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COURS SUPÉRIEUR 11 à 13 ans

LA DEUXIÈME ANNÉE

de Grammaire

PAR

LARIVE & FLEURY

Orthographe

Rédaction

Littérature

Likairie Armand Colin

5, rue de Mézières, Paris

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3

COURS DE CHVMMAIIIE

LARIVE ET FLEURY

Supplément pour les Maîtres

Réforme de la Nomenclature grammaticale.

ARRÊTÉ relatif à la nouvelle nomenclature grammaticale.

Du 25 juillet 1910.

Le .Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Vu l'avis du Conseil supérieur de l'Instruction publique,

Arri-';te :

Article premier. Dans les examens et concours relevant du Ministère de l'Instruction publiqueet correspondant à l'enseigneminit primaire jusqu'au brevet supérieur inclusivement, à l'enseignement secondaire des garçons et des jeunes filles jusqu'au baccalauréat ou au diplôme de fin d'études inclusivement, la nomenclature gram- maticale dont la connaissance est exigible ne pourra dépasser les indications contenues dans le tableau ci-joint.

Art. 2. Le présent arrêté sera applicable dès les examens et concours de l'année 1911.

Gaston DOUMERGUE.

NOMENCLATURE GRAMMATICALE

PREMIÈRE PARTIE. LES FORMES

LE NOM

_. . . , . Noms propres.

Division des noms ) ^^.,J^,g communs (simples et compus.'

Nombre des noms Singulier pluriel.

Genre des noms Masculin féniinin.

L'ARTICLE

r Article défini.

Division des articles \ Article indéfini.

( Article partitif.

LE PRONOM

Personnels et réfléchis.

Possessifs.

T>. j ; 3" Démonstratifs.

Division des pronoms., i 4„ n . ,<•

Interrogatifs. Indéfinis.

Personnes et nombres des pronoms. Singulier pluriel.

Genre des pronoms Masculin féminin— neutre.

Cas des pronoms Cas sujet cas complément.

N. B. On entend par cas les formes que prennent certains pronoms selon qu'ils sont sujets ou compléments.

L'ADJECTIF

Nombres Singulier pluriel.

Genres Masculin féminin.

/ comparatif d'égalité.

^a kA- „.<• iT ,e i comparatif de supériorité,

l" Adjectifs qualificatifs.. ) ^ ..- ,,. -,; . ...

, .J , ^. .s < comparatif d infériorité.

(simples et composes), h^pe^iatif relatif.

\ superlatif absolu.

Division \„„ .. ,.„ , (ordinaux.

j„„ 12» Ajectifs numéraux ] ..

des / •> ( cardinaux.

adjectifs, j Adjectifs possessifs.

Adjectifs démonstratifs.

Adjeatrfs interrogatifs.

6" Adjectifs indéfinis.

LE VERBE

Verbes et locutions verbales. Nombres et personnes.

j,, , , , , (1° Radical.

Éléments du verbe. .. | ^^ ,p^^^j,,^i^^^

Verbes auxiliaires Avoir être, etc.

( Active. Formes du verbe j 2' Passive.

( 3" Pronominale.

3

Modes ilu verbe.

1- Indicatif. -, . , \ Conditionnel.

Modes personne.? 30 ,n,pératif.

J \ Subjonctif,

f Modes impersonnels...) !"^'"*^'f-

/ Participe.

Le Présent.

< L'imparfait. _, 1 r n ^ Le passé simple le passé composé.

Temps Le Passe , ^e passé antérieur.

'^" ^■ei'be. j Le plus-que-parfait.

( , p , ^ Futur simple.

^ ( tutur antérieur.

Verbes impersonnels.

L.a Conjugaison.

Les verbes de forme active sont rangés en trois groupes:

1* Verbes du type aimer : Présent en e.

„■ , , , , /. ( Présent en is. >erbes du tvpe fi>nr 5 r. •• i

■^ ' { Participe en îssa?j^

3* Tous les autres verbes.

MOTS INVARIABLES

1* Adverbes et locutions adverbiales; 2" Prépositions et locutions prépositives; 3* Conjonctions et locu- { conjonction de coordination;^ tions conjonctives. ( conjonction de subordination; 4* Interjections.

DEUXIÈME PARTIE. LA SYNTAXE

La Proposition.

/' sujet. ) verbe. 'lennes de la proposition , attribut

' complément. [ sujet. \ apposition. Emplois du nom \ ati,.it)ut.

complément.

r> ., I, j- *r ^ épilhète.

Emplois de 1 adjectif ) attribut.

Les Compléments.

Presque tous les mots peuvent avoir des compléments. Il y a :

De compléments du nom ;

2' De compléments de l'adjectif;

De compléments du verbe : complément direct et indirect.

Division des propositions.

Propositions indépendantes; Propositions principales; ' 3- Propositions subordonnées.

N. D. Les propositions principales ou subordonnées peuvent être coordonnées.

Les propositions peuvent t Proposition sujet;

avoir des fonctions ana- \ Proposition apposition;

logues aux fonctions des > Proposition attribut;

noms. Elles peuvent être : ' Proposition complément.

CIRCULAIRE ministérielle du 28 septembre 1910, relative à la nouvelle nomenclature grammaticale.

Le Ministre de l'Lnstructio.n publique et des Beaux-Arts, à Monsieur le Recteur de l'Académie d

Mon tfltention a été appelée, à différentes reprises, sur les incon- vénients que présente, pour de jeunes élèves, la nomenclature grammaticale actuellement en usage dans l'enseignement public.

Depuis plusieurs années, quelques maîtres, encouragés par leurs supérieurs hiérarchiques, ont essayé d'adopter une nomenclature mieux appropriée aux besoins de l'enseignement. .Mais, faute d'une direction, ces tentatives isolées ne pouvaient aboutir à l'unité désirable. Elles ont eu, du moins, le mérite de préparer la réforme que le Conseil supérieur a adoptée dans sa dernière session et que l'arrêté du 25 juillet 1910 a sanctioimée.

Cet arrêté, dont vous trouverez ci-joint un certain nombre d'exemplaires, a pour objet de fixer et de limiter les notions et les termes techniques dont la connaissance pourra être exigée dans les examens relevant de mon administration et correspondant à l'en- seignement primaire jusqu'au brevet supérieur inclusivement, à l'enseignement secondaire des garçons et des jeunes filles jusqu'au baccalauréat ou au diplôme de fin d'études inclusivement.

Pour éviter foule erreur d'interprétation et vous mettre à môme d'apprécier rini|)ortance de cette réforme, je crois devoir

placer sous vos yeux quelques extraits du rapport présenté au lAinseil supérieur par M. Toitf.y, membre de cette assemblée, au nom de la Commission chargée irétudier le projet et qui a entendu la plupart des personnes qualifiées en raison de leurs études ou de leurs fonctions, pour émettre un avis autorisé sur cette question.

Lft rapporteur résume ainsi les critiques que l'on peut adresser Ml système actuel :

« Tout d"abord, la confusion et le désordre d'une nomenclature tlottante : le même fait grammatical recevant des noms différentSi qui t;inlôt s'ajoutent et tantôt s'excluent, comme nom et substantif, verbes transitifs ou actifs, intransilifs ou neutres, pronominaux et réflé'hi^; compléments de vinirt noms différents; propositions absolues ou indépendantes, subordonnées, complétives, incidentes, explicatives, délerminalives, etc., etc.

Puis, les définitions les plus variées, d'ailleurs toujours insuffi- santes, d'où l'on essaie de tirer, par voie de déduction, certaines conclusions trop souvent peu exactes; des classifications intermi- nables ; des systèmes compliqués, subtils, plus ou moins ingénieux, mais précaires; des notions étrangères introduites dans l'enseigne- ment grammatical, comme ce verbe attributif qui tantôt est le mot principal du discours parce qu'il marque l'action, et tantôt n'est plus que l'équivalent d'un participe amalgamé avec le verbe être....

Résultats. Chaque professeur essayant péniblement d'accorder son système avec celui de son prédécesseur ou du livre en usage, réduit à marquer en quelque sorte à son effigie, au début de son cours, la nomenclature qui lui servira pour se faire comprendre {!?hdant une année ; l'Administration obligée de réfréner des initia- tives qu'en d'autres circonstances elle eût été heureuse d'encoura- ger; un verbalisme vieillot, sans valeur éducative, substitué à la féconde et vivante étude des textes; au milieu de ce chaos, la gram- maire prétendant à devenir, dès les classes élémentaires, une science distincte, se suffisante elle-même, et ayant sa fin en soi; les élèves rebutés, moqueurs et, malheureusement pour eux, échouant aux examens quand ils se trouvent en présence d'examinateurs intolérants. L'on a rappelé à votre Commission le cas d'une jeune fille qui, dans un concours très important pour elle, a reçu la note zéro, parce qu'elle avait nommé un certain verbe iiilransilif au lieu de neutre.

« L'effort demandé par certains maîtres à déjeunes élèves n'est presque Jamais compensé par un profit réel.

Il y a donc lieu de diminuer les exigences grammaticales : d'adopter une nomenclature plus simple; de substituer franche- ment la grammaire d'observation à la grammaire des règles, de définitions et de déductions ; de rompre avec cette idée fausse que

la grammaire est toujours conforme à la logique ; enfin, de rem- placer maint arrangement artificiel par un ordre mieux en rapport avec la réalité des faits. »

La nomenclature annexée à l'arrêté du 25 juillet 1910 n'est pas une nomenclature totale, encore moins un recueil complet à l'usage de tous les ordres d'enseignement.

Le rapporteur de la Commission en donne la raison :

Il Nous avons eu peur des excès de zèle ; nous avons craint qu'en certains cas on ne voulût trop tôt munir les élèves de tout ce hagage; le souvenir du passé nous rendait circonspects. Au lieu de donner une nomenclature totale il n'y aurait qu'à puiser selon les besoins, nous avons cru mieux faire de préparer une nomenclature restreinte, mais suffisante pour les premières études.

Nous nous sommes attachés à ne pas employer de ternies nouveaux et à choisir, pour désigner un fait ou un groupe de faits, un seul terme, à l'exclusion des autres termes similaires.

De plus, nous nous sommes tenus à la seule grammaire fran- çaise, estimant qu'en l'état actuel île la science internationale, les besoins des autres langues ne sont pas exactement les mêmes et qu'il a[)par[iont aux professeurs de latin, de grec, d'allemand, d'anglais, etc., d'ajouter au moment opportun ce Qui leur parait nécessaire.

D'ailleurs, les mots que nous conservons ne se recommandent ni par leur signification propre, ni par leur valeur historique; tout le monde sait que le vocabulaire grammatical laisse beaucoup à désirer; la plupart des termes employés ont un sens très vague : article, pronom, adverbe; quelques-uns n'en ont point du tout: imparfait, plus-que-parfait, subjonctif. Mais ils servent depuis longtemps; ils sont appuyés sur des habitudes, des traditions, et on ne peut pas, pour le moment, les remplacer par d'autres. Tels quels, ils suffisent pour l'enseignement élémentaire de la gram- maire.

Les professeurs ne seront pas obligés de se servir de tous les mots de cette nomenclature. Dans l'enseignement primaire, notam- ment, et pour les élèves qui n'ont pas à étudier d'autre langue que le français, il conviendra de réduire autant que possible le voca- bulaire technique. Les formes grammaticales doivent s'apprendre par des exercices pratiques appropriés et la syntaxe par l'obser- vation méthodique des textes.

Dans les classes supérieures, si le maitre, désireux de mieux expliijuer un texte et de rendre compte d'une nuance délicate dans l'expression de la pensée, est obligé d'employer des mots qui ne figurent pas dans la nomenclature, il choisira dans la langue courante des termes à la fois exacts et corrects. Certains mots ne doivent pas être considérés comme des mots technicpn^s. Ils appar- tiennent en réalité à la langue générale, et personne ne les discute.

C'est ce qui explii^ue 1 absence, dans notre nomenclature, des mots : voyelles, consonnes, diphtongues, élision, contraction, accents, apostrophe, préfixes, suffixes, etc. »

La nomenclature à laquelle le Conseil supérieur s'est arrêté n'engage aucun système pédagogique ou philosophique, aucune méthode d'enseignement.

« Le mot pronom conservé ne signifie pas que ce mot doive être 4onné comme remplaçant partout un nom : ce n'est qu'un signe de convention consacré par l'usage, à la fois simple et commode. Et linsi du reste. Les professeurs restent libres de présenter les faits grammaticaux et de les expliquer à leur manière. La seule chose que nous leur demandons, c'est de désigner en toute circonstance le même fait par le même mot, comme l'on procède dans les autres matières d'enseignement.

Sans doute, le rejet de certains vocables, tels que verbe substantif ou verbe attributif, restreint un peu la liberté du professeur. Mais nous avons supprimé ces vocables avec intention, pour marquer les limites dans lesquelles il convient de tenir l'enseignement grammatical. Le professeur n'a pas à essayer d'accorder les faits du langage avec les conceptions de la logique. On ne doit analyser et décomposer que dans la mesure nécessaire k l'intelligence d'une phrase; le verbe prétendu attributif est. au regard de la gram- maire, un mot simple : qu'il reste donc simple. On n'a pas non plus besoin d'établir, pour les propositions, une sorte de prototype sur lequel toutes seraient modelées uniformément: si une propo- sition ne contient que deux termes, comme : vous éa-ivez, ou même qu'un seul, comme : venez, il faut s'en contenter et renoncer aux sous-entendus qui donnent des constructions aussi disgracieuses que peu françaises.

Pas davantage la grammaire élémentaire ne doit avoir la pré- tention de tout étiqueter, de tout cataloguer, de tout définir dans les faits du langage. Que dirait-on d'un professeur de sciences qui prétendrait imposer à ses élèves la liste de toutes les variétés de plantes, de minéraux ou d'animaux? Dans son infinie complexité, la langue présentera toujours des formes qui déborderont les définitions, qui échapperont aux classifications les plus étendues.

Il faut également se défaire du préjugé de l'analyse intégrale. L'important est que les jeunes enfants puissent avoir un aperçu général de la structure des phrases et qu'ils tirent profit de l'étude des textes pour s'habituer à parler et à écrire correctement eux- mêmes. Que l'on renonce donc à ces tableaux d'analyse logique sont mis sur un même plan tous les mots, toutes les proposi- tions. Que l'on exerce plutôt les enfants à faire, le plus souvent oralement, soit l'analyse de la forme, soit l'analyse de la fonction de certains mots ou groupes de mots, soit l'analyse de la nature et de la fonction des propositions,

8

« La Commission eût vivement désiré trouver une classification qui distinguât partout la forme et le sens. Mais il a fallu y renoncer, eu raison du jeune âge des enfants pour qui est faite cette nomen- clature.

Lorsqu'ils se trouveront en présence d'élèves plus âgés, les maî- tres pourront faire cette distinction, s'ils la jugent utile.

D'autre part, quand l'analyse servira à l'intelligence d'un texte, rien n'empêchera le professeur d'expliquer qu'il y a un complément direct ou indirect indiquant Vobjel de l'action et des compléments de ciiconslance qui marquent le lieu, le temps, la manière, etc.

>• De parti pris, la Commission n'a pas donné de définitions. Presque toutes celles que les grammairiens ont proposées sont ou inexactes ou trop difficiles pour les petites classes, c'est-à-dire plus nuisibles qu'utiles à un enseignement rationnel.

L'enfant peut arriver, par intuition, à comprendre les premiers termes de la grammaire. L'observation bien conduite lui fera dis- tinguer, dans un texte, les noms, les pronoms et les verbes, sans qu'il soit absolument nécessaire de les définir ».

Telles sont les considérations qui ont motivé l'avis favorable donné par le Conseil supérieur au projet d'arrêté qui lui a été sou- mis. Il est permis d'espérer que l'enseignement grammatical « délivré d'une terminologie confuse, de formules artificielles, de règles « priori, d'exemples préparés pour les besoins de la cause » deviendra plus souple et plus vivant, et que les professeurs pour- ront désormais employer plus de temps à l'étude de la vraie langue, de la langue qui est fondée sur l'usage, et que l'on trouve dans les textes des grands écrivains.

Quant à l'application de la réforme, il va de soi que les profes- seurs, à quelque ordre d'enseignement qu'ils appartiennent, de- vront se conformer, dès la rentrée des classes, aux prescriptions de l'ariêté du 25 juillet dernier et aux indications que je viens de vous rappeler, ftlais, en ce qui concerne les livres de grammaire actuellement en usage dans les écoles, dans les collèges et dans les lycées, les maîtres et les élèves continueront à se servir provisoire- ment de ceux qu'ils ont entre les mains. On ne peut imposer tout d'un coup aux établissements et aux familles un changement de livres qui serait pour eux très onéreux.

D'au're part, j'estime que les intérêts, 'dans ce qu'ils ont de plus légitime, des auteurs et des éditeurs de grammaires doivent être, autant que possible, sauvegardés.

Je vous prie de porter cette circulaire à la connaissance de M.NL les lns|)ecteurs d'académie et des chefs d'établissements de votre ressort et de leur donner les instructions nécessaires pour son exécution.

Gaston DOU.MEUGUE.

PoriB. Uup. K. Capiouont et Ci», ruo de Seine, !)7.

COURS LARIVE & FLEURY

Deuxième année de Grammaire

TOLÉRANCES ORTHOGRAPHIQUES

Admises dans les Examens et Concours dépendant

da Ministère de l'Instruction publique (Arrêté du 26 février 1901).

et du Ministère de la Guerre (Circulaire du 15 mars 1901).

Renvois

aux pages

de la ii'init

de Gramm.

13 !Voiiis composés. Les noms composés pourront toujours s'écrire sans trait clunion.

18 Pluriel des noms empruntés h d'autres langues. Lorsque ces mots sont tout à fait entrés dans la langue française, on tolérera que le pluriel soit formé suivant la règle générale. Ex. : des exéats comme des déficits.

19 Pluriel des noms propres. On tolérera dans tous les cas que les noms propres précédés de l'article pluriel prennent la marque du pluriel : les Corneilles comme les Gracques; des Virgiles (exemplaires) comme des Virgiles (éditions). Il en sera de même pour les noms propres de personnes désignant les œuvres de ces per- sonnes. Ex. : des Meissoniers.

21 Amour, orgue. L'usage actuel donne à ces deux mots le genre masculin au singulier. Au pluriel, on tolérera indifféremment le genre masculin ou le genre féminin. Ex. : les r/randes orgues; un des plus beaux orgues; de folles amours, des amours tardifs.

21 Gens. On tolérera, dans toutes les constructions, l'accord de l'adjectif au féminin avec le mot gens. Ex. :

j instruits ou instruites par l' expérience , les vieilles gens I sont soupçonneux ou soupçonneuses.

22 I Aigle. L'usage actuel donne à ce substantif le genre ; masculin, sauf dans le cas il dé.signe des enseignes.

Ex. : les aigles romaines.

22 H^mne. On tolérera les deux genres aussi bien

Êour les chants nationaux que pour les chants religieux. X. : un bel hymne ou une belle hymne.

23 Pâques. On tolérera l'emploi de ce mot au féminin aussi bien pour désigner une date que la fête religieuse.

: Ex. : ^ Pâques prochain ou à Pâques prochaines.

24 1 Orge. On tolérera l'emploi du mot orge au féminin sans exception : orge carrée, orge mondée, orge perlée.

25 Pluriel ou singulier des substantifs. Dans toutes les constructions le sens permet de comprendre le substantif complément aussi bien au singuher qu'au

êluriel, on tolérera l'emploi de l'un ou l'autre nombre. X. : des habits de femme ou de femmes ; des confitures

Keiivofs

aux pages

de la 2' année

de Granim.

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•13

55

de groseille ou de groseilles ; des prêtres en bonnet carré ou en bonnets carre's; ils ont ôté leur chapeau ou leurs chapeaux.

Article partitif. On tolérera du, de la, des au lieu de de partitif devant un substantif précédé d'un adjectif. Ex. : de ou du bon pain, de bonne viande ou de la bonne viande, de ou des bons fruits.

Article devant plus, moins, etc. On tolérera le plus, la plus, les plus, les moins, les mieux, etc., dans des constructions telles que : on a abattu les arbres le plus ou les plus exposés à la lempête.

Article supprimé. Lorsque deux adjectifs unis par et se rapportent au même substantif de manière à désigner en réalité deux choses dififérentes, on tolérera la suppression de l'article devant le second adjectif. Ex. : L'/( istoire ancienne et moderne, comm&Y histoire ancieJine et la moderne.

Adjectif construit avec plusieurs substan- tifs. — Lorsqu'un adjectif qualificatif suit plusieurs substantifs de genres diuérents, on tolérera toujours que l'adjectif soit construit au masculin pluriel, quel que soit le genre du substantif le plus voisin. Ex. : apparte- ments et chambres meublés.

Adjectifs composés. On tolérera la réunion des deux mots constitutifs en un seul mot qui formera son féminin et son pluriel d'après la règle générale. Ex. : nouveau7ié, nouveaunée, nouveaunés, nouveaunées ; courvêtu, courtvétue, courlvétus, courtvélues, etc.

Mais les adjectifs composés qui désignent des nuances étant devenus, par suite d'une ellipse, de véritables substantifs invariables, on les traitera comme des mots invariables. Ex. : des robes bleu clair, vert deuu, etc., de même qu'on dit des habits marron.

I¥h, demi, feu. On tolérera l'accord de ces adjec- tifs avec le substantif qu'ils précèdent. Ex. : /m ou nus f lieds, U7ie demi ou demie heure (sans trait d'union entre es mots), feu ou feue la reine.

Franc de port. On tolérera la même liberté pour l'adjectif franc. Ex. : envoyer franc de port ou franche de port une lettre.

Avoir l'air. On permettra d'écrire indifi'érem- ment : elle a l'air doux ou douce, spirituel ou spirituelle.

Adjectifs numéraux. Vingt, cent. On tolérera le pluriel de vingt et de cent même lorsque ces mots sont suivis d'un autre adjectif numéral. Ex. : quatre vingt ou quatre vingts dix hommes; quatre cent ou quatre cents trente hommes.

Mille. Dans la désip.iation du millésime, on tolé- rera mille au lieu de mil, comme dans l'expression d'un nombre. Ex. : l'an mil huit cent quatre vingt dix ou l'an mille huit cents quatre vingts dix.

Renvois

aui pages

do la 2< camée

ite Gramm.

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SIéme. Après un substantif ou un pronom au plu- riel, on tolérera l'aecord de même au pluriel el on n'exigera pas de trait d'union entre même et le pronom. Ex. : nous me'mes, les dieux mêmes.

Tout. On ne comptera pas de faute à ceux qui écriront indiiïereniinent, en faisant parler une femme, je suis tout à vous ou je suis tonte à vous.

Lorsque tout est employé avec le sens indéfini de chaque, on tolérera indifféremment la construction au singulier ou au pluriel du mot tout et du substantif qu'il accompagne. Ex. : des marchandises de toute sorte ou de toutes sortes; la sottise est de tout {tous) temps et de tout (tous) pays.

Ancuii. Avec une négation, on tolérera l'emploi de ce mot aussi bien au pluriel qu'au singulier. Ex. : ne faire aucun projet ou aucuns projets.

Chacun. Lorsque ce pronom est construit après le verbe et se rapporte à un mot pluriel sujet ou complé- ment, on tolérera indifféremment, après chacun, le pos- sessif son, sa, ses ou le possessif leurs, leur. Ex. : ils sont sortis chacun de son côté ou de leur côté; remettre des livres chacun à sa place ou à leur place.

C'est, ce sont. Pour annoncer un substantif au pluriel ou un pronom de la troisième personne au pluriel, on tolérera dans tous les cas l'emploi de c'est au lieu de ce sont. Ex. : c'est ou ce sont des montagnes et des précipices.

Trait d'union. On tolérera l'absence de trait d'union entre le verbe et le pronom sujet placé après le verbe. Ex. : est il.

Accord du verbe précédé de plusieurs sujets non unis par la conjonction et. Si les sujets ne sont pas résumés par un mot indéfini tel que tout, rien, chacun, on tolérera toujours la construction du verbe au pluriel. Ex. : Sa bonté, sa douceur le font admirer.

