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COLLECTION OF

WILLIAM SCHAUS © PRESENTED TOME NATIONAL MUSEUM

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HISTOIRE NATURELLE

INSECTES

LÉPIDOPTÈRES

VI.

NOCTUÉLITES

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HISTOIRE NATURELLE

INSECTES

SPECIES GÉNÉRAL

DES

LÉPIDOPTÈRES

Par MM. BOISDUVAL et GUENÉE.

TOME SIXIÈME.

NOCTUÉLITES Par M. A. GUENÉE.

TOME Il.

OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES

PARIS LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET RUE HAUTEFEUILLE, 12.

1852.

EUNAANOTAN).. M ANAL A Tel ni

14 S

NA

HISTOIRE NATURELLE

INSECTES LÉPIDOPTÉRES

COSMIDÆ x.

Orthosides et Noctuo-Bombycides Bdv. Dup. Fam. 7'(partim) Lar= vzcidæ Wien.-Verz,

Chenilles & 16 pattes égales, allongées, de couleurs vives, plus ou moins aplaties en-dessous, à tête globuleuse, à écusson du cou luisant; vivant ren=. fermées entre les feuilles des arbres à la manière des Tortrix. Chrysalides courtes pyriformes, aiquès à l'anus, souvent recouvertes d'une efflorescence bleuâtre, renfermées entre les feuilles ou les mousses, ou dans de petites co ques de terre ovoïdes restant à la surface du sol. Papillons de taille pe- tite ou moyenne, à antennes ordinairement simples, pubescentes, à palpes ascendants, arqués, peu velus, très-rapprochés, et dont le dernier article est bien tranché, à tête petite, à trompe courte ou moyenne, à abdomen lisse, effilé dans les c", allongé, en cône oblong et souvent terminé par un oviducte sail- lant dans les ®; à ailes lisses, entières, aiquës à! l'apex, se recouvrant el disposées a au repos en toit très-incliné.

Voici une famille de nouvelle création, mais qui m'a semblé indispensa= ble, ainsi que je l'avais déjà fait pressentir dans mon Essai. Les genres qui la composent se rattachent en effet très-mal soit à la famille des Orthosides, soit à celle des Noctuo-Bombycides, on les a fait entrer jusqu'ici.

Les chenilles des Cosmides sont aussi allongées mais généralement moins cylindriques que celles des Orthosides, ou du moins leurs incisions sont plus profondes: leurs éeussons sont bien marqués, quoique d’ailleurs leurs couleurs’soient généralement vives et leurs dessins bien arrêtés. Elles dnt une manière de vivre tout exceptionnelle, puisqu'elles lient ensemble les

Lépidoptères. Tome 6. L

SM IHSON JUN 0 4 2003

K

NRSBRARES

> COSMID Æ.

feuilles aux extrémités des branches et qu’elles passent à peu prés toute leur vie dans cette retraite. Mais ce qui explique le peu d’influence que cette vie cloitrée a sur leurs couleurs et sur leur organisme, c’est que la plu- part d’entre elles attachent ces feuilles d’une manière si lâche que l'air et la lumière pénétrent abondamment dans leurs cellules, en sorte que leur but parait être plutôt de se ménager un peu d’ombrage dans la partie décou- verte de l'arbre elles se tiennent, que d'échapper aux ichneumons ou à l'impression des agents extérieurs. Toutes ces chenilles éclosent de bonne heure et n’ont cependant qu’une génération par an. Elles se métamorpho- sent dans de petites coques ovoïdes filées à la surface du sol et entourées de grains de terre fine. Leurs chrysalides sont généralement assez courtes, à partie postérieure bien conique et aiguë, et presque toutes sont saupou- drées de la même efflorescence bleuâtre ou violâtre qu’on remarque chez les Catocala.

A l’état parfait, les Cosmides sont des insectes assez élégants, ordinaire- ment au-dessous de la taille moyenne, à ailes lisses et soyeuses età dessins bien arrêtés; ils volent avec vivacité au coucher du soleil et se rencentrent partout croissent les arbres trés-vulgaires qui les ont nourris. Les fe melles sont presques toujours pourvues d’un oviducte térébriforme, mais ne diffèrent point autrement des mâles.

Les Cosmides habitent l'Europe et les Amériques. Elles ont été généra= lement bien connues des auteurs, et; leurs dessins bien précis ne permet- tant pas de confusion, leur synonymie est très-facile à établir. D'ailleurs elles sont encore peu nombreuses,

Gex. TETHEA Och.

Och. Syst. Gloss Gn. Ess. p, 317 St. Plasienis Bdv. Dup. Herr.-Sch. = Cosmia Tr.

Chenilles lisses, rases, luisantes, un peu aplatiés en dessous, atténuées pos- térieurement, sans trapézoïdaux saillants; vivant entre deux feuilles iées avec de la soie. Chrysalides assez courtes, luisantes, sans effloréscence, An- tennes simples, squammeuses, un peu moniliformes, à peine garnies de cils courts et isolés. Palpes ascendants, comprimés, à 2 article assez velu, Le 32 court, tronqué. Trompe assez courte. Thorax peu convexe, velu-lissé, à col- lier un peu relevé et suivi d'une carène aiquë. Abdomen déprimé et un peu velu latéralement dans les deux sexes; celui de lu Q moins long, en cône aplati, à oviducte non sallant. Ailes supér, lisses et luisantes, à apex aigu et Jfalqué, à taches et lignes très-nettes.

Petit genre bien naturel et bien reconnaissable à la forme uncinée de ses ailes supérieures et à son thorax crêté. Les chenilles vivent à la manière des Noctuo-Bombycides du genre Cymatophora, entre deux feuilles liées avec de Ja soie, sur les Salix et les Poputus; elles se montrent dés le premier prin-

COSMIDÆ, 3

temps et se chrysalident tantôt dans une coque molie, à la surface de la terre, tantôt entre les lichens et les broussailles.

Les papillons paraissent vers le milieu de l'été, leur forme est un peu aplatie et ils portent les ailes en toit écrasé. Ces ailes sont lisses et comme soyeuses, et les lignes et taches ordinaires ÿ sont fines mais très-nettes. À la forme près de l'abdomen, les deux sexes ne diffèrent pas entre eux. On re- marquera que celui des femelles, loin d’être renflé comme à l'ordinaire, est plus déprimé que celui des mâles.

