire, deux traînées suivant la sous-mé- diane et la médiane, le bord abdominal et une large bordure , noirâtres. Dessous des supér. noirâtre, avec une tache apicale, une à l’angle interne, arrondies, blanches, salies de brunâtre, et une autre plus large répondant à la réniforme, mais embrassant toute la courbure supérieure de la cou— dée. Dessous des infér. ne différant du dessus que par une ligne fine qui précède la bordure. Antennes pectinées comme chez Oleagina.

Hongrie, près Szegedin.

On ne connaît que le seul exemplaire qui a servi de type à Esper, et elle n’a point été retrouvée depuis.

On sent que sur un dessin, quelque parfait qu’il soit, on ne peut préciser

le genre d’une espèce aussi ambiguë. Je la laisse donc dans le genre //ale- ria, avec lequel elle ne manque pas de rapports. Cependant, il serait pos

HADENIDÆ. 53

Sible qu’elle dût être reportée dans les Æadena du groupe d’'Amica, plutôt constituer un genre séparé. Si les pattes sont dessinées exactement,

elles me paraissent bien longues, bien peu velues, et leurs éperons bien prononcés pour une Z’aleria.

GEN. MISELIA och,

Och. Syst. Gloss. Tr. Gn. Bdv. St. Dup.

Chenilles allongées, convexes en dessus, très-aplaties et marquées de taches noires en dessous, à fausses pattes très- longues, à tête plus grosse que le cou, aplatie en devant, bifide-obtuse au sommet, à trapézoïdaux un peu saillants, ceux du 11° anneau formant quatre élévations pyramidales; vivant sur les arbres. Chrysalides molles, à peau fine, renfermées dans des coques ovoïdes, régulières, très-épaisses et très-consistantes, formées de soie et de terre délayée, Antennes variables, épaissies dans les @". Palpes droits, à article large, velu-hérissé, à très-court, squammeux, obtus. Trompe moyenne. Toupet frontal dense, sub- caréné, divisé en trois touffes superposées et formant une saillie un peu bifide entre les antennes. Thorax robuste, court, carré, velu-squammeux, à collier déprimé, à ptérygodes larges et distantes. Abdomen crêté dans les deux sexes, assez grêle dans les çÿ, très-volumineux et arrondi dans les ©. Poitrine velue, Pattes robustes. Ailes épaisses, dentées, les supérieures squammeuses, à taches ordinaires très-qrandes, inférieures puluérulentes, avec une tache noire près de l'angle anal ; au repos elles sont disposées en toit assez écrasé.

Ce genre, quelque peu nombreux qu’il soit, est dans le même cas que les Valeria, c’est-à-dire qu’il forme autant de groupes que d’espèces. Le pre- mier, ou Oxryacanthæ, a les antennes garnies de lames courtes et serrées dans les ©, et de cils isolés, si fins et si courts, qu’ils sont à peine perceptibles dans les © ; la trompe grêle, le thorax plus squammeux que velu, les pat- tes assez courtes, etc. Le second (Bimaculosa) a les antennes absolument cylindriques, et à peu près complètement glabres dans les deux sexes. Il faut le secours du microscope pour y apercevoir de légers rudiments de cils, qui dans le G* ne s’observent même qu’à l'extrémité. Ses palpes sont plus robustes, sa trompe forte, son thorax moins court, et les écailles y sont plus velues que furfuracées, ses pattes longues et épaisses etc., etc. Tout cela n'empêche point que les deux espèces en question ne soient très=-voi-= sines, et ce n’est qu’un nouvel argument sur l’instabilité des caractères, quand on veut les isoler,

Les chenilles des Miselia sont au moins aussi bizarres, quoique d’une autre manière, que celles des aleria. Ici les premiers anneaux ne sont plus renflés, et la tête, loin d’en être débordée, saillit au contraire au-delà du cou, elle présente elle-même une forme remarquable. Ce caractère et tous les autres contribuent à les faire ressembler avec les chenilles d’une famille bien éloignée, celle des Cutocalides, avec lesquelles on les confon-

54 HADENIDÆ.

drait trés-facilement, si ce n’était l’absence des poils furfuracés qui garnis= sent les côtés. Du reste, même aplatissement sous le ventre, qui est aussi marqué d’une large tache noire sous chaque anneau, même vivacité dans les mouvements, quand on veut les toucher, même attitude quand elles sont allongées et comme collées sur les branches. Il n’y a pas jusqu'aux dessins et aux couleurs qui ne présentent une ressemblance trés-marquéé. C’est certainement une trés-curieuse particularité que cette conformité ap= parente entre des insectes si différents et si éloignés. L’accroissement de ces chenilles se fait lentement, puisque sorties de l'œuf au printemps, elles n’ont atteint leur dernière métamorphose qu'à la fin de l'automne.

La seconde métamorphose, si uniforme chez la plupart des autres Noc- tuelles, est ici assez curieuse. Les coques des Aselia sont à la fois filées et maçonnées avec un grand art; car, ce ne sont plus des grains de terre

. agglomérés, mais bien une matière fine intimement liée à la soie. Ces coques

sont parfaitement ovoïdes et si consistantes, que les doigts seuls ne peuvent parvenir à les déchirer.

A l’état parfait, les Misetia gardent bien encore un facies particulier, mais elles sont moins bombyciformes que les Valeria. Leurs habitudes sont celles de toutes les Noctuelles. Elles varient-peu, et les sexes ne différent point entre eux.

Le genre se borne jusqu'ici à deux espèces européennes.

GROUPE I. 742 MiserA OxYAcaNTHÆ Albin.

Albin pl. XIV 49 Lin. S. N. 165 Ræs. I pl. 33 Wilk. pl. 27 Wien.-Vierz. F-3 Fab. 277 Sepp. IH pl. 13 Esp. pl. 460 f. 1-7 Bork. 63 Engr. (l’Aubépinière) 328 a-f Hb. 31 Haw. 425 Donov.V pl. 155 Tr. I p. 405 Dup. IT p. 374 pl. 96 St, IL p.24 Gn. Ind. p. 213 Bdv. 983

Larv. Gn. infrà.

38mm, Ailes supér. äentées et festonnées, d’un gris-noiseite varié de brun, de noirâtre et de vert doré. Ligne basilaire noire, très-nette, s’ayan= cant au-delà de l’extrabasilaire qui est fine et tremblée; coudée invisible, hormis au bord interne, elle est éclairée d’un trait blanc. Taches mé- dianes grandes, presque contiguës, concolores, liserées de noir; la réni- forme très-étendüe, Subterminale vague, formant des ondes claires, pré- cédées d’atomes bruns isolés. Trois traits noirs à l’angle interne, entre des nervures. Ailes infér. dentées, d’un gris clair, semblables chez les deux sexes, avec un trait blanc surmonté de noirâtre sur la 3e inférieure, et une fine ligne médiane formant un angle au-dessus. Thorax gris clair, avec le collier et l'extrémité des ptérygodes, bruns.

Commune , dans toute l’Europe, en septembre, octobre et novembre. Coll. Div.

HADENIDEÆ. 55

Chenille d’un gris de lichen ou d’un brun-roussâtre marbré de noir, de blanc et de brun , avec la vasculaire noîre, fine, les sous-dorsales formant des chevrons ou Rte peu marqués, qui, sur les Le et 40€ anneaux, sont élargis et marqués latéralement de blanchâtre. Tous les points RPCLEESS queux, blancs ou d’un fauve-roux, et portant un petit poil; la stigmatale remplacée par deux lignes onduleuses, brunes, géminées, dont la supé- rieure porte les stigmates bruns'cerclés de noir; la tête roussâtre, marbrée de blanc, avec un arc frontal noir, éclairé de blanc; le ventre d’un gris- verdâtre, avec les taches noires confluentes. Elle vit, depuis les premiers beaux jours jusqu’en juin, sur le Prunellier et l’Aubépine,

Deux auteurs anciens nous présentent, au sujet de cette Miselia , des anomalies qui n’ont pas été observées depuis. L’un est Ræsel, qui figure en rose vf tous les dessins que nous observons en vert-olive. L’autre est Sepp, qui représente les taches ordinaires plus grandes et d’un brun clair avec du vert seulement aux bords interne et terminal. En outre, dans ce dernier auteur, la chenille est d’un gris presqueuniforme et sans au- cune marbrure. On remarque, du reste, dans les chenilles qu’on élève, une foule de variétés.

GROUPE IL 743. Muiserxa Bruacurosa Lin.

S. N. 184 Wien.-Verz. F-2 Fab. 197 Esp. 194 f. 3, 4 Engr. (la Bimaculée) 327 a, b Bork. 57 Hb. 32 Tr. I p. 408 Dup. III p. 378 pl. 96 Curt. 177 St, IT p. 24 Gn. Ind, p. 213 Bdv, 98% = Bimaculosa italica ESp. pl. 4513 f 5.

Laro. Tr. Dup.

Italie, Autriche, France centrale et énatonau, midi de V’Angleterre, en août. (Coll. Div. Jamais très-abondante.

M. Herrich-Schæffer ôte cette espèce du genre #zselia, pour la trans- porter dans le genre Xylophasia de la tribu des Apamides!

GEN. CHARIPTERA Gn.

Gn. Ess, p.124 Dup. Dhday. Maiselia Tr. Bdv.

Chenilles épaisses, renflées en dessus, aplaties en dessous, un peu atténuées aux deux extrémités, ayant les trapézoïdaux subuerruqueux, et ceux des der- niers anneaux relevés en pyramide, à tête assez grosse, subcarrée et aplatie ; vivant à découvert sur les arbres. Chrysalides renfermées dans des coques de terre solides. Antennes épaisses, munies d'une touffe de poils à leur base, les premiers anneaux couveris de zônes d'écailles blanches, les autres filiformes, veloutés ou pubescents, Le tout dans les deux sexes. Palpes courts, plus ou moins velus, bicolores, à dernier article court, arrondi. Tro mpe grêle et assez courte.

Type.

56 HADENIDÆ.

Toupet frontal aplati. Thorax robuste, subcarré, squammeux. Abdomen r6: buste, fortement crêié dans les deux sexes. Pattes annelées de blanc, fortes, à Jambes squammeuses, à éperons peu prononcés. Ailes supér, épaisses, subden-= tées, agréablement variées de blanc, à lignes très-distinctes, à frange entre- - coupée,

Comme les deux précédents, ce genre, même restreint comme je le pré- sente ici, pourrait encore être divisé en autant de groupes à peu prés que d'espèces. Pour abréger autant que possible ce morcellement, je dirai en quoi chacune diffère essentiellement de ses congénères et je n'établirai pas même de groupes, ceux-ci devant étre, encore une fois, aussi nombreux que les espèces.

La Culta a les antennes absolument simples dans les deux sexes, le tho- rax complètement recouvert d'écailles larges et furfuracées, les crêtes de l'abdomen sont squammeuses en dessus et très-prononcées.

La Festa a le thorax également squammeux, mais ses antennes sont min- ces, pubescentes, ses palpes gréles, ascendants, à dernier article un peu confondu avec le précédent; ses pattes sont minces, Je ne puis rien dire de son abdomen qui manque.

Enfin, la Gemmea a le thorax mêlé d’écailles et de poils, les antennes moniliformes et pubescentes dans toute Leur longueur, le 2e article des pal- pes court, velu-hérissé. Ce n’est peut-être pas une vraie Chariptera.

La chenille de Culta seule est connue, elle a beaucoup de rapports, pour les mœurs, avec celles des Miselia, mais elle en diffère pour la forme, ainsi qu'on l'a vu ci-dessus. Elle préfère généralement les arbres ou les branches couvertes de mousses ou de lichens, sous lesquels elle s'abrite soigneusement pendant le jour. Elle est douée de la même agilité que celles des Miselia, mais dans le jeune âge surtout, car plus tard elle devient au contraire, dit-on, trés-paresseuse et comme endormie.

Ces belles espèces sont généralement rares. Elles habitent l’Europe et l'Amérique.

7h44. CHaArRtPTERA CULTA W.-V.

Wien.-Verz. F-4 Fab. 279 Schæfïer I pl. 66 Esp. pl. 120 Bork. 58 Engr. (la Soignée) 327 abc Hb. 34 et Beitr, pl. 3 R Tr. Ip. 395 Dup. II p. 361 pl. 35 £. 4 Frey. I pl. 93 Gn. End, p. 243 Bdv. 985 Viridana Naturf, 1779 pl. 8 f. 5.

Larv. Frey.

40®m. Ailes supér. d’un brun-cannelle clair, avec les nervures saupou- drées de vert-pistache, et la côte, la frange, le liseré des lignes et une large bordure autour des trois taches, d’un blanc de neige. Toutes les lignes noires, ainsi que les taches, dont les deux premières sont petites et évidées, et la claviforme linéaire; celle-ci et l’orbiculaire renfermées dans la

HADENIDÆ, 57

même tache blanche. Ligne subterminale interrompue, éclairée d’atomes d’un blanc-bleuâtre placés sur les nervures: Des plages noires sur l’espace médian. Ailes infér. d’un blanc pur un peu nacré, dVec un liseré terminal et deux litures anales noirs. Thorax varié de blanc.

Femelle semblable, mais les ailes infér. sont salies de noirâtre au bord, avec l’extrémité des nervures et une ligne submédiane , noirâtres.

Hongrie, Allemagne, France centrale, en mai. (Coll. Div. Jamais abondante.