Accord du verbe précédé de plusieurs sujets au singulier unis par ni, comme, ainsi que et autres locutions équivalentes. On tolérera toujours les verbes au pluriel. Ex. : ni la douceur ni la force n'y peuvent rien ou n'y peut rien; la santé comme la fortune demandent à être ménagées ou demande à être ménagée; le général avec quelques officiers sont sortis ou est sorti du camp; le chat ainsi que le tigre sont des carnivores ou est un Carnivore.

Accord du verbe quand le sujet est un mot collectii. Toutes les fois que le collectif est accom- pagné d'un complément au pluriel, on tolérera l'accord du verbe avec le complément. Ex. : un peu de connais- sances suffit ou suffisent.

Renvois

aux page<

de la "2f (i/iiK^e

de Gramm.

173

187 el 195

198

212

Concordance ou correspondance «le<i« <eni;is.

On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l'im- parfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel présent. Ex. : il faudrait qu'il vienne ou qu'il vînt.

Participe passé. Pour le participe passé construit avec l'auxiliaire avoir, lorsque le participe passé e-^t suivi soit d'un infinitif, soit d'un participe présent ou passé, on tolérera qu'il reste invariable, quels que soient le genre et le nombre des compléments qui précèdent. EX'fles fruits, que je me suis laisse' ou laisse's prendre;

les sauvages que Von a trouvé ou trouvés errant dans les bois. Dans le cas le participe passé est précédé d'une expression collective, on pourra à volonté le faire accorder avec le collectif ou avec son complé- ment. Ex. : la foule d'hommes que f ai vue ou vus.

Participes passés invariables. Actuellement les participes approuvé, attendu, ci-inclus, ci-joint, excepté, non compris, y compris, été, passé, supposé, vu, placés avant le substantif auquel ils sont joints, restent invariables. Excepté est même déjà classé parmi les prépositions.

On tolérera l'accord facultatif pour ces participes, sans exiger l'application de règles différentes suivant que ces mots sont placés au commencement ou dans le corps de la proposition, suivant que le substantif est ou n'est pas déterminé. Ex. : ci joint ou ci jointes les pièces deman~ dées (sans trait d'union entre ci et le participe); je vous envoie ci joint ou ci jointe la copie de la pièce.

Ne dans les propositions subordonnées. On

tolérera la suppression de la négation ne dans les propo- sitions subordonnées dépendant de verbes ou de locutions signifiant ;

Empêcher, défendre, éviter que, etc. Ex. : défendre qiion vienne ou qu'on ne vienne ;

Craindre, désespérer, avoir peur de, de peur que, etc. Ex. : de peur qu'il aille ou qu'il n'aille ;

Douler, contester, nier que, etc. Ex. : je ne doute pas que la chose soit vraie ou ne soit vraie.

Il tient à peu, il ne lient pas à, il s'en faut que, etc. Ex. : il ne tient pas à moi que cela se fasse ou ne se fasse.

On tolérera de même la suppression de cette négation après les comparatifs et les mots indiquant une compa- raison : aulre, autrement que, etc. Ex. : l'année a été meilleure qu'on l'espérait ou qu'on ne l'espérait ; les résultats sont autres qu'on le croyait ou qu'on ne le croyait.

iJe mémo après les locutions à moins que. avant que. Ex. : à moins qu'on accorde le pardon ou qu'on n'accorde le pardon.

^5a5T5^ DEUXIÈME ANNÉE

DE

GRAMMAIRE

Revision Syntaxe - Style Littérature Histoire littéraire 380 Exercices Lexique

80 Rédactions nouvelles

A l'usage DES ÉCOLES PRIMAIRES, DES LYCÉES ET DES COLLÈGES

LARIVE & FLEURY

LIBRAIRIE ARMAND COLIN

Rue de mézières, '6, PARIS

ion

Dioils (Je reproduction cl de Uaduclion rt-seivt-B jiour tous pays.

(/l'i' Édition).

PREFACE

Cette Deuxième anuM Je Grammaire est une grammaire complète, puis- quelle donne la pluralité des règles qui régissent le parler français. Les candidats au Certificat d'études y trouveront tous les éléments du savoir qui doit leur assurer le succès. D'ailleurs elle est conforme aux pro- grammes de i»82 et de 1887, et s'est inspirée des circulaires ministérielles les plus récentes. Elie renferme un grand nombre d'exercices sur la déri- vation, la composition des mots et leurs familles, si- importantes pour la connaissance du vocabulaire qui est indispensable dans la rédaction ou la composition françai>so. Les programmes récents ont imposé la connais- sance si judicieuse des homonymes qui éveillent l'attention de 1 élève sur l'orthographe des vocables, comme les synonymes l'attirent sur la signification, le sons des mots. Ces uolions sur les mots trouvent leur application naturelle, et pour ainsi dire fatale, dans la construction delà phrase : de des exercices sur l'analyse logique et les éléments de la composition.

'foutes les fois que la chose a été possible, nous avons cherché à intro- duire des phrases tiréôs des bons auteurs ou donnant des notions scienti- fiques exactes. C'est pourquoi, nous conformant à l'arrêté ministériel si sage du 9 mars 1897, introduisant dans l'Enseignement de la langue française des « Notions sur les dangers de l'alcoolisme au point de vue de l'hygiène et de la »!0)-«feii,nous avons mis des narrations qui, nous eu sonmies certains, éveilleront, dans l'esprit de nos jeunes génératious, des idées salutaires.

Le livre se termine par des notions succinctes sur la versification, la littérature et l'histoire littéraire, notions qui seront développées dans la Troisième année de Grammaire.

Ce simple exposé montre quel soin nos Editeurs et nous-mêmes met- tons à améliorer nos o\ivrages et à mériter de plus en plus le bon accueil que les Maîtres de l'Enseignement ont bien voulu nous accorder.

Programme de 1887 et Arrêté de 1897. Langue française. (cours supérieur de il A 13 ans)

Kovisiou <!(' la grannnairc et do la sjnlaxc.

Étude de la proposition et (les principales sortes de propositions.

Fonctions dos mots dans la pliiMse.

Frincipalc-i règles relati- ves à l'emploi dos modes et a la concordance des temps.

Cas dil'licilcs que présente l'orlliograplio de cer- tains noms, pronoms, adjectifs, vorhcs in-o- guliers.

Notions d'étymologie usuelle et do dériva- lion.

1" Rxcrcices oi'aux :

Suite et dêveloppciticnt dos exercices d'èlocu- lioii.

Compte rendu de lectures, de leçons, de promena- des, cVexpêrienres, etc.

Exposé de vive voix par l'élève d'ini morceau liislorique ou littéraire qu il a été cliarjjê de lire et d'analyser.

2" Exercices de mémoire :

Récitation expressive de morceaux choisis, eu prose et en vers, de dialogues, de scènes oinpi'uiitres aux clas- sii|ues.

.3" l'ixorcicos écrits :

ilictécs prises dans les auleui's cl.issiqucs et sans rcclici'chc <les dif- li cul tés grannnalicalos.

Exercices sur la (li''ri va- llon ot la composilion des iiiuli, tur i'ôlimo-

logic, sur l'appliciilion des règles les plus im- portanlesde la syntaxe.

Rédaction sur des objets simples. Prendre quel- quefois pour sujet les effets et les danqers de l'alcoolisme. (Arrêté ministériel de 1897.) Compte rendu de leçons et de leclures.

Exercices d' naly:c :

(ji lest ions d'analyse gram- niiilicale à propos do cas ilillicilos renconti'és dans la Icclur '.

Exercices oraux d'analyse logique.

Ji° Lectures ))ar le maître, avec le co icours des élèves; sujets lilté- raires, diamaliqucs, historiques.

LA DEUXIÈME ANNÉE

DE GRAMMAIRE

CHAPITRE PREMIER NOTIONS PRÉLIMINAIRES

I. Révision.

1. Définition. La Grammaire française est l'ensemble des règles qu'il faut suivre pour bien narler et bien écrire le fiançais.

2. .^lots. Pour parler et pour écrire on se sert de mots. Vi)i, enfant, animal, sont des mots.

3. Syllabes. Les mots sout composés de syllabes.

On appelle >;>jllahe, une ou plusieurs lettres que Ton prononce ensemble. Dans vin, il y a une syllabe; dans en-fant, il y a deux syllal)es; dans a-ni-mal, il y a trois syllabes.

4. Lettres. Les syllabes sont composées de lettres.

Il y a en français vingt-cinq lettres qui sont : a, b, c, d, e, f, g, II. I, /. /.", /, m. n, 0, p, q. r, .<. /. u. v, x, y, z.

3. \ojcUes, consonnes. Il y a deux sortes de lettres; les voyelles et les consonnes.

6. Il y a six voyelles qui sont : «, e, i, o, u. y.

7. Il va dix-neuf consonnes, qui sont : b, c, d, /", g, h,j, le, l, m, n, p, q. /•, s. /, f, X, z.

8. .Sortes d"e. On distingue trois sortes d'e ; L> muet, e, comme dans ?»owr/e, droite.

Le fermé, é, comme dans été, café. Le ouvert è, é. comme dans pro'è^-, fêle. 0. Lettre ft. La lettre // est muette ou aspirée. La lettre //est ««<'//<' quand elle ne se prononce pas, comme dans l'homme, Vbonneur, Vbistoire. La lettre h est aspirée quand elle fait prononcer du gosier la vello suivante, comme dans \e hameau, \ebéro7i, ]d haine.

10. Espèce.s de mots. Il va en français dix espèces de mots, qu'on appi-Uo les dix parties du discours, ce sont : le nom, Varfirle,\'adjectif. It" pronom, \e verbe, \e participe, \a préposition, Vadverhe, la conjonction et V interjection.

11. Mots varialiles. On appelle mots variables ceux donl la terminaison pfut changer. Les mots variables sont : le 7iom, l'article. Va'ljcfif. \c pronom, le verbe, \c participe.

12. Mots invariables. On appelle mots invariables ceux dont la terminaison ne peut pas changer. Les mots invariables sont : \d. préposition, y adverbe, la conjonction et Yinterjection.

NOTIONS PRELIMINAIRES.

II. Des signes orthographiques.

13. Les signes orthographiques sont : les accents, le tréma, la cédille, \e trait d'union, l'apostrophe.

14. Accents. H y a trois sortes d'accents : l/accent aigu {^), comme dans été, café. L'accent grave (^), comme dans procès, au delà. L'accent circonflexe (-^J, comme dans pâte, tempêie,

gîte, apôtre, flûte.

15. L'accent aigu remplace souvent un ancien s supprimé.

Ex. : Épée pour espée; école pour escole.

16. L'accent cî>con/?ea;e remplace presque toujours une ancienne lettre supprimée.

Ex. : âge est mis pour eage; rôle, pour roole; assidûment, pour assiduement ; vêpre, pour vespre(/e soir); croître, pourcroistre.

17. Tréma. Le ù'éma {") se place sur toute voyelle qui doit être prononcée séparément de la voyelle précédente.

Ex. : Haïr, Saùl.

18. Cédille. La cédille (^) se place sous le c de- vant a, 0, u, pour donner au c le son de Vs.

Ex. : Façade, façon, reçu.

19. Trait d'union. Le trait d'union sert à lier deux ou plusieurs mots.

Ex. : Venez-vous? arc-en-ciel.

20. Apostrophe. L'apostrophe (') remplace une des voyelles a, e, i devant une autre voyelle ou un k muet.

Ex. : Z/'abeille, d'honneur, iil vient.

13. Quels sont les signes orthogra- phiques ?

14. Combien y a-t-il tle sortes d'ac- cciils ?

15. Que remplace lacccnt aigu ?

16. Que remplace l'accent circon- (Icio?

n. Qu'est-ce que îc tréma, et quel en est l'emploi ?

18. Qu'est-ce que la cfdille, et quel eu est rcm|)loi ?

19. Qu'esl-ce que le trait d'union, et quel en est l'emploi '?

t-'O. Qu'est-ce que l'apostrophe, cl quel cil fst l'i'niploi ?

NOTIONS rni'.LIMINAlRES. li

TH. De la pouctiiatiou.

21. La ponctuation est employée pour érlaircir le sens des phrases et pour indiquer les pauses que Von doit faire en lisant.

22. Les signes de ponctuation sont : la virgule (j), le point-virgule i î\ les deux points (I), le poi7it (,), le point d'interrogation (?). le point d' exclamation {l), les guillemets [n), le tir^et [ ), \sl parenthèse ()).

23. Règ-le. La virgule indique une petite pause ; le point-virgule et les deux points, une moyenne pause; le point, une pause complète.

24. Virg-ule. On emploie la virgule après les noms, les adjectifs, les pronoms, les verbes, etc., qui entrent dans uneénumération ; avant et après les par- ties de phrase qui ne sont pas indispensables au sens.

Ex. : La candeur, la docilité, la simplicité sont les

vertus de l'enfance.

Il faut, autant rju'onpeut, obliger tout le monde.

2o. Point-virgule. On emi)\oie\e poiiit-virgule

pour séparer les principales divisions d'une même

phrase, notamment quand on a déjà fait usage de la

virgule pour les subdivisions.

Ex. Les groseilles, les raisins, sont des baies; les cerises, les prunes, sont des fruits à noyau.

26. Deux points. On emploie les deux points devant une citation, et devant une partie de phrase qui sert à étendre ou à éclaircir celle qui précède.

Ex. : Le chêne un jour dit au roseau : « Vous avez bien sujet daccuser la nature. » Rien ne sert de courir : il faut partir à point.

27. Point. On emploie le point à la fin des phrases, quand le sens est entièrement fini.

Ex. : Le mensonge est le plus bas de tous les vices.

21. Qu'est-ce que la ponclualion ?

i2. Quels sont les signes de ponc- tuation ?

23. Qu'indiquent les principaux signes de ponctuation?

ii. Quand emploie-t-ou la virgule?

2.Ï. Quand cmploic-t-on le point-vir- gule ?

2G. Quand cmploie-t-on les doui points ?

27. Quand emploic-t-on le point?

6 NOTIONS PRFLIJIINAIRES.

28. Point «rinterrog-ation. On emploie le point d' interrogationh.\di fin des phrases interrogatives.

Ex. : Que faisiez-vous au temps chaud ?

29. Point d'exclamation. On emploie \e point d'exclamation après les interjections et à la fin des phrases exclamatives.

Ex. : Hélas 1 malheur aux vaincus !

30. Guillemets et tirets. On place les guille- mets au commencement et à la fin des citations. Les f/re^s indiquent qu"il y a changement d'interlocuteur.

Ex. : K Qu'est cela? lui dit-il. Rien. Quoi rien? Peu de chose. »

31. Parenthèses. On renferme entre deux parenthèses toute phrase qui a un sens à part au milieu d'une autre.

Ex. : On conte qu'un serpent, voisin d'un horloger c'était pour l'horloger un mauvais voisi- nage), entra dans sa boutique.

1 à 4. Exercices de ponctuation.

l'abeille et la mouche.

Remplacez chaque trnit ( \ ) par un des signes de ponctuation.

Un jour une Abeille aperçut une Mouche auprè? de sa ruche | Que viens-tu faire ici l lui dit-elle d"un ton furieux | Vraiment | c'est bien à toi | vil animal i à te mêler avec les reines de l'air | Tu as raison i répondit froidement la .Mouche | on a toujours tort de s'approcher dune nation aussi fougueuse que la vôtre | Rien n'est plus sage que nous j dit l'.Abeille | nous seules avons des luis et unp république bien policée | nous ne butinons que sur dos lli'urs odorib-rantes | nous ne faisons que du miel dclicieux | qui égale le nectar* | Ote-toi de ma présence | vilaine mouche impor- tune* I qui ne fais que bourdonner et chercher ta vie sur les ordures | iNous vivonscomme nous pouvons | ri'pondit la Mouche | la pauvreté n'est pas un vice | mais 1a colère en est un grand | Vous faites du miel qui est doux | mais votre cœur est toujours amer | vous êtes sapres dans vos lois | mais emportées dans? votre conduite | 11 vaut mieux avoir des qualités moins éclatantes | avec plus de modération |

28. Quand emploie-l-on lo point d'in- \ 30. Quand crnploio-t-on les guillcincts lorrojratiou ? i ot les tirets ?

29. Quauil emploic-t-on le point d'ex i 31. Quand cmploic-t-on les parcn- clamalion .' thèses?

NOTIONS PnÉLIUINAlRES. 7

IV. De la proposition. 82. Défiuitiou. On appelle proposition renon- ciation d'un jugement. Quanti je ilis : Paris est grand, je juge (jue la (piaiité île <irand convient à Paris.

33. Sujet, verbe, attribut. Toute proposition se compose de trois parties : un sujet, un verbe, un attribut. Dans Paris est ijrand, Paris est le sujet; est le verbe; grand l'attribut.

34. Souvent le verbe et l'attribut ne forment qu'un seul mot.

Ex. : Paul mange, c'est-à-dire Paul est mangeant.

36. Du sujet. Le su/et est l'individu que l'on affirme être possesseur d'une qualité.

Le sujet peut être un nom, un pronom ou un infinitif. Ex. : Paris est grand nom propre sujetj.

Pu seras sage (pronom sujet).

Mentir est une action vile (infinitif sujet). 3G. Le sujet peut être formé d'un ou de plusieurs mots.

Ex. : Les hommes sont mortels (sujet simple).

Le lion et le tigre sont féroces (sujet composé;.

Le chevuî de ynon oncle est malade (sujet avec complément ou sujet complexe).

37. Du verbe. Le verbe est le signe de l'aitir- mation ; c'est lui qui relie l'attribut au sujet.

Logi(juement, il n'y a qu'un seul verbe, qui est le verbe être.

38. On admet (1) que les autres verbes sont com- posés du verbe être et d'un attribut; c'est pour cela qu'on les appelle verbes attributifs.

Ex. : Je mange, c'est-à-dire : Je suis mangeant.

Tu as dormi, c'est-à-dire : tu as été do)-mant.

! ' Ce n'est pas exact, mais commode.

3i. Qu'appelle-t-on proposition ?

33. Quelles sont les trois parties de la proposition ?

34. Le vcrhe et l'attrihut peuvent-ils ne former qu"un seul mot ?

3.Ï. Qu'est-ce que le sujet ? Quels soûl les mots qui peuvent être sujets 7

36. Quelle peut être la composition du sujet ?

37. Qu'est-ce que le verbe 7 Quel est le seul verbe qui existe logique- ment ?

38. Commî'nt admet-on que les autres verbes sont coinjiosés ?

8 NOTIONS PRKLIMINAinES.

39. De l'attribut. L'attribut est la qualité que

l'on déclare appartenir au sujet.

\J attribut peut être un nom, un adjectif, un pro- nom, un infinitif ou un participe. Ex. : Le travail est un trésor (nom attribut). Cette plairie est fertile (adjectif attribut). Cette maison est la mienne (pronom attribut). Souffler n'est pas Jowe?^ (infinitif attri'^ut). Mon père est parti (participe attribut).

40. L'attribut, comme le sujet, peut être formé d'un ou de plusieurs mots.

Ex. : La vertu est aimable (attribut simple).

Cet enfant est méchant et paresseux (attribut composé). Cette plaine est fertile en blé (attribut avec complément ou attribut complexe].

5. Sujet, verbe, attribut.

Écrivez : Le ciel (sujet) était (verbe) rouge (attribut).

1. Le ciel était rouge. 2. Le vent soufflait. 3. L'orage gronde.

4. Le fruit sera mûr. 5. Le melon aura été mangé. 6. Le cheval a henni. l. Le rat avait rongé. 8. L'écolier aurait ré- pondu. — 9. L'arbre fut abattu. 10. Les poires ont été cueillies.

11. Les éclairs brillaient. 12. Les tambours battirent. 13. Les merles blancs sont rares. 14. Les oiseaux aquatiques sont voraces. 15. Les fruits mûrs seront mangés. 16. Les vieilles maisons ont été démolies. 17. Les jeunes arbres croîtront. 18. Les petits enfants crièrent. 19. Les jeunes filles avaient chanté.

6. Étude de la proposition.

Écrivez : La terre est émaillée (attribut) de fleurs.

1. La terre est. . . de fleurs. 2. Les arbres sont. . . de fruits. 3. Toulouse " et Bordeaux' sont. . . par la Garonne*. 4. Le bon écolier sera toujours... de son maître. 5. L'oie est un.. . de basse-cour. —6. La France est . . par quatre grands fleuves. 7. Le paratonnerre a été. . . par Franklin *. 8. Le plâtre est. . . dans les constructions et en agriculture. 9. Les pattes du chat sont. . . d'ongles très pointus; son poil est . . . 10. Marseille* est.. . sur la .Méditerranée*.— 11. Le chou est une... potagère. 12. Lalieille et la guope .sont. . . d'aiguillons.

39. Qu'esl-cequel'altribut? Quels sont 1 tO. Quelle peut être la composition Ic3 mois qui pcuvcul ilrc attributs ? | de l'attribut ?

NOTIONS PRELIMINAIRES. V

\. Des différentes sortes de propositions.

40*. Il y a trois sortes de propositions : la propo- sition indépendante, la proposition principale et la proposition subo)'don)iée.

40''. On appelle proposition indépendante celle

qui a un sens complet par elle-même. Ex. : Le soleil luit pour tout le monde.

L'éclair brille, le tonnerre gronde.

40". On appelle proposition principale celle dont le sens est complété par une ou plusieurs autres propositions qu'on appelle propositions subor- données, c'est-à-dire dépendantes.

Ex. : Je sais (proposition principale) que la terre tourne (proposition subordonnée). Travaillez le jour (proposition principale) afin que vous reposiez la nuit (proposition subordonnée).

40**. Une proposition subordonnée peut avoir sous sa propre dépendance une seconde subordonnée. Ex. : Les savants pensent que les hommes se servirent d'instruments en cuivre pur, avant que le bronze fut découvert. 40°. Une proposition soit indépendante, soitsubor- donnée, qui vient s'intercaler entre les termes d'une autre proposition, prend le nom d'incidente. Ex. : La vendange, dit-on, sera bonne cette année. L'homme, qui n'a que peu d'années à vivre, abrège souvent son existence par des excès.

40^. On peut dire en général que, dans une phrase, il y a autant le propositions qu'il y a de verbesk un mode personnel (indicatif, conditionnel, impératif, subjonctif;.

10 NOTIONS PRÉUMINAIRES.

VI Union des propositions.

40^. Les propositions indépendantes sont unies : Par simple juxtaposition*. Ex. : 0 soleil! tu parais, tu souris, tu consoles la terre.

■2° Par les conjonctions : et, ou, ni, mais, or, car, donc. Ex. : Les richesses attirent les amis, mais la

pauvreté les éloigne. 40''. Les propositions subordonnées sont unies à la principale : Par la conjonction que ou par ses composés : afin que, de sorte que, pendant que, lorsque, et par les autres conjonctions de subordination : si, comme, quand, etc. Ex. : On dit que les cerfs vivent longtemps.

L'homme courageux travaille, petidant que le paresseux dort. Par les pronoms relatifs qui, que, donc, par l'ad- verbe oii, enfin par un adjectif conjonctif.

Ex. : Faites-vous des amis dont vous n'ayez pas à rougir. Les castors établissent sur les rivières une chaussée oî' ils élèvent leurs cabanes. Dites-moi quallc heure il est.

VIT. Apposition, ellipse, inversion.

40'. hans cette phrase : le lion, tcrrrur des forets, fut attaqué par ses sujets. ces mots : terreur des forêts sont dits en apposition avec le mot lion.

âOK Lorsque, dans une phrase, il manque un ou plusieurs mots, o.i dit qud y a ellipse.

Ex. : Plus fait douceur que violence, c'est-à-dire, la douceur fait plus tjue la violence ne fait.

Remarque. On doniie sniivpiit le nom (\o. propof^itions ellipti- quf's aux propositions dans lesquellfis il y a une ellipse.

40"'. Lorsque, dans une phrase, les mots ne sont pas placés dans leur (^rdi'c grammatical, on dit qu'il y a inversion.

Ex. : Aux branches d'un tilleul, une jeune fanvcttt* avait de ses petits suspendu le berceau.