Les deux espèces qui composent jusqu'ici ce genre sont européennes.

Type: 668. TETHEA SUBTUSA W.-V. Fe Wien.-Verz. T-17 Fab. 173 Bork. 275 Engr. (la Soumise) 102 a bc Hb. 213 Haw. 267 Tr. I p. 82 Dup. III p. 148 pl. 82 St. IL p. 56 Frey. I pl. 4@® Gn. Ind. 242 Bdv .705.

Larv. Gn. infrà.

30mm. Ailes supér. entières, à bord terminal légèrement falqué , d’un gris=olivatre clair, avec l’ombre médiane et la ligne subterminale d’un gris moins luisant, et les deux lignes médianes très-distinctes, non ondu- lées, fines, d’un jaune clair liseré de gris mat, disposées un peu en tra- pèze; les trois taches très-distinctes, mates, liserées de jaune clair; l’or- biculaire un peu oblongue transversalement ; la réniforme en 8 ouvert; la claviforme assez large, en à coudre, Ailes infér, d’un gris uni, à frange d'un blanc-ochracé.

Femelle tout-à-fait semblable.

Chenille d’un vert-jaunâtre clair, avec la vasculaire et les sous-dor- Sales très-marquées, continues, d’un jaune clair; la stigmatale moins uette; le venire et les pattes d’un vert clair; la première paire tachée de noir extérieurement ; la tête d’un vert-blanc, avec deux lignes obliques et la bouche noires. Elie vit sur les peupliers, en avril et mai. ;

France, Autriche, Angleterre, en juillet. Plus commune que la Retust glans les parties méridionales; plus rare dans celles du nord.

CS 669. Tetmea RETusA Lin.

S.N.193etF.S.19218— Wien.-Verz. T-18 Fab. 174—Esp. pl. 178— Bork. 274 Haw. 269 Hb. 244 Sepp. LI pl. 39 Tr. I p. 80 Dup. IT p. 445 pl. 82 Frey. Beitr. III p. 145 St. IT p. 56 Gn. End. p. 242 Bdv. 706 Chrysoglossa Tr. phil. IT p. 5 pl. 1 Donow. pl. 350 J’etula Kb. Beitr. pl. 2-H Gracilis Haw. 268 St, II p. 57 Ja Soumise Engr. 402 d (non a-c).

Lurv. Hb. Frey.

Autriche, Allemagne, Angleterre, nord de ja France, en juillet, Goll, Div

4 COSMIDÆ.

GEN. EUPERIA Gn.

Gn.-Ind. 242 Dup. Dhday. ÆEnargia H. Cosmia Tr. Bdv.

Chenillesrases, allongées, presque cylindriques, à lignes et points distincts, vivant à découvert sur les arbres. Chrysalides efflorescentes, renfermées dans des coques ovoïdes à la surface de la terre. Antennes denticulées et crénelées de cils courts, verticillés dans les ',filiformes et garnis de cils fins isolés dans les ®. Palpes assez peu ascendants, à 2€ article un peu renflé, squammeux-lissé. Trompe moyenne. Thorax subcarré, velu-cotonneux, lisse. Abdomen un peu caréné, rectangulaire, déprimé et terminé par des poils coupés carrément dans les ©, long, en cône très-effilé et à oviducte long et bien saillant dans les ©. Ailes supér. très-entières, veloutées, à dessins per tranches, les deux lignes médianes presque parallèles, et taches en partie ef- facées, mais pourtant toujours visibles.

Les chenilles des Æuperia forment, à ce qu’il paraît, exception dans cette famille en ce qu’elles ne lient pas les feuilles avec de la soie pour s’y abri- ter. Je dis à ce qu’il paraît, parce que je n’ai pas eu occasion de les élever, et que Treitschke ne dit rien de particulier de la seule espèce qui soit connue, ce qui suppose qu’elle vit à la manière des autres chenilles. Ilest bon cependant de le vérifier.

Les papillons sont tous d’une couleur ochracée ou paillée fort pale, avec jes dessins ordinaires peu prononcés; chez plusieurs d’entre eux la tache réniforme est souillée de noirâtre inférieurement, comme chez les Orthosi- des. Les femelles ont l’oviducte prolongé en forme de tarière, ce qui, pour

le dire en passant, semblerait indiquer pour les chenilles une vie renfermée, comme chez les autres genres de la famille. Elles sont ordinairement plus grandes que les mâles, mais elles n’en différent point quant aux dessins.

Ce genre est jusqu'ici peu nombreux, quoique plusieurs espèces nouvei-. iement découvertes soient venues l’augmenter. Il habite le nord de l'Europe et l'Amérique,

{ D RETE Ege : sp 3 670. Evrsria MEranosrira En, É He

Ÿ CTI

3irmni, Ailes supér. d’un jaune-paille sale, plus ou moins saupoudré de brunâtre, avec les lignes plus ou moins visibles, de la couleur du fond, comprises entre deux filets plus foncés; les deux médianes écartées, séparées par l’ombre médiane, qui est bien marquée, sinuée et angu- leuse ; le contour de Îa tache réniforme plus foncé : le tout embrouillé, Ligne subterminale plus distincte, surtout au sommet, avec les deux filets bien marqués; l’intérieur précédé, par en haut, de quelques points bruns, et par en bas, entre la sous-médiane et la inférieure, d’une petite tache noire, De petits points terminaux. Ailes infér. d’un gris-paillé uni,

COSMIDÆS 5

Abdomen de la © très-effilé et très-conique. Palpes très-gréles, mais assez longs, à dernier article aciculé,

Brésil, (Coll. Gn.

SE 6535. ÆEuprrta ConNtusa Herr.-Sch.