Chenille d’un gris-verdâtre, avec le dos carné ou ardoisé; la vasculaire d'un vert plus obscur ou bleuâtre et une série de losanges dorsales lise- rées de noir ou de vert foncé. Stigmatale géminée, très-ondulée, conco- lore, bordée du même vert. Tête concolore, avec deux points roux sur le sommet. Trapézoïdaux petits, blanchâtres : les derniers formant quatre pyramides charnues dirigées en arrière. Pattes d’un gris-carné. Elle vit, en août et septembre, sur les Prunus et le Cratægus oryacan- tha.

Cette belle espèce varie peu et est tellement reconnaissable, que toutes les figures qu’on en a données sont ressemblantes. Borkhausen a pour- tant créé, à ses dépens, sa 7Zridactyhion; maïs il est fort difficile de dire , d’après sa description, en quoi elle diffère du type. Au reste, il a reconnu son erreur dans l’Ærratum.

745. CHARIPTERA FEsTA Gn.

34mm, Ailes supér. d’un beau brun-bronzé, avec l’espace terminal et la base du bord interne tirant un peu sur le gris à reflet, et l’espace mé- dian large, blanc, traversé par les lignes trés-distinctes, d’un beau noir, nettement géminées, flexueuses et ondées, presque parallèles : ombre mé- diane formant elle-même une ligne tout-à-fait semblable, séparant les deux taches, qui sont trés-nettes, évidées, cerclées de noir vif; l’orbicu- laire petite, ronde, au milieu d’un large espace blanc ; la réniforme un peu salie de brun et traversée par un trait noir au milieu. Demi-ligne éga- lement noire, géminée et comprenant, entre elle et la base, un espace blanc. Subterminale noire sans trace de blanc. Frange coupée de blanc et de brun et précédée de taches en fer-à-cheval, blanches, bordées de noir. Ailes infér. noirâtres, à frange blanche entrecoupée. Crêtes du thorax lé- gèrement roussâtres à l'extrémité. Tête petite, blanche et noire,

Caroline. (Coll. Guérin.

Cette charmante espèce rappelle, pour les couleurs, notre Dranth. Albimacula.

58 HADENIDÆ.

7468, CHARIPTERA GEMMEA Tr, W œ Tr. Ip. 393 et sup. p. 52 Gn. Ind. 244 Bdv. 986 Dup. sup. III p. 269 pl. 4 f.1 Herr.-Sch. 70.

Larv. ignot.

Basse Autriche, Bavière, Valais, Laponie, en septembre. Coll. Bdy. et Pierret. Toujours fort rare.

. GEN. AGRIOPIS Bdv.

Bdv. Gen. p. 123 Dup. Cat. Miselia Tr. Steph.

Chenilles lisses, rases, épaisses, un peu moniliformes, très-cylindriques, à tête globuleuse, à dessins très-marqués ; vivant sur les arbres, entre les écorces desquels elles se retirent pendant le jour. Chrysalides arrondies antérieure ment, très-coniques postérieurement, à peau épaisse, renfermées dans une coque de terre pure et très-fragile et enterrée profondément.— Antennes pubescentes, ayant les premiers anneaux denticulés, les autres filiformes dans les deux sexes, avec une forte touffe de poils à leur base. Palpes droits, leur article large, comprimé, velu, bicolore, le assez long, fusiforme. Trompe grêle. Thorax épais, carré, à coller et ptérygodes un peu échancrés, recouvert de poils aigrettés ou bifides. Abdomen robuste, à crêtes peu sallantes. Pattes ro= bustes, Les antérieures ayant les tibias d'une énorme épaisseur dans les «7, tous les tarses garnis en dessous d'épines très-serrées. Ailes épaisses, les supér. en- tières, à lignes et taches très-distinctes.

Nous rentrons ici dans la forme générale des chenilles des Hadénides. Celle de ce genre n’a plus ni éminences tuberculeuses sur les derniers anneaux, ni forme aplatie en dessous, ni tête anguleuse, ni pattes démesurées. Elle vit sur les plus gros chênes et se retire pendant le jour entre les larges fis- sures de l'écorce , elle est si fortement engagée qu’il est impossible de l’en arracher de vive force, sans la déchirer. Cette habitude a fat croire à certains entomologistes, et notamment à Treitschke, qu’elle se nourrissait de lichens, mais la vérité est qu’elle vit de feuilles, comme toutes celles de la famille. Elle se chrysalide au pied de l'arbre et, dans les endroits la terre est argileuse, elle trouve le moyen de faire sa coque dans la partie la plus dure ; on est donc fort étonné de voir s'échapper des chrysalides, en cassant des mottes, aussi dures que le caillou. Cette coque n’est plus, comme dans les Miselia,une œuvre d’art, c’est simplement une cavité il n’entre que de la terre sans mélange de soie.

Le papillon est une de nos plus belles Noctuelles. Il est bien connu des auteurs et a les mœurs des autres Hadénides.

HADENIDÆ. 59

747. AGrIoPiS APRILINA Lin:

S. N. 138, F. S. 1178 Ræœs. III pl. 39 f. 4 et 68 f. 5— Esp. pl. 118 Haw. 1412 Tr. I p. 411 et sup. 53 Steph. III p. 25 Gn. Ind. p. 243 Bdv. 980 ÆRunica Wien.-Verz. F-1 Fab. 305 Sulz. pl. 22 Bork. 56 Sepp. Il pl. 20 et 2A Engr. (la Runique) 326 a-k Hb. 71, 721 Donov. pl. 854 £. 14 Dup. IT p. 365 pl. 95. © Laro. Hb. Gn, infrà.

60mm, Ailes supér. d’un beau vert-pomme, avec toutes les lignes den tées, interrompues, épaisses, d’un noir vif, éclairées de blanc; les deux taches grandes, bien marquées, concolores, cerclées de noir ; la claviforme visible, mais ouverte par en haut ; l'ombre médiane très-marquée en noir foncé. Une série de traits sagittés terminaux. Ailes infér. noirâtres , avec le bord blanc teinté de vert, et des lunules terminales noires; leur dessous d’un blanc-perlé, avec les mêmes lunules, une ligne ondée et dentée et une large tache cellulaire, noires. Les deux sexes semblables. Ne varie pas.

Commune dans l’Europe septentrionale, en septembre et octobre, Coll. Div. ]

Chenille épaisse, d’un gris teinté de carné et finement strié de noir, avec l’espace dorsal noirâtre, coupé par des losanges de la couleur du fond que traverse la vasculaire, blanche, bien arrêtée, mais submaculaire, Tra- pézoïdaux blancs, grands, très-distincts, les antérieurs isolés, les posté- rieurs accolés à la sous-dorsale. Stigmatale concolore, surmontée d’une bande obscure un peu festonnée. Une tache nojre en T sur l’écusson du cou. Tête concolore, luisante, avec un X noir. Stigmates noirs. Pattes con- colores, Vit en avril sur le chêne,

Ilya Me extrême confusion entre cette espèce etla Diphthera Orion, et dans le fait, la description de Linné convient aux deux. Aussi les au-

teurs se sont partagés en deux camps à peu près égaux; mais l’insecte,

qui existe encore dans le cabinet Linnéen, tranche toute difficulté. Les figures de Sepp sont de véritables chefs-d’'œuvre de gravure et de colo- riage, 5

GEN. JASPIDIA Bdv.

Bdv. Gen. p, 128 Gn. Dup. Polia Och. 4brostola Tr.

Chenilles Antennes deniées et pubescentes, avec un cil plus long par article chez les ©; mances, filiformes et à cils isolés chez les Q. Palpes peu ascendants, comprimés, rapprochés, assez longs, Leur 2 article velu-hé- rissé, Le très-court, en bouton. Trompe grêle. Thoraz comme dans le genre précédent. Abdomen long, caréné, avec deux fortes crêtes sur les et an

60 YADENIDÆ.

neaux dans les deux sexes. Pattes longues, fortes, à tibias grêles. Ailes super. dentées, très-aiquës à l'apex, lissées, à dessins tranchés.

_ La place de ce genre est toujours incertaine. Il paraît qu’il faut désespé- rer d’avoir des renseignements concluants sur la chenille, et le papillon n’a rien d’assez caractérisé pour accuser nettement sa place. Quelques entomo- logistes ont cru lui trouver une ressemblance avecles Plusia. Si cette res- semblance existait, l’espèce exotique que j'ai nommée Basilodes, Pepita, la présenterait sans contredit plus qu'aucune autre Pluside. Cependant, en rapprochant ces deux insectes, on aperçoit des différences très-impor- tantes, que la comparaison des caractères génériques des Jaspidia avec ceux des Basilodes fera ressortir. Je ne puis nier, toutefois, qu'il n’y ait aussi quelques rapports, mais si je devais rapprocher ces deux genres, je se- rais plutôt tenté de rapporter ici le genre Basilodes, que de transporter ce- lui-ci dans les Plusides. Au reste, la question sera facilement résolue dès qu’on connaitra les deux chenilles ; ce qui, il est vrai, menace de se faire attendre à cause de la rareté de l’une et de l’origine exotique de l'autre.

£ © 748. Jasprra CELsiA Lin.

S. N.77 Fab. 105 Esp. pl. 69 f. 2,3 Engr. 262 bis a d (sans nom) Hb. 82, 43 Tr. II p.147 Dup. IV p. 58 pl. 103 Evers. 315 Gn. Ind. 237 Bdv. 1035°

Larv. ignot.

H0mm, Aïles supér. d’un beau vert-pomme, avec le bord terminal, la frange et une bande médiane, d’un brun de bois. Celle-ci étroite, tou- chant les deux bords, profondément découpée de manière à former de chaque côté, dans son milieu, une forte dent, qui n’est que le contour in- férieur des deux taches ordinaires, qui manquent complètement. Un point brun isolé suit la place de la réniforme ; le bord brun terminal forme deux saillies, alternant avec la dent de la bande médiane. Ailes infér. noirâtres, à frange claire, dans les deux sexes. Thorax vert, avec le collier et les ptérygodes bordés de brun.

Femelle semblable,

Suède, Hongrie, Styrie, Autriche, Russie méridionale, en juillet, août et septembre. (Coll. Div.

Cette superbe Noctuélide est toujours très-rare dans les collections, quoiqu’elle soit, d’après Eversmann, commune près de Casan et d’Orem- bourg. Les individus bien conservés sont surtout très-peu abondants.

GEN. CHARIDEA Gn.

Chenilles ....... Antennes à articles serrés, munis chacun d'un fasci- cule de cils très-courts dans les q',encore plus courts chez les ®. Palpes un

HADENIDÆ; Gx;

peu ascendants, courts, le 29 article velu-squammeux, portant au sommet une petite collerette de poils écailleux, au milieu de laquelle est le 3°, qui est assez court et pyriforme. Trompe lonque. Thorax large, velu antérieurement, rétréci postérieurement, zôné, couvert d'écailles aigrettées, très-serrées. Abdomen long dans les @', assez court, cylindrico-conique et velu dans les ©. Pattes assez courtes, à éperons grêles. Ailes supér. subdentées, un peu aiguës à l'apex, à dessins très-distincts; les deux lignes médianes disposées en N, tombant en toit

très-déclive dans le repos.

Ce genre, composé de deux espèces seulement, dont la première, la plus jolie peut-être des Noctuélides de cette phalange, a quelques rapports avec les Jaspidia et les Agriopis, par la vestiture du thorax,et avec les Phlogo- phora, pour les dessins des ailes. Mais ses autres caractères l’en distin= guent facilement, comme on pourra en juger en les comparant.

On ne sait rien deses mœurs, ni de ses premiers états.

La deuxième espèce, beaucoup plus simple quant aux dessins, et moins brillante quant aux couleurs, diffère aussi de la première par quelques caractères et notamment par son abdomen un peu crêté, et la nature toute particulière de ses yeux, qui, au lieu d’être simplement parsemés de ta- ches noires, inégales et irrégulières, comme chez toutes les Noctuelles (et qui sont notamment très-petites chez l'Ælegantissima), sont traversés par des bandes parallèles d’un beau noir. Il y à aussi quelque différence dans Ja conformation des palpes.

749. CHARiDEA ÉLEGANTISSIMA CGn.

32mm, Aïles supér. d’un carné-rosé nuancé de brun-porphyre, avec deux larges taches basilaires superposées, surmontées de deux autres beaucoup plus petites, séparées, et une large tache médiane formant exté- rieurement un V ouvert, échancrée intérieurement par les taches ordi- naires, qui sont concolores, liées par en bas et s’ayançant en pointe dans la branche intérieure du V, tandis qu’elles dessinent l’autre branche en spatule et laissent, entre elles deux, une place en trapèze, le tout d’un vert- pistache finement liseré de blanc-rosé. Ligne subterminale interrompue, d’un blanc-jaunâtre brillant, bordée intérieurement par de petits sourcils noirs dans le haut, verts dans le bas. Espace terminal étroit, ferrugineux. Ailes infér. d’un blanc-ochracé, avec une bordure noirâtre, rosée sur ses bords. Dessous d’un rouge-porphyre ; les supérieures avec une série sub- terminale de taches jaunâtres. Taches de l'abdomen de cette couleur. Thorax d’un gris-carné, zôné de brun. Femelle absolument semblable.

Cap de Bonne Espérance. M. N. et Coll. Bdv. Quatre individus.