DU NOM OU SUBSTANTIF. H

CHAPITRE II DU NOM OU SUBSTANTIF

I. Kevi<^ioii.

41. On appelle uom uli substantif tuut mut qui sert à nommer une personne, un animai, uu une ctiuse, comme Louis, chien, litre.

DIFFÉRENTES ESPÈCES DE NOMS

42. 11 y a deux sortes denunis : le nom coinnutnet le nom propre.

43. !\'oni coniniun. Un appelle nom commun tout nom qui - ;tppliiiue à toutes les personnes ou à toutes les choses de la rnème espèce; ainsi homme, cheval, maison sont des noms communs.

44. !Voni propre. On appelle nom propre tout nom qui sert à désigner les personnes ou les choses uniques de leur espèce; ainsi Robert, Julie, Paris, la Seine sont des noms propres.

45. !\'oni collectif. On appelle nom collectif tout nom com- mun qui. quoique au singulier, éveille dans l'esprit l'idée de plu- sieurs personnes ou de plusieurs choses; ainsi uiultitiidp. foule, tiijnpe sont des noms collectifs.

46. Le collectif est 'jenéral ou partilif.

47. Le collectif est général quand il représente la totaliié des individus: dans ce cas, il est ordinairement précédé de le, la, les, vijn, ton, son, ce. Ex.: La multilude des aiumaux.

48. Le cullectif est partitif quand il ne représente qu'une partie des individus; dans ce cas, il est ordinairement précédé de «?«, une. Ex.: Une multilude d'animaux.

DU GENRE

49-OÔ. Il y a t-n français deux genres : le masculin cl le /e/uinin.

iiG. Il y a trois manières de marquer la distinction des genres chez les hommes et chez les animaux :

1" On emploie des mots différents pour le masculin et pour le féminin, Ez.-.Lepère, la ?«è?"e ; le bélier, la brebis ; le bouc, la chèvre.

2" On ajoute le mot mâle pour le masculin et le mot /'e?ne//e pour le féminin. Ex.: Le rossignol mâle, le rossignol femelle.

3" On change la terminaison des substantifs masculins pour en former le féminin. Ex.: Le marchand, la marchande; le lion, la honne : le chat, la chatte ; le loup, la louve ; le tigre, la tigresso.

o7. Remarques. C'/îaw/eur fait c/ia?î^euse dans les acceptions ordinaires, et cantatrice lorsqu'on veut désigner les femmes qui cnantenî avec une grande habileté. Demandeur' et défendeur" font demanderesse et défenderesse, en style judiciaire. Pêcheur (ni va à la pêche) fait pecAcuse; peW^eun'qui commet des péchés) lait pécheresse. Chasseur (ait chasseuse dans le langage ordi-

12 Dlî NOM OU SUBSTANTIF.

naire, et chasseresse, en style poétique. DéOUeur (qui débite des nouvelles), fait debiteuse; débiteur (qui doit), fait débitrice.

DU NOMBRE

S8-60. 11 y a en français deux nombres: le singulier elle pluriel.

61. On l'orme le pluriel d'un nom, en ajoutant un sau singulier Ex.: Le père, les pères ; le livre, les livres.

62. Les noms terminés au singulier par s, y, z, ne changent pas au pluriel. Ex.: Le fils, les fils; la voix, les voix: le nez, les 7iez.

63. Les noms terminés au singulierpar an, eau, eu, prennent un X au pluriel. Ex.: le noyau, les noyaux; le bateau, les bateaux ; le feu, les feux.

64. Sept noms terminés par ou prennent aussi x au pluriel. Ce sont : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou, qui font au pluriel : bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux.

Tous les autres noms en ou prennent un s au pluriel : un clou, des clous; un verrou, des verrous.

6o. Les noms terminés au singulier par al changent au pluriel al en aux. Ex.: Le mal, les maux, le cheval, les chevaux.

Cependant quelques noms en al prennent tout simplement un s au pluriel. Ainsi bat, caimaval, chacal, régal, font au pluriel : des bals, des carnavals, des chacals, des régals.

«6. Les noms terminés au singulier par ail changent au pluriel ail en aux. Ex. : Le bail, les baux; le soupirail, les soupuaux.

Cependant quelques noms en ail prennent tout simplement un s au pluriel, tels sont : l'éventail, les éventails; le détail, les détails; le gouvernail, les gouver}iails ; le portail, les portails.

COMPLÉMENT DU NOM

67-68. On appelle complément d'un nom le mot ou les mots qui complètent le sens de ce nom. Ainsi dans ces phrases :

Le chant de falouette, un cheval e«cfl;'/o;î, un fauteuil àrouleltes; deValouette e%\. le complément de chant ; en carto7iest le complé- ment de cheval; à roulettes est le complément de fauteuil.

Remarque. Le complément d'un nom est toujoursjointàcenom par un des moi?, de, en,à, pour, etc., qu'on ajipelle dei prépositions.

LETTRE FINALE D UN i;OM

69. Pour connaître la lettre finale d'un nom, il suffit en général de cliercher un de ses dérivés. Ainsi on connaîtraque /•««g' se termine par un g, puisqu'il a ranger, rangée, rangement ^out (lévi\éi.

M IJKVANT M, B, P

70-71. On met toujours m devant m, b, p. Ex. : Immobilité, im- licrbe, imprudence, etc. Les mots néunniuins, bonbun, embonpoint, font seuls exception.

DL' NOM OU SUBSTANTIF. 13

II. Pluriel «les noms composés.

72. On appelle nom composé tout nom formé de deux ou plusieurs mots.

Ex. : Une basse- cour, un chou- fleur , des coi'ps de garde.

DEUX SUBSTANTIFS

73. Quand un nom composé est formé de deux substantifs, ils prennent tous les deux la marque du pluriel.

Ex. : Un chien-loup, des chiens-loups.

UN SUBSTANTIF ET UN ADJECTIF

74. Quand un nom composé est formé d'un subs- tantif et d'un adjectif, le substantif et l'adjectif pren- nent tous les deux la marque du pluriel.

Ex. : Une basse-cour, des basses-cours.

Remarques. On écrit d'après la même règle : des loups-cer' fiers', des pies-g'nèches*, des orties-grièches* .

On écrit aussi : des gt-ands-pères, des grandi-oncles ; mais au féminin on écrit : des grand'meres, des grand'tantes, avec une apostrophe à la fin de grand.

7. Mettez au pluriel :

Écrivez : Un chiea-loup, des chiens-loups.

1. Un chien-loup, des. . 7. Le chef-lieu, les. . .

2. Un chou-rave*, des. . . 8. Une plate-bande, des. . .

3. Une basse-cour, des. . . 9. Une reine-marguerite, des. <,

4. Un chou-fleur, des .. 10. Un rouge-gorge, des...

5. Un coffre-fort, des... 11. Un procès- verbal, des. . . C. Un grand-père, des. . . 12. Loiseau-mouche, les. . .

8. Analyse logique.

Distinguez les propositions subordonnées des principates et indiquez les mots qui les unissent. (Voir pages 9 et suiv.)

Les clochers des villages les matelots étaient nés et qu'ils re- connaissaient au loin dans les campagnes, les remplissaient d'allé- gresse. Mais quand le vaisseau entra dans le port et qu'ils virent sur les quais leurs amis et leurs parents qui leur tendaient les mains, il fut impossible d'en retenir un seul à bord.

Bernardin* de Saint-Pierre.

1î. Qu'appelle-t-on nom composé? ' "4. Comment écrit-on le. pluriel d'un 73. Comment écrit-on le pluriel d'un nom composé formé d'un subslaulil et nom composé iormé de deux substantifs ? dun adjectif?

14 DU NOM OU SUBSTANTIF.

DEUX NOMS EÉUNIS PAR UNE PKÉPOSITION

76. Quand un nom composé est formé de deux noms réunis par une préposition, le premier nom seul prend la marque du pluriel.

Ex. : Un ver à soie, des vers à soie.

UN MOT INVARIABLE ET UN SUBSTANTIF

76. Quand un nom composé est formé d'un mot invariable et d'un substantif, ce dernier prend seul la marque du pluriel.

Ex. : Un contre-ordre, des contre-ordres.

9. Mettez au pluriel :

Écrivez : Un ver à soia, des vers k soie.

1. Un ver à soie, des. . . 9. Un contre-amiral, des. . .

2. Un chef-d'œuvre, des... 10. Une queue-de-rat, des. . .

3. Un contre-ordre, des. . . 11. Un arc-en-ciel, des. . .

4. Le fer à cheval, les. . . 12. Un vice-président, des. . .

5. Un pied-d'alouette*, des. . . 13. Un pied de veau, des. . .

6. Une arrière-garde, des... 14. Un corps de garde, des...

7. Une barbe-de-chèvre*, des.. 1.5. Une arrière-pensée, des. . .

8. L'eau-de-vie, les... 16. Un cou-de-pied*, des. . .

10. Analyse logique.

Indiquez la nature des pi-opositions. (Voir pages 9 et suiv.) Une mouche survient, et des chevaux s'approche. Prétend les animer par son bourdonnement, Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment

Qu'elle fait aller la machine. S'assied sur le timon, sur le nez du cocher.

La 1'"oNïaine.

11. Formation des noms composés.

Indiquez comment sont formés les noms composés qui suivent. Ecrive: : Contre-lettre est formé d'une préposition et d'un substantif; le substantif seul prend la marque du jiliiriel, des contre-lettres.

1. Une contre-lettre. 7. Un chef-d'œuvre. 13. Une arrière-boutique.

2. Un chef-lieu. 8. Un ver à soie. 14. Un bec-de-cane.

3. Une plate-bande. 9. Un chien-loup. 15. L'eau-de-vie.

4. Un bas-relief. 10. Un ver luisant. IG.Un [)ot-de-vin.

5. Un fer à cheval. U.Unearrière-garde.n.Un procès-verbal.

6. Un arc-en-ciel. 12. Une eau-forte. 18. Un vice-président.

th. Comment éfrit-on le pluriol d'un 1 76. Comment écrit-on le pluriel d'un nom composé l'orme de deux noms unis nom composé formé d'un mot invariable pai- une préposition '.' | et d'un substantif '?

DU NOM OU SUBSTANTIF. 15

UN VEEBB ET UN SUBSTANTIF

77-70. Quand un nom composé est formé d'un verbe et d'un sî/ôs/fl?!///' complément direct, le verbe reste toujours au sinf^u/if)- : quant au substantif, Tiisage se généralise de l'écrire sans s au singulier, et avec un s au pluriel, sans tenir compte de l'idée d'unité ou de pluralité contenue dans le nom com- posé (1).

Ex. : Un porte-montre, des porte- montres. Un tire-bouchon, des tïre-Oouchoiis. Un couvre-pied, des couvre-/7ie(/5f. Un chasse-mouche, des chiisse-mourhes. Un garde-feu (2), des garde- fei'X. Un abat-jour, des abat-^'ot^rs.

12. Mettez au pluriel :

Écrivez : un essuie-mains, des essuie-mains.

1. Un essuie-main, des. . . 8. Un porte-drapeau, des. . .

2. l^n garde-manger, d^s. . . 9. Un porte-aiguille, des. . .

3. Un casse-tète, des. . . 10. Un porte-plume, des. .

4. Un casse-noisette, des. . . II. Un tire-pied*, des. ..

5. Un coupe-jarret, des. . . 12. Un tire-bouchon, de?. . .

6. Un pèse-liqueur*, des. . . 13. Le boute-selle*, les. . .

7. Un porto -clef, des... 14. Un coupe-gorge, des...

(1) La règle qui précède, et qui s'appmo sur la niajorité des cas cités dans le dictionnaire de M. Littré et de l'Académie, ne laisse pas que d'étonner si l'on tient compte du sens des noms composes. Il parait évi- dent, en effet, que les mots couvre-pied, chasse-mouche, porte-cigare, cn.ise- TîO(se</e, devraient prendre un ç au singulier comme au pluriel, et, dans la pratique, ce ne serait pas >ine faute de les écrire ainsi. Il convient toutefois de faire remarquer que plus l'emploi d'un mot est fréquent, plus celui-ci tend à perdre son sens orifrinel. C'est ainsi qu'on écrit : un portefeuille, des portefeuilles ; un pourboire, des pourboires. Il en est de même de pourparler, de contrevent, de paraphiie, de passeport, de acompte, de à-coup, de blanc-seinfj. tous mots composés auxquels on appliquo la règle ordinaire du singulier et du pluriel. Une circulaire ministérielle rassure à cet égard les élèves qui préparent leurs examens : « Toutes les fois, dit-elle, que l'orthographe du mot sera controversée, le candidat bénifici-ra du doute. »

(2) Tous les composés de garde suivent cette règle, sauf garde forestier et garde champêtre, garde est ua substantif.

77-78. Comment écrit-on le pluriel d'un nom composé formé d'un verbe et d'un substantif?

10 DU NOM OU SUBSTANTIF.

MOTS SOUS-ENTENDUS

79. Quand il y a des mots sous-entendus, on les rétablit par la pensée. Ex.: Un hôtel-Dieu; des hôtels-Dieu, c'est-à-dire des hôtels de Dieu. Un pot-au-feu, des jpoi-au-/(?u, c'est-à-dire des morceaux de viande dans un pot sur le feu.

13. Éléments de la proposition.

Trouvez le second sujet des propositions suivantes. Ecrivez :\qi pi^re et la mère (sujet composé) doivent surveiller leurs enfants.

1. Le père et la... doivent surveiller leurs enfants. 2. Les pêches et les. . . sont des fruits à noyaux. 3. Le travail et 1'. . . amènent l'aisance dansune maison. 4. Le chat et le. . . ne vivent pas souvent eu bonne intelligence. 5. L'œillet et la. . . répandent une odeur agréable. 6. Le Rhin* et le. . . prennent leur source au mont Saint-Gotliard* (Alpes). 7. La Loire et la.. . se jettent dans l'océan Atlantique.

14-15. Noms composés.

Copiez les définitions suivantes :

1. Un bain-niarie, des ôams-maric, des bains inventés, dit-on, par la sorcière Marie. 2. Un appui-main, des appuis-main, des appuis pour la main. 3. Un coq à l'àne, des coq-à-Càne, des conversations l'on passe du coq à l'iàne. 4. Un terre-plein, des terre-pleins, des lieux pleins de terre. 5. Un tête-à-tête, des tête- à-tête, des ejitretiens l'on est tète à tète. 6. Un pied-à-terre, des pied-à-terre, des /labitatiojis l'on ne pose que le pied à terre, l'on ne séjourne pas longtemps. 7. Un va-nu-pieds, des va-nii- pieds, des hommes }niscrnl)les qui vont nii-pieils.

16. Exercice de récapitulation.

Mettez au LiJuriel les mots en italique.

1. Cet {'iss'.de-main) est fait d'une toile très fine. 2. Un liôtel- Dieii) est connne une auberge les malheureux sont reçus et soignés gratuitement. Voici l'iiléo qu'on doit se faire du {ttain- tnarie) : on met sur le l'eu un vase plein d'eau, dans lequel plonge un second vase contenant ce que l'on veut faire chaulfer. 4. La {liarije-de-clievre) est un clinnipif/non ion à manger que l'on re- colle dans les liois. .ô. Bien (jue l'on ait peur du {clidt-liuant), ?7 rc?frf cependant des services aux cultivateurs. 0. On appelait autrefois « maille » une monnaie de cuivre d'une très petite valeur; de vient que l'on nomme {pince-maille) celui qui se montra avare jusque dans les moindres choses. 7. Un [pince-sans-rirc) est un homme mcclianl et sournois.

"79. Comment «'•cril-on le iMinicl d'un nom composé dans lequel il y a des mois nous-culcndus ?

DU NOM or SUBSTANTIF.

17

17-18. Morceau littéraire.

LA MORT d'une JEUNE FILLE. Faire analyser logiquement le morcpau suivant.

Comme on voit sur la branche, au mois de may, la rose, 2 En sa prime* jeunesse, en sa première fleur,

Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, i Quand l'aube* de ses pleurs au point du jour Tarrose;

La grâce dans sa feuille et l'amour se repose, 6 Embaumant les jardins et les arbres d'odeur ;

Mais battue ou de pluie ou d'excessive ardeur* S Languissante, elle meurt, feuille à feuille déclose*.

Ainsi en ta première et jeune nouveauté, 10 Quand le ciel et la terre honoroient ta beauté, La Parque* t'a tuée, et cendre tu reposes.

12 Pour obsèques* reçois mes larmes et mes pleurs.

Ce vase plein«de laict, ce panier plein de fleurs, 14 Afin que, vif et mort, Ion corps ne soit que roses.

Ronsard, xvi" siècle {Sonnet *).

QltSTlOWAIIlE (les chiffres renvoient aux iiunii^ros des vers).

1 . Quelle est l'orthographe actuelle de may ?

2. Dans quelle espèce de mots faut-il ranger prime et quel est con équivalent actuel ?

4. Quentend-ou par l'aube ? Que faut-il entendre par les pleurs de I aube?

5. Rétablissez Tordre grammatical du cinquième vers (voir :,iversion, p. 1 0). Pourquoi l'auteur a-t-il écrit ^e rrpose au singulier? Est-ce une licence* poétique? Que faut-il entendre au juste par une licence poétique ?

6. Que veut dire ici embaumant ?

Quelles sont les diverses significations de embaumer?

7. Que signifie excessive ardeur ?

8. Quelle est la signification de dé- close, et comment ce mot est-il formé?

9. Que signifie première et jeune nouveauté?

10. Quelle est l'orthographe actuelle de honoroient?

1 1 . Qu'cntend-on par la Parque ?

\ 2. Qu'est-ce que les obsèques ? Ci- tez les diffi'rents complétcentsderco!'?.

13. Comment écrit-on aujourd'hui laict ?— Citez l'adjectif dans lequel on retrouve le c de laict.

Quels sont les principaux écrivains en prose et en vers du xvi" siècle(p. 222)?

19. Exercice d'analyse.

Faites l'analyse logique puis grammaticale des vers qui suivent :

Au bonheur du prochain ne portons point envie ; Pour lui, pour ses succès, faisons plutôt des vœux; Et chassant loin do nous la bass'j jalousie, Tàchoni de mériter comme lui d'être heureux.

18 DU NOS! OU SUBSTANTIF.

III. Pluriel des noms empruntés a.ux langues étrangères.

80. Règ-le g-énérale. Les noms empruntés aux langues étrangères prennent un s au pluriel, lorsqu'ils sont fréquemment employés.

Ex. : Un opéra, des o^jéras. Un numéro, des uinnéi'os.

81. Si le nom étranger désigne une prière ou s'il est composé de plusieurs mots, il s'écrit au pluriel comme au singulier.

Ex. : Un pater, des pater ; un in-folio, des in-folio.

82. Les mots carbonaro^ dileitanie. lazzarone,quin- tetlo. maximum*, minimum* , font au pluriel : carbonari, dileitanti, lazzaroni, quintetti, maxima, minima.

20. Mettez au pluriel.

Ecrive: : Des opéras sont des pièces de théâtre dont toutes les paroles sont chantées.

1. Un opéra est une pièce de Ihéàtre dont toutes les paroles sont chantées. 2. Autrefois le zéro était représenté par nn simple point. 3. Un quolibet est un mauvais /eîf de mots qui ne plaît pas à tout le monde. 4. Le tilbury de cet Anglais est une voiture très élégante. 5. Un panorama est un grand tableau disposé en rond et produisant sur notre vue l'illusion la plus complète. 6. Voici un in-folio*, mi in-quarto* et un in-octavo*. 7. Le lazzarone est un mendiant qui se chauffe au soleil dans les rues de Naples*. —8. Un quiproquo* a souvent amené une querelle. y. L'alibi* est fréquent en matière criminelle. 10. Je possède un fac-similé' (1) de l'écriture de Corneille* 11. U>i dilettante est un amateur passionné de musique. 12. Un carbonaro était un 7nembre d"une société secrète italienne. 13. Un bon numéro est une chose rare dans une loterie. 14. Un qiiintetto est un mor- ceau de musique à cinq parties.

20 6/5. Familles de mots.

Définissez les mots suivants et indiquez les mots qui appartiennent à la même famille que chacun d'eux.

1. Bois. 2. Chaîne. 3. Têle. 4. Serre. 5. Lait. —6. Brute. 1. Rive. «. Table. 9. Troupe. 10. Sec. U. Ser- vir. — 12. Arme. 13. Mor. 14. Guerre. 1.5. Tapis. 16. Coutte. 17. iMarché. 18. Fort. 19. Gros.

(1) L'.\cad6mio écrit aujourd'hui, en les francisant, un autodafé*, des autodafés; un fac-similé ', des fac-similés ; un aparté, des apartés.

80-81-82. Coniincnl forme-t-on le pluriel des noms empruntés aux lanf^ucs 6lrangàiSk7

DU NOM OU SUBSTANTIF. 19

IV. Pliii°iel des iioiiis i>i'oi>i*cs.

iî3. Uég"Ie. Les noms propres ne prennent pas la marque du pluriel lorsqu'ils ilésignent les individus mêmes qui portent ces noms.

E>:. : Les deux Corneille* sont nés à Rouen*.

84. Les noms propres prennent la marque du pluriel : s'ils désignent des individus semblables à ceux que l'on nomme.

Ex. : Les Corneilles, les /{acines* sont rares (c.-à-d., les poètes comme Corneille, comme Racine).

S'ils désignent certaines familles historiques.

Ex. : Les Bourbons*, les Guises*, les Horaces*.

3" S'ils désignent des noms de pays.

Ex. : Les deux Amériques*, les deux Guinécs* .

V. 3Iots invariables employés

substaiitiveiueut. 8o, h^s mois invm'iab les employés substantivement ne prennent pas la marque du pluriel.

Ex. : Avec des s/ on mettrait Paris dans une bouteille.

21. Pluriel des noms propres.

Copiez et orthographiez convenablement les noms entre parenthèses.

Il semble que le génie ou le talent soit héréditaire dans certaines familles : la littérature latine s'enorgueillit des deux {Sénèque)* et des deux (Pline *\ la poésie française a ses Acaxk {Racine), ses deux (CoiiieiUe), ses deux (C7ie?i*e?')*; les quatre [Bevnouilli)* de Bâle* furent des matliématiciens d'un grand mérite*; les deux {Cuvier)*, les deux {Geo/f'roy-Saiîit-Hilaire), les cinq (Jussieu) * furent des naturalistes* éminents; les cinq (C'assmi)* eurent de la réputation comme astronomes*; les deux (Ampère)' se distinguèrent, le pre- mier dans les sciences, le second dans les lettres.

La bravoure est moins rare que le génie; on compte tout au plus deux ou trois [Newton)* depuis les temps fiistoriques, tandis qu'on compte plusieurs (Alexandre)*, plusieurs (César)', plusieurs (Bayardj' et plusieurs (Turenne)''.

Christophe Colomb' a donné à l'Amérique le nom d'(Inde) occi- dentales. Les {In'le) orientales sont les deux grandes presqu'îles de l'Asie méridionale. Les trois (Guyane)* sonl : la Guyane française, la Guyane anglaise, la Guyane hollandaise. Les (pourquoi) sont souvent très embarrassants et les {parce que) très embarrassés.

83-S4. Comment forrae-t-on le pluriel 1 des mots invariables employas subslaa- des noms propres ? tivemenl?

85. Coiiimcat forme-t-on le pluriel

86. Aieul, ciel, œil, rbnt i\i piiiriei^azemr.ciei yeux, excepté dans les cas suivants :

l^ Aïeul fait aïeuls [àvea un s) lorsqu ^a^t grand-père paternel et du grand-père ma ::.el.

Ex. : Ses deux aïeuls assistaient à soa m ïm^^i.

*2" Ciel fait de/s 'avec un sj , quand >,

[as ciels de la Grèce, de l'Italie; en ter;»... . 7 ij-iuii; ce peintre feiit bien les cie/s de ses taJjleaus: qnsril dé-' - . •• . ■• , . ^.^ j'^|.

eaî" ; - - . r

3" Œlii t'ait op?/a lavee un s) quand, li 6)c t 'e pr- rah^'- -^i ■'■l'-'at d"un substantif composé: dti.;::!s4 btv rfs fenêtres rondes) ; des œtls-ée-hf^i

(cr: ^ . ,.