Herr.-Sch. p. 228. Larv. ignot,

©! 28mm, Ailes supér. d’un brun-carné clair, avec l’ombre médiane, l’espace terminal et la frange, noirâtres ; les deux lignes médianes noirâ- tres, ondulées, presque parallèles; la coudée éclairée postérieurement; les deux taches claires ; l’orbiculaire très-petite et marquée d’un petit point noirâtre ; Ja réniforme étroite , salie de noirâtre inférieurement. Ligne subterminale claire, vague, ondulée. Ailes infér. noirâtres, avec la base plus claire, et marquée d’un point cellulaire ; leur dessous d’un gris- ochracé, avec un trait circonflexe bien marqué, et une ligne vague, noi- râtres. Palpes grêles et plus courts que dans les autres espèces, Q semblable , mais ayant l’abdomen terminé en pointe trés-aiguë,.

Saxe. (Goll. Pierret et Gr. Encore rare.

SNL je “672. Euperia ABCLUTA Hb.

nrmtereen een X EME, Area

Hb, 351.—Tr. Tip. 381— Eversm. p. 280 Dup. sup. IT p. 327 pl. 80. Gn. Ind. 242 Bdv. 1159. Larv, Tr.

Hongrie, Autriche, Russie méridionale, en août. (Coll, Bdv. Pierret et Gn. Toujours rare.

À. Glameula Bdv. Bdy. in mus.

Plus foncée et entièrement saupoudrée d’atomes d’un gris-glauque ou violâtre très-clair, parfois plus foncé sur l’espace médian et dessinant net- tement les deux lignes et les deux taches médianes en blanc-ochracé,

Russie méridionale. Coll. Bdy.

A GS

673. Euperra Imeura Bdv.

Bdv. Gen. 1160 Gn. Ind. 242 Herr.-Sch, 115, 116. Larv. ignot.

.

Taille et port d’Auta, dont elle pourrait bien n’être qu’une variété : les ailes supérieures sont d’un jaune-paille, comme chez Fulvago, avec les

Type.

G COSMIDÆ.

dessins exactement semblables à ceux d’Æbluta , mais d’un ferrugineux très-clair. Les ailes infér. sont aussi d’un jaune-paille , nullement sali de noir, avec les traces três-faibles d’une demi-ligne , et quelques atomes subterminaux , d’un ferrugineux très-pâle. Le dessous est d’un blanc-jau- nâtre uni, avec la même ligne, mais sans lunule.

La femelle est semblable; mais les dessins ferrugimeux sont toujours um peu mieux marqués.

Hongrie. (Coll. Bdv. Pierret et Gn.

A

L'espace médian, et souvent l’espace terminal, occupés par une teinté d’un férrugineux-rosé qui dessine les deux re en clair, avec l'ombre médiane plus foncée.

Mêmes Coll. et provenance.

Cette variété est la correspondante de celle que nous ebservons chez Trapezina.

jai EUPERIA Fuivaco W-V.

Wien.-Verz. S-1 Hb. 198, 499 Tr. IT p. 380 De IV p. 195 pl. 109 St. III p. 62 Gn. Ind. 242 Bdv. 1161 Paleacea Esp. pl. 122 f. 3, 4 Engr. (la Paillée) 526 b Gilvago Bork. 295 Views Angulago Haw. 228.

Larv. Hb.— Tr.

o' 38mm, © {3mm, Aïles supér. d’un jaune-paille légérement sau= poudré de rougeâtre ou de brunâtre, avec une série de points terminaux, et les deux lignes médianes bien écrites, fines, ondées et anguleuses, d’un brun-rougeûtre ; l’ombre médiane du même ton, mais plus vague et inter- rompue au milieu; les deux taches médianes très-distinctes, concolores, mais finement cerclées de brun ; l’orbiculaire grande et ronde; la réni= forme régulière, avec un point brun très-distinct dans le bas. Ailes infér. d’un blanc-paillé, avee un liseré et une ligne médiane à peine distincts, plus foncés. Dessous presque uni.

Autriche, Hongrie, Saxe, Angleterre, nord et centre de la France, en août.

C’est la plus commune du genre. Chenille d’un vert-pâle ou grisâtre, avec la vasculaire et les sous-dor-

‘sales blanches, bien continues; la stigmatale blanchâtre, surmontée d’une

bande noirâtre; les trapézoïdaux blanchâtres et la tête d’un fauve-roux. Elle vit sur le chêne et surtout sur le bouleau, en juin.

La chrysalide est recouverte d’une efflorescence violâtre. : Le nom de cette espèce n’est pas à l’abri de toute critique, Il paraît &

COSMIDÆ 4

peu près certain que la Fulvago de Linné et de Fabricius est la Xanthiæ Cerago, et celle de Clerck paraît être la Rujina. Peut-être aurait-il mieux valu prendre le nom d’Esper, qui ne laisse aucune équivoque.

A. Engr. 526 a-c Hb. 498, 190.

D'un beau jaune-orangé vif, avec les dessins d’un ferrugineux foncé. La © est saupoudrée, en partie, de ferrugineux-rosé, qui absorbe le con- tour des taches.

Coll. Bd.

Gex. DICYCLA €n.

Cymatophora Och. St Cleoceris Bdv. Tethea Dup.=— Cosmia Tr.

Chenilles allongées, peu déprimées, rases, à tête grosse, de couleurs som= bres, avec les dessins très-iranchés, vivant renfermées dans des paquets de J'eurlles liées avec de la soie. Chrysalides non efflorescentes, renfermées dans des coques ovoïdes placées & la surface du sol. Antennes munies de lames épaisses et pubescentes dans les 7. Palpes ascendants, leur second arti- cle squammeux, épais, le 3e court,en pointe échancrée. Trompe courte. Fhorax peu convexe, arrondi, lisse. Abdomen déprimé, assez long, velu latéralement et carré chez les 7, en cône aiqu et terminé par un oviducte saillant chez les Q. Ailes supér. entières, veloutées, pulvérulentes, avec toutes les lignes et. lesntrois taches bien distinctes, la réniforme non salie de noir.

La place de l'unique espèce de ce genre a beaucoup varié. Je l'avais mise moi-même,mais avec beaucoup d’hésitation, dansle genre Cymatophora; mais j'ai reconnu depuis qu'elle y était mal placée et qu’elle partageait tous les caractéres de la famille des Cosmides. Sa belle chenille se rapproche beaucoup de celles des Æuperia et des Cosmia. Elle vit renfermée dés sa jeunesse dans des paquets de feuilles encore tendres qu’elle rassemble à l’extrémité des branches des chênes et dont elle ne sort que pour se chry- salider.