On a envoyé cette jolie espèce à M. Boisduval comme de Sicile, mais il est probable que c’est une erreur. Les individus du Muséum ont été pris au Cap,

62 HADENIDÆ.

750. CHariDEA V-BRUNNEUM Cn,

36mm, Ailes supér. d’un gris-rosé luisant, lavées de brun-mordoré, fondu à l’extrémité, avec une large tache subtriangulaire de ce même brun, occupant tout l’espace médian, nettement limitée par les deux lignes médianes, qui sont claires et bordées d’un filet brun et largementéchancré par en haut pour recevoir les deux taches ordinaires, qui sont confluentes par en bas, liserées de clair et divisées seulement par une très-petite tache triangulaire, d’un brun foncé liseré de clair. La ligne coudée est presque droite et parallèle au bord terminal ; la subterminale est peu marquée et indiquée seulement par quelques atomes foncés, fondus. Ailes infér. d’un gris clair, avec le bord un peu rembruni et la frange divisée par une ligne jaune. Thorax d’un gris-rosé, avec une ligne brune sur les ptérygodes.

Pondichéry. Coll. Feisth. Une © assez mal conservée.

Voir aux généralités pour la conformation des yeux.

GEx. PHLOGOPHORA oc. Och. Syst. Gloss. Tr. Bdv. Steph. id. et Solenoptera Dup. Cat. Herr.-Sch.

Chenilles cylindriques, rases, veloutées et piqueiées, à tête globuleuse, mar- quées sur lu réqion dorsale de chevrons ou losanges nébuleux, à sous-dorsales peu distinctes ; vivant presque polyphages sur les plantes basses et se cachant sous les feuilles pendant le jour. Chrysalides dans des coques enterrées peu

profondément. Antennes moniliformes ou subdentées, pubescentes, à cils égaux dans les 7, filiformes, à culs isolés dans les ©. Palpes plus ou moins ascendants, de formes variées. Thorax robuste, carré, velu-serré, à ptéryqodes écartées, à collier caréné, avec deux crêtes divergentes à sa base. Abdomen long, caréné, velu latéralement, à crêtes moyennement développées dans les deux sexes, terminé dans les G' par un bouquet de poils élargi. Pattes longues & jambes un peu velues. Ailes supér. dentées, oblongues, parfois échancrées au bord terminal, lisses, avec les deux lignes médianes disposées en trapèze très-rétréci du bas ; au repos, elles sont en toit fort incliné et parfois même plissées, et donnant à l'insecte une forme très-allongée.

Les chenilles de ce genre sont parfaitement cylindriques et toujours bien veloutées, leurs dessins sont peu marqués et consistent surtout en che- vrons dorsaux assez vagues. Elles vivent, dès les premiers beaux jours du

printemps, sur une foule de plantes basses et ne paraissent point avoir de - préférence bien marquée, croissent lentement et se retirent sous les feuilles le plus près du sol. A

Les papillons sont à la fois des plus beaux et des plus curieux de la fa-

A

HADENIDÆ. 63 mille. Tous les auteurs ont été frappés de la forme tout exceptionnelle des

- ailes supérieures de la Meticulosa et de l'attitude singulière qu’elle pré-

sente au repos, les deux ailes supérieures étant plissées ec appliquées con= tre le corps, ce qui donne à l’insecte une forme très-allongée. Plusieurs

d’entre eux ont considéré ces particularités comme suffisantes pour consti-

tuer un genre séparé, auquel Duponchel à imposé, dans ces derniers temps, le nom de SoZenoptera. Moi-même j'avais enlevé au genre Phlogophora d'O- chsenheimer, l'ÆEmpyrea, Qui me semblait s'éloigner par trop des carac- téres de sa congénère. Mon opinion a se modifier en étudiant les espè- ces exotiques, dont plusieurs forment le passage lrés-naturel de l’une à l’autre, ainsi que la Scita, espèce ambiguë qui est loin de présenter des ca: ractères aussi tranchés que Meticulosa. Quant aux ailes dentées et laci- niées, on verra qu'il ne faut pas y attacher d'importance dans ce genre, puisqu'’une espèce américaine (Anodonta), fort semblable du reste aux au- tres Phlogophora, les a tout-à-fait entières.

Les Phlogophora sont trés-sujettes à varier quant aux couleurs. Il ne faut donc pas demander aux descriptions une exactitude mathématique à cet égard. Dans ces variations, la plus habituelle et celle qui dérive, d’ailleurs, d’une loi générale chez les Lépidoptères, c'est le passage du vert au rouge ferrugineux. Nous l’observons chez la Meticulosa, comme chez le Smerin- thus Talic, la Metrocampa Prasinaria et plusieurs autres Lépidoptères des tribus les plus éloignées. Elle ne répond point à l’une des deux varié- tés habituelles de la chenille. Les dessins sont beaucoup plus constants, et surtout les deux lignes médianes des ailes supérieures, qui vont jusqu’à nous fournir un caractère générique. On remarquera aussi la propension qu’ont les deux taches ordinaires à se réunir par leur partie inférieure.

Les Phlogophora habitent l'Europe et l'Amérique Septentrionale.

Ces derniéres étaient toutes inédites.

GROUPE I. 751. Parocopñora Scra db.

Hb. 68, 435% Tr. {p. 374 et sup. 50 Dup. IT p. 837 pl. 94 Frey. II pl. 105 Gn. Ind. p. 245 Bdv. 965.

Larv. Frey.

Prusse, Allemagne, Hongrie, Dauphiné, en juin et juillet. Coll. Div.

Belle espèce qui est toujours restée rare. Elle varie peu. Elle doit cepen- dant avoir, comme la Meticulosa, sa variété ferrugineuse.

752. PHLoGoPHoRA ANODONTA Gn.

32mm, Ailes entieres, liserées de noir, les supérieures à apex arrondi et non sinuées au bord terminal, d’un gris-carné nuancé de vert-olivâtre, surtout à la côte et à la marge, avec la subterminale vague, ombrée de

64 HADENIDÆ.

cette couleur, et l’espace médian d’un’ brun-olive foncé, tirant sur le rou- geâtre par en bas, formant à l’aide des deux lignes un V trés-ouvert, dont la pointe descend à peine au-dessous de la sous-médiane, ct dont les branches sont droites, mais l’externe arrondie par en haut. Ce V ren- ferme les deux taches ordinaires, qui sont de la couleur du fond et séparées par un espace brun-noir , arrondi par en bas en forme d’U. Demi-ligne droite, suivie d’un point. Traits virgulaires très-marqués. Ailes infér. car- nées, avec deux lignes vagues, ombrées, non dentées, parallèles; le des- sous des quatre avec ces deux mêmes lignes plus marquées. Palpes as- cendants, velus-hérissés, à dernier article très-court et à peine distinct du second. Abdomen court.

Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. Un

Cette curieuse espèce, qui forme exception dans le genre, par ses ailes trèés-entières et son abdomen court, est peut-être mal décrite quant aux nuances, l'individu étant vieux de conservation.

fr 753. PHroGcopHorA Ris Gn.

ÉCRIS AS A AR SAT AIERES

äômm, Ailes supér. dentées et légèrement échancrées au-dessous de la deuxième infér., d’un jaune-d’ocre pâle mêlé de carné, de rose et de vert- olive, ces diverses nuances disposées en bandelettes parallèles entre elles, . et au bord de l'aile, des deux côtés de la subterminale, qui est ombrée d'olive, précédée d’une demi-ligne rose et suivie de l’espace terminal rose bordé au bord par du brun. Espace médian en V arrondi, à branches sub- sinuées, d’un olive foncé, avec les taches roses bordées de clair, et, au-des- sous, une ligne fine, oblique , brune, à trois dents arrondies. Une tache olive triangulaire au bord interne, séparée du V par une nuance rose. Ailes infér. ochracées, avec le bord et une ligne très-rapprochée, vague, d’un carné-violâtre, et une fine demi-ligne médiane peu marquée. Dessous d’un jaune-d’ocre, avec les dessins d’un brun-ferrugineux. Palpes ascen- dants, grêles, velus-squammeux, hérissés, à dernier article aigu, confondu avec les poils.

Etat de New-Yorck. Coli. Dbday. Une 9.

Cette Phlogophora, plus jolie encore pour les couleurs que notre ÂMeti- culosa, commence déjà à avoir la même forme d’ailes, mais le sinus est plus adouci,

Type. à : 1 754. Parocophora Mericurosa Lin. S. N. 132 Albin pl. 30 47 Ræs. IV pl. 9 De Geer I pl. V Geoff. II p. 151 Scop. 512 Wilk. pl. 3— Wien.-Verz. P-1 Sepp.I

pl. 24 f. 7 Fab. 242 Esp. pl. 112 Engr. (la Craintive) 487 abc ef Bork. 159 Donov. IIT pl. 139 Hb, 67 Haw, 251 Tr. I p. 373

HADENID#, 65

Dup. I p. 340 pl. 94 Steph, II p. 85 Curt. 619 Gn. Ind.p. 215 —= Bdy. 966.

. Larv. Rœs. Hb. etc.

H6mm, Ailes supér. droîtes à la côte et au bord interne, très-dentées et fortement échancrées rentrantes dans la seconde moitié du bord ter- minal, d’un ochracé pâle nuancé de carné et de vert-olive, avec l’espace médian occupé presque en entier par une tache olive foncée en forme de V, à bords un peu sinués, qui renferme dans le haut les taches ordinaires, lesquelles sont en partie concolores au fond, la couleur olive s’arrêtant brus- quement derrière la réniforme et laissant clair un coude aigu de la coudée. Subterminale vague, olivâtre, marquée d’un trait noir entre les deux pre- mières supérieures. Base mi-partie d’olive et de carné, avec la demi-ligne géminée, droite et un petit point noir. Ailes infér. ochracées, teintées de carné à la marge, avec la partie abdominale, un trait cellulaire et deux lignes parallèles.obscurs. Thorax à collier très-caréné, marqué de petites ligues obscures. Palpes robustes, épais, non hérissés, plaqués contre le front, avec le deuxième article tronqué et entourant le troisième qui est extrêmement court.

Femelle absolument semblable.

Très-commune dans toute l’Europe et pendant presque toute l’année, Coll. Div.

Chenille veloutée, d’un beau vert-pistache ou d’un brun-cannelle clair, piquée de petits points plus clairs, avec la vasculaire très-fine, blanche, interrompue et comme punctiforme, et des traits sous-dorsaux obliques, chevronnés , plus foncés que le fond, mais vagues; la stigmatale claire, renfermant les stigmates, qui sont blanchâtres et très-finement bordés de noir ; la tête concolore, à réseaux plus foncés; toutes les pattes concolores, Vit sur toutes les plantes basses, pendant presque toute la belle saison.

À.

Fond de l’aile tirant sur le rougeâtre, et le vert-olive est remplacé par du brun-rouge,

Albin figure, à côté de la chenille, un autre 46 qui pourrait bien être celle de la Zucipara.

Éa55. ParocopnorA Pericurosa.

Ham

Humm, Ailes supér. très-dentées, mais nullement échancrées au bord terminal, d’un carné-jaunâtre nuancé de vert-olive-brunâtre, avec l’espace médian comme chez Meticulosa, le V un peu plus allongé et plus foncé. Subterminale vague, dentée, bordée d'olive antérieurement et de violâtre postérieurement, avec un trait nojirâtre vague, vis-à-vis de la cellule. Un sourcil noir très-net près de la frange entre les deuxième et troisième su-

Lépidopières. Tome 6. Ù

Les DS

QU Aa

66 HADENIDÆ.

périeures. Base comme chez Meticulosa, avec le point plus gros. Ailes infér. d’un carné-rougeâtre, à côte ochracée, avec une fine ligne médiane denticulée et le bord noirâtres. Dessous des quatre ailes d’un ochracé vif, avec une tache cellulaire vague et une ligne subterminale très-nette, coudée aux supérieures, dentée aux inférieures, ferrugineuses. Palpes ascendants- obliques, dépassant le front, à dernier article conique et assez long.

Amérique Septentrionale, Etat de New-Yorck. Coll. Dbday. A. Ton des ailes généralement plus chaud et plus rosé, avec le V médian d’un brun-noir velouté et le violet du bord terminal noirâtre.

Cette espèce, qui paraît être la Meticulosa de l'Amérique, a avec lanôtre un tel air de famille, qu’on ne s’aperçoit qu’au second ou d'œil des différences considérables qui l’en séparent.

GROUPE IT 756. PuiocornorA EMPYREA Hb.

Hb. 63, 616 Tr. I p. 363 Dup. ill p. 345 pl. 94 f. & Gn. Ind. 245 Bdv. 964 Flommea Esp. Bomb. pl. 53 Bork. 183 Engre (la Flamme) 426 a 6.

Lars. BRG.

Italie, France centrale et occidentale, en septembre. Jamais abondante.

Esper est incontestablement le premier qui ait fait connaître cette belle

.Noctuelle, et si le nom qu’il lui a donné n’a pas été conservé, c’est qu’il prête beaucoup à la confusion. Il y a en effet une autre Flammea dans le

Wien.-Verz., que Esper lui- même a changée en Piniperda, etles auteurs qui ont suivi se sont tellement partagés sur l’application du nom de Flammea, qu’il est aujourd’hui généralement évité.

M. Boisduval a signalé cette espèce comme paraissant en juin; nu moi qui l’ai élevée bien des années, elle m’est toujours éclose dans la dernière quinzaine de septembre et les premiers jours d’octobre.

757. PurocopHora ÎoDEA Ga.

Gn, Ess. p. 220 Ind. 245 Herr.-Sch. 457 ÆEmpyrea var. Bdy. Laro. ignot.