« ' ^ f '..lil fait au pluriel ôestïanx.

8^. Travail fait tj'twitux, excepté lorsqu'il s'a^ d'une macliine à ferrer les cùevaux.

Ex. : Ce mareciiai-ferrant a plusieurs taravaHs.

8». Ail Ht au pltnriel aê&t (I* pbnrie* «w/iesl aiu[w«rd"liui peuusiliév.)

22. FttzrteL ;is aÎBuL aiM. CBsd, etEi.

L Pfu'l'uis ilw bnil«a ii;i'i'"-i"-' im ■^'•n itnip onçH'^ > 'i^-^ iriti' trîltoonsd'iîiia ipu ijwoaîii r—ei-'is. ;

sous lu 'liMH'irim.ii-.ini . ...ni] rous 1('~

riiinmiit' ■• iib> te^ laauitui

prjiluuUi 1' ; -Tiuiiit'. tu ;iii

«tu. J. Lus.ttRi-^tt- ; ;aiir U.I -

suiliws cuiiiifiiesj i.{iiL*i OMvmuyyttnir. itiuur uts: au!'' vtnt i lu itu'tiiutt dfi oa ttiii«rmiitt; a»:;? (ml), pur li- vtîiçtftiUiun, tfaiiïjtlM-TnKurtHT tiums«uji& autusàpr viflLus giiuitas. j. Ltis te?/' tu luirt tur"".u Hur

-tU-glUDii' <Htcrttani, ■iami'

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Pr NOM or SrBSTAJVTIF. 21

- Vont* qui ont les; deux genres.

our. délice et orgue sont masculins au

; féminins âu plujieL I fol amour, de folles amours. I ! grand délice, de grandes délices. i \ bel orgue, de belles orgues. is veut au féminin les adjectifs qui le nimédiatement, et au masculin ceux qui

à de bonnes gens.

gens soupçonneux sont souvent trompés.

s 1" Lorsque gens désigne une profession, une eaté-

js. tels que gens de Ut&e^ (écrÎTains), gens de robe

mistrals), gens d'épée (militaires), les adjectifs qui

jU'-];é a lie soit leur place, se mettent au masculin

- - us de lettres.

- > gens, fermant une sorte de substantif jjectiis qui s'y rappiortent se mettent toujours au ri. Ex. : Ces bons jeunes gens.

:ant est masculin lorsqu'il s'agit d'un petit 1 lémini 1 lorsqu'il s'agit d'une petite file. \m neveu est un bel enfant. nièce est une belle enfant.

23. Exercice d'accord.

' accorder Buivant la rèfle les mots en iUdiqae.

■ler\ orgues [apporté] en France ont été [donné)k

' par le calife * Haroun-al-Rascbid '- 2. 11 n'y a

"S [éternel} Tainour [mateniel) seul ne finit pas.

. Ties faisaient les plus {chers) délices des Français

- 4. Je plains une infiDité de gens : les gens [oisif) et

.■'>-. r -_-r,. infirmes, les gens qui ont une réputa-

eux) gens que Tinfortune poursuit

..... ..: de bien n'y avait-il pas pai'mi ceux

-ajt a 1 esclavage ! €. il y a toujours de [sot) .:_;Xident pas nifux aue d'admirer les extrava- .res. 7. Lee ■. ■i-uit'^ pour l'église Saiiit-

, : jmiration des _ "s.

s«'-rous sur les deux gen-

Citer les eiceplioas.

9i:. Quand enfant est-il masculin et s adjeC' I quand est-il f ëmiiÙQ ? fnx? !

r « ir » f O.^*'^

20 DU NOM OU SUBSTANTIF.

VI. Pïurâel de aïeut, ciei, œiif etc.

8G. Aïeul, ciel, œil, font au pluriel, aïeux, deux, yeux, excepté dans les cas suivants :

1" Aïeul fait aïeuls (avec un s) lorsqu'il s'agit du grand-père paternel et du grand-père maternel.

Ex. : Ses deux aïeuls assistaient à son mariage.

Ciel fait ciels (avec un s), quand il signifie climat: les ciels de la Grèce, de l'Italie ; en terme de peinture : ce peintre fait bien les ciels de ses tableaux; quand il désigne la partie supérieure d'un lit, la voûte d'une carrière ; des ciels de lit; des ciels de carrière.

3'^ Œil fait œils (avec un s) quand il forme le pre- mier élément d'un substantif composé : des œils-àe- bœuf (petites fenêtres rondes); des œî7s-de-bouc (coquillages).

87. Bétail fait au pluriel bestiaux.

88. Travail fait travaux, excepté lorsqu'il s'agit d'une machine à ferrer les chevaux.

Ex. : Ce maréchal-ferrant a plusieurs travails.

89. Ail fait au pluriel ails. (Le pluriel aulx est aujourd'hui peu usité.)

22. Pluriel de aïeul, ciel, œil, etc.

1. Parfois de belles stalactites* doivent leur origine à des infil- trations d'eau qui percent les {ciel) des carrières. 2. On comprend sous la dénomination générale de {bétail) tous les animaux que l'homme entretient en vue des charrois, de la culture du sol, de la production du fumier, de celle de la viande, du lait, de la graisse, etc. 3. Les {œil-de-bœnf) de la cour du Louvre, à Paris, sont ornés de sculptures. 4. Les (œil) de la pomme de terre sont de petites saillies coniques, qui se développent dans les dépressions qu'on voit à la surface de ce tubercule; ces (œil), par les progrès de la végétation, se transforment en bourgeons aptes à produire de nou- velles plantes. 5. Les {œil) du pain doivent leur origine au gaz acide carbonique qui se dégage pendant la fermentation de la pâte. 6. 11 est des peuples qui n'ont point d'autre gloire que celle de leurs [aïeul).

8fi. Comment ofeu/, cj'e/, œiY fonl-ils 1 8"-88-S9. Quel est le pluriel de ieVa/^ au pluriel ? | de travail, de ai.' .'

Dl' NOM Oit Sl'BSTANTIF. 21

VII. ]Voii»!i qui oi»t les deux: genres.

DO. Amour, délice et orgue sont masculins au singulier et l'éniinins au jihirirL

Ex. : l':i /'('/ amour, do folles amours.

Un r/raiid délice, de r/randes délices.

Un liel orgue, de belles orgues.

91. Gens veut au icminin les adjectifs qui le précèdent immédiatement, et au masculin ceux qui Je suivent.

Ex. : Voilà de bonnes gens.

Les gens soupçonneux sont souvent trompés.

Remarques. Lorsque gens désigne une profession, une caté- gorie d'individus, tels que gens de lettres (écrivains), geris de roie (avocats et magistrats), ^e«s rfV/jee (militaires), les adjectifs qui sy rapportent, quelle que soit leur place, se mettent au masculin pluriel. El. : Les v)ais gens de lettres.

2o L'expression j'^unes gens, fermant une sorte de substantif composé, les adjectifs qui s'y rapportent se mettent toujours au masculin plurieL Ex. : Ces bons jeunes gens.

92. Enfant est masculin lorsqu'il s'agit d'un petit garçon, et fémini i lorsqu'il s'agit d'une petite fille.

Ex. ; !\Ion neveu est un bel enfant. Ma nièce est une belle enfant.

23. Exercice d'accord.

Copiez et faites accorder suivant la règle les mots en italique.

1. Les (premier) orgues (apporté) en France ont été {donné)k Pépin le Bref* par le calife* Haroun-al-Raschid *. 2. Il n'y a guère d'amours [élemel) l'am.our [maternel) seul ne finit pas. 'à. Les oies rôties faisaient les plus {chers) délices des Français d'autrefois. 4. Je plains une infinité de gens : les gens (oisif) et (désœuvré), les (vieux) gens infirmes, les gens qui ont une réputa- tion non méritée, les (malkeureux) gens que l'infortune poursuit sans relâche. 5. (Quel) gens de bien n'y avait-il pas parmi ceux que la guerre réduisait à lesclavage ! 6. 11 y a toujours de (sot) gens qui ne demandent pas mieux que d'admirer les extrava- e^ances des autres. 7. Les orgues (co;!s^»'mi7) pour l'église Saint- Sulpice font Tadmiration des connaisseurs.

90. Que savez-vous sur les deux gen- I Cilez les exceptions,

res de amour, délice et orgue ? | 02. Quand enfant est-il masculin et

Gl. Comment s'accordent les adjec- I quand est-il t'iminin? tifs qui accompagnent le mot gens ? \

22 DU NOM OU SUBSTANTir.

93. Aigle est mascidin quand il désigne en général l'oiseau de ce nom : il est féminin quand il désigne spécialement l'oiseau femelle.

Ex. : On a tué un bel aigle.

Cette belle aigle a pondu deux œufs.

94. Dans le sens (Vétendard, aigle est toujours féminin.

Ex. : Les aigles romaines revenaient souvent victo- rieuses. 9d. Hymne n'est féminin que quand il désigne un chant d'église. Ex. : Le poète Santeuil composa de très belles

hymnes. 9(3. Dans toutes les autres acceptions, hymne est masculin.

Ex : Un hymne guerrier.

Encore un hymne, ô ma lyre, un hymne pour le vainqueur. 97. Foudre, dans le sens defeuduciel, esiféininin. Ex. : La foudre tombe d'ordinaire sur les lieux

élevés. 9U. Foudre est niascnlin quand il sert à marquer la supériorité. Ex. : Un foudre de guerre (un grand général). Un foudre d'éloquence (un grand orateur).

24. Exercice d'accord.

Mettez au genre eonvenablo les mots «nlro parenthèses : 1. L'aigle (impérieux) plane au liaul des airs. —2. Comme toutes les mères, l'aigle est (plein) d'amour pour ses aiglons. 3. (Un) aigle, (figuré) à l'extrémité d'un long bâton doré, fut chez les Romains l'étendard de la Réi)iibli(iuo et do l'Empire. 4. Les Francs, sur le point d'attaquer l'ennemi, entonnaient (im) liynme (guerrier) pour s'exeiter au combat. 5. On a vu quelquefois (In, lu) foudre jjriller les habits et les cheveux d'une pcrsomio sans lui faire aucun mal. G. (Un, une) foudre d'éloquence est un orateur qui subjugue son auditoire.

93-yi. Quand le niot a/.7/e est-il du 1 féniiiiin ?— du inasculiu" masculin.? Quand csl-ii du féminin? 'J7-U8 iJans uuol sens foudre csl-il

i)3-'J(). Dans iiuol cas hyinne est-il du | du lY'miiiin? du masculin ?

Dt' NOM OU SIBSTANTIF. 23

99. Pâque, fête des Juifs, est féminin et s'écrit avec une minuscule.

Ex. : Les Juifs célèbrent la pdque en mémoire de la sortie d'Egypte.

100. Pâque ou Pâques, fête chrétienne, est masculin et s'écrit avec une majuscule. Ex: A Aî^y^^s prochain.

101. Au pluriel, Pâques est féminin dans Pâques fleuries (le dimanche des Rameaux) ; Pâques closes (le dimanche de Quasimodo), et quand il veut dire la communion pascale.

102. Œuvre, aujourd'hui, est presque toujours du féminin.

Ex: Les bons cœurs se plaisent aux bonnes œuvres. C'est vue œuvre de Maître. Qui n'a lu et admiré les belles œuvres de Racine*?

103. Autrefois, dans le haut style, œuvre était mas- culin. On disait: un grand œuv7-ç, un œuvre de génie. Cet emploi de œuvreesl à peu près tombé en désuétude.

25. Exercice d'accord.

Mettez au genre convenable les mots entre parenthèses.

1. Le? Juifs célébraient tous les ans {le, la Pâque) pendant sept jours, en mémoire de leur sortie d'Egypte- 2. (Pâque) est (célébré) par les chrétiens, le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps. 3. 11 aura dix ans à (Pâques prochain). 4. Pkqixesi/lewi] et Pâques (close) inaugurent et terminent la quinzaine de Pâques. ^. Les plus {beau) œuvres de génie coûtent quelquefois moins de peine à leur auteur que la composition la plus vulgaire. 6. Nous nous sommes décidés à faire bâtir, et les œuvres sont déjà (élevé) au niveau du sol . 7. L'orge [coupé) vert et (donné) en abondance aux bètes de trait est pour celles-ci une nourriture très saine et très fortifiante. 8. Le grand dauphin et un électeur de Bavière étaient les (aïeul) de Louis XV. —9. Les (ail) sont des plantes originaires du bassin de la .Méditerranée. 10. Plusieurs espèces d"(a//) sont cultivées dans nos potagers.

99. De quel genre est pàque, fête des 1 pluriel.

Juifs? 102. Quel est aujourd'hui le genre

100. De quel genre est Pâques, fête ordinaire de œ.uore''

'lirêtienne? 103. Be quel genre œuvre était-il

101. Quel ejt le genre de Paquet au I autrefois dans le haut style?

24 DU NOM OU SUBSTANTIF.

104. Cependant œuvre est encore actuellement

masculin :

Quand il désigne la pierre philosophale* : le grand œuvre.

En terme d'architecture, lorsqu'il est pris dans le sens de bâtisse: Le gros œuvre de cette maison est achevé.

103. Orge. Aujourd'hui orge est exclusivement du féminin : de la belle orge. Suivant l'Académie, orge serait encore masculin dans orge mondé, orge perlé, orge caj'rc; mais c'est une exception que rien ne justifie et ce ne serait pas une faute d'écrire : orge mondée, orge perlée, orge carrée{\).

(1) Aux noms précédents il faut ajouter un grand nombre d'autres substantifs qui ont aussi les deux genres, mais dont la signification n'est pas du tout la même au masculin qu'au féminin. On trouvera au supplé- ment la liste de ces substantifs.

26. Exercice sur les règles 106 à 109.

Écrivez au nombre convenable les mots entre parenthèses.

1. Les pêcheurs (ï{ecreoissé) font leurs pêches les pUis fructueu- ses pendant la nuit. 2. On donne le nom d'yeux iV (écrevisSe) à deux pierres blanches et dures, rondes, concaves d'un côté, con- ve.xes de l'autre, qui existent de chaque côte de l'estomac des écre- visses à l'époque ces animaux vont opérer leur mue. 3. C'est un peintre {de talent) qui a fait ce portrait. 4. En raison de la division du travail, toute fabrique d\épiur)le), [grande ou petite, occupe nécessairement un nombre assez considérable d'ouvriers. 5. On fait d'excellents châteaux avec la fécule de [pomme de terre). 6. Babylonc était ceinte d'une muraille de {fnique). 7. Beau- coup de lignes à pêcher sont faites de crins de [cheval). 8. Nous avons mangé un e.xcellent haricot do (mouloti). 9. Le potage au coulis d'[êc)-evisse) est un mets très recherché. 10. La Chini- nous expédie desnids (\\hiron(lelle) estimés des gourmets. 11. Los œufs de [poule), quoique moins gros, sont plus appétissants que les œufs de [cane). 12. On confit dans l'eau-do-vie plusieurs espèces de fruits à [?ioynu). i:j. Ces enfants portent à leur père, à l'occasion de sa fête, un magnifique bouquet de (l'ose). 14. A force de patience etd(! recherches, les amateurs arrivent à se faire do beaux recueils de [rjravure). lô. On ne trouve cpie dans les villes des marchands de [musique). 16. Les marchands de

lOi. Dans quels ras œuvre est-il cn-| 105. Que 6avcz-vous sur le mot COro aclucllcmpnt du masculin? \or(je?

DU NOM OU SUBSTANTIF. 25

VII. Un uicl de aiottsstf. Un paiiîei* tie pontMtes.

lOG. Un nom indéterminé, complément d'unaiUre nom, se met tantôt au s ingu lier, tântài au pluriel.

107. Le complément se met au singulier quand on le considère comme un nom collectif.

Ex. : Un nid de mousse {fait a\ec de la mousse).

Un lit de plume (fait avec de la plume). Ou lorsqu'il y a nnilë dans l'idée. Ex. : Un maître d'escrime.

Un fruit à noyau.

108. Au contraire, le complément se met au ^;/iovf/ lorsqu'on le prend dans un sens individuel.

Ex. : Un panier de pommes. Un paquet de plumes. Une paire de souliers. Un fruit à pépins.

100. Sauf le cas un seul des deux nombres s'impose naturellement à l'esprit, comme dans les exemples précédents, on peut employer indifférem- ment le singulier ou le pluriel. On est donc libre d'écrire : de l'huile d'olive ou d'olives; un marchand de vin ou de vins.

Remarque. Dans les cas lo singulier s'impose à l'esprit, le complément reste toujours au singulier, même quand le premier nom est au pluriel. Ainsi on écrit : des nids de mousse, des lits de plume, des maîtres d'escnme, des fruits à noyau.

Suite de l'exercice 26.

fjoj/yoî^) font la joie des enfants. 17. Pour faire des confitures de (groseille) on fait bouillir un mélange de sucre et de jus de(.7;'o- seillt): les confitures de (prune), de [coing), tï{abricot),ûe (cerise), se font d'une manière analogue.

fOO. A fiuel nombre se met le com- | d'un nom se met-il au pluriel ? pltîmenl d'un nom? | loo. Dans quel cas peut-on employer

107. Dans quels cas le complément i indifféremment le singulier ou le plu- d'un nom se met-il au singulier? ricl ?

lu». Dans quel cas le complément i Citez la remarque.

26 DU NOM or SUBSTANTIF.

IX. Définition d'un objet.

110. On appelle définition {\'m\ objet l'explication courte, claire et précise de la nature de cet objet.

Ex. : Qu'est-ce que la mer ? La mer est une masse considérable d'eau salée qui couvre les trois quarts de la surface du globe.

27. Construction de phrases.

Donuez la définition des objets suivants. Écrivez: Une grange est im iàtiment l'on serre les blés en gerbes et l'on bat le grain.

Qu'est-ce que :

1. Une grange? 5. Une écurie? 9. Un puits?

2. Un cellier"? 6. Une table? 10. Une fontaine?

3. Un clocher? 7. Une charrue? 11. Une haie?

4. Une bergerie? 8. Une herse? 12. Un buisson?

28-32. Anti-alcoolisme.

DISTILLATION ET RECTIFICATION.

Lisez et copiez; écrivez ensuite, d'après lo Dictionnaire, le sens des mots en italique (1).

La distillation est une opevalioji qui consiste à faire dégager par la chaleur, sous forme de vapeurs, tout l'alcool que renferment les liquides sucrés capables de fermenter. Les vapeurs d'alcool sont reçues dans un récipient continuellement refroidi, elles passent à l'état liquide. Or l'alcool éthylique, le moins nuisible, se dégagea l'étal de vapeurs à une température d'environ 78°, tandis que les autres alcools, les \)\a?> dangereux, ne se vaporisent qu'ù une tempé- rature qui varie, suivant leur nature, de 97 à 130°. Cette élévation de leur température de vaporisation leur a fait donner le nom d'alcools supérieurs; elle permet de les séparer de l'alcool éthylique par une série de distillations à 78°, qui ne laissent dégager que celui-ci.

L'ensemble de ces distillations constitue ce que l'on appelle la rec- tification del'alcool. C'est une opération coûteuse; elleaugnieiitele prix de revient des boissons distillées ; aussi les industriels n'y ont-ils pas recours. Ils ne cherchent qu'à produire des alcools à bas prix, c'est-à-dire des alcools mal distillés et qui ne proviennent pas du vin. Un litre d'eau-de-vie de vin reviendrait à Paris à 7 fr. ; or on y vend couramment l'eau-de-vie 2 fr. TjO le litre! Croyez- vousque les débitants vendent àperte? Non. Donc, si vous buvez de l'eau-de-vie, vous avez toutes chances d'être empoisonné avec une extrême rapidité par l'alcool amylique et ses congénères {1).

(1) Coiisiilter le Dictionnaire Gazieh, niônic librairie.

l'i) Consullpr le Livret d' Anti-alcoolisme de la Collection Chaules Dupuy, 1.1 (ahloaii iniiial i{' Anti-alcoolisme et i Enseignement de Y Anti-alcoolisme |iar lo \)' (iALiint-lJuissù.iii:.

110. (Jn'u]>pollc-t-oii délinitiuu d'un objet?

X)V NOM 01- SUBSTANTIF. 27

X. Hoinoiiyiiie».

1 10*. Les homonymes sont des mots qui se pro- noncent de la même façon et qui n'ont ni la même orthographe, ni le même sens. Ex. : Pain (aliment), peint (colorié). }/in i^arhre).

110''. Les synonymes sont des mots dont la signification est à peu près la môme. Ex. : Camarade, compagnon.

33. Honion3nnes.

Trouvez un homonyme de chacun des mots suivants :

1. Chêne. 2. Cœur. 3. Sire. 4. Cou. 5. Cri. 6. Sellier.

7. Pose. 8. Gué. 9. Plan. 10. Tribu. 11. Corps. 12. Poil.

13. Flanc. 14. Dé. lô. Pomme. 16. Cane. 17. Port.— 18. Mare. 19. Fard. 20. Fil. 21. Col. 22. Matin. 23. Patte.

34. Morceau littéraire.

.\MOUR DE L.V PATRIE. Esprimez brièvement le sens du morceau suivant :

Mourir pour le pays est un si digne sort 2 Qu"on briguerait * en foule une si belle mort.

Contre qui que co soit que mou pays m'emploie, 4 J'accepte aveuglément cette gloire avec joie ;

Celle de recevoir de tels commandements 6 Doit étouffer en nous tous autres sentiments.

Qui, prés de le servir, considère autre chose 8 A faire ce qu'il doit lâchement se dispose ;

Ce droit saint et sacré rompt tout autre lien, 10 Rome a choisi mon bras, je n'examine rien.

Corneille, xviie siècle (Horace, tragédie*).

QL'ESTIONXAIRE. Qu'entend- 1 5. Quel estle nom repri?senté par ceWe?

on par amour de la patrie? Jus- ' ."j et 6. Expliquez le sens de ces deux qu'où doit-on pousser cet amour ? vers.

1 . Quel est le sujet du verbe est? '- ~ et 8. Rétablissez les mots dans leur

2. Que sio;nifient les mots on brigue- ordre grammatical.

rait en foule? ] 9. Quelle dilî'ércnce de sens y a-t-il

3. Que-ii-ce (\\x employer quelqu'un? entre saint et sacré ?

A quel temps emploie se trouve- 10. Définissez les noms bracelet,

l-il ? I brasse, brassée, brassard qui sont de

i. Comment l'adverbe aveuglément ; la même famille que bras. est-il formé î t Que savcz-vous sur Corneille (page

4. Citez deux noms, un adjectif et 222)'?

un verbe de la même famille que Citez des auteurs français contempo- ç'oire. ! rains de ce poète (p. 222).

110 a. Qu"appelle-t-on homonymes? | 110 b. Qu'appcUc-t-on synonymes?

28 DU NOM OU SUBSTANTIF.

XI. Dérivés et composés.

110'. On appelle dérivé un mot formé d'un autre mot auquel on ajoute une terminaison appelée suf- fixe (fixée après), comme eux, eur, esse, etc. Ainsi vertu, labour, sage, ont pour dérivés : vertueux, laboureur, sagesse.

110"^. On appelle composé un mot que Ton forme dun autre mot, en plaçant en tête de celui-ci une syllabe appelée préfixe ^fixée avant). Ex. : Refaire, découdre, injuste.

35-39. Morceau littéraire.

UNE ISRAÉLITE CAPTIVE REGRETTE SA PATRIE. Rétablissez dans le morceau suivant l'ordre grammatical dos mots.

Déplorable Sion*, qu'as-tu fait de ta gloire? 2 Tout l'univers admirait ta splendeur :

Tu nés plus que poussière ; et de celte grandeur 4 11 ne nous reste plus que la triste mémoire. *

Sion, jusques au ciel élevée autrefois, 6 Jusqu'aux enfers maintenant abaissée,

Puissé-je demeurer sans voix, 8 Si dans mes chants ta douleur retracée

Jusqu'au dernier soupir n'occupe ma pensée !

10 Quand verrai-je, ô Siou ! relever tes remparts.

Et de tes tours les magnifiques faites"? 12 Quand verrai je de toutes parts

Tes peuples en chantant accourir à tes fêtes ?