Le papillon n’est pas moins élégant que la chenille: il se distingue d’abord par ses antennes fortement ciliées. Sa femelie est pourvue d’un oviducte saillant comme les Æuperia. IL éclôt à l'automne et ne diffère point, pour les mœurs, des autres Noctuelles.

675. Dircxcza Oo Lin.

5, N. 881 Roœs.Tpl. 62 Wilk. pl. 14 Wien.-Vierz. T-1 Fab. 247 Esp. pl. 71 Engr. (l’Oo) 528 4 Bork. 283 Hb. 867 Tr. I p. 84 Dup. I p. 174 pl. SA f. 2 St. II p. 59 Frey. IT

8 COSMIDÆ.

pl. 149 = Gn. Tnd. p. 9236 Bdv. 704 Ferruginago Hb. 195 = Haw. 295.

Larv. Mb. Gn. infra.

36mm, Ailes supér. d’un blanc-jaunâtre, avec une tache d’un gris-ver- dâtre, occupant presque tout l’espace basilaire. Les nervures, les quatre lignes ordinaires qui sont bien parallèles, les trois taches ordinaires et l’ombre médiane, sont marquées sur ce fond, en roux-ferrugineux vif et tranché. Ailes inférieures d’un blanc-jaunâtre. Corps légèrement lavé de roussâtre.

La chenille vit, à Ja fin de mai, sur le chêne. Elle est cylindrique, allongée, d’un noir-brunâtre et parfois d’un brun-carmélite , avec la vasculaire , les sous-dorsales et la stigmatale , d’un blanc vif; la première rétrécie sur le milieu de chaque anneau, la dernière un peu soufrée et coupée d’un trait noir à l’endroit des stigmates, qui sont cerclés de brun. Elle se métamor- phose dans la terre, et le papillon éclôt en août et septembre. 5

Il habite le centre et le nord de la France, il est assez commun. Coll. Div.

Nota. Haworth décrit une prétendue espèce voisine de celle-ci, et qui paraît n’en différer que par des dessins mieux écrits et plus foncés. Il la nomme Aenago, et y rapporte la Renata Fab. 251, qu’ila peut-être en effet vue en nature, et qui serait alors une variété de notre Oo.

L’ Oo varie un peu pour le fond de la couleur, qui est parfois d’un jaune clair, comme la fig. e d'Engramelle ou la fig, 3 de Duponchel. D’autres fois l'espace basilaire est entièrement envahi par du gris-verdâtre, qui s’étend même souvent sur l’espace subterminal; mais ces variétés ne constituent pas des races constantes.

676. Diexcra? SuzrrAVA Ev.

-Evers. Bull. Mosc. 1848 no 3.

_Jene lai pas vue, mais l’auteur dit qu’elle a la taille, le port et le fond de la couleur de l’Oo. Voici la phrase spécifique : Alæ anticce ochracecæ, fascia lata baseos, striga media fasciaque lata ter minali fuscis ; posticæ lutescentes. Ne serait-ce pas plutôt une Æuperia?

Steppes du Volga inférieur.

Gen. COSMIA och.

Och. Syst. Gloss. Tr, Bdv. Dup.

Chenilles rases, un peu aplaties en dessous, assez allongées, atténuées anté= rieurement, un peu moniliformes, à trapézoïdaux petits mais saillants, à tête

COSMIDE: )

peute, subalobuleuse; vivant au milieu d'un paquet de feuilles réunies avec de la soie. Chrysalides efflorescentes, à partie postérieure très-vonique el très= aiguë, renfermées entre les feuilles ou dans une coque placée à la surface du sol. Antennes simples, à peinepubescentes ou garnics de cils très-fins ct isolés. Palpes ascendants, rapprochés div sommet, le 2e article étroit, peu velu, le 3€ subaiqu. Trompe courte. Thorax lisse, globuleux. Abdomen mince, coni- que, celui des ® à. oviducte non saillant. ‘Ailes supérieures" denticulées, épaisses, veloutées, à lignes distinctes, les deux dernières rapprochées, l'avant dernière très-coudée vis-à-vis de la cellule.

Le genre Cosmia se divise en deux groupes bien distincts.

Le premier, qui a beaucoup de rapports avecle genre Æwperia, en diffère toutefois par les caractères ci-dessus spécifiés..Les chenilles sont assez voi- sines de celles des Orthosides, elles ne vivent renfermées que dans leur jeu- nesse, ou du moins elles quittent leur retraite dans Pâge adulte; elles sont carnassières et se font même entre elles une guerre à mort.

Les mâles des insectes parfaits ont l'abdomen absolument comme ceux des Æuperia, mais les femelles n'ont point l'oviducte saillant.

Le second groupe constitue les Cosmta proprement dites. Leurs chenil- les vivent renfermées à la manière des .Dicycla. Elles sont très-monilifor- mes et fortement amincies antérieurement. Je ai point remarqué qu’elles : fussent hostiles aux autres chenilles.

L'abdomen des papillons est plus renflé ici que dans la premier groupe, et il est visiblement conique, même chez les mâles. Les palpes sont presque connivents et forment une sorte de bec aigu. Enfin les antennes sont pres- que complètement filiformes. Tous ces caractères et la forme des ailes don-. nent à ce groupe une ressemblance éloignée avec les Tortrix, dont les che- nilles rappellent d’ailleurs les mœurs.

Les Cosmia sont de jolis insectes ornés de couleurs vives, surtout ceux du deuxième groupe. Ils volent avec vivacité au crépuscule, et, quand ils sont au repos, leurs ailes sont disposées en toit très-incliné. Les sexes différent peu.entre eux. Ils habitent l’Europe et l'Amérique du nord. On remarquera que les mâles ont une grande propension à contracter cette espèce de mé- téorisation abdominale dont j'ai parlé dans mon introduction, mais ilsme tournent point au gras comme les espèces endophytes,

GROUPE I 677. Cosura TRAapeziNa Lin,

S. N. 99 Wien.-Verz. T-13 Fab. 117 Knock IT pl. 3 £. 1-4 Sulz. pl. 36 f. 6 Engr. (le Trapèze) 546 a 6 c dfg Esp: pl. 87 f. 2,3 Sepp. LI pl. 46 Hb. 200 Bork. 271 Haw, 257 Tr. II p. 383 Dup. IV p.113 pl. 108 St. IL p. 62 Gn. Ind. 242 Bdv. 1158,

Laro. Knock Hb. etc.