J'avais envoyé en 4837 un dessin et une description de cette.espèce à , la Société entomologique de France, qui refusa de l’insérer dans ses An- nales, en la considérant comme une variété d'ÆEmpyrea, maïs j'ai acquis depuis Ja presque certitude qu’elle forme une espèce bien distincte, puis-

HADENIDÆ. 67

que, sur plus de cent Æmpyrea élevées par moi, je n’en ai pas ja une seule, jandis qu’à l’état parfait je la prenais au moins aussi fréq ment Que sa congénère. Enfin, dans ces derniers temps, je crois que M. de Graslin l’a élevée d’une chenille différente de celle d'Empyrea.

{3mm. Ailes supér. dentées, d'un carné-violâtre, aveclé bord interne concolore et l’espace médian occupé en partie par du brun-noirâtre qui découpe les deux taches ordinaires, qui sont seulement un peu plus claires que le fond; l’orbiculaire grande et tranchée; la réniforme oblongue et un peu étranglée, Tache claviforme grande, en coin arrondi, noirâtre, se liant parfois avec une tache bilobée qui lui fait face. Ligne coudée bien dentée et formant un angle aigu sur la première inférieure ; subterminale vague, concolore, mal marquée et suivie de noirâtre vague. Un gros trait noirâtre à la base de l’aile sous la sous-médiane. Aïles infér. d’un blanc- rosé, avec les traces vagues d’une lunule cellulaire et de deux lignes noi- ratres. Des lunules terminales bien marquées. |

Femelle semblable, mais avec les ailes infér. bien plus salies de noi- râtre.

Mêmes localités. Elle paraît généralement un peu plus tôt.

En résumé, l’ÆEmpyrea diffère constamment de cette Noctuelle, par une taille plus grande, les ailes plus allongées et plus étroites, le bord interne qui est d’un blanc-jaunâtre , la couleur beaucoup plus foncée, les taches, dont l’orbiculaire est concolore au fond, tandis que la réniforme est blan- châtre et aiguë à ses extrémités, la ligne coudée toujours moins dentée ; enfin , les ailes inférieures se sun constamment d’un gris-noir uni dans les deux sexes,

Gen. EUPLEXIA st.

Steph. II p. 3 Phlogophora Tr. Dup. Bdv. Hadena Gn. Ind.

Chenilles rases, veloutées, renflées postérieurement, à lignes peu marquées, à tête petite; vivant sur les plantes ligneuses ou herbacées. Antennes pubéscentes, à cils très-serrés dans Les ©, filiformes et à cils isolés chez les ©. Palpes dé- passant notablement le front, ascendants-obliques, le article velu, tronqué au sommet, le court et en bouton. Toupet frontal serré, aplati. Thorux convexe, court, subarrondi, très-squammeux, crêté à la base. Abdomen velu latéralement , crêté et portant surtout une épaisse crête squammeuse très-sail- lante sur le anneau dans les deux sexes, un peu déprimé dans les Œ, et ter- miné par des poils divergents et disposés au milieu sur une plaque relevée, Ai- les dentées, mais non échancrées, larges, épaisses, les supér. veloutées, à lignes et taches distinctes, Les infér. ayant la nervule de la médiane fortement noircie dans son milieu.

Quelques rapports qu'il y ait entre les premiers états de ce genre et ceux des Phlogophora, et quelque ressemblance de dessin qui existe entre les insectes parfaits, je n'ai pu trouver entre eux beaucoup de AIRES

> %

63 s HADENIDÆ

communs, et cornme d’une autre part ils différent tout autant des Hadeno, parmi lesquelles je les avais placés dans mon Essai, je n'ai pas eu d'autre ressource que d’en faire un genre séparé, à ue de M. Stephens.

Le thorax fortement squammeux, les crêtes de l'abdomen, laciliation des antennes, le feront immédiatement distinguer des Phlogophores. Quant aux Hadena du groupe If, qui est celui dont ilse rapproche le plus, et notam- ment les Æ7. Fovea et Occlusa, ses premiers états, ses antennes, la disposi- tion des crêtes du thorax, les dessins, la forme et la dentelure de ses ailes, les caractères tirés de l’extrémité ER etc., l’en distinguent suffi- samment.

La chenille de l'ÆEwplexia est trés-voisine de celles des Phlogophora, mais pourtant d’une forme différente, en ce qu'elle est beaucoup plus ren- flée postérieurement, et que la tête est proportionnellement plus petite. Elle est à peu près polyphage comme elle. Pourtant on la trouve aussi sur les plantes ligneuses (Æubus, Rosa) etc., dont la Meticulosa ne se nourrit pas.

Le papillon a un aspect sui generis. Au repos ses ailes supérieures sont très-légèrement plissées et fortement inclinées sur le plan de position. Il butine activement le soir sur les fleurs.

De

ÿ 758. _Euprexra Lucipara,, Lin.

DS 2

S, N. 187 Yien. -Verz. P-3 Fab. 294 - Knock IL pl, À £ 4-7 Sepp. IV pl. 49 Esp. pl. 174 Engr. (la Brillante) 491 ab e d Bork. 153 Hb. 55 Haw. 138 Don. VII pl. 230 Tr. I p. 377 et sup. p.50 Dup. IT p. 348 pl. 94 Frey. I pl. 82 Steph. IT p. 1 Gn. Ind. p. 244 Bdv. 963 Bomb. Flavomacula Fab. mant.

Larv. Knock. Hb.

3imm, Aïles supér. d’un brun-violet, avec des reflets lilas, et nuancé de jaune-rougeâtre, principalement sur l’espace subterminal, qui est plus clair dans le haut et traversé par une ligne fine parallèle à la coudée, avec l’espace médian plus foncé, découpant la tache réniforme, qui est oblon- gue , d’un jaune clair, traversée par un trait brun clair; l’orbiculaire con- colore , assez grande , ouverte aux deux bouts. Base variée de taches et linéaments noirs. Subterminale fine, tremblée, formant un M vague dans son milieu, et liserée de noir dans le haut. Ailes infér. jaunâtres, avec les nervures, une lunule cellulaire et le bord largement noirâtres. Ce dernier coupé par une ligne sinuée de la couleur du fond. Trait noir de la 4e inférieure finissant en crochet, et bordé de jaunâtre dans le bas.

Femelle semblable,

Habite la majeure partie de l’Europe et de l'Amérique du Nord, en juin et juillet, mais est plus rare que la Meticulosa. Coll. Div.

La chenille est presque entièrement semblable à cette dernière, sauf les caractères indiqués ci-dessus; elle a en outre les stigmates plus noirs, et est généralement d’un vert moins jaunâtre,

HADENIDEÆ. 69

Je ne vois presque point de différence entre les individus européens et les exotiques. L’extrabasilaire est peut-être plus arrondie chez ces der- niers. Je ne serais pourtant point surpris quand une étude, faite sur un plus grand nombre d'individus et mieux conservés, révélerait des diffé- rences spécifiques, et quand la chenille serait très-différente.

Gex. HETEROCHROMA cn.

I

Chenilles ss Antennes cylindriques, épaisses, dépourvues de toute es- pèce de cils dans les deux sexes. Palpes ascendants, longs et dépassant nota- blement le front, le 2 article un peu renflé, velu-squammeux-lissé, le 39 mince, linéaire, ayant toujours au moins le tiers de la longueur du précédent. Trompe moyenne. Thorax velu-squammeux, un peu hérissé, doublement crête. Abdomen allongé, crêté. Pattes courtes mais fortes, à jambes garnies de poils serrés, à éperons épais et distincts. Ailes épaisses | le dessous des inférieures marqué d'une lunule entre deux lignes, dont la postérieure très-dentée ou si- nuce, le tout épars et très-marqué.

J'avoue que chacune des espèces renfermées dans ce genre à un aspect particulier, et que plus tard elles pourront se diviser en plusieurs genres très-distincts. Mais on voit qu’elles ont, en altendant, assez de caractères communs pour en constituer un bien facile à définir. Je renvoie aux des- criptions pour indiquer en quoi chaque espèce diffère de ses congénères, et j'avertis seulement de ne s’attacher ni aux dessins ni à la coupe d'ailes pour les rapporter ici.

Ce genre parait exclusivement américain. Toutes les espèces sont iné- dites.

PRES

RS ON dr | 759. Hererocuroma Ertorroibrs Cn. | | REP eo TR PAS RC APE ns

mb

32mm, Ailes supér. dentées, arrondies au bord terminal, droites à la côte , avec l’apex terminé par une dent rentrante et aiguë, d’un brun- noirâtre très-varié de gris-violàtre et de brun foncé. Une bandelette claire, subhasilaire, terminée, au bord interne, par un point écaïlleux très-blanc. Au bas de l’espace médian, une Jarge tache très-nette , d’un rouge fon- dant, traversée par la sous-médiane : au-dessus, deux signes noirs, dont l’un est la tache claviforme, puis les deux taches peu distinctes, à peu près égales, dont la réniforme ne se tranche que par un accent extérieur blanc, puis enfin, au sommet, une liture oblique, large, d’un jaune-d’ocre fondant en orangé dans une tache tout-à-fait apicale, de la même couleur. Ailes infér. noirâtres, ochracées à la base; leur dessous ochracé, avec une ligne, une lunule, puis deux autres lignes, confuses. Abdomen très-long, celui du G' terminé par une brosse relevée, noire en dessous, blanche au milieu, rouge en dessus. Dernier article des palpes presque aussi long que le second.

70 HADENIDÆ.

Femelle plus grande, à ailes infér. plus obscures. Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Cette jolie espèce rappelle, pour les dessins, certaines Eriopus.

# 760. HETEROCRROMS HaDenOmES Gn. has

3kmm, Ailes supér. dntéée ; squanmeuses , d’un brun-carmélite un

peu violâtre, sans lignes ni taches distinctes, excepté une sorte de bande (ombre médiane) plus noire et veloutée, qui part en arc dela côte, pro- jette une. pointe au-dessus de la sous- -médiane et s'éteint avant le bord interne. Bord terminal , qui est plus foncé, mêlé de gris par: places, bordé d’une série de points, terminaux et précédé de traits sagittés, en- tassés conf fusément dans le bas. Au bord interne ,, près de la base, une liture composée d'écailles d’un vert-pistache vif. . Quelques atomes sem- blables au bas de la subterminale et à la bordure extérieure de la réni- forme, ou plutôt des places ordinair ement occupées par ces ligne et tache. Côte coupée obliquement de brun. Ailes infér. d’un brun uni, à frange . jaunâtre souillée de brun ; leur dessous d’un gris-jaunâtre, avec une ligne oblique ; une lunule cellulaire , une ligne dentée, puis une ombre large subterminale, noirâtres. Thorax épais, convexe, très-fourré et squam- meux. Abdomen assez court, avec trois fortes crêtes sur les premiers anneaux, un peu rosé en dessous, avec deux lignes latérales brunes.

_ J'ignore la patrié de cette Noctuelle, Elle à un peu l'aspect de notre Hadena Saportæ.

Une seule et belle © de la Coll. Bdv, si

AT Ÿ 7ôr. HPREOCRRQU ACHATIOIDES Gn:

Lande hr V EEE LS

BRU Ailes supér. Fe ‘un peu prolongées à Paper, un peu lui- Santes, d’un rose clair mêlé de ne à la base, sur l’ espace mÉ- dian et derrière la coudée , avec les deux lignes médianes noires , sinuées, interrompues, plus épaisses à la côte, surtout la coudée, qui part d’une véritable tache costale, et est Bones. par en bas, d’une tache semblable ; subterminale entièrement nulle. Taches ordinaires contigués , irrégulièr es, noires, mêlées de rose foncé. Des points terminaux noirâtres. Frange d’un rose jaunâtre foncé. Ailes infér. presque noires, unies, avec la frange d’un rose-jaunâtre; leur dessous jaunâtre clair, teinté de rose à la côte , avec une lunule et une ligne sinuée noirâtres. Palpes ayant le De ar ticle ar. qué, tandis que le 3e est droit et filiforme.

Nouvelle-Fribourg (Brésil). Coll. Gn. Un seul . ÿ Je doute que cette espèce soit une véritable Æeterochroma ; il me sem-

ble que le seul tronçon d’antennes qui reste à mon exemplaire est pubes-

cent; en outre, les palpes, les pattes, etc., différent assez pour faire ; je crois, un genre séparé.

HADENIDÆ. 7i

GEN. POLYPHÆNIS iv.

B@v. Gen. 128 Gn. Dup. Cerigo Gn. olim. 'Polia Och. Mithymna Tr.

Chenülles lonques, molles, rases, cylindriques, un peu atténuées postérietré- ment; vivant sur les arbrisseaux et se cachant wu pied pendant le jour. Chrysalides enterrées. Antennes moyennes, pubescentes ou qarnies de lames courtes et pubéscenles dans lès ©, filifôrmes dans les Q. Palpes assez grèles, tendant à se rapprocher au sommet, à dernier article grêle, squammeux, dique Trompe courte et grêle. Front bombé, peu garni de poils. Thorux subcarré, court, très-squammeüx, muni à sa base de deux touffes d'écailles aigrettées. Abdomen crêté dans les deux sexes. Ailes supérieures dentées, épaisses, Squam- meuses, pulvérulentes; à lignes distinctes , inférieures fauves ou cuivrées, bor- dées de noir ou de brun.

Ce genre n’est pas parfaitement homogène, et j'avoue que je n'ai pu l’é- tudier suffisamment faute de matériaux. Réduit à la seule Sericina, il serait facile à caractériser. Mais les exotiques et la Xanthochloris n'offrent pas les mêmes caractères. Je ne considère donc pas le dernier mot comme dit à son égard. Notre Sericina elle-même offre bien peu de caractères sail- lants, aussi a-t-elle été rangée jusqu'ici dans bien des genres différents, sans trop les troubler.