Racine, xviie siècle (Esther, tragédie*).

QDESTIONNAIIVE. 1. A quelle ' fi. Comment radvcrbc maintenant

ville donne-t-on l'appellation de Sion ? est-il formé ?

Que désigne strictement rc mot ? 7. A quoi temps est p}iissé-je?

Quelle est la fonction grammaticale de Pourquoi met-on un accent aigu sur

Sion ? Ve de puissr-jc '.'

i. Que faut-il entendre par la .?;-//'7i- 9. Donnez un équivalent de l'exprcs-

deur dune ville? sion ju^qu'mi dernier sonpir.

3. Quelle est la fonction gramma- | 11. Indiquez les homonymes do

ticale de poussière ? Citez un syno- tour et de faite el donnez-en la signi-

nyme de poussière. licalion.

5. Quelle est l'autre ortliograplic do Comment appellc-l-on le genre de

jusques? ."S et 6. Exprimez briéve- poé-ic employé dans ces vers (p. 2i0) ?

ment et sans métaphore la pensée con- Que savez-vous sur Racine (p. 223)?

tenue dans ces deux vers. Indiquez Citez les principales de ses tragé-

Ics dérivés de ciel et de enfer. \ dies (p. 2i3).

ttOa. Qu'appeU»-t-OD (f^rivi? | 110 d. Qu'appcUe-t-on <:om;;osé<'

Dr NOM or SIBSTANTIF. 29

XII. Diniinutir^.

110'. On appelle diminutif un mot formé d'un autre mot par laddition d'une terminaison qui en « diminue » le sens. Ainsi ànon, maisonnette, monti- cule sont des diminutifs de âne, de maison, de mont.

40. Morceau littéraire.

LE LABOCRECR ET SES ENF.\NTS.

Racontez à votre manière la fable suivante :

Travaillez, prenez de la peine : 2 C'est le fonds * qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine*, 4 Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins :

« Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage 6 Que nous ont laissé nos parents :

Un trésor est caché dedans. 8 Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage

Vous le fera trouver ; vous en viendrez à bout. 10 Remuez votre champ dés qu'on aura fait l'oiit :

Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place 12 la main ne passe et repasse. »

Le père mort, les fils vous retournent le champ, 14 Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an

Il en rapporta davantage. 16 D'argent, point de caché. Mais le père fut sage

De leur montrer, avant sa mort, 18 Que le travail est un trésor.

La Fontaini;, xviie siècle (Fables).

QIEST10XX.4IRE. 2. (Juclcst le sens du mot fonds? Citew deux homonymes de (on'Js et définissez-les.

3. Citez le> mots qui sont de la même famille que laboureur. Citez deux homonymes de mort. De quel mot prochain d<?rive-l-il ?

5. De quel verbe héritage a-t-il été formé ? -î. Quelle est la fonction grammaticale de parents? 1. Citez

chose? 10. Aualvsez lofriquementec vers. Ouelle est l'autre forme du mot OUI? Qu'est-ce que faire X'oùt ? 12. Analysez prammalicalement passe et repasse. 1 i. Que veut dire l'ex- pression deçà, delà ? 16. De quelle proposition les mots : &ar</ent, point de caché sont-ils une abréviation ? Comment appclle-t-on ce genre de proposition ?

des mots appartenant à la même famille ! 16. Quels sont les vers qui contien- que trésor. Quelle espèce de mot I nent la morale de cette fable ? Expo- est-ce que dedans? 1 sez cette morale à votre manière. Que 0. Qu'est-ce que venir à bout d'une ' savez-vrms sur La Fontaine (p. 223) ?

1 10 •. Qu'appelle-t-on diminutif?

30 STYLE ET COMPOSITION.

DEVOIRS DE RÉDACTION

(Réforme du Certificat d'études).

(Arrèt(5 ministc^riel ihi 29 décembre iï*91).

1. Morale. Conseils à un frère. Emile, ouvrier apprenti depuis un an, écrit à son jeune frère, qui est encore à 1 école (le son \'illap:c, pour l'engager à bien profiter des leçons de l'instituteur; il voit aujourd'hui par lui-même combien sont utiles toutes les choses qu'on enseigne en classe; il regrette d'en avoir négligé quelques-unes qu'il aurait grand avantage à connaître. 11 presse donc son frère d'apporter à toutes les matières de l'ensei- gnement les mêmes soins et le même zèle.

2. Histoire. La Gaule. Ses limites. Portrait physique des Gaulois. Les Druides. Religion des Gaulois; le gui.

3. Dt'lînitîons. Expliquer les mots suivants : ménage, cconoiuie, ordre, raccommodage, lessive; sobriété', patience, devoir, famille, école ; cabaret, basse-cour (ne pas se contenter do citer un éijuivalent, un synonyme approximatif, mais expliquer, définir, comme s'il s'agissait de faire comprendre la signification de ces mots à ime personne qui n'en aurait aucune idée).

4. Géographie. Le littoral français. Décrire le littoral français de Dunkerque à Brest. Aspect de la côte; ports et cours d'eau.

5. Instruction civique. Le patriotisme. En quoi consiste le patriiUisme ? Les femmes doivent-elles être patriotes? Pour quelles raisons? Quels sont les devoirs qui en résultent pour elles?

6. Morale. La reconnaissance. Qu'est-ce que la recon- naissance ? Montrez (jue c'est nue dette. Pourquoi les enfants doivent-ils de la reconnaissance à leurs parents, à leurs maîtres, à la Patrie? Comment la témoignent-ils?*

7. Sei«'noes éléiiiontaires. Classification des ani^ maux. Indiquer les quatre emliranchcmmls du régne animal avec les caractères principaux qui les distinguent. Faire coniiaitrc ensuite les divisions des vertébrés en cinq classes avec quelques explications sur chacune. Citer ijuelques types.

8. Agri«'Mlture. Les instruments aratoires. Décrivez la charrue ordinaire avec avant-train; puis, plus brièvement, en indiquant l'usage auquel ils servent : la lierse, le rouleau, l'extir- pateur, la houe à clieval. le buttoir.

9. Histoire. Gouvernement de Charlemagne. Orga- nisation lie radniini>li'alinn (laii> Ifs provinces; missi domiiiiei. Assemlilées; capilnlaires. l>'iiislruction ; li's écoles.

10. Agriculture. Les amendements. Leur utili|('. Diverses sortes d'amendements.

i. On trouvera d'autres sujets de MmiU'; dans le Livret de Morale île M. CHAKLiis Dupuy, 30 c.

DE l'article. 31

CHAPITRE III DE L'ARTICLE

I. Révision. m. Définition. ISarikle est un mot cjue l'on place devant un no!ii [i"ur annoncer que ce nom est déterminé, c'est-à-dire clairement imliqiié et non vague.

112. Nous n'avons en français qu'un article, qui pieml les trois formes suivantes : le, pour le masculin singulier : le père: la, pour le féminin singulier : la mère; les, pour le pluriel des deux genres : les pères, les mères.

113. Éiîsion. Un retrancher dans le mot /e, on retranclie a dans le mot ///, quand le mut suivant commence par une voyelle ou un A muet. Cette suppression sappelle élision. A la place de la lettre supprimée on met une aposfroji/ie ('). Ainsi l'on dit : Vnnjent, pour le an/ent ;Vhistoire, pour la histoire (').

114. Contraction. On change de le en du, à le en au, devant tout nom masculin singulier qui commence par une consonne ou un II aspiré. Ainsi l'un dit : du père, pour de le père ; au hameau, pour à le hameau.

On change de les en des, à les en aux, devant tous les noms plu- riels. Ainsi l'on dit : des pères, pour de les/'^Ve,s;aux mères, pour à les mères.

Otte ri'union de deux mots en un seul s'appelle conlraclion.

Remarque. Le. la, let, sont souvent appelés articles simples, du. des. au. au.r, articles contractés.

Ho IX'om déterminé. On dit qu'un nom commun est déter- miné, quand il est précédé de l'article ou d'un adjectif détermi- natif. Ex. : Notre ambassadeur a été reçu avec les honneurs dus à son rang. Il a de Ia fermeté', de la prudence.

116-117. \om indéterminé. On dit qu'un nom esti7idéter- miné, quam: il n'est précédé ni de l'article ni d'un adjectif déter- niinatif. Ex.: Il a été reçu avec honneur; sa conduite est pleine de fermeté, de prudence.

i\) L'élision n'a pas seulement lieu avec l'article, mais avec d'autres mots, tels que les pronoms Je, me, Ig. se; les mois lorsque, puisque, quoique, entre, presque, si. Kx. : /'étais, il s'abat, lorsqu'un homme, quelqu'un, s'en/régorper, s'il parle.

40 bis. Mots composés.

.\joutez le préfixe ad aux verbes suivants et indiquez les changements que subit ce préfixe : ad se change en ac devante, en ag devant g, etc.

1. Juger. 2. Croître. 3. Graver. 4. Faiblir. .5. Lier. 6. Mettre. —7. Nottr. 8. Porter. 9. Tirer. 10. Servir. —II. Ranger. 12. Mener. 13. Cheminer. 14. Courir. 15. Prendre. 16. Fermer. 17. Venir. 18. Paraître.

32 DE l'article.

II. D119 «le la, 116*9 de

118. On emploie du, de la, des devant un nom pris dans un sens partitif, c'est-à-dire ne désignant qu'une partie des personnes ou des choses, lorsque ce nom n'est pas précédé d'un adjectif.

Ex. : J'ai mangé des fraises.

119. Mais quand ce nom est précédé d'un adjectif qualificatif, on emploie simplement la préposition de.

Ex. : J'ai mangé de bonnes fraises.

120. Remarque. On peut employer rfi^, de ta, des, au lieu de la préposition de, lorsque le nom, pris dans un sens partitif,est pré- cédé d'un adjectif avec lequel il forme une sorte de nom composé, une expression indécomposable. Ex. : Du petit-lait ; des jeunes gens; des petits-maîtres ; des bons mots.

On dit d'une manière analogue : Donnez-moi du bon pain; voilà de la bonne musique.

41. Emploi de du, de la, des, de.

Remplacez les points par du, de la, des ou par la préposition de.

1 . . . navigateurs espagnols firent pour la première fois letourdu monde en 1520. 2. ... hardis navigateurs explorèrent pendant le dix-huitième siècle toutes les parties de l'océan Pacifique*.— 3. Les pavs chauds produisent . . . magnifiques plantes et . . . fruits déli- cieux ; mais ils sont souvent désolés par . . . terribles maladies. 4. . . . prairies riantes paissent . . . magnifiques bœufs cou\Tent une partie du sol de la Hollande *. 5. . . . astres innombrables, . . . brillantes étoiles ornent le firmament. 6. ... rossignols et .. . autres oiseaux chanteurs remplissaient nos bocages de chants har- monieux. — 7. ... blé, . . . pommes de terre et . . . bons haricots sont une richesse pour le cultivateur.

42. Emploi de de devant un adjectif.

Copiez en faisant précéder chaque nom en italique d'un adjectif qui convienne au sens. Ecrivez : Nous avons traversé de profondes rivières.

1. Nous avons traversé des rivières. 2. Des bœufs errent dans des pdtwar/cs. 3. Des écrevisses p'euplent ce ruisseau. 4. Nous avons récollé des pommes de terre dans ce champ. 5. Les abeilles ramassent du miel sur les fleurs du sainfoin*. —6. L'ou- vrier qui mange r/e la viande peut travailler davantage.— "7. Du lait, du pain, du fromage sont la nourriture la plus habituelle à la campagne. 8. 11 y a dans ntAra ydrd'in du raisin, des pommes, des poires, des pdches et des prunes. 9. Des légu)nes,du gibier, du poisson font de cette vallée un pays de Cocagne '.

118. Quand cmploie-l-on du, de la, | 119-120. Quand cmploie-l-on seulc- des ? 1 ment de ? Citez la remarque.

DF. L'ARTICLE. 33

111. ie, la, tes devant gtius, tuieuar, tiioftas.

121. r>ovant />/«.<, tnienv, nioitts, suivis d'un adjec- tif, ou OUI ploie tantôt le, la, les, et tanl()t le invariable.

122. Le, la. los. On emploie le, lu. les, quand i! s'agit d'une qualité j)ortée au jilns haut degré, avec comparaison.

Ex. : De toutes les éducations, celle (jui tonne le cœur est la plus parfaite.

123. Le. On enqiloie le invariable quand il s'agit d'une qualité portée au plus haut degré, sans comparaison.

Ex. : C'est le matin que les fleurs paraissent le plus belles.

124. On emploie encore le invariable devant/v/»s, mieux, moins, quand ces mots sont seuls ou suivis d'un adverbe.

Ex. : De toutes ces dames, votre mère est celle qui donne le plus, et le plus délicatement.

43. Articles le, la, les. les pyramides d'égypte.

Remplacer les points par i'articlo convenable.

Parmi les monuments . . . plus remarquables du globe, on doit ranger en première ligne les pyramides, disséminées sur toute la surface de lÉgypte. Cette contrée, dontla civilisation remonte à. . . plus haute antiquité, est la seule qui possède de tels monuments.

Il y en a de toutes les dimensions, depuis . . . plus gigantesque jusqu'à . . . plus humble ; mais dans cette multitude de pyramides, les trois que l'on voit encore aux environs du Caire*, sont ... plus célèbres et celles qui attirent . . . plus nos regards.

L'esprit . . . plus froid, l'àme . . . plus apathique'et. . . plus indif- férente, celle qui est. . . moins susceptible d'enthousiasme, ne sau- raient se défendre d'un profond sentiment d'admiration en contem- plant ces masses prodigieuses. . . . plus colossale des trois est large de plus de deux cents mètres à la base et a cent quarante-deux mètres de hauteur. C'est elle qui est. . . plus intacte et . . . mieus conservée.

Les personnes . . . plus savantes ont eu beau s'appliquer. . . plus consciencieusement du monde à pénétrer les motifs qui ont pu déterminer les souverains d'Egypte à bâtir ces pyramides, elles n'y ont guère réussi jusqu'à présent.

121. (Juc rcmarquc-l-on •<up plus, l i2i. Quaml cniploic-t-on /e, les? mieux, moùis, suivis d'un adjectif ? | 123-124. Quand emploie-t-ou fe?

Lavisse. {i" Anocc.j ?

34 DE l'auticxe.

IV. Répétition de l'article. 12o. On ne r-^pè/e /.as l'article devant deux adjectifs, qui qualifient un seul et même nom. Ex. : Les loups poursuivaient la douce et innocente

proie. 12G. Mais si les deux adjectifs qualifient des êtres distincts, on révèle l'article. Ex. : Le seizième et le dix-septième siècle.

U histoire ancienne et la moderne. Ou mieux encore, en répétant l'article et le subs- tantif: l'histoire ancienne et l'histoire moderne.

127. Cependant l'usage autorise à dire avec l'article au pluriel :

Les seizième et dix-septième siècles. Les troisième et quatrième chapitres.

44. Répétition de l'article.

Kemplacez les points par et, avec ou sans article. Au besoin répétez le nom.

1. Sous l'administration ferme. . . intelligente de Turgot, beau- coup de réformes justes. . . titiles furent opérées. 2. Les vents alizés* se font sentir entre le sixièyyie... quatorzième degré de latitude' nord. 3. Les Gaulois anciens. . . modernes, qui sont les Français, se ressemblent par les mêmes qualités et les mêmes défauts. 4. 11 n'est pas rare de rencontrer sur un même pied de grande consoude* dos fleurs rouges. . .blanches. 5. Les auteurs tragiques. . . comiques nous plaisent par des qualités tout à fait opposées; ce qui démontre la variété et la mobilité de nos impres- rions. 6. Les oignons piquants. . . doux ne sont pas originaires des mêmes contrées : les premiers sont propres aux pays froids et les seconds aux pays chauds. 7. La belle... fertile Provence* nous donne un avant-goùt des produits de la zone lorride*. C. Pourquoi l'huile fraîche... 7-a?!ce impressionnent-elles si diffé- remment le sens du goût? 9. La verte.. . malheureuse Irlande* se dépeuple chaque jour. 10. Les livres anciens... modernes se distinguent par des mérites ditTérents : les premiers sont supérieurs par lu forme, les seconds par les idées.

44 bis. Préfixes.

Expliquez : 1. /«capable. 2. /wpossible. 3. //lisible. 4. //réfléchi. 5. Prémunir. 6. Préméditer. 7. Promettre.— 8. /^?/rvoir. 9. 7"ra/!sformer. 10. Traverser. 11. Tres- saillir. 12. Tre'passer. 13. Correspondre.

125. Dans quel cas ne répèle-t-on 1 127. Quelles touruoico l'usage auto- pas Varliclc ? rise-t-U ? 1 20.D.ins quel cas rép£lc-t-ou rarliclc? i

DB l'adjectif qualificatif. 35

CHAPITRE IV DE L'ADJECTIF

I, Révision.

128. Définition. —On appelle adjectif un mot que l'on ajoute au nom. soit pour le qualifier, soit pour le déterminer.

De là. deux sortes dadjectifs : X'adjecUf qualificatif ei l'adjectif déttrmiiialif.

DE L ADJECTIF QUALIFICA.TIF

129-131. Définition. On appelle adjectif qualificatif tout mot que l'on ajoute au nom pour en faire connaître une qualité bonne ou mauvaise, une manière d'être.

Dans bon p'ere, bonne m'ere. beau livre, belle imarje, les mots (jon, bonne, beau, /WZe, sont des adjectiis qualificatifs.

FORMATION DU FÉMININ DANS LES ADJECTIFS

132. Règle du féminin. Pour former le féminin d'un adjectif on ajoute un e muet au masculin. Ex. : Unhomme prudent, une femme prudente ; un fils;>o/i, une fille p^lie.

133. A«ljectifs en e. Les adjectifs terminés au masculin par un e muet ne changent pas au féminin. Ex. : Unliommejus^e, une femme yjM^e.

134. Adjectifs en ef, eil,^n,on, ef.— Pour former le féminin des adjectifs terminés par el, eil, en. ou, et, on met deux 1, deux n ou deux t, et l'on ajoute un e muet. Ex. : Un homme cruel, une femme cruelle.

133. De même les adjectifs, has. aras, gros, las, épais, gentil, nul, sot. vieillot, paysan, exprès, font au féminin basse, grasse, grosse, lasse, épaisse, gejitille, nulle, sotte, vieillotte, paysanne, expresse.

136. ÈxcEPTio.N. Six adjectifs en e^ font leur féminin en ète, avec un accent grave sur Ve et un seul t. Ce sont : conifilet, concret, discret, inquiet, replet, secret, qui font au féminin : complète, concrète, discrète, inquiète, replète, seaète.

137. Remarque.— fie'7?<, nouveau, fou, mou, lieuj:, deviennent au mas:ulin bel, nouvel, fol, mol. vieil, devant les mots commen- çant par une voyelle ou par un h muet : bel oiseau, bel homme. Ces mêmes adjectifs font au féminin : belle, nouvelle, folle, molle, vieille.

138. Adjeetifs en f. Pour former le féminin des adjectifs ter- minés au masculin par f, on change f en ve. Ex. : Un fruit tardif, une pomme tardive.

139. Adjeetifs en ac. Pour former le féminin des adjectifs terminés au masculin par x, on change x en se. Ex. : Un homme heureux, une femme heureuse.

36 DE l'adjectif qualificatif.

140. Remarque. Doux, faux, préfix, roux font au féminin douce, fausse, préfixe, rousse.

141. Jidjeetifs en eut-. Les adjectifs terminés par etir for- ment généralement leur féminin en euse : trompeur, tiompeuse: parieur, parleuse ; chanteur, clianteuse.

l'i2. La plujiart dos adjectifs en teiir forment leur féminin eu trice : accusateur, accusatrice ; destructeur, destructrice.

143. Enchanteur, pécheur (qui commet des pécliés), vengeur, font au féminin enchanteresse, pécheresse, vengeresse.

144. Majeur, meilleur,mi7ïeur,îonlAu féminin: majeure, meil- leure, mineure.

14o. Adjectifs en ci-ient'. On forme le féminin des adjec- tifs en érieur en ajoutant un e muet au masculin : ainsi antérieur fait antérieure.

146. Adjectifs en *•»•. Les adjectifs terminés au singulier par er font leur féminin en ère, avec un accent grave : léger, légère ; entier, entière.

147. Autres adjectifs. Blanc, franc, sec, frais font au fémi- nin : blanche, franche, sèche, fraîche.

li8. Pulrlic, caduc", turc, grec font au féminin: put)lique, cadu- que, turque, grecque. Tiers fait tierce.

149. liènin, malin,Jong, oblong font au féminin: bénigne, ma- ligne, longue, nhlongue.

llio. Farori', coi", font au féminin: favorite, coite.

li>l. Adjectifs en t/u. Les adjectifs en gu, comme aigu, contigu, prennent au féminin un e surmonté d'un tréma : aiguë, conliguë.

FORMATION DU PLURIEL DES ADJECTIFS

1.^2. Pluriel îles adjectifs. On l'nrmc lo pluriel des adjec- tifs en ajoutant un s au singulier, comme dans les noms.

Ex. : lAi grand chemin, les ///-«//(/s cliemius. La grande maison, les grandes maisons.

1»3. Les adjectifs terminés par s ou x au singulier ne cliangent pas au pluriel : \o gros chien, lo^ gros chiens.

i;)4. Les adjectifs terminés au singulier \i;iv eau prennent unx au masculin pluriel : le f>eau (in'', les l)eaux prés.

1;;î>. Les adjectifs terminés au masculin singulier par al font leur masculin pluriel en aux: un homme logal, des honunes loyaux.

1S6. Exception. Ce|iendant fatal, final, glacitd, ini.sal, pascal, théiUral, prennent un s au pluriel: un fmid glacial, des froids glacials.

RÈGLES D ACCORD DES ADJECTIFS QUALIFICATIFS i;'>7. Première rè<|le «l'accord. Tuut adjectif qualificatif s'accorde en L;eiire et en niirulire avec le iinm (pi il (pialifie. Ex. : Le Itou père, la //«//ne mère. liia. Ueu.'kit^nie r«><jie d'accord. Tout adjectif (pii qualifio

PF 1. AnJEfTir 01 AI.IFICATIF. •'! /

deux noms au sinsiulier se met au pluiiol, parce que deux singuliers valent un pluriel.

Qiuiinl les deux noms sont du masculin, l'adjectif se met au masculin pluriel. ¥.-£. : L'onde et le neveu i/ite/ligents.

■2" Quand les deux noms sont du féminin, ladjeclif se met au fi'minin pluriel. Ex. : La tante et la nièce inlelligeiites.

:}" Quand les deux noms sont l'un du masculin et l'autre du féminin, Tadjeetif .se met au masculin pluriel. Ex. : Le neveu et la nièce intelligents.

COMPLÉMENT DES ADJECTIFS QUALIFICATIFS 1;;î)-162. D('-finiiiun. On appelle complément d'un adjectif l'ensemhle des mots placés après cet adjectif pour en compléter le sens. Ainsi dans ces exemples : avide de louanges, cruel envers les animaïuv, de louanges est le complément de avide; envers les animaux est le complément de cruel.

Remarque. Le complément d'un adjectif est toujours joint à cet adjectif par un des mots de, à, pour, sur, etivers, etc., qu'on appelle dos prépositions.

DEGBÉS DE SIGNIFICATION

163. On distingue dans les adjectifs trois degrés de signification: le positif, le comparatif et le superlatif.

ICI. Positif. Le positif est l'adjectif même : beau, belle, agréable.

1G.-Î. Comparatif. Le cow?/)^/?v//</" est l'adjectif avec compa- raison.

166. Il y a trois sortes de comparatifs :

1" Le comparatif d'égalité, que l'on forme en mettant aussi devant l'adjectif: la tulipe est aussi belle que la rose.

2" Le comparatif de supériorité, que l'on forme en mettant ;;/ms devant l'adjectif : la rose est plus belle que la violette.

3" Le comparatif A'infériorifé, que l'on forme en mettant moins devant l'adjectif: la violette est moins belle que la rose.

167. Superlatif. Le superlatif est ladjectif porté à un très haut degré.

16!Mfl9. Il y a deux sortes de superlatifs :

1" Le superlatif absolu, que l'on forme en mettant très, fort, devant l'adjectif : Venise* est une très bette ville.