Très-commune dans toute l’Europe, en juillet,

10 COSMIDÆ.

A. Sepp. II pl. 46 f,. 7 Engr. 516eh

Les espaces médian et terminal teintés de rouge-brique clair, ainsi que la frange des inférieures. Les points terminaux bien marqués.

678. Cosuia OrINA Gn.

23mm, Ailes supér. un peu oblongues, et plutôt rectangulaires que tiangulaires, d’un gris-carné mêlé d’écailles noirâtres, et saupoudré d’écailles blanches sur les nervures, avec les deux lignes médianes fines, blanches, disposées en trapèze plus ouvert par le bas que chez Trapezina. Subterminale comme chez cette dernière. Taches médianes cerclées de blanc ; l’orbiculaire ponctuée de noirâtre ; la réniforme étroite, étranglée au milieu, ponctuée de noirâtre aux deux extrémités. Aïles infér. blan- châtres, salies de gris sur toute leur moitié postérieure, avec un point cel- lulaire plus visible en dessous. Abdomen du G' très-grêle et terminé par un bouquet de poils très-élargi.

Amérique Septentrionale. (Coll. Gn. Un œ.

GROUPE II. Je

679. Cosmia PYRALINA W.-V.

Wieh.-Verz. T-19 Engr. (la Pyraline) 545 a b Bork. 270 Kléem. IT pl. 7 £. 1-3 Hb. 203 Haw. 259 Tr. II p. 392 et sup. X p. 106 Dup. IV p. 422 pl. 408 f£. 6 Frey. II pl. 129 Steph. LIT P. 61 Gn. Ind. 212 Bdv. 1156 Corusca Esp. pl. 135 f.4,5 Bork. 269.

Larv. Frey. Bruand.

France, Autriche, Hongrie, Angleterre, en juillet. Plus rare que les deux suivantes.

Borkhausen l’a décrite deux fois, et à peine l’a-t-il vue une seule,

THE

G8o. CosmrA D{Frinis Lin:

S. N. 146 Wien.-Verz. T-10 Fab. 257 Esp. pl. 134 Knock TI pl. 49 f. 4,2—Bork. 267— Hb. 209 et Beitr. pl. 4 L— Haw. 260— Tr. IE

Type.

COSMIDÆ, II

p.386=Dup. IV p.116 pl. 408 £. 4—St. ITT p. 60—Frey. IT pl. 130—Gn, Ind. p. 242 Bdv. 1154 = le Nacarat Geof. Il p. 164 Engr. 543 a b.

Larv. Frey.

France, Allemagne, Autriche, Angleterre, etc., en juillet. Goll. Div.

Cette charmante Cosmia n’est rare nulle part, quoique moins abondante que l’Affinis. Pour donner une idée de la prolixité avec laquelle certains auteurs allemands traitent l’Entomologie, il me suffira de dire que, dans le recueil de Scriba, Brahm ne consacre pas moins de sept pages in-quarto à l’histoire de cette Cosmia, si facile à décrire, et de mœurs si ordinaires!

681. Coswra Conrinis H.$.

Herr.-Sch. 450. Larv, ignot.

Je ne l'ai pas vue. Elle est intermédiaire entre Affinis et Diffinis, d’un gris-lilas, avec les mêmes dessins à peu près que chez Affinis, mais les taches blanches de la côte encore plus élargies et les lignes coudée et sub- terminale très-rapprochées; les ailes inférieures et le dessous plus pâles,

Ne CI

682. CosmrA Arrinis Lin.

S. N. 144 Albin pl. 31 f. 49 Wien.-Verz. T-11 Fab. 958 Sepp. IV pl. 3—Esp. pl. 55 1. 1— Engr. (l’Analogue) 544 a cd g—Scriba ll pl. 12 . 6,7 Boïk. 268 Hh.201 Haw. 258 Tr. IT p. 390 Dup. IV p. 419 pl. 108 f. 5 St. TT p.61 Gn. Iud. 242 Bdv. 1155 —= Palliata Fab. 97.

Larv. Gn. infrà.

28mm, Aïles supér, d’un brun-cannelle clair, avec les deux lignes mé- dianes fines, blanches, plus ou moins marquées, mais toujours plus visi- bles à la côte, elles sont suivies d’une éclaircie d’un beau blanc, plus ou moins distincte; la subterminale peu marquée, parfois aussi éclairée de blanc à la côte et suivie à l’apex de deux points noirs ; les taches ordi= naires un peu plus claires que le fond, vagues, marquées l’une d’un, Vautre de deux points noirâtres. Ailes infér. d’un noir prononcé, plus claires à la base, avec la frange jaune; dessous des quatre ailes noir, à bords jaunes. RUES noirâtre, ane de jaune.— Les deux sexes sembla= bles.

Chenille très-atténuée antérieurement, un peu aplatie en dessous, à an- neaux bien séparés etun peu rhomboïdaux, d’un beau vert-bleuâtre, avec la ligne vasculaire large , continue et d’un blanc pur; les sous-dorsale et stigmatale plus étroites, également continues et blanches, la dernière

{2 COSMIDÆ.

surmontée des stigmates noirs cerclés de blanc. Tête ét pattes d’un vert+ pâle. Vit en mai sur l’orme (Ulmus) entre des feuilles négligemmerit liées. Chrysalide courte, saupoudrée de violâtre.

Commune dans toute l’Europe, en juillet.

Elle varie beaucoup, mais sans constituer des races bien distinctes. bef d’Engramelle en donnent quelques exemples. La ‘seule différence con- stante est dans la couleur, qui est tantôt d’un cannelle-rougeâtre et tantôt d’un brun de bois clair, sans distinction de sexe.