Comme la chenille de cette dernière est la seule connue; je n'ai rien à en dire ici de plus qu’à son article. Les papillons sont de beaux insectes, de taille moyenne, dont les ailes supérieures sont d’un vert d'herbe, au moins dans les espèces connues jusqu'ici, tandis que les inférieures, au lieu d’être d’une couleur noirâtre uniforme, comme dans la presque totalité des Noc- tuelles, sont plus ou moins variées de fauve cuivré.

US habitent l'Europe et l'Amérique du nord. Type.

%

Lo

762. PoLyPHÆNIS SERICINA Lang.

$ Lang. Verz. 973 Esp. p. 183 pl. 108 f. 4 Bork. 47 Linogrisea Hb. Beitr. pl. 4 X Prospicua : Tr. Il p. 60 Dup. III p. 398 pl. 97 f, 4 Gn. Ind. 245 Bdv. 1033 F’iridis De Vill. III.

Larv. Gn. infrà.

fo0mm, Aïles Sapér. d’un vert d'herbe gai, nuancé de vert olive, avec l’éspacé médian, ou du moins sa partié SMEUre, d’un vert plus clair et saupoudré de blanchâtre , et les deux lignes médianes trés-distinctes , blanches, liserées de noir; l’extrabasilaire en zigzags très-profonds par en bas; la coudée à dents bien marquées et prolongées en pointes noires. Taches ordinaires plus ou moins perdues dans le vert-blanchâtre. Ligne

72 HADENIDÆ,.

subterminale vague et à peu près réduite à des points blancs sur les ner« vules noires. Ailes infér. d’un fauve-roux , avec les nervures et un trait cellulaire plus foncés et une large bande terminale noire, surmontée d’une ligne à peine marquée; ces dessins plus marqués en dessous, Celui des supérieures avec une grosse tache cellulaire noire. Antennes du Ç garnies de lames grêles, pubescentes sur les côtés et verticillées au sommet. Abdo- men crêté sur les 5 premiers anneaux, mais plus fortement sur les et 4°.

Femelle semblable, parfois d’un vert plus clair.

Italie , France centrale et occidentale, Dalmatie, fin juin et courant de juillet. Jamais abondante.

Chenille d’un gris-carné ou violâtre, semé de linéaments brunâtres , avec la région dorsale plus claire et en forme de bande; la vasculaire -très-distincte , d’un noir-brun velouté , avec un trait blanc oblong en approchant de l’incision postérieure; la sous-dorsale presque nulle, sur- montant un point jaune placé vers les 2/3 de l’anneau , etrqui devient noir sur les.10€ et 412; la stigmatale peu visible, concolore. Un empâte- ment noir sur le 12e anneau, se prolongeant sur la paire de pattes anales: la tête brune, avec deux traits frontaux noirs. Vit, en avril, sur les Loni- cera, qu’elle ne mange que la nuit, se tenant toujours sur les tiges et attaquant les feuilles en dessous.

À. BProspieua Bork.

Bork. 49 Hb. 108 Frey. III pl. 218 la Couverte Engr. 431 a bc— Var. Nebulifera Gn. Ind. 245.

Larv. Frey.

D'un vert-olive sale, obscur et plus mélangé de gris que de blanc, Ligne coudée n’étant d’un blanc pur que dans le bas. Tache claviforme,

bien visible, grande et d’un olive-noirâtre, toujours placée sur un espace foncé.

Hongrie, Autriche, Allemagne. Coll. Div.

La chenille figurée par M. Freyer est très-différente de la nôtre ; elle est beaucoup plus courte, d’un blanc d’os, avec la vasculaire large, gémi- née, brunâtre, plus foncée à l’incision antérieure, et une très-large bande latérale, d’un gris foncé et strié de brun, ainsi que le ventre; les trapé- zoïdaux très-fins, bruns ; la tête d’un roux luisant. Elle est représentée sur l’4/sine media; mais M. Freyer n’affirme pas que oe soit sa nourri- ture réelle, puisqu'on l’a trouvée sur des feuilles sèches et prête à subir sa métamorphose.

Si l'observation confirmait ces différences, cette variété, malgré sa res- semblance avec la Sericina, devrait être érigée en espèce.

HADENIDÆ,. | 73

763. PoryrHæNis? ALLIACEA Germ.

Germar Fn. Herr.-Sch. p. 257 Xanthochloris Rdv. Gen. 1034 Gn, Ind. p. 245 Herr.-Sch. 74, 75.

Larv., ignot.

50mm, Ailes supér. mêlées de gris-blanchâtre et de vert-olive , cette dernière couleur plus foncée à la base, au sommet et sur l’ombre médiane, qui est en outre sablée de gros atomes noirs; avec les deux lignes médianes fines, noires, denticulées, et les deux taches très-distinctes, cerclées de noir; l’orbiculaire verte, la réniforme trois fois plus grande, blanche, à centre vert, sinuée des deux côtés ; subterminale peu marquée. Des ato- mes noirs sur les nervules. Frange mêlée, précédée de lunules noires. Ailes infér. d’un fauve-cuivré, sans lunule cellulaire, avec une bordure très-nette, noirâtre, et la frange d’un gris-blanc : leur dessous luisant, d’un roux-pâle , avec la côte, l’angle interne jusqu’à la cellule, et le bord ter- minal, d’un gris-blanc saupoudré de noirâtre, avec une bande subterminale vague. Une tache claire, cellulaire, vague, sous les supérieures. Palpes courts, à dernier article en bouton, et presque caché dans les poils du pré- cédent.

Sicile, Coll. Bdv. Une seule ©. C'est une des plus grandes ra- retés.

Je n’ose affirmer que cette espèce soit une vraie Polyphœænis: les palpes comme on voit, sont différents; de plus, l’abdomen, très-volumineux, est : dénué de crêtes, ce qui peut, à la rigueur, tenir à sa mauvaise conserva- tion. Il paraît que M. Germar l’a publiée sous le nom d’Alliacea; maïs je p’ai pu me procurer la partie de la Fauna, elle est décrite.

764. PorvPHæÆnis HERBACEA Gn.

Un peu plus grande que Sericina. Ailes supér. d’un beau vert pistache, ayec des dessins noirs; les lignes médianes tremblées, géminées; la subter- minale visible seulément au sommet, et se liant à un trait noir tremblé, plus intérieur, qui semble la continuer, et qui expire aux 2/3 de l’aile. L'espace médian comblé en partie par du noir fondu, sur lequel les taches se dessinent aussi en noir. Ailes infér. d’un rouge-brun cuivré, avec une bande subterminale surmontée d’une ligne, noires; leur dessous d’un jaune- roussâtre sale, avec une large lunule cellulaire et les deux lignes du dessus.

Femelle semblable. :

Amérique Septentrionale. Coll. Marchand.

Je possède une troisième espèce, de Cayenne ; mais elle est en si mau- vais état que je n’ose la décrire.

=

74 HADENIDE.

GEN. APLECTA Gn.

Gn. Ess. p. 217 Bdv. Dup. Polia Och. Tr. St,

Chenilles cylindriques, lonques, épaisses, rases, à tête subglobuleuse, de couleurs sombres, généralement marquées de chevrons ou losanges dorsaux; vivant sur les plantes basses, sous lesquelles elles se cachent pendant le jour: Chrysalides enterrées. Antennes simples ou monihiformes, pubescentes, à cils inégaux dans les G'. Palpes peu ascendants, le article velu-hérissé, large Surtout au sommet, le squammeux et court. Thorax carré, velu-serré , dou= blement crêté, à collier sinué. Abdomen long, velu, un peu déprimé, surtout dans les Q, il est presque rectangulaire, jusqu'au dernier anneau, qui est terminé en pointe obtuse. Ailes subdentées , les supér. épaisses, oblongues , pul- vérulentes, plus moins nébuleuses, avec les taches grandes et distinctes, et les

lignés assez nettes, dentées; les inférieures bien développées; pe au repos en toil peu incliné.

Ce genre n’est guère composé que d'espèces de grande taille. Confondu avec les Polia, jusqu’à l’époque je publiai mon Essai, il s'en distingue par une foule de caractères que je n’ai plus besoin de faire ressortir, Sur- tout aujourd’hui que je l'ai épuré et rendü aussi homogèlie que Dossibis

Les chenilles sont toutes longues et épaisses, même proportionnellement, Sans aucune éminence et sans aucuns poils. Elles éclosent à l'automne et passent tout l’hiver à demi-engourdies. Au premier printemps, elles n’ont encore guère que le quart ou la moitié de leur taille. Mais elles.se réveil- lent alors et croissent rapidement. Aussi mangent-elles beaucoup, et les feuilles dévorées trahissent leur présence : mais, ce n’est qu’en cherchant sous les feuilles sèches ou les broussailles, qu’on parvient à les découvrir, car elles se cachent soigneusement pendant le jour. C’est vers la fin du printemps au plus tard, qu’elles s’enfoncent dans la terre pour s'y changer en chrysalides oblongues, ct à partie postérieure ordinairement arrondie.

Les papillons éclosent en été. Ils sont remarquables par Ja grandeur de leurs taches médianes et par la forme généralement oblongue de leurs aïles. La plupart ont l'abdomen crêté, mais ce caractére, ordinairement fort bon comme générique, n’a ici aucune valeur, car les espèces les plus voisines en sont alternativement pourvues ou dépourvues. Is ont les mœurs ordi- naires des Hadénides et présentent peu de variétés. Les Aplecta Sont surtout des espèces des pays froids. Le nord de lEu- rope et de Amérique nous en fournit la plus grande quantilé. Fabiana Cr. 397 H. pourrait bien appartenir à ce genre, du moins elle à quelques rapports de dessins avec le groupe I. Maïs l'abdomen paraît d’une longueur exagérée. Il est possible, du reste, que ses caractères soient complètement

différents. Zullia du même auteur 400 E, paraît bien être une Aylecta, peut-être voisine de notre Herbida.

4

HADENIDÆ. 95

GROUPE I. 765; Arccra Herpipa WV.

Wien.-Verz. O-10, 11 Hb. 76 Tr. IT p. 56 Dup. III p. 395 pl. 97 Curtis 248 Steph. nl p. 30 pl. 27 Gn. Ind. 245 Bdv. 979 Egregia Esp. pl: 119 f: 7 et 188 —.View.116 Lang. 918 Prasina Wien.-Verz. O-11 Bork. 175 Fab. 281 Engr. (la Verte) 465 a b = Mizxta Haw. 74.

Larv. Esp. Hb.

toute Autriche, Angleterre, nord et centre de la France, en juin, Coll. Div.

On élève maintenant communément à Paris, d’aulant plus.que sa che- nille n’est point délicate et s’accommode irès-bien des plantes domes= tiques,

T1 ne m’est pas encore expliqué comment les Thérésiens ont fait deux espèces de cette Aplecta, qui he varie pas assez pour que de bons obser- vateurs puissent s’y tromper. M. Boisduval indique la Prasina de Bork- hausen comme variété , mais je ne puis voir en quoi elle difière. son Egregia n’est pas plus A ee unten ilinsiste sur sa validité. Elle différerait, surtout d’après lui, en ce qu’elle a quatre places blanches sur les ailes supérieures, au lieu d’une seule qui se voit dans le, type derrière les taches ordinaires, Cette Egregia n ‘est. -pas, dit-il à celle d’Esper, et elle s'accorde très-bien ayec la figure 24 pl. 6 tom. Il de De Geer. Pour moi, je ne vois dans cette prétendue espèce, qu’ une variété accidentelle.

Mixta de Haworth n’est qu’un exemplaire vieilli et passé au jaune.

"A. Jaspiden dbrk. Bork. 176 (non un Herbida Hb. 505. Ne difière du type que par l'absence de la place blanche derrière la coudée et par ses taches plus sombres. Les traits noirs qui lient les taches

ordinaires sont aussi plus marqués. On lobtient de la même chenille, et elle ne valait guère mieux l'honneur d’un nom séparé que l'Egregia.

À.

La tache orbiculaire arrondie et non ovale-oblique; la claviforme bien nette; le bord interne largement blanc, surtout dans l’espace médian ; la tache blanche qui suit la réniforme très-blanche ; la ligre subterminale trèes-profondément dentée entre les 3% et /€ inférieures.

Amérique Septentrionale. Coll. Dbday. Une Q.

_ Ces caractères me paraissent trop légers pour former une espèce , et

“6 HADENIDÆ,

d’ailleurs j'ignore s'ils sont constants ; cependant , il se pourrait que la chenille fût différente.

Nora. Tullia Cr. 400 E, qui habite Surinam, n’est-elle également qu’une variété de l'Æerbida ou constitue-t-elle une espèce différente ? On sent qu’il est impossible de se prononcer sur sa figure seule.

GROUPE II. 766. APLECTA OccuLTA Lin.

S. N. 147 Clerck pl. 1 f. 6 Rossi. mant. 4100 Engr. (l’Occulte) 336 a-c Hb. "9 Haw. 71 Tr. II p. 52 Dup. II p. 386 pl. 97 Steph. III p. 29 Curt. 248 Gn. Ind. p. 245 Bdv. 977 = 7ri- maculosa Esp. pl. 181 £. 5.

Larv. Hb.

Bavière, Hongrie, Styrie, Autriche, Suède, Russie méridionale, Angle- terre, en août. (Coll. Div.

767. APLECTA IMPLICATA Lef.

Lefebvre Ann. Soc. ent. 1835 p. 394 pl. 40 f. 4 et Ærrata p. 1 Gn. Ind. p. 245 Bdv. 978 Dup. sup. III p. 592 pl. 49.