2 ' Le su\)tir\àtiï lelatif, que l'on forme en mettant le plus, laplus, le moins, la moins ou un adjectif possessif suivi de plus ou moins devant l'adjectif : Paris est la plus belle des villes. Son plus bel habit.

Remarque. On dit meilleur et non pas plus bon; on dit phis mauvais ou pire, plus petit ou moindre.

C8

DE L ADJECTIF QUALIFICATIF.

44 ter. Morceau littéraire.

LA VERTU DOIT ÊTRE INDULGENTE.

Énoncez le précepte qui résulte de l'ensemble de ce morceau.

Mon Dieu ! des mœurs du temps mettons-nous moins 2 Et faisons un peu grâce à la nature humaine : [en peine,

Ne l'examinons point dans la grande rigueur, 4 Et \oyons ses défauts avec quelque douceur.

Il faut, parmi le monde, une vertu traitable; 6 A force de sagesse, on peut être blâmable;

La parfaite raison fuit toute extrémité, 8 Et veut que l'on soit sage avec sobriété.

Cette grande roideur des vertus des vieux âges 10 Heurte trop notre siècle et les communs usages;

Elle veut aux mortels trop de perfection : 12 II faut fléchir au temps sans obstination;

Et c'est une folie à nulle autre seconde, 14 De vouloir se mêler de corriger le monde.

Molière, xviie siècle [Le Misanthrope', comédie*).

QLESriO\XAII\E. 1. RéU- blissez l'ordre grammatical de ce vers.

2. Qu'est-ce que faire grâce à la na- ture humaine?

3. Citez les mots de la même famille que examiner. Trouvez un syno- nyme de rigueur.

4. Analysez ses el quelque.

5. Quel est le contraire de traitable?

6. Que veut dire à force de sagesse? Quel est le contraire de l'adjectif blâmable?

1. Donnez ici un synonyme de <?i:<re- mité.

9. N'y a-t-il pas une autre orthogra- phe de roideur ? Que signifie />>« vieux âges?

10. Qu'est^e que heurter son siècle? Que veut dire les comtmins )isages?

12. Quelle est la signification de ce vers ?

13. Qu'entend-on par tine folie à nulle autre seconde ?

Quel est le travers que l'auteur en- tend combattre dans ces vers ? Que savez- vous sur Molière {[i. 223)? Citez ses principales pièces (p. 223).

44'^. Familles de mots.

Répondez aux questions suivantes. Quel nom donne-ton : 1. A la pièce d'étoffe dont on recouvre quelquefois les parquets? -2. A l'éloffe qui sert à orner les murs d'un appartement'? 3. A celui qui fait ou qui vend des tapisseries'? 4. A uue voiture ouverte de tous cotés? 5. A l'action qui consiste à orner de tapis- series ou de papiers peints les murailles d'un appartement? 6. k une usine l'on fabrique le verre? 7. A l'ouvrier qui fabrique le verre? 8. Aux carreaux de verre que Ion met aux fenêtres? 9. A l'ouvrier qui pose les vitres? 10. A l'action de poser les vitres? 11. Aux grands panneaux de verre qui garnis- sent les fenêtres de certains édifices? 12. Au vitrage derrière lequel on expose des marchandises?

DE l'adjectif OUALIFirATIF. 39

II. Emploi clc!!t adjectifs qiialiflcatifs.

170. Tout qualificatif, adji'ctif ou participe, placé entête d'une j>lirase, doit se rapporter clairement et sans équivoque' au sujet de la phrase.

Ex. : Indi/jérent aux maux dautrui, absorbé par le

sentiment de son propre bien-être, Végoïste

ne mérite pas qu'on s'intéresse à ses peines.

Cette phrase est correcte parce que les qualillcatifs

indifférent, absorbé se rapportent clairement au mot

égoïste, sujet: mais ce serait une faute de dire :

Indiffèrent aux maux d'autrui, absorbé par le sentiment de son propre bien-être, nous ne nous intéressons pas aux peines de Végoïste.

III. —Adjectifs employés substaiitîvenieiit.

171. Souvent un adjectif qiuilttlcatif est employé substantivement; dans ce cas on sous-entend le mot homme ou le mot chose.

Ex. : La mort ne surprend pas le sage. Joignons Vntile à V agréable.

45. Adjectifs employés substantivement.

Dites pourquoi les phrases suivantes sont correctes, et indiquez les adjectifs pris substantivement.

1. Guidé par le sentiment du devoir, Vliomme vertueux fait tout ce qu'il peut pour être utile à son semblable, quand bien même ses bonnes actions ne devraient être connues de personne. 2. Tout fiers de leurs richesses, certaines gens n'oni d'estime que pour ceux qui possèdent. 3. Insupportables pour tout le monde, les enfants volontaires et désobéissants finissent par faire leur propre malheur et le désespoir de leurs parents. 4. Poussé par le désir d'amasser, \' avare se refuse jusqu'au nécessaire. 5. Mécontent de soi, mécon- tent des autres, Venvieux passe sa vie tristement.

45 tjts. Familles de mots. Définissez les mots suivants :

1. Vocation, invocation, évocation, révocation, convocation.

2. Migration, immigration, émigration. 3. Contribution, attri- bution, rétribution, distribution. 4. Mission, admission, com- mission, émission, rémission, soumis:iion, omission, permission, démission. 5. Importation, exportation.

170. A quelle condition peut-on eni- ' m. Qu'ya-t-ildesous-entcndu quand ployer un adjftctif en lêle d'une phrase? ' unadjeclifeslc.-nployésubslai'livcmccit?

40 DE l'adjectif yl'AUFlCATlF.

IV. Adjectif!!» employés a<lvei>l>isileiiient.

172. L'adjectif est employé adverùia/enienf qna.ïn\ il modifie un verbe on un participe, comme dans les expressions : voir clair, parler haut, frapper fort, marcher droit, sentir boti, chanter faux, raisonner juste, vendre c}ie)% court vêtu, etc.

173. Tout adjectif employé adverbialement est inva)'iaùle.

Ex. : Cette dame parie liant. Ces pêeiies sentent bon.

174. Remarque. Après le verbe être et ses ana- logues dereuir, sembler, paraître, Tadjectif n'est jamais employé adverbialement,

Ex. : Ces pêches sont cAèré-s, semblent cAi?/v,'s, parais- sent chères.

46. Adjectifs employés adverbialement.

Expliquez l'orthographe des mots en italique. Ecrivez : Les troupes ont tenu ferme contre l'ennemi {ferme est invariable, parce qu il modifie lo verbe tenir).

1. Les troupes ont tenu ferme contre l'ennemi. 2. Ces per- sonnes ch;intent juste. 3. Les robes de soie étaient autrefois si chères qu'un empereur romain refusa d'en aclieter une pour sa femme. 4. Nos observations tombent y?tô-/c. .5. Les fraises, qui étaient d'abord bon marché, sont devenues tout à coup très c/tères.

6. La rose à cent feuilles et l'œillet ordinaire sentent toujours bo7i. 7. Les diamants coûtent plus cher que l'or et que l'argent.

8. Les légumes frais sont chers au mois de janvier. i). Les hommesdédaignent instinctivement les plantes t|ui sentent nuacrais. 10. Les trains sur les chemins de fer ne peuvent t^trearrètés court.

11. Méro écrevisse disait à sa fdle : connue tu vas, ma fille, ne peu5-tu marcher droit ?— 12. Les habitants des campagnes s'habi- tuent difficilement à parler tjus. 13. Il n'y a que les sots, les imprudents et les ignorants pour trancher net les difficultés. 11. Nous nous en retournâmes droit au logis.

46 f)is. Définition de mots. Qu'est-ce que :

1. La docilité? ù. L'hypocrisie? 0. L'obéissance?

2. La douceur? fi. La modestie? 10. L'avarice?

3. La bonté? 7. Le courage? 11. L'orgueil?

4. Un mensonge? 8. La prudence? 12. L'envie?

I7J. Oiiuiid r.KJjcclif est-il employé 1 ployi^ adverblalemeul ? adicrbialoincnl ? 174. Comiiioiil sV'Ci'il \m iKiitclif

173. Couimenls'ûciil un aiijprlircr.i- I accumiia-iiaul êlrr, <itiueiiir,{;[c.'l

DE L. \DJEr.TIF QVALlFirATIF.

V. Afljectifis composés.

41

17o. Dans certains adjectifs composés, formés par la juxtaposition de doux (pialitiratifs, ces deux quali- ticatifs prennent la niar([ne du pluriel lorsque chacun deux peut s appliquer au substantif.

Ex. : Des fruits aigres-doux (c.-à-d., aigres cl doux). iJes hommes ivres-morts (c'est-à-dire, ivres au point de paraître ninrfs). Mais si le premier qualificatif modifie le second, il est adverbe et reste invariable.

Ex. : Des enfants nouveau-nés (c.-à-d., nouvellement

nés). Remarques. I. Cependant on écrit les premiers-nés, les der- niers-H'^s, le> nouveaux venus, les nouveaux mariés.

II. Frais, construit avec nu participe, sip:nifie (ont nouvellement et devrait rester invariable. Néanmoins on considère frais comme un adjectif et on le fait accorder. Ex. : Une maison toute fraîche biitle; ries fleurs fraîches écloscs; une rose fraîche cueillie-

III. Glairiemé s écrit en un seul mot : oignons clairsemés.

VI. Expressioiiii» a<ljectîves de couleurs.

1 70. Quelques substantifs servent accidentellement à désigner des couleurs; ces substantifs demeurent invariables même après un nom au pluriel.

Ex. : Des habits marron, des robes puce, des rubans jonquille, etc. Des cheveux châtain clair., c.-à-d.. des cheveux d'un châtain clair.

47. Adjectifs composés.

Ecrivez convenablement les mots entre parenthèses.

1. Nous préférons les robes {hleu clair) à toutes les autres. 2. Cette soie a des reflets {verl dor^). 3. Les étrangers {nouveau diiharqué) à Paris ne peuvent assez admirer la foule qui encombre les rues et les boulevards. 4. Les nèfles {frais cueilli), vu leur extrême àpreté, ne sont pas bonnes à manger. .'>. Les salamandres ont le dessous du corps d'un blanc sale et marqué de taches(war;-o«).

n.5. Comment forme-t-on le pluriel dos adjectifs com(jo-;<^s ?

Qu'arrivc-t-il quand le premier quali- ficatif modifie le second ?

Commeiil écrit-on au pluriel piemier-

ité. nouveau venu, etc., frais modinant un participe ?

176. Quel est le pluriel des substan- tifs employé" adjectivement pour dési- gner des couleurs ?

42 DE l'adjectif qualificatif.

VII. JVUf tienti. JFeu.

177. Nu et demi sont invariables quand ih pré- cèdent le substantif.

Ex. : Il a marché ni^-pieds et nî<-tête pendant une

demi-\\Q\\ve {nu, c?ew?, invariables). Mais nu et demi placés après le substantif s'accordent avec ce dernier ; nu s'accorde en genre et en nombre, demi s'accorde seulement pour le genre. Ex. : Il a marché pieds nus et tête nue pendant une heure et demie [nus, nue, demie, variables). Il est trois heures et demie. Deux kilogrammes et demi. Remarque. Les préfixes mi et seyni sont naturellement tou- jours invariables : à ??n'-côte.

178. Feu est invariable quand il ne précède pas immédiatement le nom; il est m;'«aé/e quand il le précède immédiatement.

Ex. : Feu ma mère {feu invariable, parce qu'il est séparé de m,ère par l'adjectif possessif ma). Ma/eHe mère {feue variable, parce qu'il précède immédiatement le substantif ?wére).

48. Adjectifs nu, demi, feu.

Faites accorder et expliquez l'accord. Ecrivez : Les pêcheuses de cre- vettes sont »!(-jambes (nu inv.ariable, parce qu'il précède le substantif).

1. Les pêcheuses do crevettes sont ??î<-janibes. 2. Henri IV* cnl'anl parcourait les montagnes du Béarn * pieds (un) et («?/)-tète. .i. Cet ouvrier aux bras (nu) a la force d'un athlète*. 1. L'éclipsé* de soleil commencera à six: heures et [demi] et finira une {demiyheuvG avant la tombée de la nuit. 5. Nous atta- quâmes l'ennemi dès que nous fûmes arrivés à (»?/)-cote. 6. Vn hémicycle est une construction (sew/)-circulaire. —7. La moisson est presque achevée vers la (mi)-aoùt. 8. Une gamme se compose de cinq tons et de deux (dcmiyton?,. 9. La volatile* malheureuse, (f/ewij-morte, (dem()-boiteuse, droit au logis s'en retourna. 10. J'ai ouï dire à (feu) ma sœur que sa fille et moi nous naquîmes la même année. 11. Ma (feu) tante parlait très bien l'anglais. 12. (Feu) la princesse mourut de la variole*. 13. Le pauvre car- pillon lui dit en sa manière : Que ferez-vous de moi '? Je ne saurais fournir au plus qu'une (demi)-houchpc. 14. On ne doit pas recourir à des (r/em/)-remèdes dans les grands maux.

177. Quelle est la riglc d'accord dcsl 178. Quelle est la ri^glc d'accord du adjectifs nu. demi ? | feu '/

DE l'adjectii' Q( AI.inCATrF. 43

VIII. Fê'anc (le t'ot't. M'ossibte.

179. Franc de port. L'expression franc de fiort peut, à volonté, varier ou rester invariable.

Ex. : Je vous envoie une bourriche franche déport [franche, adjectif) ou franc de port (locution adverbiale).

180. Possible. Quand ;9oss/(6/e est placé après /e plus, le mieux, le moins, suivis dun nom pluriel indéter- miné {n° [ 15), il s'écrit toujours au masculin singulier.

Ex. : Faites le plus daumones /;oss/6/e, c'est-à-dire, qu'il est possible.

IX. Accoi'tl de l'adjectif après avoiâ' t'ai»\

181. Quand l'adjectif placé après avoir l'air est de nature telle qu'il peut qualifier indistinctement soit le substantif air, soit le substantif précédent, on le fait accorder avec l'un ou l'autre à volonté.

Ex. : Cette personne a l'air gaie ou gai.

Quand l'adjectif ne peut qualifier qu'un des deux substantifs, l'accord a lieu exclusivement avec celui-ci.

Ex. : Cette femme a l'air haletante (c'est la femme qui est haletante et non pas rair).

Lorsque le premier substantif est un nom d'objet inanimé, c'est toujours avec lui que l'accord a lieu.

Ex. : Cette pèche a l'air mûre [paraît mûre).

49. Accord de l'adjectif.

Écrivez convenablement les mots entre parenthèses.

1. Les sauvages avaient l'air {coritent) de nous recevoir. 2. Cette terre a l'air lensemencê). 3. Le libraire nous a adressé ^ franc de port) les livres que nous lui avions demandés. -- 4. Quand on reçoit une lettre qui n'est pas [fram: de port), on paye à l'administration de la poste une ta.\e plus élevée. 5. Acquérez le plus de connais- sances [possible;, car vous ne pouvez pas savoir ce qu3 l'avenir vous réserve. 6. Nous lui adressâmes toutes lesremontrances(poss/6/e}, mais il n'en voulut écouter aucune.

1"9. Quelle est la règle relative à 1 au masculin singulier? franc de port? 181. Comment s'accorde l'adjectif

ISO. Dans quel cas posS(6/e s'écrit-il I placé après auoîr /'air ?

44

DE L ADJECTIF OlALIFlfATlF.

X. Exceptions aux règles d'accord des adjectifs.

lo2. On a vu (n" 158) que tout adjectif ({ui qualifie deux (3u plusieurs noms au singulier, se met au pluriel. E\. : L'oncle et le neveu inlelUgeuls.

183. Quand les noms ont à peu près la mêitie signi- fication, l'adjectif se met au singulier et s'accorde avec le dernier de ces noms.

Ex. ; Cet enfant a une inclination, un penchant démesuré pour le jeu.

184. De même, quand les noms sont unis par la conjonction ou, l'adjectif se nu^t généralement au singulier et s'accorde avec le dernier de ces noms.

Ex : Un livre ou une brochure nouvelle.

Remarque. Les auteurs dérogent quelquefois à ces deux règles: mais il vaut mieux sy conformer.

50. Accord de l'adjectif.

Faites accorder et expliquf^z l'accord.

1. Le jeune garçon ou la jeune fille [attentif) recevra une récom- pense. — 2. Son oisiveté, son désœuvrement est {tel) quïl faudra y mettre fin. 3. On doit soigner scrupuleusement lanimal ou la plante [utile) à Thonime. 4. Sur le champ de bataille le carnage, la tuerie était (hideux), [hon-ible). 5. Le geai ou la pie [bavard] s'apprivoisent très bien. G. Le buffet ou la table (ancien) sera vendu à l'encan*. 7. Un bonheur, une félicité [parfait] est une chose très rare. 8. Le trèfle ou la luzerne [humide) \}) peuvent faire périr les bestiaux. 9. Les peuples de l'Italie avaient un souvenir, une réminiscence* [imparfait], [vague], [confus) des éruptions du Vésuve. 10. Le cheval ou la jument [poussif] perdent plus des trois quarts de leur valeur. 11. 11 a montré une retenue, une moilestie [excessif), qu'on rencontre rarement dans un jeune homme.

50 bis. Familles de mots.

Comment nomme-t-on : 1. L'action de s'élever dans l'air avec des ailes? 2. Les oiseaux domestiques élevés dans la basse-cour? 3. Un caractère changeant? 4. Voler çà et là? —5. Volera la manière des petits oiseaux ? G. Une bande d'oiseaux volant ensemble ? 7. Une grande cage oii l'on élève les oiseaux ?

(I) Humide doit ici s'écrire au pluriel.

182-183. Quelle est la r^jlc d'accord d'un adjoclif qualifiaiil plusieurs noms £yuou) ri:es ?

I Si. Oocllc est la rA^'c d'accord d'un adjectif qualifiant deux noms unis par

DE L ADJECTIF QlALlFIf.ATIF. i '

XI. Coinplcnieiit tien adjectifs.

I8i). Règ-le. Oïl doit donner ù chaque adjectif le oompléinont qui lui convient.

Ex. : Fénelou* se montrait (incessible et propice aux petites gens {accesiiblv ^'i propice \)ve\\\\ê\\ià).

Mais on ne i)ourrait dire : Fénelon était propice et chcri des petites gens, parce que propice prend à et que chéri prend de.

Remarque. Dans ce cas, il faut employer une autre tournure : Ft'iiflcn (tait propice aux petites tjeiis et en était chéri.

51. Complément des adjectifs.

Remplacez les points parles adjectifs placés en tète de la phrase, en ayant soin de donner à cliaqvie adjectif le complément qui lui convient.

1. (Enclins et avides). Bien des gens se croient du génie parce qu'ils sont. . . de gloire. 2. {Assidu et amoureux), tleureux l'en- fant qui est. . . de l'étude ! 3- {[•'uvovable et complice). Celui qui sciemment recèle une chose volée est considéré comme... du voleur. 4. {.A lient if et diçpie . Epaminondas* se montrait... des leçons du vieux pythagoricien Lysis. 5. (Conlenl et sensible). Franklin* fut. .. à la réception que lui fit la France.— 6. [Habile et enthousiaste). Dupuytren' était. . . de la chirurgie. 7. [Insensible et las). Si tu es... de nos rci'ummandalioiis, tu t'en repentiras plus tard. 8. [Attentive et soigneuse). La fermière était. . . rfe sa basse-cour. 9. [Mécontent et irrespectueux). L'enfant prodigue était. . . envers son père. 10. {Exeinpt et inaccessible). Guillaume Penn* était . . . aux passions qui tourmentent la plupart des hommes. 11. {Enclins et amoureux]. Les guerriers d'Homère* sont. . . des longs discours. 12. [Destructive et nuisible). Sa conduite est. . . à sa santé.

51 bis. Définition de mots.

Dénnissez les substantifs qui correspondent aux verbes suivants :

1. Cahoter. 2. Égoutter. 3. Cadenasser. 4. Escroquer. 5. Farder. 6. Garrotter. 7. Tamiser. 8. Étamer. 9. Bu- tiner. — 10. Placarder. II. Plâtrer. 12. Poignarder. 13. Défricher. 14. Écrémer.

52. Phrases à analyser grammaticalement.

1. Un homme modeste parle rarement de lui-même. 2. L'or des genêts et la pourpre des bruyères frappaient mes yeux d'un luxe qui touchait mon cœur. 3. La reconnaissance est le plaisir des bons cœurs.

I8b. (Juello précaution faut-il prendre à l'égard du complément des adjectifs?

46 DE l'adjectif qualificatif.

XII. -—Adjectif équivalant à plusîeuris mots

186. Souvent l'adjectif remplace élégamment toute une série de mots.

Ainsi, au lieu de dire : Un animal quon élève à la maison, on dit plus élégamment: Un animal domestique.

53. Exercice d'invention.

Copiez et remplacez les mots en italique, par un adjectif, que vous pourrez trouverdans la page suivante. ZÎ'crù'e: ; La vie de l'homme, la vie humaine.

1. La \'ie de ïhomme. 2. Une plante qui vit dans l'eau. 3. Une plante qui vit dans la mer. 4. Une plante qui vit sur une autre plante. 5. L'administration des forêts. 6. Une plante qui vit un an. 7. La race des clievaux. 8. La race des porcs. 9. La race des moutons. 10. La peste des bœufs. 11. Un journal qui parait tous les mois. ^- 12. Un journal qui parait toutes lessemaines. 13. Un journal quiparait tous les jours. 14. Un ani- mal qui se nourrit d'insectes. 15. Un ouvrage çia estpublié après la mort de son auteur , 16. Un oiseau qui ne vole que la nuit.

54- Étude de la proposition.

Ajoutez une proposition indépendante à chacune des propositions sui- vantes :

1. Le maître récompensera les élèves laborieux et... 2. La Seine prend sa source dans le département de la Côte-d'Or et. . . 3. Nous recevoiisde bons conseils et. . . 4. L'enfant doit aimerses père et mère, car. . . 5. En 1870, Paris l'ut assiégé par les Alle- mands, mais... 6. Nous devons chérir notre mère, car... 7. Vous êtes coupable, donc. .. 8. Le feu s'était déclaré dans la maison, mais. .. 9. Votre maître est pour vous un second père, donc... 10. Faites votre devoir, ou... 11. J'aime mon ami, mais. . .

55. Exercice d'invention.

Copiez et remplacez par un adjectif les mots en italique.

1. Un caractère prompt à s'irriter. 2. Un animal qui a quatre pieds. 3. Un individu qui parle beaucoup. 4. Une terre qui contient de la chaux. 5. Un homme qui croit facilement à tout ce qu'on lui dit. 6. Un homme qui fait le bien. 7. Un honuno qui fait le mal. 8. Un animal qui vit tout aîissi bien dans l'eau que sur terre. 9. Un animal qui se nourrit d'/ierbe. 10. Un animal qui se nourrit dec/iair. 11. Une publication qui parait à intervalles réguliers. 12. Un homme qui a de l'esprit. 13. Un homme qui n'aplus de cheveux. 14. IJn homme qid a perdu un brus. 1.5. Une pièce de terre qui a la forme d'un rectangle. 16. Un liciuide qui est de la consistance du sirop.

186. A quoi équivaut souvent un adjuclif ?

D¥. l'ADJF.CTIF QrALIFir.ÂTlF. 47

XIII. Défluitioii d'un adjectif.

187. On appelle rff/?7H/?o« d'un adjectif l'explica- tion courte, claire et précise de la qualité exprimée par cet adjectif.

Ex. : Qu'est-ce qu'un caractère irascible? C'est un caractère prompt à simter.

56. Définition des adjectifs.

Définissez chacun des adjectifs suivants :

1. Un caractère irascible est. . . 7. La vie humaine est. . .

2. Des chevaux rétifs sont. . . 8. La race chevaline est. . .

3. Un homme c/mî/i>e est... 9. La race po>'c»ie* est. . .

4. Un journal mensuel' est. . . ]0. La race ovine* est. . .

5. \ln']Ourn^\ hebdomadaire* eii.. 11. La race bovine* est. . .