Seriba a donné de la chenille une figure tout-à-fait imaginaire,

Gex. ATHETMIA Hb,

Hb. lens.

Chenilles ….... Antennes grêles, sélacées dans les deux sexes. Palpes ascendants-verticaux ; grêles, le 2e article arqué, à peine plus épais que le qui est squammeux, aiqu au sommel. Trompe moyenne. Thorax globuleux, squammeux-lissé. Abdomen lisse, grêle, conique chez les 7, un peu déprimé et en cône arrondi chez les ©, sans oviducte saillant. Pattes glabres, à ergots prononcés, les jambes des-antérieures munies, chez le Ç, d'un faisceau de poils hérissés. Ailes entières, les supér. en triangle obtus, & bord terminal ren- flé au milieu, avec les trois lignes postérieures très-disuinctes et à peu près pa- rallèles; au repos, port des Cosmia.

Ce petit genre, dont je n’ai emprunté à Hubner que le nom, puisque, dans son V’erzeichniss, il se compose principalement de més Crrrædia, a tout-à- fait l’aspect et le port de nos vrais Cosmia, quoiqu'il en diffère par les carac- {eres assez saillants que je viens d’énoncer. Il est exclusivement américain, et, à en juger par le nombre des individus qui nous arrivent, il n’est pas rare dans les lieux qu’il habite,

mmmnaare

1683. ÂTHETMIA INUSTA Gn.

|

25mm, Ailes supér. d’un ochracé clair saupoudré de noirâtre, princi- palement sur l’espace médian et devant les lignes, et avec la frange d’un brun luisant ; les trois lignes postérieures claires, rapprochées, à peu près parallèles, coudées sur la sous-costale seulement , la première droite, la seconde arquée en deux sens. Tache orbiculaire nulle; réniforme petite, indiquée par deux points noirâtres superposés, plus ou moins cerclés de clair. Aïles infér. d’un blanc-ochracé un peu transparent et irisé sur le disque ; dessous des quatre avec un trait noir cellulaire distinct; les in- férieures avec deux lignes ponctuées, peu sensibles. Poils du tibia anté- rieur des * teintés de noir au sommet.

Les deux sexes semblables.

Brésil. Coll. Gn. Cayenne. Coll. Feisthamel.

cosMiDA, €5

684. ATuermia SUBUSTA Hbi Hb. Zutr. 205, 206.

Je ne l'ai pas vue en nature. Elle paraît très-voisine de la précédente, dont elle diffère par la présence d’une quatrième ligne près de la base, parallèle aux trois autres, et par l’absence des deux points qui rempla- cent la réniforme,

Colombie,

FAM. VII. HADENID/E , Gn.

Gn. Ess. p. 201 Bdv. Dup. Herr.-Sch. Familles F, H,0, P Wien.- Verz. Fam. 7et 8 Haw.

Chenilles à 16 pattes égales, allongées, rases, non luisantes, n'ayant point les trapézoïidaux tuberculeux, ordinairement entièrement lisses, ayant parfois le 11° unneau relevé; vivant à découvert ou simplement abritées sur les ar- bies eu les plantes basses. Chrysalides luisantes, non efflorescentes, ren- fermées dans des coques ovoïdes et enterrées plus ou moins profondément. Papillons à antennes de longueur moyenne, à palpes droits ou ascendants , ordinairement courts et dépassant ‘peu le front, avec le dernier article peu allongé, à toupet frontal velu mais peu saillant, à thorax plus ow moins carré et crêlé, ainsi que l'abdomen, à pattes de longueur moyenne, à ailes su- périeures épaisses, marquées des lignes et taches ordinaires, la subterminale jamais complètement droite et souvent brisée en & dans son milieu, recou-

vrant les inférieures, et disposées en toit très-incliné dans le repose

Voici une des plus nombreuses familles de Noctuélides, mais non pas une des plus caractérisées. La famille des Hadénides en effet se lie à celle des Orthosides, des Xylinides et des Apamides par des nuances si délicates, qu'il est souvent difficile de démêler nettement l’endroit chacune d'elles doit s'arrêter. Ce n’est au reste que la reproduction en petil de ce qui se passe dans toute l’Entomologie et même dans la Zoologie en général. Ceci n'empêche pas la grande majorité des espéces et des genres de la famille d’avoir une allure propre dont je vais essayer de donner une idée.

Les chenilles des Hadénides sont généralement de couleurs assez vives, avec les dessins bien marqués, tenant en cela le milieu entre celles des Apamides et celles des Xylinides. J’ajouterais qu’elles sont toujours bien cylindriques, glabres el sans aucune éminence, si les genres Miselia, Va- leria et Chariptera et une espèce du genre Mamestra ne démentaient ce facies trés-général. Elles vivent toutes exclusivement de feuilles et ne met- tent pas autant de soin à fuir la lumière que celles des Apamides. Celles qui vivent sur les arbres s’abritent simplement sous leurs feuilles. Celles du genre Dianthœæcia se cachent dans l’intérieur des fruits capsuleux des Caryophyilées; celies du genre Æecatera préfèrent les fleurs aux feuilles ; le genre Agriopis se tapit entre les rides des écorces, les autres s’allongent sur les tiges des plantes basses, auxquelles elles restent comme collées des heures entières. Ces chenilles serencontrent partout et même dans nos jar- dins, auxquels elles ne causent pas de dégâts bien notables.Elles vivent gé- néralement dans le cours de la belle saison ; quelques-unes pourtant pas-

HADENIDÆ. 1)

sent l’hiver.. Toutes s’enfonçent en terre pour se chrysalider, et rarement elles prennent la peine de construire une coque avec de la soie ; une cavité ovoïde lissée en dedans et facile à briser au moindre contact suffit pour les contenir. t

_ Les papillons se rapprochent surtout des Orthosides ; ils en différent par leurs palpes toujours mieux développés et plutôt ascendants que droits ou incombants, par la tache rénilorme qui n’est plus souillée de noir et par la ligne subterminale presque toujours brisée en Æ dans son milieu. Il n'y a rien à dire de particulier sur leurs mœurs. Ils volent au crépuscule et s'accrochent pendant le jour au tronc des arbres ou aux murs de clôture. Onen trouve dans toutes les parties du globe, mais surtout dans les contrées tempérées ou froides de l'Europe et de l'Amérique.