Larv, ignot.

52mm, Aïles supér. entières, arrondies, d’un gris un peu violâtre, avec les lignes, les taches et quelques places vagues d’un cendré-blanchâtre. Extrabasilaire ondée; coudée lunulée ; subterminale tremblée, d’abord fortement brisée en angle sur la 17e supérieure, puis s’avançant en à très- émoussé au milieu : toutes bordées de brun clair. Taches bien marquées : l’orbiculaire en U, ouverte par en hautet continuée jusqu’à la côte ; la réniforme très-régulière, fortement creusée et assez étroite: la claviforme petite, mais visible. Traits terminaux petits, grêles, non lunulés. Ailes

: infér, d’un gris uni, avec la frange blanche; leur dessous d’un cendré un

peu lilas, avec la côte, le-bord et une ligne médiane vague, d’un gris un peu plus foncé. Palpes grêles.

Groenland. Coll. Lefebv. et Bdv. Très-rare.

Elle se distingue de l'Occulta par sa taille, sa couleur plus unie, plus pâle, plus violâtre, moins nébuleuse; ses ailes supérieures moins oblon- gues, les lignes moins anguleuses, la tache réniforme plus étroite, la cla-

viforme moins allongée, les traits terminaux moins épais; le thorax plus uni, etc.

768. APLECTA IMBRIFERA Gn.

Elle ressemble beaucoup à la Nebulosa ; mais ses ailes sont plus courtes

Type. Co

HADENIDÆ: sh et le fond est si fortement aspergé de noirâtre, qu’elles paraissent de cette dernière couleur ; en outre, la teinte jaunâtre est ici plus forte et tire sur l’ochracé. Les dessins sont les mêmes, mais plus foncés; les points qui suivent la coudée se détachent mieux; la subterminale est moins den- tée, et les taches cunéiformes qui la surmontent sont plus grosses et plus nombreuses. Les lunules terminales sont plus épaisses et paraissent moins séparées de la frange. Les ailes infér. sont plus foncées , avec la bordure , la ligne, la lunule cellulaire et les terminales mieux marquées de part et d’autre. La tête, le collier et les palpes sont bruns.

Etat de New-Yorck. (Coll. Dhday. Un ©.

769. AprecrA Nimsosa CGn.

Elle est encore plus voisine de la ÆVebulosa que la précédente, mais elle a une coupe différente : les ailes sont plus arrondies; l'abdomen moins long; la poitrine plus velue, avec les pattes plus robustes, le collier plus étroit. Les ailes supér.sont d’un blanc-cendré moins jaunâtre, saupoudrées d’atomes noirs plus nombreux, surtout à la côte, et les dessins sont d’un noir plus décidé. La tache orbiculaire est tout-à-fait ronde et plus forte- ment cerclée de noir. La frange est notablement plus longue, plus fournie. Les ailes infér. sont plus obscures, avec la frange d’un blanc pur; la ligne médiane et la lunule sont plus visibles, et en dessous, cette ligne, plus épaisse d’ailleurs, est notablement plus rapprochée de la lunule cellulaire, qui est plus grosse. Les ptérygodes sont bordées extérieurement de noir; mais la bordure intérieure, si elle existe, ne forme pas un coude prononcé derrière le collier, comme chez la Nebulosa,

Amérique Septentrionale. (Coll. Dbday.

770. APLECTA NEBULOSA Hufn,

Hufn. Berl. Mag. IIL p. 418 Frey. Beitr. pl. 52 Tr. II p. 48 Gn. Ind.245 Bdv. 976 Polyodon Wien.-Verz. H-1? Fab. 343? Plebeja Hb. 78 Sepp. IL pl. 27 Dup. II p. 382 pl. 9% f. 1 (non Lin.) Zhapsi Brahm. II p. 135 Bork. 234 Bimaculosa Esp. pl: 132 f. 1,2 Steph. II p. 28 Grandis Donov. X pl. 34 Haw. 70 Polynita (la Brodée) Engr. 470 abc.

Larv. Frey. BRG.

55mm, Ailes supér. subdentées, oblongues, d’un blanc-cendré saupou- dré d’atomes gris ou jaunâtres, principalement à la côte, avec les lignes médianes larges, géminées, dentées, maïs plus ou moins effacées; les taches très-sgrandes, bien écrites, cerclées de noir; l’orbiculaire irrégulière etun peu oblique ; la réniforme régulière, avec un anneau gris concentrique 3 a claviforme grosse et courte. L’ombre médiane fine, mais bien écrite, serpente entre les taches supérieures qu’elle joint par un cheyron. Ligne

78 HADENIDÆ.

subterminale un peu vague , dentée, bordée de chevrons noirs. De gros points ou arcs terminaux noirs, isolés, précèdent Ia frange. Ailes infér. d’un gris sale un peu plus obseur au bord, ayec les nervures visibles ; leur dessous elair, avec une tache cellulaire, une ligne fine denticulée et une bordure subterminale vague, grises. Toupet frontal et collier mar- qués d’une ligne noire. Ptérygodes entourées de tous côtés d’une ligne noire subterminale. Abdomen avec 4 crêtes, noirés à l'extrémité. Femelle tout-à-fait semblable.

Commune dans presque toute l’Europe, en juin. Coll. Div.

Chenille allongée, d’un gris-cannelle clair, avec la vasculaire trés-fine , blanche, un peu interrompue, divisant une série de losanges noires, mais dont la moitié antérièure est moins foncée. La stigmatale est peu distincte, mais toute la partie latérale est sablée de noir, et l'on y voit une série de traits noirs arqués, partant de l’incision postérieure et se dirigeant vers les stigmates. Ceux-ci sont d’un fauye sale, cerclés de noir. Tête d’un blond luisant, avec un réseau et deux taches bruns. Plaque de la nuque brune , assez marquée. Vit, au printemps, sur plusieurs plantes Jess mais surtout sur Rumex.

771 APLECTA LATEX Gn.

og 35mm, © 2mm, Aïles supér. subdentées, un peu en amande, d’un blanc-grisâtre , avec des écailles d’un gris légérement roussâtre sur les espaces basilaire , terminal et la partie inférieure du médian; en sorte que l’espace subterminal et surtout la partie du médian est l’orbicu- laire, sont d’un blanc presque pur. Cette tache est grande et entièrement vide : la réniforme est régulière , cerclée de noir, surtout par en bas et traversée par une teinte d’un brun chamoïs ; la claviforme est courte, mais nette, annulaire. Les lignes sont à peine distinctes, sauf la subtermi- nale, qui porte, vis-à-vis de la cellule, deux traits, et sous la 4e infér., une tache noire, cunéiformes, qui en accusent le parcours. Des:traits ter- minaux minces. Ailes infér. d’un gris clair, avec dés traits terminaux assez épais, mais sans aulre dessin ; leur dessous avec une grosse tache cellu- laire arrondie, une ligne vague et deux points terminaux rapprochés de chaque côté de l’indépendante. Poitrine et abdomen du male teintés de chamois-rosé. Ce dernier assez court, avec de petites crêtes très-fines.

Amérique Septentrionale. _Goll. Bdv. et Dhday.

Cette petite espèce a encore des rapports avec Nebulosa, mais la res= semblance commence à s'éloigner.

772. APLECTA CONDITA Gn.

Q 35m, Cest la plus petite du genre. Ailes peu allongées, les

>

HADENIDÆ. 70

supér, presque entières, assez larges, d'un blanc-cendré, fortement sau- poudrées de noirâtre, qui les rend grises, excepté sur le bord des lignes et sur les deux taches ordinaires , qui restent blanches et vides : celles-ci trés-régulières; l’orbiculaire en ovale longitudinal. Les trois 1res lignes bien distinctes , dentées, noires; la coudée envoyant une dent plus aiguë dans le sinus de la réniforme; la subterminale très-nébuleuse , claire , bordée antérieurement d’un teinte vague d’un ferrugineux-pâle; le trait supérieur de la claviforme seul visible ; les deux taches médianes séparées par une nuance foncée et entourée de noir. Un trait noir basilaire croisant la demi-ligne. Ailes infér. d’un blanc-jaunâtre sale , avec les traces d’une tache cellulaire , d’une ligne médiane très-contournée et d’une tache subanale noirâtre, et des traits terminaux épais, contigus, plus marqués. Leur dessous avec la tache et la ligne très-marquées, noirâtres, épaisses, la seconde se continuant sous les supérieures. Abdomen court, avec des crêtes trés-fines. Palpes ascendants, plus grêles et moins larges que chez les autres espèces.

État de New-Yorck. Coll. Dhday. Une ©.

x

773. APLECTA SCHOENNHERRI Bdv.

Bdv. in mus. N

Elle a beaucoup de ressemblance avec la Speciosa , mais elle est plus petite et plus foncée. |

38mm, Ailes supér, d’un gris-noir légèrement ochracé, avec les deux lignes médianes'etles deux taches supérieures découpées en blanc; la coudée très-dentée et formée d’une série de lunules bordées intérieurement de noir. Les taches presque égales, cerclées de noir; la réniforme empâtée, dans le milieu, de noirâtre, qui entre par le sinus; claviforme petite et annu- laire, noire. Subterminale très-vague et indiquée seulement par des ato- mes blancs et noirs alternés. Un trait basilaire noir croisant la demi-ligne. Frange précédée de points noirs. Ailes infér. d’un blanc-ochracé très-sali de gris dans les deux sexes, avec une grosse lunule cellulaire, une Jigne médiane sinuée et dentée, et une ombre subterminale vague, noirâtres, et des traits terminaux mieux marqués. Leur dessous blanc poudré de noir, avec la lunule et la ligne plus distinctes. Abdomen moins long que chez INebulosa, sans crêtes sensibles. Antennes du un peu moniliformes, à fascicules courts et égaux.

Les deux sexes semblables,

Laponie, pôle nord, Coll, de M. Boisduval, qui l’a dédiée à M. Schœn- nher,

D 0)

20)

80 HADENIDÆ.

“74. APLECTA SPECIOSA Hb.

Hb. 494 Gun. Ind. 245 Bdv. 973. Larv. ignot.

&2mm, Ailes presque entières, d’un gris-blanc un peu ochracé, sur- tout sur le disque , avec des dessins noirs très-tranchés ; la demi-ligne croisée par un trait basilaire épais ; la coudée régulièrement dentée; la subterniinale vague et accusée seulement par des taches noires, anguleu- ses, qui la précèdent et qui sont géminées et plus épaisses en trois en- droits. Taches médianes presque égales, concolores, séparées et précédées par des linéaments noirs, épais, formant des x : la réniforme traversée ho- rizontalement par du noir dans son milieu et bordée de blanc par en bas. Claviforme petite, mais allongée, noire, pupillée de clair. Une série de points noirs, forts, mais isolés, précédant la frange, qui est faiblement entrecoupée. Ailes infér. d’un blanc-jaunâtre, avec une grosse lunule, une ligne et une ombre subterminale, noirâtres. Leur dessous avec la lunule plus marquée, précédée d’un trait cellulaire noir, et la ligne à dents aiguës et très-rapprochée de la lunule. Antennes d’un blanc-ochracé en dessus. Thorax ochracé, mêlé de noir. Abdomen non crêté. Palpes noirs, avec l'extrémité du 2€ article et le 3e, ochracés.

Vosges, en juillet. Coll. Bdv. Une 9. ‘Très-rare,

À. Speciosa Dup. Dup. sup. IL p. 594 pl. 49.

D'un blänc-cendré un peu soufré, à dessins moins arrêtés. Taehe clavi- forme plus grande, moins étroite et annulaire. Réniforme moins salie de noir; les linéaments noirs qui séparent et précèdent les taches, plus vagues. Frange fortement entrecoupée, avec les points terminaux liés par les parties noires, Ailes infér. à dessins plus vagues, sauf les traits termi- naux ; leur dessous avec la ligne beaucoup plus écartée de la lunule et sans trait cellulaire. Une teinte rosée à l’apex des quatre. Thorax plus mêlé. Abdomen plus gris. Antennes grises.

Chamouny. Coll. Pierret. Trois individus. Très-rare.

Je n’ose faire deux espèces de ces races, et pourtant, si les caractères indiqués étaient constants, il y aurait peut-être lieu,

GROUPE lil. 775. APLECTA TINCTA Brabm.

Brahm. 274 et in Scriba III p. 255 pi. 18 f. 2 Bork. 219 Tr. Ii p.43 Dup. III p. 389 pl. 96 Frey. IV pl. 293 Steph, III p, 29

HADENIDÆ, Of

Gn. Ind. 245 Bdv. 975 Occulta Fab..263 Bork. 218 Trima- eulosa Esp: pl. 151 f. 5 Hepatica Hb.''3 Engr. (la Cachée) 467 abc —= Argentina Haw. 72. ü

Larv. Tr. Frey.

Allemagne, Autriche, Stvrie, France centrale et boréale, Alpes, Angile- terre, en juin. Coll. Div. Jamais très-commune. À

+

Brahm et Borkhausen paraissent avoir publié cette espèce presque en même temps, car ils se citent mutuellement. Le dernier l’a donnée une seconde fois sous le nom d'Occulta, La figure d’Æepatica de Clerck est si outrée pour les couleurs et si chargée de rouge et de bleu, qu’elle présente beaucoup de ressemblance avec notre Téncta ; c'est ce qui fait que plusieurs auteurs s’y sont trompés, et Hubner tout le premier.