6. Un bruit i"/eîV(o/ est. . . 12. Une montagne eicar/jee est...

57. Même exercice.

1. Une ruse diabolique est. . . 7. Une plante annuelle est. . .

2. Une soirée inusicale est. . . 8. Une plante parasite' est. . .

3. Les animaux do»ies/2<7?<es' sont. 9. Une plante vivace est. . . 4.Unerouterfépar/ewenfa/eest... 10. Une plante grimpa?ite est. ..

5. Un chemin vicinal est. . . 11. Une plante rampante est. . .

6. Une plante marine est. . . 12. Une plante aquatique* est. . .

58-59. Étude de la proposition.

Trouvez une proposition subordonnée qui soit unie à la principale par qui, que, dont, où.

1. Le temps | que... \ ne se retrouve jamais. 2. Le gaz | qui... I est l'acide carbonique. 3. L'air I çwe. . . [ forme une couche d'environ vingt lieues d'épaisseur. 4. Le vin | qui. . . \ s'appelle vinaigre. 5. Celui | qui... | peut avoir beaucoup retenu.

6. La terre I que. . . \ donne des produits abondants. 7. L'outil I dont. . . I n'est jamais rouillé. 8. Pierre | qui. . . | n'amasse pas

mousse 9. La ville française | que. . . | est la ville de Calais.

60. Définition de mots.

Expliquez le sens des locutions suivantes :

1. Démanteler une place. 2. Demàter un vaisseau. 3. Dé- boiser un3 contrée. 4. A'baucher une statue. rt. Démembrer un royaume. G. Désarçonner un cavalier. 7. Coloniser un pays.

8. Comporter des marchandises. 9. Drainer le sol . —10. Ourdir un complot. 11. ^quarrir un arbre.

187. Qu cntcnd-on par déûoiticn d'un adjectif?

4S

DE l'adjectif qualificatif.

61-63. Morceau littéraire.

L'ÉGOÏSTE.

Imitez à votre manière le morceau suivant :

Gnathon ne vit que pour soi, et tous les hommes ensemble

2 sont à son égard comme s'ils n'étaient point. Non content

(le remplir à une table la première place, il occupe à lui seul

4 celle de deux autres. 11 n'y a dans un carrosse que les places

du fond qui lui conviennent ; dans toute autre, si on veut l'en

G croire, il ptàlit et tombe en faiblesse. S'il fait un voyage avec

plusieurs, il sait toujours se conserver, dans la meilleure

8 chambre, le meilleur lit. Il embarrasse tout le monde, ne se

contraint pour personne, ne plaint personne, ne connaît de

10 maux que les siens, que sa réplétion' et sa bile, ne pleure

point la mort des autres, n'appréhende* que la sienne, qu'il

12 rachèterait volontiers de l'extinction du genre humain.

La Bruyère*, xvii" siècle (Les Camctrrcs).

9. Quels sont les radicaux dos doux verbes rontraindre cl plaindre? Qu'est-ce que se contraindre pour quelqu'un?

9. Dans connaît que représente l'ac- cent circonllcxe?

10. Dans que les siens donnez un (équivalent de qne.

10. Qu'entond-on par réplétion? Comment qualifie-l-on une personne atteinte de réplétion ?

10. Qu'est-ce que la bile?

il. Que veut dite (ippréhender?

12. Que fiuit-il entendre par Yextinc- lion du f/enre humai)!? Cite/, deux mots apparlenant à la même famille que extinction.

Quelle le<;on faut-il tirer do ce por- trait do l'égoïste? Quel est le titre du livre de La Brui/cre (p. 223).

QI;KSTI0IVI\AIUE. Qu'est-ce qu'un égoïste? Comment nomme- t-on le défaut de l'égoïste?

1. Faites l'analyse grammaticale de soi. A quoi ne que équivaut-il?

4. Quelle est la nature grammaticale de celte et quel est le nom représenté par ce mot? Quels sont les homony- mes de celle?

i. (Ju'esl-cc qu'un carrosse ? Citez trois dérivés de carrosse. A quelle famille le mol cnrroise apparlient- t-il ?

tj. Quand dil-nii ([u'une personne tomije en faiblesse ?

6. D'où voyaf/r est-il dérivé ?

1. Quelle est la nature grammaticale de plusieurs ?

8. (Jonunenl le verbe embarrasser est-il formé?

64. Étude de la proposition.

Trouvez une proposition subordonnée coninioni.'!int par quand, lorsque, dés que.

1. Le fer se couvre de rouille | quand... 2. Le menteur n'est pas cru même | quand... —3. No vous mettez jamais à l'ombre sous les arhres | quand... 4. Le loupsortdu bois | lorsqn'...— 5. Lespous- sins se réfugient sous les ai les de leur mère | lofsqtie... 6. On a la conscience tourmentée | Inrsqii... 7. On coupe les blés | des qu . . . 8. On est heureux de trouver un bon feu | quand. . . !). Une rnère disait à son enfant : .le te réconiponserai | lorsque... ma\^ jeté punirai ! hnaque. . . 10. \a\ barimiètre annonce le retour du beau temps [ lorsqn' ... 11. Tes amis t'ont abandonne | dés qu'... VA. Henri IV allait visiter Sully* | lorsqn'...

DE I.'ADJnr.TlF QCALlFir.ATIF.

49

65. Anti-alcoolisme.

FALSIFICATION DES BOISSONS FERMENTEES.

Reproduisez à votre manière le passage suivant :

Les boissons fermeritées contiennent Falcool le moins mauvais et en créneral à petile dose. Le vin, le cidre, le poiré, la bière, qui n'ont pas subi de falsification, sont donc des boissons saines, lorsqu on u en abuse pas. .Mallicnreusement pour la santé publiipii', les l'alsificalious sont nombreuses et fréquentes.

On falsifie le vin naturel par le mouiUctfje et le vi/iage. Le mouillarje consiste à mettre de l'eau dans le vin pour en augmenter la quantité à peu de frais; le vinar/e consiste à y ajouter de l'alcool pour en augmenter la force. Cet alcool est du mauvais alcool à bas prix, provenant des betteraves, des pommes de terre ou de grains avariés. Le vin devient ainsi dangereux sans qu'on en soit averti.

On falsifie la bière en remplaçant le houblon par de la gentiane ou du l)nis, quelquefois par de la coloquinte ou de la noix vomique, substances qui, à liante dose, sont des poisons. On falsifie encore la bière, comme on falsifie le cidre et le poiré, par l'addition dalcool à bas prix qui la rend moins rafraîchissante et, par là, provoque à en boire davantage.

N'abusez donc pas des boissons, même saines : elles peuvent avoir été falsifiées à votre insu. L'eau est l'unique boisson des animaux; aimez-la : elle vous donnera force et santé.

QUESTIONNAIRE. 1. Expli- quez IVxprossion à pelile <lose.

2. A quelles conditions le vin est-il une boisson s-iine ?

3. Qu'est-ce qu'une falsification ?

4. Citez quelques mots ne la même famille que l'adjectif saine; quel est son contraire ?

5. Décomposez le mot abuser et douncz-cn la significalion.

fi. Qu'est-ce que l'on entend par la santé pubtif/ue '' 7. Donnez lasijTiificat on de l'adjcclif

fréquent cl dites (piel est sou contraire.

8. Quelles falsifications fait-on su- bir au vin ?

'J. Kn ([uoi consistent ces falsifica- tions ?

10. Qu'est-ce (pie l'on entend par la force du l'iu?

11. Donnez la significalion de avarié.

12. Comment falsifie-l-on la bière, le cidre et le poiré ?

1 -3. Décomposez lo mol insu et don- nez en la si^iificalion.

66. Étude de la proposition (1).

Trouvez la proposition principale.

1. . . . ( gumtd nous avons fait une bonne action. 2 ] lors- qu'on la cultive mal. :J | parce qu'ils font la guerre aux in- sectes? — 4 I afin de pouvoir nous reposer dans la vieillesse.

5.... I comme les poissons nagent dans l'eau. 6.... \ pa7-ce qiieWc ne trouve plus dans nos pays les insectes dont elle se nourrit. 7.... I lorsque le blé est mùr. 8.... | lorsque vousaurez bien travaillé.

(1) Voir la Première année rTAnaluse et rie Composition, ain'^i que la Première année 'l'Étude des mots, par MM. Larive et Fleury.

;;0 STYLE ET COMPOSITION.

DEVOIRS DE RÉDACTION

(Réforme du Certificat d'études).

(Arrêté ministOriel du 29 décembre 1891).

1. Morale. Devoirs des enfants à la maison. Un

jeune garçon (ou une jeune fille) qui a quitté l'école a de grands devoirs à remplir dans la maison de ses parents: lesquels?

2. Instruction civicguc. La devise républicaine.

Expliquer ce que signifie la devise républicaine : Libeiié, Jf/alitc, fraternité. Montrer que cette devise, qui est celle de la nation fran- çaise, pourrait être aussi bien celle de toutes les républiques ^ 3. Histoire. Jeanne d'Arc. Dire ce que vous savez de .Jeanne d'Arc Montrez surtout en quoi elle a rendu service à la Franco. Pourquoi son souvenir est-il encore si vivant dans les cœurs français?

4. Géoçirapliic. Les ports militaires. Décrivez la situation et l'importance de nos ports militaires.

5. Sciences élémentaires. La circulation du sang. Décrivez sommairement le mécanisme de la circulation du sang.

6. Agriculture. Le cultivateur et l'ouvrier des villes. Lettre d'un jeune cultivateur à son jeune frère, ouvrier maçon à Paris. Il lui rappelle que l'année dernière, il a obtenu d'abondantes récoltes de toute nature; il espère que, cette année encore, son travail sera récompensé et qu'il pourra réaliser de nouvelles économies et en acheter un champ enclavé dans le domaine qu'il exploite. 11 compare son existence à celle de l'ouvrier émigrant, qui vit loin des siens, exposé à des dangers de toutes sortes, pour ne rapporter le plus souvent à sa famille que les faibles restes de son salaire. 11 termine en engageant son frère à renoncer à fémigration annuelle pour revenir dans la Creuse, tant de terres incultes ne demandent que des bras pour |)roduire, et embrasser, à son exemple, la première de toutes les professions, celle de l'agriculteur.

7. Hygiène. Dites pourquoi il est imprudent : d'avoir des habits trop serrés, des chaussures trop étroites; 2" de trop se couvrir en hiver à l'intérieur des appartements; de boire froid quand on a chaud; '1° de se tenir dans un courant d'air; 5" de travailler ou jouer le corps trop couvert; de conserver des cbaussiu'es mouilliV'S.

8. Agriculture. Un orage. Terribles effets de l'ouragan et de la grêle. Désolation des habitants, des laboureurs... Tant de travaux détruits, de soins rendus stériles, d'espérances brisées. . .

9. Hi.<«toire. Poitiers. Faites rhistori(|uo de ranciennc capitale du Poitou.

1. TiOLivret d'Instruction civique do M. CiiARi.Ks Dut-dy (rél'ormo du Ccrlifical d'études) coiilionl 50 .sujets de rédaction. 30 c.

DES ADJECTIFS DÉTEn.Ml.WTIlS. Kl

CHAPITRE V DES ADJECTIFS DÉTERMINATIFS

I. Révision.

!88. Définition. - f)n appelle adjectif détermiuatif tout mot place devant iiii nom pour eu déterminer on en préciser le sens à l'aide dune idée accessoire.

Dans mon livre, ce champ, tout homme, les mots, mou, ce, tout, qui précisent le sens des mots livre, champ, /tomme, à laide des idées accessoires de possession, d'indication, de généralité, sont des adjectifs déterminatifs.

189. Il y a cinq sortes d'adjectifs déterminatifs : les adjectifs démonstratifs, les adjectifs possessifs, les adjectifs conjonctifs, les adjectifs numéraux, les adjectifs indéfinis.

DES ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS

190. On appelle adjectifs démonstratifs ceu.K qui servent à montrer les personnes ou les choses dont on parle. Quand je dis : ce livre, cette table, je montre un livre, une table.

191. Les adjectifs démonstratifs sont :

Ce, devant un nom masculin singulier, commençantpar une consonne ou par un /* aspiré : ce village, ce hameau.

Cette, devant un nom féminin singulier.

Cet, devant un nom masculin commençant par une voyelle ou par un /* muet : cet oiseau, cet homme.

Ces. devant tous les noms pluriels.

192. Remarque Pour montrerdes personnes ou deschosesqui ut proches, on emploie le moi ci : Cet homme-ci, ce livre-ci.

Pour montrerdes personnes ou des choses éloignées, on emploie !■■ mot : Cet homme-là. ce livre-là.

DES ADJECTIFS POSSESSIFS

193. On appelle adjectifs possessifs ceu.K qui expriment \a pos- session .

Ex. : ilo7i livre, votre cheval, son chapeau ; c'est-à-dire le livre qui est à moi, le cheval qui est à vous, le chapeau qui est à lui.

195. Les adjectifs possessifs sont :

SINGULIER. PLURIEL.

Masculin. Féminin. Pour les deux genres.

Mon. Ma. Mes.

Ton. Ta. Tes.

Son. Sa. Ses.

Notre. Notre. Nos.

Votre. "Votre. "Vos.

Leur. Leur. Leurs.

52 DES ADJECTIFS DKTICUMINATIFS.

I9o. Remarques. I. Devant un nom féininin co'.nmençant par une voyelle ou par un h muet, on remplace ma, lu, sa, par mon, ton, son. Ex. : Mo7i àme, pour ma âme; ton épée, pour ta épée; son humeur, pour sa humeur.

H. Ne confondez pas l'adjectif démonstratif ces, avec l'adjectif possessif ses.

Ces, adjectif démonstratif, sert à montrer et s'écrit avec un c. "Voyez ces moutons qui paissent dans la prairie.

Ses, adjectif possessif , marque la possession et s'écrit avec uns. Un père de famille doit bien élever ses enfants.

DES ADJECTIFS CONJONCTIFS

IS6. On appelle adjectifs conjonctifs ceux qui servent à lier ensemble deux parties d'une même phrase.

Ex. : Je reconnais vousdevoir une somme de mille francs, /rti^i/c/Zt; somme je m'eui^age à vous rend)ourser l'année prochaine.

197. Les adjectifs conjonctifs sont : quel, quelle, quels, quelles, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles.

DES ADJECTIFS NUMÉRAUX

198. On appelle adjectifs numéraux ceux qui servent à compter.

199. 11 y a deux sortes d'adjectifs numéraux : les adjectifs numé- raux cardinaux et les adjectifs numéraux ordinaux.

200. Les adjectifs numéraux cardinaux servent à faire connaitre le nombre des personnes ou des choses dont on parle.

Ex. : Deux hommes, sept chevaux, quarante francs.

201. Les adjectifs numéraux ordinaux servent à faire connaître \erang ou Yordre des personnes ou des choses dont on [)arle.

Ex. : premier honniie, le sî.vième mois.

Remarque. Aux adjectifs numéraux se rattaclient les nojns dénombres, tels que une douzaine, une centaine, etc., le double, le triple, le quadruple, etc.; la moitié, le tiers, le quart, etc. ADJECTIFS INDÉFINIS

202. On appelle adjectifs indéfinis ceux qui désignent vague- ment les personnes ou les choses.

Ex. : Tout homme est mortel.

Chaque métier a ses disgrâces.

203. Les adjectifs indéfinis sont ; Aucun, certaiyi, maint, nul, quel, tel, io?^/ (pluriel tous), tin, autre, chaque, même, plusieurs, quelque, quelconque .

204. Remarque. Quel s'emploie souvent pour interroger. On dit alors qu'il est adjectif interrogatif : Quels livres lisiez-vous?

66 bis. Exercice sur les noms.

Trouvez les noms dos aliments auxquels s'appliquent les qualités sui- vantes :

l. Tendre, coriace, fdandreux. 2. Blanc, bis, rassis. —3. Mûr, juteux, acide. 4. Généreux, vieux, mousseux.— 5. Clair, limpide, gazeux. —6. Pur, crémeux, caillé.— 7. Frais, salé, fondu.-- 8. .Mou, blanc, gras.— 9. Feuilletée, légère, sucrée.— 10. Sec, noir, blanc.

nrs APjrrTiFS ni-Tr.nMiNATiFs. a3

11. Suppi'ession «les a<IJeetifs posisie^i^ifs.

12()»>. On romplaco radjeetif possessif mon, Ion, ifon.cic, parlarticlcle, la. les. (piand le seusindifpie clairi'nioiil ipiol est l'iiulividn possesseur.

Par exemple, au lieu de tlire : J ai mal à ma tête, on dit : J'ai mal èi la tète.

Remarque. Xi'jinmoins, on emploie mon, to)}, so7i, etc., lorsqu'on veut exprimer d'une manière formelle l'habitudo, la périodicité. Ex. : Mon rhumatisme me l'ait souft'rir; /«a fièvre m'a repris.

III. Xoiiibi'e «le leu»'.

20(î. On met au singulier leur et le sul)stantil'((ui le suit, quand le sens de la i)lirase indique clairement que ce substantif ne représente qu'un seul objet pos- sédé en eommun.

Ex. : Mon père et ma mère ont vendu leur mobilier.

Au contraire, on met au pluriel leur el le substantif qu'il détermine, quand, d'après le sens du discours, ce substantif doit représenter nécessairement plusieurs objets possédés.

Ex.: Que de gens regrettent d'avoir quitté leias villages pour aller habiter les villes I

67. Adjectifs possessifs.

Remplacez les points par l'article ou par uu adjectif possessif. 1. Tuas... jambe enflée. 2. Augustin Thierry*, après avoir eu... yeux très fatigués par la lecture des anciens manuscrits, devint tout à fait aveugle. 3. Philippe, roi de Macédoine*, per- dit... oeil droit pour n'avoir pas su résister au plaisir de dire un bon mot. 4. Tibère * el Néron * avaient. , . mains teintes du sang des plus illustres citoyens romains. 5. Quand le sang circule mal chez les malades, ils ont... pieds et... mains enflés.— 6. Charlemagne* avait... pied si grand, que ce pied unique a pu ôtre pris comme unité de mesure. 7. Jeanne Darc* avait... cœur trop haut placé pour descendre à d'indignes prières auprès doses juges iniques. 8. L'avocat général* Jean Desmarets avait . . . àme trop élevée pour demander jiardon de fautes qu'il n'avait pas commises. 9. Le malade avait... doigts courbés en deux par la goutte*.

205. Quanf] rcmplace-t-on l'adjectif 1 20G. Quand met-on au singulier /e«r.' possessif par l'article? Citez la remar- (juaud le inet-on au pluriel? que. 1

54 DES ADJECTIFS DÉTERMIXVTIFS.

IV. Emploi de son, sa, ses et de en

207. En parlant des choses, on emploie son, sa, ses, lew',lews,\ovsque l'objet possesseur et l'objet possédé sont dans la même proposition.

Ex. : Paris a ses maisons très hautes.

208. 3Iais lorsque l'objet possesseur et rol)jet pos- sédé sont dans deux propositions différentes, on emploie généralement ïarticle avec le pronom en, au lieu de son, sa, ses.

Ex. : Paris est une ville magnifique, on en admire les monuments. Paris est une ville magnifique, les maisons en sont très hautes. Remarque. La règle précédente n'est pas d'une rigueur abso- lue : elle est parfois enfreinte par les meilleurs écrivains.

68. Adjectifs possessifs.

Remplacez les points par l'adjectif possessif ou par l'article. 1. N'oubliez pas cette "vérité : chaque âge a... plaisirs. 2. Chacun a... défaut, toujours il revient. 3. Lu science esl amère, mais. . . fruit est doux. i. Le tjouleauest un arbre très élégant;. .. écorce n'est pas inutile;. . . sève est sucrée. 5. On va tout exprès en Amérique pour voir le Niagara* ; . . . chute est la plus belle du monde entier. G. La cathédrale de Chartres* est une des plus admirables de France;. . . clochers sont découpés en dentelle. 7. Si vous visitez Tours", vous verrez que. . .promenades sont magni- fiques. — 8. La zone* torride a . . . animaux et surtout. . . oiseaux parés des couleurs les plus éclatantes. 9. Vaslronomie est une science des plus importantes, mais... étude est fort difficile. 10. La criianté n'est jamais nécessaire ;.. . effets sont toujours diamétralement opposés à ceux que l'on se promettait. 11. Vart oratoire a. . . règles, toujours faciles à comprendre; mais. . . appli- cation est très difficile. 12. Home est une ville magnifique; on admire... monuments. 13. Nourri dans le sérail, je connais. .. détours. 11. Après la guerre, les soldats regagnent... foyers.

68 (jïs. Définitions.

Expliquez les mots : 1. Créneau. 2. Donjon. 3. Meurtrière. 4. Oubliettes. 5. Pont-levis. 6. Tour. 1. Tourelle. 8. Mâchicoulis. 9. Herse. 10. Citerne. 11. Poterne. 12. Fossé. 13. Arsenal. 14. Parapet. 15. Souterrain. 16. Terrasse. 17. Chemin de ronde. 18. Guérite.

207. UU'"i<J omploie-l-ou suit, sa, 1 20S. Quand cniploic-t-oii railiclo ses, leur, leurs y \ avec eni"

DES ADJECTIFS DtTERMINATIFS.

V. Règle de vingt et de ceiêt.

209. A l'exception de un. féminin une, de vingt et de r.';j/.lesadjectifs numéraux cardinaux sont invariables.

Ex. : Voici mes quatre tils.

210. Viiig-t, cent. Au pluriel in'ngt et cent pren- nent un s quand ils ne sont suivis d'aucun autre nombre.

Ex. : Qnutre-viugts francs. Trois cents chevaux.

211. Au contraire, vingt et cent, quoiqu'au pluriel, sont invariables quant ilssont suivis dun autre nombre.

Ex. : Quatre-tv'n^i-dix francs. Trois cent douze chevaux.

212. Vingt et cent sont encore invariables quand ils sont employés pour vingtième, centième.

Ex. : Page quaive-vingt, c'est-à-dire, page quatre- vingtième. Charlemagne fut couronné empereur en l'an huit cent, c'est-à-dire en l'an huit centième.

69. Adjectifs numéraux.

Copiez et écrivez les nombres en toutes lettres.

1. Le nombre 55.5 s'écrit avec trois 5.

2. Autrefois les Français aimaient beaucoup à compter par ving- taines; ils disaient : 80, six-20, c'est-à-dire 120; sept-2(), c'est- à-dire 140, et ainsi de suite.

à. La plus grande partie de l'Espagne se compose d'un vaste plateau divisé en deux parties : la partie méridionale est à une liauteur movenne de 600 mètres au-dessus du niveau de la mer : la partie septentrionale se trouve à 700 mètres au-dessus du même niveau.

4. Pithiviers est à 120 mètres au-dessus du niveau do la mer, Montéiimar, à 97 mètres; Mortagne, à 2.59 mètres; Lectoure et Laon, à 180 mètres ; Chinon, à 82 mètres ; Beauue, à 220 mètres; Thiers, à 400 mètres ; la pyramide de 'Valmy* à 200 mètres.

5. Voltaire* est mort à 84 ans, Newton' à 85 ans, Fontenelle* à 99 ans et Thénard* à 80 ans.

6. Plus de 3U0 bâtiments, tant français qu'italiens, sont occupés à pêcher le corail sur les côtes d'Algérie*.

209. Quels sont les adjectifs cardinaux qui varient quant au nombre ?

210. Dan^■. quelles circonstances vingt

et cent prennent-ils la marque du plu- riel ?

211-212. Dans quelles circonstances ne la prennent-ils pas ?

56 DES ADJECTIFS DÉTERMINATIFS.

VI. Règle de tnitie.

213. Mille signifiant dix fois cer»/ est toujours inva- rialile.

Ex. : Deux mil/e hommes.

21 A. Lorsqu'il s'agit de la date des années, on écrit mil au singulier, et mille au pluriel, ce qui est une orthographe conforme à l'étymologie *. Ex. : Le philosophe Descartes* naquit l'an nu7, cinq cent quatre-vingt-seize. L'an deux mille quatre cent quarante. 21d. Mille* signifiant une mesure de chemin est substantif, et, comme tel, prend la marque du pluriel. Ex. : Le chemin de fer de Liverpool* à Manchester* est long de trente milles.