Les Hadénides ont été presque toutes bien connues des auteurs, et leur. synonymie est longue. Mais elles varient moins que les Apamides, ou plu- tôt leurs variétés constituent des races moins tranchées; aussi n’ont-elles pas donné lieu à autant d’espèces parasites que ces dernières.

Gen ILARDS ea.

Bdv. Ind. méth. p. 76—Gn. Dup.= £remobia St. = Xanthia Tr: —= Cleophana Herr.-Sch.

Chenilles cylindriques, allongées, à tête grosse, ayant les points ordinairés plus foncés et surmontés de poils visibles ; vivant à découvert sur le som- met des graminées ou des céréales. Chrysalides enterrées. Antennes des ©! crénelées de dents qarnies de cils récourbés ; celles des ® moniliformes, avec deux cils par article. Palpes un peu ascendants, assez courts, velus- hérissés, à dernier article court et obtus. Trompe longue. Front arrondi, à tou- pet laineux, court et uni. Thorax convexe, velu-squammeux, carré. Abdomen crêlé dans les deux sexes, long dans les Q, ël est terminé par un pinceau de poils et sans oviducte. Pattes. assez courtes, squainimeuses. Ailes épaisses, squammeuses, les supérieures subdentées, nébuleuses , à dessins confus, les inférieures ayant l’indépendante assez forte jusqu'à la disco-cellulaire et pa- rallèle au pli cellulaire.

Ce genre, adopté maintenant par tous les entomologistes, se borne encore à une seule espèce, Sa chenille a un peu l'aspect de certaines Cosmides et est, comme elles, munie ce poils isolés assez visibles sur les points ordinaires, qui sont très-distincts. Elle se tient au sommet des céréales, dont elle ronge les graines, mais elle n’est jamais assez abondante pour causer de véritables dégâts ; d’ailleurs elle aime au moins autant les graminées ordinaires et ha- bite de préférence dans les endroits secs et garnis de longues herbes. Sa chrÿsalide n’a point d’appendice ventral, comme les Déunéhcæcia, dont l’in- secte parfait se rapproche un peu.

ae ol

16 HADENIDÆ.

‘Celui-ci est fort vif et vole le plus souvent en plein jour, à la plus grandé ardeur du soleil, sur les chardons fleuris, ce qui ne l'empêche pas de buti- ner de nouveau au crépuscule comme les autres Noctuelles. Je viens de dire qu'il avait certains rapports avec les Diunthæeia, maïs, comme sa che- nillene vit point dansles capsules, il était inutile que la femelle füt pourvue d’une tarière abdominale. Aussi est-ce une de ses principales différences.

685. XrArus OCHROLEUCA W.-V.

Wien.-Verz. T-4 Esp. 196 £. 1 et 4 Bork. 282 Engr. (la Jolie) 488 a b Hb. 92 —Dup. IT p. 344 pl. 92 SE IT p. 95 Gn. Tud. p. 245 Bdv. 1004 Citrina Donov. pl. 340 Haw. 223?

Larv. Gn. infrà.

30mm, ‘Ailes supér. subdentées, à frange entrecoupée sur deux rangs, d'un blanc. ochracé, avec des nuages d’un brun clair souvent confus, parmi lesquels on distingue une large bande subterminale, marquée d’un trait noir ou roux sous la première inférieure, et deux grandes taches con- tournées, l’une costale, renfermant l’orbiculaire, l’autre au bord interne. Tache réniforme à peine indiquée dans un espace clair. Aïles infér. d’un gris-noirâtre, avec une bandelette médiane vague, incomplète, et la frange claires. © plus grande (34"m), mais semblable.

France centrale et occidentale, Autriche, Angleterre, en juillet et août. Coll. Div. Pas très-commune. ;

Varie passablement, tant pour la teinte de l’ochracé, que pour celle-des dessins, qui va du noir au rougeâtre, et pour leur plus ou moins d'in- tensité.

Chenille d’un vert-jaunâtre, avec la stigmatale d’unjaune clair et tousles points ordinaires petits, noirs, surmontés de poils courts de même couleur. Tête et pattes écailleuses d’un roux pâle. Vit en mai et juin sur les gra= minées, dans les lieux secs.

Gex. DIANTHÆCIA Büv,

-Bdv. Rev. entom. Gn. Dup. Herr.-Sch. Miselia Tr, St.

Chenilles cylindriques, rases, veloutées, attenuées aux extrémités, à tête petite, globuleuse; ordinairement ternes et marquées de traits obliquesou che- vrons sur la région dorsale; vivant sur les caryophyllées, dont elles mangeni les graines,et se tenant, au moins dans leur jeunesse, roulées dans les capsules ou les boutons de ces végétaux. Chrysalides un peu pointillées, à anneaux terminés en cône aigu, munies d'un prolongement saillant sous le ventre et enterrées assez profondément dans des coques peu consistantes. Antennes simples, pubescentes, avec un cil plus long par chaque anneau. Palpes courts,

HADENIDÆ. 17

ascendants, leur 2€ article velu-hérissé, le très-court et en bouton. Tho- rax convexe, carré, velu-hérissé. Abdomen caréné, crêté à sa base, termine en cône allongé et aïgu dans les ®, avec un oviducte plus ou moins saillant, té- rébriforme, composé d'articles emboîtés. Ailes supér. festonnées, à frange en= trecoupée, nébuleuses ou marbrées, à lignes et taches distinctes, les infér. mar. quées près de l'angle anal d'une petite tache claire.