776. APLECTA ADVENA W.-v.

Wien.-Verz. L-11? Fab. 375 ? Esp. pl. 178 f. 4, 5 Bork. 258? Hb. SA Haw. 76 Tr. Il p. 39 Dup. I p.392 pl. 96 Steph. III p. 28 Gn. Ind. 245 Bdv. 974 (la Carnée) Engr. 468abc = Nitens Haw. 77 Steph. I p. 28.

Larv. BRG.

France, Allemagne, Autriche, Angleterre, en juin. Coll. Div. Jamais très-commune,

Il ne m'est pas prouvé que cette espèce soit bien l’Advena des anciens auteurs, et surtout du Wien.-Verz., qui la place dans sa Fam. L, laquelle correspond à notre genre Orthosia ct qui fait vivre sa chenille:sur le bou- leau,

Haworth donne, sous le 77, une N. Mitens, qu’on rapporte ici comme variétés mais comme il lui donne pour caractères une taille plus petite et les antennes sétacées, nues, je crains qu’il n’ait vu quel- qu’une des espèces exotiques.

GE, HADENA och,

Och. Syst. Gloss. Tr. Bdv. Dup. St. Hadena, Mamestra, Phiogo- æhora Tr.

Chenilles rases, allongées, non aplaties, cylindriques, à tête globuleuse, moyenne, de couleurs assez vives ; vivant sur les arbres ou les plantes basses. Chrysalides enterrées. Antennes pubescentes, rarement pectènées dans les c'. Palpes subascendants, le 29 article recourbé, assez épais, velu-hérissé , le très-court, tronqué au sommet. Toupet frontal peu saillant, canaliculé du milieu. Thorax carré, convexe, velu-serré, avec le collier court, ‘un PEU re= levé et suivi d'une crête bifide. Abdomen souvent crêté, terminé carrément dans

Lépidopières. Tome 6. < G

82 HADENIDÆ,

ls œ, AE cylindrico-conique et terminé en pointe obtuse dans: les ©. Ailes Supérieures épaisses, dentées ou subdentées, un peu élroiles, ayant Les deux et souvent les trois taches bien distinctes, et offrant souvent sous La réforme une tache Lbidentée plus claire que le fond ; ligne subterminale distincte, brisée dans son milieu en & couché ; au repos elles sont disposées en Loit incliné.

Voici le genre qui a donné son nom à la famille, ét c'est aussi le plus #ombreux et le plus caractéristique. Toutes ses chenilles sont bien cylin- driques, sans aucune éminence et avec les lignes ordinaires, ou du moins la vasculaire et la stigmatale, bien marquées. Elles vivent à peu près toutes à découvert sur les plantes basses et plus souvent sur les arbres. La seule Æ, Dentina fait exception (voir pag. 95). Elles s’enferment toutes enterre pour se chrysalider.

Les papillons différent, comme on peut bien le penser, dans un genre si nombreux. La plupart d’entre eux sont reconnaissables au premier abord à la ligne sublerminale brisée en W ou M couché et à une tache plus claire que le fond placée sous la réniforme et qui est divisée inférieurement en deux dents aiguës. Au reste, comme les groupes sont nombreux, je vais les passer en revue brièvement et achever ainsi l’histoire du genre.

Il yena six principaux :

Le premier comprend des espèces de grande taille, dont les antennes sont tantôt garnies de lames bien distinctes, tantôt dentées ou moniliformes jusqu'à moitié. Les papillons sont privés de la tache bidentée.

Le deuxième contient des espèces de taille généralement petite, dont les antennes sont simplement pubescentes; les lignes et les taches sont parfaite- ment distinctes, mais la tache bidentée y est encore accidentelle. Leurs chenilles vivent toutes sur différentes espèces de Quercus.

Les chenilles du 3? groupe vivent sur les plantes basses. Les papillons sont de taille ordinairement moyenne, et c’est chez eux que la tache bi- dentée est la plus saillante.

Le groupe composait autrefois la plus grande partie du genre Mames- #ra d'Ochsenhcimer. Les chenilles allongées, molles, vivent principalement sur les plantes potag ères : leurs lignes sont bien Bnaes et parfois leurs trapézuïdaux bien marqués, quoique non saillants. Les papillons se font re- marquer par la vivacité de la ligne subterminale, qui est fortement brisée en =, ct leurs taches se découpent ordinairement en clair sur un fond brun ou rougeûtre.

Les chenilles du groupe vivent à la fois sur les plantes ligncuses et herbacées, quoiqu’elles préférent généralement ces dernières. Les papillons éclosent de bonne heure. Ils ont les lignes et les taches également bien marquées, et la sublerminale aussi brisée en M bien distinct.

Enfin, chez le groupe, les antennes reprennent une ciliation plus marquée. Les papillons , qui sont cependant encore de véritables Hudena, ont déja l'aspect Xylinides et les dessins rayonnés en longueur.

Foutes ces Noctuelles ont indifféremment les mémes mœurs, Ce sont

HADENIDÆ. 83

elles qu'on trouve le plus fréquemment accrochées aux arbres dans les bois ou sur les chemins. Leurs chenilles habitent nos jardins, mais il est bien ve are qu” ’elles soient assez mullipliées pour y causer des ravages bien consi-

rables. L'Oleracea elle-même, malgré son nom, n'y est pas habituelle- ment fort abondante, et la Dentina, la plus Sos aprés elle, ne s’atta- que < or inairement qu'aux plantes inutiles.

On trouve des Hadena dans toutes les contrées de l'Europe et des deux Amériques, ainsi qu’à la Nouvelle-Hollande. Je n’en ai point encore vu

d'Afrique ni d'Asie, quoiqu'il soit bien probable qu’elles n’y sont pas étran- gères.

GROUPE I. T

#77. MADENA APLECTOIDES Gun.

h5r%, Ailes subdentées, d’un blanc sablé de gris clair, avec l'espace fnédian dun brun-noir tranché. Lignes médianes disposées comme dang Amica, mais à dents prononcées et aïguës, éclairées de blanc. Les deux taches supér. rapprochées, blanches à centre brun, cerclées de noir; l’or- biculaire ovale-oblique ; la réniforme régulière ; la claviforme noire, oblon- $gue. Ligne subterminale assez yague, ombrée de noir en arriére, et pré- cédée de petites taches sagittées. Ailes infér. ncirâtres, avec les tracés deux lignes éclairées inférieurement ; leur dessous clair, sablé de noir, avéc une tache cellulaire et une ligne dentée, noires. Antennes du à laes assez longues, aigrettées au sommet.

Nouvelle-Hollande, M.N. Uno.

776. HADENA Amica Tr,

Tr. Î p. 332 Frey. III p. 279 f. 4 Eversm. p. 224 Gn. Ind. 244 Bdv. 941 Dup. sup. p. 224 pl. 21 Herr.-Sch. 56.

Larv. ignot.

Lithuanie, Finlande, Lapoñie, Russie méridionale , en août ét séptemi- bre. Coll. Bdv. et Pierret. Un ©, une 9.

. Cette belle espèce, la plus grande de toutes les Hadena, manque dans presque toutes les collections. \

770. HADENA STIGMATICA. Friw.

Leuconota Herr.-Sch. 389 (non Eversm.) Larv. ignot.

LOmm, Ailes supér, dentées, un peu oblongues, d’un brun-bistre,

84 HADENIDE.

avec l’espace terminal d’un brun-noir-violâtre, séparé en deux taches par un Ætrès-prononcé que forme la subterminale, qui est fine, claire et pré- cédée de taches sagittées, allongées, d’un brun-bistre un peu plus foncé que le fond. Les deux lignes médianes très-fines ; la coudée à dents aiguës, suivie de points clairs; l’espace médian un peu plus foncé, surtout vis-à-vis de la clayiforme, il est traversé par une sorte de trait vague, noirâtre. Taches ordinaires bien visibles : l’orbiculaire ovale, presque horizontale ; ja réniforme irrégulière, occupée, dans sa moitié extérieure, par une large tache blanche. Un trait foncé, épais à la base, sous la sous-médiane. Ailes infér. d’un blanc-carné sale, avec les nervures, une large bandé subterminale et un liseré terminal, bruns; leur dessous presque uni, avec une forte lunule cellulaire brune. Antennes très-aiguës au sommet et gar- nies de lames minces, longues et pubescentes.

Femelle plus foncée, avec des teintes un peu bleuâires, les dessins plus confus , la tache blanche plus salie au milieu; les ailes infér. d’un brun-noirâtre presque uni, ayec les nervures brunes piquées de clair, et la ligne du dessous assez marquée. Antennes moniliformes, à cils isolés à peine visibles.

Ile de Crète. Coll. Pierret. Deux ©, deux ®.

Cette belle et rare espèce se rapproche beaucoup de notre Soléerr et de notre Adusta, dont ses antennes pectinées la font facilement distinguer. Elle n’existe encore que dans très-peu de collections. M. Herrich-Schæf- fer l’a donnée sous le nom de Leuconota Ev.; maïs elle n’a aucun rap- port avec cette Noctuelle , qui n’est qu’une variété de l’Aecatera serena {voy. celle-ci). C’est à tort aussi qu’il la dit d’Orenbourg.

TE

780. HAnEna SATURA W.-v.

Wien.-Verz. P-2 Hb. 95 Tr. Ï p. 338 Dup. IT p. 319 pl. 92 et sup. III p. 236 pl. 22 Frey. II pl. 244 Evers. Faun. p. 225 Gn. Ind. p. 245 Bdv. 944 Porphyrea Esp. pl. 145 f. 5 Bork. 188.

Laro. Frey.

Suisse, Italie, Allemagne, Saxe, Autriche, est de ia France, en mai et août. Coll. Div. Est répandue maintenant dans les collections, mais sans y être abondante.

Tréitschke a cité à tort ici la Porphyre d'Engrameélle, qui représente évidemment notre Saportæ.

HADENIDÆ, - 85

781. VMAneNA Assimits Dbday-

Dbday. Cat. p. 40, Lurv. ignot.

Elle est intermédiaire entre Sazura et Adusta, mais elle se rapproche surtout de la variété foncée de la seconde. Voici en quoi elle en diffère :

Les ailes supér. sont aussi entières; {es deux lignes médianes sont nota- blement plus distantes, surtout par. en haut, et leur partie claire plus large, plus continue, est d’un carné-rougeitre ; l’extrabasilaire est moins profondément sinuée, surtout inférieurement; la subterminale est à peine distincte et accusée seulement par les taches noires, sagittées, qui la pré- cèdent selle ne forme point l’=. Les taches sont cerclées du même carné- rougeâtre, sauf le bas de la réniforme ; les ailes infér. sont d’un noirâtre presque uni, même chez le mâle, avec la frange plus claire. L’abdomen de celui-ci est noirâtre, plus velu, mais moins crêté, et ses antennes sont simples au lieu d’être moniliformes et presque dentées, avec les fascicules des cils notablement plus courts.

La femelle est semblable, mais plus obscure.

Ecosse, en juin. Coll, Dbday. Elle est encore à peine connue.

782. HADENa ADusra Esp.

Esp. pl. 149 f. 4,2 Tr. I p. 339 et sup. 46 Dup. IX p. 316 pl. 92 et sup. III p. 238 pl. 22 Evers. p. 225 Gn. Ind. p. 244 Bdv. 945 Aquilina Bork. 156 Valida Hb. 606, 60%, 6O0S Duples Haw. 83 Porphyrea Scriba p. 145 pl. X f. 4 Anceps (l'Equivoque) Engr. 457 a bd.

Larv. Bork. Scriba.

Autriche, Suisse, Allemagne, Russie, France orientale, en mai et juin. Coll. Div. N'est pas des plus communes, ;

À. Satura St. St. II p. 181. ;

Généralement plus sombre. La partie supérieure de la coudée plus rapprochée de la tache réniforme que dans le type; la liture qui unit les deux lignes médianes mieux marquée et la dent claire qui la surmonte tout-à-fait indistincte ; les traits sagittés de la subterminale plus pro- noncés; les ailes inférieures plus sombres; l’abdomen moins fortement crêté.

Angleterre, en juin.

86 HADENIDÆ.

B. Vulturina Frey. Frey. I pl. 63 f. 1 Herr.-Sch. 403.

D’un gris pâle mêlé de rougeâtre; point de traits cunéiformes noirs sur la subterminale ; réniforme concolore. Ailes infér. avec la lunule cellulaire plus marquée et une double bande nuageuse foncée.

Nord de l’Allemagne. Décrite d’après MM. Schæffer et Freyer.

Nota. Ici doit probablement se placer la Chardinyr Dup. sup. pl. 21 f. h, ou Pavida Herr.-Sch. 497, mais qui doit recevoir un nom nouyeau, les deux qu’on lui a donnés étant appliqués à d’autres Noctuelles. (Voy- Chardinyi et Suasa.) Mais je ne l’ai pas vue en nature,

Accipitrina Esp. ne me paraît pas autre chose qu’une Adusta à cou- leurs un peu vives, mais la figure est si mauvaise et la description si peu concluante, que je n’ose la citer comme synonyme.

783. HAapEnA Sociert Bdv.

Bdv. Ind. errat. p. 4, Gen. 946 Gn. Ind. 244 Dup. sup. JT p. 238 pl. 22 f.3 Herr.-Sch. 452 = Pulturina Dahl. = Adusta var. Fr. Bdv. ? à

Larv. ignot.

Provence, Sicile, en mai. Enyoyée abondamment dans ces derniers temps.