Voici un genre bien naturel, dont j'ai donné la première idée dans les Annales de la Société entomologique (4833 p. 198), et que M. Boisduval a nommé et caractérisé dans la Revue entomologique de M. Silbermann. Ii mérite à tous égards une histoire détaillée, mais je ne puis la faire plus complète qu’en transcrivant ce que j'en ai dit dans mon Essui :

« Les œufs qui produisent les chenilles des Dianthæcia sont déposés par les femelles, soit dans la corolle des fleurs, soit sur l’extrémité du calice: au bout d’une huitaine de jours à peu près, les petites larves en sortent et presque aussitôt elles se mettent à percer les boutons. Une fois entrées, et sans prendre la peine de boucher l'ouverture qui leur a donné passage, elles se retirent auprès de l'ovaire : quand il est assez développé ou qu’il appar- tient à une plante d’assezgrande taille pour que son volume puisse leur suf- fire pendant longtemps, elles s’y introduisent directement ; dans le cas con- traireelles vivent aux dépens des jeunes pétales et dévorent l'ovaire lui-même sans y entrer, éfant d’ailleurs abritées suffisamment par le calice qui est en= core hermétiquement fermé. Le développement de ces chenilles est rapide, et l'époque ne tarde pas à arriver la capsule, dont elles ont d’ailleurs rongé toutes les graines, ne pourrait plus les contenir : alors elles percent un trou plus grand ou profitent de l'ouverture que la maturité occasionne, et elles vont chercher une autre capsule. Elles préférent généralement celles qui, encore vertes, recèlent des graines plus tendres ; mais quand celles-ci ne sont pas à leur portée, elles secontentent de fruits presque desséchés et dont les semences sont arrivées à un tel état de dureté qu’on a de la peine à les broyerentre l’ongle et un corps solide. Elles ont alors acquis une assez grande taille, et il devient même tout-à-fait impossible pour celles quivivent sur des plantes dont les fruits sont fort petits, comme les Dianthus, les Silene, etc., de continuer à s'y loger : elles se retirent alors au pied de la plante et ae viennent prendre leur nourriture que la nuit. Mais celles qui se nourris- sent des grandes espèces de Caryophyllées, telles que l'Æ4gr. Dioica, trouvent à se loger dans leurs capsules jusqu’à l'époque de leur transformation ; il faut alors ouvrir. un de ces fruits pour découvrir la larve qui l’a vidé, roulée dans la partie inférieure son renflement comporte le plus d'espace. »

On voit que les chenilles de Dianthæciu, grâce à ces mœurs exception- nelles, sont faciles à découvrir. Il suffit en effet d’emporter chez soi des bou.- quets de la plante qu'elles affectionnent et de les garder un certain temps pour voir s'y développer de jeunes larves dont elles recelaient les œufs, ou encore on peut se rendre le soir dans les prairies et, à l’aide d’une lanterne, on découvre aisément les chenilles adultes grimpées au sommet des tiges

Lépidoptères, Tome 6. 3

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18 HADENIDÆ.

et le corps souvent à derni-enfoncé dans les capsules. L'un de ces deux pro- cédés nous fera certainement connaître toules les chenilles de Dianthæciæ qui sont encore ignorées, comme 7ephroleuca, Magnolir, Capsophila, ete.— Au reste, il faut observer que les chenilles des espèces les plus tranchées different à peine entre elles; ainsi, l'Albimacula, la Capsincola et la Cons- persa sont fort difficiles à More June de l’autre, surtout quand on les trouve, comme cela arrive quelquefois, réunies sur la même plante. Il ne fau= drait donc pas se rebuter si une Caryophyllée particulière donnait une che- nille qui, au premier abord, paraîtrait bien connue, et it conviendrait de pousser l’expérience jusqu’au bout. Je puis donner à cet égard le résultat de deux épreuves que j'ai faites dans nos environs : la première sur la Saponaria officinalis, qui m'avait donné une chenille sur laquelle j'avais fondé bien des espérances,et qui s’est trouvée en définitive être la Capsin- cola; la seconde, sur la Nielle des blés (4grostemma githago), qui est proba- blement d’origine étrangère et qui en conséquence ne nourrit chez nous aucune chenille.

Les chrysalides présentent toutes un caractère bien tranché : c’est une saillie en forme de bouton qui termine l'enveloppe des pattes et de la trompe. Elles sont du reste un peu allongées et très-coniques dans leur partie postérieure. Ces chrysalides éclosent facilement, et si la première année se passe, il ne faut pas pour cela désespérer de les voir donner leur papillon, car elles restent parfois deux, tr ois et même jusqu’à quatre ans avant d'arriver à leur état parfait.

Les Dianthoœæcia sont de jolies Noctuelles à dessins aussi délicats que leurs couleurs sont vivement tranchées. Elles volent avec vivacité, au cré- puscule, sur les fleurs dans lesquelles les femelles doivent déposer leurs œufs. Celles-ci sont invariablement munies à cet effet d’un oviducte très- long, dont la forme varie suivant les espèces et qui m’a servi à distinguer entre elles certaines Dianthæcia très-voisines. Il y a dans leur synonymie une certaine confusion que j'espère être parvenu à faire disparaître com- plètement. On remarquera que leurs ailes supérieures sont plus ou moins anguleuses suivant les espèces, parfois même suivant les individus. Quant à l'habitat, les Dianthæcia se trouvent naturellement partout croissen£ les Caryophyllées des genres Lychnis, Silene, Dianthus, Saponaria, etc., ef, bien que toutes celles qui nous sont connues jusqu'ici soient propres aux parties tempérées. des deux hémisphères, il est certain que partout croissent des espèces particulières de ces genres, elles comportent avec elles des Dianthæcia correspondantes; ainsi, ce genre, qui a augmenté d’un tiers depuis 30 ans, est appelé à doubler ou tripler aussitôt que des recherches convenables auront été faites.

686. DrantuoecrA EcHtr Engr.

Engr. 488 c d (non a 6) (la Jolie) —Bork. 67—Hb. 91—Tr. Îl p, 343 et

HADENIDÆ. 1g

sup. X p. 400—Dup. I p. 308 pl. 92—Frey. H pl. 428—Gn. Ind. 243— Bdv.1003=Brecciæformis Esp. pl, 198=Syngenesiæ Seriballl pl. 48.5, Larv. Frey.

Allemagne, Hongrie, ouest de la France, en août. Moins répandue que beaucoup de sescongénères.

Je l’ai prise communément sur les bords de la mer au Croisic et au Pou- liguen , en août, sur les fleurs du Gypsophila paniculata , dans lesquelles vit sa