Treistchke la regarde comme une simple variété d’Adusta, et M. Bois- duval est près (dans son Genera) de partager son avis. Pour moi, elle me paraît bien distincte, et voici en quoi :

Elle est plus petite; les ailes supér. sont moins aiguës à l’apex; leur couleur est invariablement le brun testacé presque uni ; les deux lignes médianes sont plus rapprochées par en bas: la subterminale ne forme pas l'E, elle est à peine distincte, si ce n’est qu’elle interrompt les traits noirs: l’espace terminal est toujours foncé ; les ailes infér. Sont plus blan-

ches et plus mates, à bordure pompe et à frange plus longue et plus divisée.

GROUPE I. F

784. HADENA FovEA Tr.

she I p. 380 et sup. 50 Dup. IV p.49 pl. 408 f. 4,5 Hb.-Gey, 753-756 Frey. Beitr. pl. 46 Gn. Ind. p. 244 Bdv. 962. Larv. Frey.

Hongrie, en août. Coll. Div. Est restée rare,

HADENIDÆ. 87

La poche vésiculeuse des ailes inférieures, qui rend cette espèce si re= marquable, pourrait faire croire à la nécessité d’un genre séparé, mais tous: les autres caractères sont bien ceux de cette section du genre Hadena: d’ailleurs, la chenille ressemble extrêmement à celle de la Convergens eta la même manière de viyre.

nb 785. Hanena Occrusa Esp.

Hb. 7329 Tr. sup. X p. 635 Gn. Ind. 244 Bdv. 961 = Didymoïdes Dup. IV p. 106 pl. 40% f,3 Furvu Esp. pl. 1458 f. 1,2.

Larv. ignot,.

Provence, ouest de la France, en septembre, octobre et même novembre. Coll. Div. Répandue maintenant dans toutes les collections. Je l'ai trouvée dans l'ile de Noirmouticrs, sur le Quercus ilez.

Le type de l’espèce a la tache réniforme d’un fauve chamoïs.

Il est surprenant que personne m’ait reconnu cette espèce dans Esper, qui l’a pourtant bien figurée, mais sous un nom que nous ne pouvons lui conserver, puisqu'il était déjà employé pour une Noctuelle du genre A7g-

mesira.

A.

La partie claire de la réniforme d’un blanc pur. Mêmes localités.

& 786. HapenasIÏnpisraxs Gn.

32mm, Ailes supér. subdentées, d’un brun-d’écorce un peu vineux, comme chez Saportæ ou Adusta, avec les lignes ct taches confuses plus foncées. Une tache noirâtre presque carrée, touchant à l’extrabasilaire, reposant au-dessus de la sous-médiane et ne s’ayancant que jusqu’à moilié de l’espace médian, fondue par en haut; au-dessus, une petite tache annulaire de même couleur. Ligne subterminale composée de petits chevrons d’un ochracé pâle bordés de noirâtre, ceux du milieu surmontés de traits cunéiformes, fins, aigus. Tout l’espace terminal plus foncé.

Tache réniforme indistincte, quoiqu’elle porte exlérieurement quelques

atomes d'un cendré clair. Ailes infér. d’un gris-brun, plus clair à la base, avec la frange rosée ; leur dessous blanchâtre, avec la côte largement rosée, une lunule et une fine ligne médiane dentée, brunes. Femelle à lignes plus marquées, à tache foncée moins distincte, à ailes inférieures plus obscures, à ligne du dessous mieux marquée.

Inde centrale. (Coll. Gn.

Il est probable que cette petite espèce varie, comme chez nous la Mo- aochroma, Elle à une ressemblance assez marquée avec notre Occlusa.

88 HADENIDÆ.

Hu

“87. Hanena RoëBoris Hb.

Hb. 847 Gn. Ind. 244 Bdv. 960 Dup. sup. III p. 189 pl. 15 Frey. III pl. 292 f. 2 Herr.-Sch. 52.

Larv. ignot.

France centrale et occidentale, en octobre. Je l'ai trouvée assez abon<

damment autour de Châteaudun, et l’ai répandue dans toutes les collec-

tions. Depuis je l’ai également prise à Pornic (Loire-Inférieure).

À. Cerris.

Bdv. Gen. 960 Herr.-Sch. 153.

Un peu plus petite. La couleur verte remplacée par du gris-cendré, qui fait ressortir la teinte ferrugineuse pâle qui lave les taches réniforme et claviforme. ï

France méridionale. Coll. Div. Aussi répandue maintenant que le type.

788. Hanena MonocHroma Esp.

Esp. pl. 155 f. 3-6 La Grisaille Engr. 353 ab Distans Hb. 522, 823 Tr. I p, 359 et sup. 49 Dup. IT p. 262 pl. 89 Frey. I pl. 124 Gn. Ind. 244 Bdv. 987 = Suberis Bdv. Ind. méth. p. 72 Dup. IV p. 263 pl. 117 f. 4,2.

Larv. Tr.

Autriche, Provence, en août et septembre. Coll. Div. Commune dans nos contrées méridionales.

M. Boisduval a donné à cette Hadena le nom de Suberis, et M. Du- ponchel l’a imité; depuis, ils ent reconnu qu’elle n’était autre que la Distans de Hubner et de Treitschke; mais ce n’est pas tout, il fallait re- monter plus haut et aller jusqu’au nom d’Esper, qui est évidemment le plus ancien et qui s'applique tout-à-fait à cette espèce, quoi qu’en dise Treit- schke dans une note (p. 359).

789. HADENA SAPORTÆ Esp.

Esp. p. 451 pl 442 f. 2 (Tenebrosa) Saportæ Dup. II p. 410 pl. 98 Hb.-Gey. 836, 837 Gn. Ind. 244 Bdv. 958 Herr.-Sch. 53 Porphyrea Engr. (la Porphyre) 475 a be Ilicis par err. Frey. I pl. 292.

Larv. ignot.

jtalie, Provence, ouest de la France, en octobre et novembre. Coll.

CS

HADENIDÆ, 89

Div. Trés-répandue maintenant. Je l’ai trouvée dans l’île de Noirmou= tiers.

Ceite Hadena est très-anciennement connue, quoique nos auteurs mo= dernes l’aient donnée comme nouvelle, mais on ne peut lui restituer aucun de ses anciens noms qui reposent tous deux sur des erreurs de synonymie.

Elle varie peu.

790. HADENA PROTEA W.-v.

Wien.-Verz. P-7 Esp. pl. 150 f. 6 Scriba p. 199 pl. 43 (T'halas- sina err.) Brahm. 292 Bork. 158 Hb. 406 Tr. IL p. 362 Dup. LE p. 259 pl. 89 Gn. Ind p. 244 Bdv. 959 —SeZadonia T'ab. 308? Haw. 111 Steph. III p. 33 le Jaspe Vert Engr. 292 abce.

Larv. Hb. Tr.

Commune dans toute l’Europe, en août et septembre. Coll. Div.

Quoique cette espèce varie souvent pour la nuance du vert, et pour l’expression plus ou moins vive des dessins, elle ne mérite pas le nom qu’on lui a donné. Aussi n’a-t-elle donné lieu à la création d'aucune es- pèce surnuméraire ; par la même raison, je ne puis la classer par races distinctes,

701. HADENA MisELIoIDES Gn.

33mm, Ailes supér. assez larges, subdentées, arrondies, nébuleuses, d’un vert de mousse foncé, mêlé de noirâtre, surtout sur l’espace médian, avec les lignes fines noires, denticulées, un peu perdues dans l'intensité du fond ; la demi-ligne se prolongeant jusqu’au bord in- terne, elle est terminée par une petite tache écailleuse blanche. Tache réniforme grande, arrondie, d’un blanc sale, teintée de carné au milieu, précédée intérieurement d’un trait noir et portant parfois un anneau con- centrique, gris; orbiculaire perdue dans le fend. De petits points moirs terminaux. Ailes ‘infér. noirâtres, avec une ligne plus claire; leur des- sous d’un gris clair saupoudré de noirâtre, avec une lunule, une ligne au- dessus et une autre au-dessous dentée et souvent interrompue. Abdomen crêté sur les trois premiers anneaux dans les deux sexes, qui sont sembla- bles. Palpes minces et élancés.

Caroline, Floride, Etat de New-Yorck. Coll, Bdv. Dbday. Gn, etc.

ù EI

go HADENIDÆ.

702. HADENA ÆRUGINEA Hb.

Hb. 374 Tr.1p. 355 Dup. Ill p. 304 pl. LE f. 6 Frey, ou pl. 237 Gn. Ind. p. 244 Bdv. 954.

Larv. Hb.— Frey.

Hongrie, Autriche, Alpes du Dauphiné, en septembre. Pas trés-com- mune.

A. Mioleuca Hb.

Hb. 745, 746 (non Tr.) Herr.-Sch. p. 281 Chioleuca Krey, ll pl. 219 f.2,32 Tr. sup. p. 46.

D'un gris-cendré uni, sans aucune trace de vert. Taches Hier d'un gris seulement plus clair. Point de tache blanche ni roussâtre entre la cla- viforme et la subterminale.

Italie, Bavière. Coll. Pieniet!

Est bien pour moi une simple variété d’Æruginea. M. Herrich-Schæffer se fonde sur les ailes du G”, blanches, mais elles le sont également dans toutes mes Æruginea. Freyer la figure marquée de vert, ce que je nai jamais vu. Ses dessins sont d’ailleurs inexacts.

Voyez pour la synonymie l’article suivant.

793. HAaDeNA Mioreuta Tr.

Tr. sup. p. 43 (non alior.). Larv. ignot.

Je n’ai pu me procurer un seul exemplaire de cette Æadena, que Dahl a découverte en Sicile ct qu’on n’a pas reçue depuis son-voyage. Tout ce qui nous en reste, est donc la description de Treitschke. Quant à la figure que Hubner donne sous ce nom (745, 746), elle se rapporte complètement à variété Mroleuca de V'Æruginea, et je ne concois pas que Treitschke l’ait citée, à moins qu'il ne l’ait fait de confiance et sans avoir vu cette figure, qui n’était peut-être pas parue quand il a fait sa description.

704. HADENA CONVERGENS. W.-V.

Wien.-Verz. P-8 Fab. 297 (Leucomelus, err.)— Bork.148 (non larv.) Hb. 84 —$Tr. I p. 357 Dup. IL p. 298 pl. 91 Gn. Ind. p. 244 Bdv. 956 Spicula Esp. pl. 66 f. 2.

Autriche, nord et centre de la France, en août et septembre. Coll. Div, moins répandue que la Protea. Elie est commune autour du Mans.

HADENIDEÆ.

795. Hamexa DisriNerA, Hb. Hb. Exot. Schm.

35mm, Ailes supér. d’un gris-cendré, à base claire et unie, avec les espaces qui suivent teintés de noirôtre au milieu; les deux lignes MÉ— dianes géminées, écariées supérieurement et liées par la claviforme et un trait noir, au-dessous duquel l’espace redevient clair. Taches ordinaires bien marquées, concolores, régulières; l’orbiculaire précédée et suivie de noirâtre ; la réniforme suivie de clair, qui estlayé, ainsi qu’elle-même, d’o- chracé très-pâle. Subterminale vague et indiquée surtout par du noirâtre qui la précède et la suit et forme des traits entre les neryvules inférieures. Frange dentelée de noirâtre surmonté de petits points noirs. Ailes infér, blanchâtres, avec les nervures et une bordure fondue, noirâtres ; leur des- sous blanc, avec un petit point cellulaire et une ligne faible et HAÉRÉALRUE ñoirâtres. Abdomen à peine crêlé.

Amérique Septentrionale, Coll. Dbday. Une ©.

ETF

796. Hanexa Proxma Hb.

Hp. 409, 810 Tr. I p. 324 et sup. p. #4 Dup. II p. 264 pl. ë Frey. IT pl, 104 = Gn. nd. 244 Bdy. 929.

Larv. ignot,

Styrie, Valais, Alpes, en juin. Coll. Div. Assez rare.

Il n’existe pas encore de bonne figure de cette Hadena. Elle diffère de la suivante en ce qu’elle est plus robuste, plus noirâtre ; la tache orbicu- laire plus ovale et très-oblique; la claviforme se prolongeant souvent jusqu’à la coudée ; les taches sont plus obscurcies ; l’abdomen de la Q est plus épais, son extrémité plus brusquement conique, avec l’oviducte deux trois fois moins long.

797: HMapena Caxa Fv.

Bull. Mosc. 1841 pl. 6,7 Faun. p. 230 Herr.-Sch. 82. Larv. ignot.

32mm, Ailes supér. oblongues, à franges entrecoupées , d’un cendré- bleuâtre , nuagées de gris plus foncé , avec l’espace médian plus obscur : les ja médianes rapprochées par en bas, oblitérées en partie ; la sub= terminale vague ; l’espace médian plus foncé. Taches ordinaires claires, bien détachées; l’orbiculaire arrondie ou un peu ovale, oblique ; la clavi-

K

KA

93 . HADENIDÆ.

forme plus ou moins marquée: ombre médiane bien marquée à la côte. Un rang de traits terminaux noirs. Ailes inférieures d’un gris presque uni, avec un liseré mince et la frange claire. Dessous des infér. blanc, à peine saupoudré de gris, avec un arc cellulaire et une ligne fine, foncés. Corps grêle et un peu conique. Abdomen de la © très-allongé, avec les deux derniers anneaux très-effilés et l’oviducte long et saillant.

Orembourg, dans les bois, en juin et juillet. Coll. Div.

Voyez pour les différences d’avec Prozima, l’article de cette dernière,

A. ©@chrostigma Ev, Evers. Z.c. Herr.=Sch. 165, 166, 425.