70. Adjectifs numéraux.

Copiez et écrivez las nombres ea toutes lettres.

1. En 1814, on voyait prés de Montpellier* un lierre dont la ti<?e avait un mètre 95 centimètres de circonférence. 2. Certains arbres vivent très vieux. On cite des palmiers* âgés de .300 ans, un lierre de 418 ans, un platane de 720 ans, un cyprès de 388 ans, dos Chênes de 1600 ans, des oliviers* de 2000 ans, un noyer de 900 ans, un dragonnier* de 'iOOO ans. 3. Au lieu de compter par kilomètres les distances entre les divers pays, comme le font les Français, la plupart des autres peufiles de l'Europe les comptent par (m/7/i?); mais la valeur de ce^imillr) dilïï're notablement d'une contrée à l'autre; iVw [mille] allemands valent 74080 mètres; le {millf) (l'Angleterre est de 1600 mètres ; celui de Suède' vaut 10(588 mètres; celui de Pologne* .")f)r)6 mètres. Les (mille) marins ou géograpbifpies sont employés par les navigateurs de toutes les nations; un de ces(»i(//f) vaut 1852 mètres, -r 4. Il y a en Angle- terre 380 000 métiers occupés au tissage du coton. 5. Le bassin houillcr' du Northumlierland s'étend sur une longueur de 80 kilo- mètres, et produit annuellement jdus de 25 millions de tonnes*. - fi. Plus de 300 000 ouvriers travaillent en Angleterre à, l'extraction (le la houille. 7. Les hauts fourneaux * du Nord-iîiding* four- nissent tous les ans 900000 tonnes de fer. 8. Philippe VI ili- Valois fut roi de France en 1328; Jean le Bon, en 13.50; Charles V, le Sage, en 1364; Charles VI, eu 1.380; Charles VII, en 1422.— 9. ]a' Portugais Barthélémy Diaz découvrit, en 118G, le cap de Bonne- Espérance* qui fut doublé*, en 1498, par Vasco de Caina*.

213-214-219. Quelles sont los dilTdrcnlcB manières d'écrire mille?

1>ES ADJECTIFS Df^.TEnMINATIFS. 57

VII. Oi*tliog;i*ai>lic tic Mêtne.

liMî. Même est adjeclif ou aclverho.

217. Mètne est adjectif, et i)ai' Cin\i>(H\yw\\[ variable, quand il accompagne un nom ou un pronom.

Ex. : Les mêmes causes produisent les mentes effets Ses ennemis eux-inrnies (l) l'estimaient.

218. .l/<"/«'' est adverbe, et par conséquent /»rr//v'rt^/e quand il modifie un adjectif, un verbe ou un autre adverbe.

Ex. : Les guerres, même justes, sont toujours regret- tables. Les grandes vertus imposent même aux cœurs dépravés.

219. Même est encore adverbe (piand il est placé après plusieurs noms.

Ex. : Les famines, les épidémies, les guerres même sont moins funestes que l'intempérance.

Remarque. Après un seul nom, même est quelquefois adverbe : c'est lorsqu'il peut être déplacé et mis en tête de la proposition. Ex. : A Tyr*. les bons rameurs ip.ême ont des récompeiiies. (On peut dire : même los bons rameurs.^

71. Orthographe de même.

Copiez et faites accorder suivant les règles.

1. Tous les animaux sont sensibles, certains végétaux {même) paraissent doués de sensibilité. •■i. Les travaux, (même) stériles, valent mieux que l'oisiveté pour la sanlé des hommes. 3. Les vieillards, les femmes, les enfants [même) s'occupaient dans la mesure de leurs forces du salut de la patrie. 4. Ces [même] champs que la civilisation avait rendus productifs, la barbarie envahissante les avait laissés stériles. 5. Les plantes des pays chauds ne sont pas les (même) que celles des pays froids, ni les {même) que celles des pays tempérés *. 6. Les jours, (même) les plus malheureux et les plus tristes, ne sont pas sans nous apporter quelques lueurs de bonheur. 7. Dans les villages de la Bretagne *, les [même) pièces d'habitation servent à la fois pour les hommes et pour les animaux domestiques. 8. Les terrains humides, les sols crayeux*, les rochers les plus durs, les sables (même) ne sont jamais totalement impropresaudéveloppementdecertaincs plantes.

(1) On réunit par un trait d'union l'adjectif même et lo pronom qui le précède.

216-217. Dans quels cas même est- 1 21H-2t9. Dans quels cas mémo csl-il il adjectif? | adverbe? —Citez la rcmar'|iio.

DES ADJECTIFS DETERMIN.VTIFS.

VIII. Orthographe de Quelque.

220. Quelque est adjectif ou adverbe.

221 . Quelque est adjectif, et par conséquent variable, quand il modifie un nom.

Ex. : Le vent a déraciné quelques arbres. Il succomba, quelques efforts qu'il fit.

222. Quelque est adverbe, et par conséquent inva- riable.

Quand il modifie un adjectif ou un participe. Ex. : Les hommes, quelque courageux qu'ils soient,

appréhendent* la mort. Quand il signifie environ. Ex. : Il y a quelque cinq cents ans qu'un Napolitain

découvrit la boussole*.

223. Remarque. (^^^e/^^^e peut précéder un adjectif sans être ddverbe. Ex. : Quelques grands biens que vous possédiez, ne vous en prévalez pas. Dans cette phrase, l'adjectif et le nom'considérés ensemble (grands biens) ont la valeur d'un nom composé.

224, Quel et que, lorsqu'ils précèdent immédiate- ment le verbe êlre, s'écrivent en deux mots : quel que. Quel, adjectif, s'accorde avecle sujet du verbe; que, conjonction, reste invariable. Ex. : Quelle que soit votre frayeur, tâchez de la surmonter.

72. Orthographe de quelque.

1. Les richesses, (ç'Me/çMe) considérables qu'elles soient, ne valent pa3 une bonne conscience. 2. (Quelque, quel que) soit la chaleur des brûlantes journées de l'été, le moissonneur la supporte coura- .^cusenient. 3. (Quelque) araignées des pays chauds sont veni- meuses. — 4. (Quelque) nourrissants que soient les haricots, ils ne le sont pas encore autant que la viande. 5. (Quelque ,quel que) soit votre opinion, faites-la connaître. G. (Quelque, quel que)s\)oni!idc(\ii> que soient les secours que l'on distribue aux mailieureux, il n'y en a jamais assez. 7. (Quelque, quel que) soient la fertilité et la bonne exposition d'un champ, il rapportera d'autant plus qu'il sera mieux cultivé. 8. (Quelque) oiseaux suivent les laboureurs pour recueillir les vers que la charrue ramène à la surface du sol. 9. (Quelque, quel que) grands que soient les froids de l'hiver dans la Sibérie*, l'été de cette contrée n'en est pas moins très chaud.

221. Quand quelque esl-ii adjectif? 2-2Î. (Juand quelque csl-il adverbe ? S23. Citez la remarque.

Ht. Comment écrit-on yit^i suivi de que devant le verbe être '.'

DES ADJECTIFS Ph'.TEnMINATIFS, ^9

IX. Orthographe €le toui.

22é>. Tout est adjectif ou adverbe. 22G. Tout est adjectif, et par conséquent variable, quand il modifie un nom ou un pronom.

]L\. : Tous les villages devraient avoir une école. Nous sommes tous mortels [7ious tous sommes mortels).

227. l'out est adverbe, et par conséquent invariable^ quand il modifie un adjectif, un participe ou un adverbe. Dans ce cas, ^o;/^ signifie tout à fait ow quelque,

Ex. : Ces vins-là veulent être bus tout purs (c'est- à-dire tout à fait purs).

La rivière coule tout doucement (c'est-à-dire, tout à fait doucement).

Elle resta tout étonnée, tout embarrassée (c'est- à-dire, tout à fait étonnée, tout à fait em- barrassée).

Tout aimable qu'elle est, tout éAourdis qu'ils sont ^c'cst-à-dir3 quelque aimable qu'elle soit, euslque étourdis qu'ils soient).

228. Exception. Devant un adjectif féminin

73. Orthographe de tout.

1. [Toul) les hommes ont été créés égaux et frères. 2. {Joui) ingéaieuse qu'est la machine à vapeur actuelle, elle n'est pas encore parvenue à son dernier point de perfection. 3. On a placé dans ce clocher une belle cloche (tout) neuve. 4. {Tout) petite qu'est l'Europe, elle est plus civilisée et plus riche que {tout) les autres parties du monde. 5. {Tout) injustice est préjudiciable tôt ou tard à son auteur. 6. Les diffé.-entes céréales ne conviennent pas également à {tout) sortes de terres. 7. {Tout) aride qu'est une terre, elle peut produire de beaux raisins. 8. [Tout) agréable qu'est cette histoire, je préférerais un récit plus sérieux et plus instructif. 9. {Tout) abondantes que soient vos moissons, elles lo seraient encore plus si vous les aviez sarclées. 10. L'atmosphère est (/0!</) embaumée des parfums qu'exhalent les roses et les serin- gas*. — 11. Cette étoffe est [tout] mangée par les souris. 12. La vie {tout) entière de ce philanthrope' fut consacrée au soula- gement des malheureux. 13. Il est difficile de prendre certains animaux {loutj vivants.

226. Quand <out est-il adjectif? | 228. Quand ^oitt est-il adjectif devant

227. Quand <ou< est-il adverbe ? | un autre adjectif .

60 DES ADJECTIFS DÉTERMINATIFS.

Orthographe de foitf {unité).

commençant par une consonne ou un h aspiré tout devient variable et reçoit le même genre et le m(*me nombre que cet adjectif. Ex. : Vous me dites une chose toute nouvelle.

Ces dames restèrent toutes stupéfaites.

Ces petites filles sont toutes honteuses. Remarque. Toitt est encore adverbe : dans les expressions tout yeux, tout oreilles et leurs analogues : dans les expressions tout 671 larmes, tout en sang et leurs analogues : je la trouvai 7oi^^ en larmes.

229. Devant le mot autre, tout est adjectif quand il signifie quelque, et il a ce sens quand on peut mettre autre après le substantif. Ex. : Toute2i\\[VQ maison me plairait davantage, c.-à-d.

quelque autre maison, toute maison autre. Il est adverbe quand il signifie tout à fait.

Cette personne est tout autre qu'on ne me l'avait dépeinte (c'est-à-dire tout à fait autre).

Récapitulation sur quelque, même, tout, etc.

LA NOUVELLE ZÊLANDE.

Faites accorder les mots entre parenthèses.

74. Les trois îles qui composent l'archipel de la Nouvelle-Zé- lande*, (quelque) lointaines qu'elles soient, méritent de fixer un ins- tant nos repfards. {Quelque, quel que) soit sa distance de la France, son climat est à peu prés le même; ce qui ne doit pas nous sur- j)rendre, puisque la Nouvelle-Zélande est l'antipode' de nutro pays. Les deux grandes iles sont traversées du nord au sud par des rliaines de montagnes. On y vem-AV(\vw [quelque] volcans éteints, et il y en a un qui se trouve encore en activité.

7;!. (Quelque) riches en minerai' rpie soient les comtés de l'An- gleterre, certains districts de la Nouvelle-Zélande ne leur sont pas inférieurs sous ce rapport. On y voit [quelque] mines de cuivre tris productives, des gisements de houille très importants : mais [quel- que, quel que] soit la célébrité dont jouisse déjà l'archipel* pour ses minerais »ie cuivre, il en a acquis une bien plus grande encore par ses nombreuses mines d'or. Celles-ci. (quelque) récente qu'en soit la découverte, sont déjà exploitées par des émigrants* de [tout] les nations.

76. La navigation, (quelque) grandes que soient les dllficullés qu'elle présente aux environs des autres archipels océaniens, se l'ait

yuauJ lout esl-il adverbe '.' i!20. Comment s'écrit lout devant autru y

DES ADJECTIFS DÉTERMl.NATIFS. CI

au contraire très aisément dans les eaus de la Nouvelle-Zélanflc, grâce aux baies innombrables et à {quelque) ports excellents dont ses côtes sont découpées. [Quelque] habitués que soient les marins aux proditres de la végétation océanienne, les magFiifuiiies lorèts de la Nouvelle-Zélande les ravissent dadmiration. Ces forêts ont un aspect étrange qui ne ressemble à rien de ce que l'on voit ailleurs dans la nature vivante.

77. Les premiers colons* ont essayé de cultiver sur ce sol nou- veau (quelque) plantes de 1 Europe : nos céréales et nos légumes y ont parfaitement réussi. On y trouve en outre une précieuse plante indigène*, le lin de la Nouvelle-Zélande ; mais ce lin (quelque, quel que) soient dailleurs ses qualités, le cède cependant à nos princi- pales plantes textiles*. La Nouvelle-Zélande marche à pas de géant dans la voie de la civilisation et \quelque) progrés quil lui reste à accomplir, soyons sûrs qu'il ne lui faudra qu'un petit nombre d'années pour les réaliser.

IL NE FAUT PAS SE FIER AUX APPARENCES.

78. La petite Lise, qui venait d'achever sa leçon, s'en allait {tou() allègre faire un tour de promenade dans le verger. Les pa- pillons, les fleurs, les insectes rampant sur le sable des allées, les vers de terre {même) fixaient successivement son attention. Elle courait [loul) haletante, mais [tout) joyeuse, de l'un à l'autre de [ces, ses) objets. Soudain elle aperçoit une noix gisant sur le gazon et (tout] recouverte encore de sa coque verte. La prenant pour une [lomme, elle voulut la manger ; mais à peine eut-elle mordu dedans, qu'elle la rejeta itout) stupéfaite en s'écriant : « Ouelle amertume ! si (tout) les fruits de cet abre ont la mèm.e saveur, {quelque, quel que) en soit l'abondance, il faut l'abattre immédiatement. »

Son jeune frère Antoine, plus avisé, ramassa sur-le-champ cette noix, la débarrassa avec [ces, ses) dents du brou qui l'entourait et ajouta : « {Tout araère qu'est celte écorce, je no la foule cependant point aux pieds, car je sais qu'elle renferme une amande excel- lente et que je pourrai savourer (tout) à mon aise. Sache, ma sœur, que dans cette vie, sans un peu de travail, il n'est pas de plaisir. >> La jeune fille, [tout) confuse, se promit bien de ne plus se fier aux apparences.

LA MODESTIE.

7'J. Un cultivateur visitait {ces, ses) champs pour s'assurer si la moisson serait bientôt mûre ; il était accompagné de sa fille Pau- line, (hel, helle) enfant de dix ans à dix ans et {demi). « Encore {quelque) jours, s'écria le père, et [tout) [ces, sesj blés seront bons à couper ; c'est alors qu'il faudra que {tout) les membres de la famille mettent {leui-, la) main à l'œuvre. » Le père avait beau parler, sa fille ne l'écoutait pas. (tout\ occupée qu'elle était à com- parer les brins de blé les uns aux autres. « Voyez mon père, dit- elle eufin, comme qtielque) tiges tiennent leur tète {tout) droite et {tout) fiére ; ce sont apparemment les meilleures, celles qui se trou-

G2 DES ADJECTIFS DÉTEflMINATirS.

vent [tout] remplies de grains; et ces autres qui se baissent jusqu'à terre, elles sont assurémentà peu près stériles. {Quelque, quelque) soit leur humilité, elle ne sera jamais au niveau de leur inutilité. » Le père arrachant [quelque) tiges, les fit examiner à sa fille : « Vois, [mon cher, ma chère) enfant, s'écria-t-il ; cet é^\{tout) fière qu'était son attitude, se trouve complètement vide; cet autre, [quelque, quel que) ait été son inclinaison, est rempli des grains les plus beaux et les plus lourds. 11 en est ainsi dans le monde, [mon cher^ ma chère) enfant : ceux qui affectent les pfus grands airs, les individus les plus bouffis d'orgueil et de vanité, [lout) superbes qu'ils paraissent, cachent souvent la plus complète nullité sous les dehors les plus brillants. »

80-83. Anti-alcoolisme.

LES APÉRITIFS. Lisez et résumez ; écrivez ensuite, d'après lo Dictionnaire, le sens des mots eu italique (1).

On désigne sous le nom d'apéritifs des liqueurs amères qu'on boit, avant les repas, soit pures, soit étendues d'eau. Elle sont for- mées d'alcools d'industrie et de diverses substances aromatiques. Les apéritifs les plus connus sont l'absinthe, le vermout, le bitter, enfin un grand nombre d' « amers » vendus sous le nom de leurs fabricants. Pour doimer à certains de ces amers une apparence bienfaisante, on y ajoute quelquefois une substance médica- menteuse, comm.e par exemple le quinqidna.

En réalité, les liqueurs dites apéritives, non seulement n'ont pas d'utilité, mais elles sont, au contraire, de toutes les boissons, les plus nuisibles à la santé. En effet, introduites dans l'estomac, à jeun, elles pénètrent rapidement dans la circulation.

D'autre part, leur composition les rend particulièrement dan- gereuses : pour cent litres de liqueurs apéritives, la proportion d'eau-de-vie varie entre 43 et 94 litres, et celte eau-dc-vie est formée d'alcool à bas prix, dont le goût est dissimulé par les substances amères qu'on y ajoute.

Ces substances sont de véritables poisons dont l'action est au- jourd'hui parfaitement f/e/f?n/,2»ec. Ainsi, pour donner à l'eau-de- vie le goût du vermout on y ajoute de l'aldéhyde salicylique, dont un demi-centimètre cube suffit [tour donner un accès iYépilepsie à un chien.

Quant à la liqueur d'absinthe, on l'obtient en aromalisantVaàcooX avecl'esseHce d'absinthe; or, si l'on prend deux bocaux contenant des poissons et si l'on verse dans l'un six gouttes d'acide prussique t dans l'autre six gouttes d'essence d'absinthe, les poissons ne larderont pas à mourir dans les deux bocaux, mais la mort sera plus prompte dans le bocal l'on aura versé l'essence d'absinthe.

(1) Consullor le Dictionnaire Oazier, niômc librairie, cl la Première année d'Etude des mots, de MM. LAïuvt et Fleuuy.

DES ADJECTIFS OKIERMINATIFS.

63

L'homme qui s'adonne à l'absinthe est atteint de vertif/es : tout tourne autour de lui ; perst'cuté par des hallucinations, atlciiit d'épilepsie, il soulFre, en outre, dans les avUculations et le long des nerfs de douleurs avec fourmillement, q\ûs'exasperent\:\. nuit.

11 devient brutal, féroce, et dans son délire commet souvent des crimes.

« Prendre des apéritifs avant le repas, a dit le grand médecin Trousseau, c'est s'ouvrir l'estomac avec une fausse clef. »

En réalité, les liqueurs dites apéritives coupent l'appétit au lieu de l'ouvrir.

84-85. Morceau littéraire.

DÉVOUEUE.NT DU CHEVALIER D'aSSAS*.

Racontez de vive voix le morceau suivant :

Le prince héréditaire de Brunswick* allait surprendre l'ar- •J mée française près de Weser.Le général français, qui se doute du dessein du prince, fait coucher son armée sous les armes ; -l il envoie à ia découverte, pendant la nuit, M. d'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne*. A peine cet officier a-t-il fait quel- G ques pas, que des grenadiers ennemis, en embuscade, l'envi- ronnent et le saisissent à peu de distance de son régiment. Ils 8 lui présentent la baïonnette, et lui disent que s'il fait du bruit, il est mort. M. d'Assas se recueille un moment pour mieux 10 renforcer sa voix, il crie : « A moi, Auvergne ! voilà les ennemis: » Il tombe aussitôt, percé de coups. Ce dévouement,

12 digne des anciens Romains, aurait été immortalisé par eux. On dressait alors des statues à de pareils hommes; de nos jours, ils sont oubliés.

Voltaire, xvnie siècle {Précis du Siècle de Louis À'V).

QLESTIOWAinE. 1. Qu'est- ce que le Brunsv.ic/c ?

1. Qu'est-ce qu'un prince hérédi- taire'.' — A quelle famille de mois hé- réditaire apparlient-il?

2. la ville de Wesel est-elle si- tuée?

3. Que signifie coucher sous les ar- mes ?

i. Qu'est-ce qu'un général, un capi- taine, un régiment ?

i. Quelle est la fonction grammati- cale de capitaine?

4. Qu'est-ce que envoger à la décou- verte?

5. Qu'est-ce qu'un officier ?■

G. Indiquez les deux seus du mot grenadier.

6. Expliquez ce que c'est qu'une e»!- buscade.

8. Qu'appelle-t-on baïonnette?

9. Qu'est-ce que se recueillir?

10. Pourquoi M. d'Assas cria-t-il: A moi Auvergne?

Pourquoi la mort du chevalier d'As=as doit-elle Cire admir(''('?

.^uriez-vous agi comme lui si vous aviez été à sa place ? Pourquoi ?

Que savez-vous sur Voltaire{p. 224)? Nommez quelques-uns de ses ou- vrages (p. 2i4).

(1) On trouvera dans le volume d'exercices de Deuxième année d'autres exercices sur les adjectifs déterminatifs.

O'i :>i\LE ET COMPOSITIOX.

CHAPITRE VI STYLE ET COMPOSITION

I. Xotious préparatoires-

230. Le verbe écrire a deux sens. 11 signifie : Tracer des lettres et des mots sur le papier.

2" Expriniersa pensée à laide de mots et de phrases.

231. Lart de tracer des lettres et des mots sur le papier constitue Vécriture.

232. L'art d'écrire les mots selon les règles de la grammaire constitue Vorfhograp/ie.

233. Lart liexprimer sa pensée k l'aide de mots et de phrases constitue le style.

86. Exercice d'invention et de réflexion.

Copiez les questions suivantes et répoudez-y. UNE MAISO.N.

1. Avec quels matériaux bâtit-on des maisons ? 2. Quelles sont les diUërentes parties dont se compose une maison? 3 A quoi sert la cuisine? i. A quoi sert la salle à manger? 5. passe-t-on la nuit ? 6. A quoi servent les cheminées ? 7. la cave est-elle située? 8. est le grenier? 9. De quoi la couverture d'une maison est-elle faite? 10. Avec quoi fabrique-t-on les tuiles? 11. D'où proviennent les ardoises ? 1-2. A quoi servent les lucarnes? 13. sont placés les soupi- raux ? 11. Comment appelle-t-on la partie de la maison qui est au niveau du sol ? 15. Qu'est-ce que le plafond d'un apparte- ment ? Ifi. Quest-ce que le plancher d'un appartement?

87. Même exercice.

LES .VRBRES.

1. De quelles parties un arbre est-il composé ? 2. Les arbres vivent-ils comme les animaux? 3. .V quoi servent les feuilles? 4. A quoi servent les racines? 5. Les fleurs viennent-elles avant les fruits? 6. Qu'est-ce qu'un arbre fruitier?— 7. Qu'est-ce qu'un arbre à bois de construction ou de chauffage ? 8. Un arbre de celte dernière espèce a-t-il aussi des fruits ?

23it. Combien lo verbe écrire a-t-il 1 232. Qu'c^t-ceque iortliotrrapiic? de sons cl quels sont -ils ? 233. Qu'est-ce que le style ?

331. Uu'est-oe que l'écriture? I

STYLE ET COMPOSITION. 65

II. De l'écriture.

234.0iuloitcherclierà acquérir une bonne écriture.

L'élève qui a des cahiers bien tenus et bien écrits se complaît à son travail et fait de rapides progrès.

236. Pour bien écrire, il suffit de bien tenir sa plume et d'écrire lentement.

88-90. Anti-alcoolisme.

.\V15 DE L'aCAOKMIE DK MLDECINE SLR LES DANGERS QU'ENTRAINE LABUS DES BOISSONS ALCOOLIQUES.

Lisez et résumez; écrivez encuite, d'après le Dictionnaire, le sens des mots en italique (I).

0 Introduite dans un estomac vide, l'eau-de-vie, même à dose très modérée, le congestionne, excite ses contractions et augmente la sé':rélio7i des sucs dir/eslifs. Ces eftets directs, beaucoup moins prononcés lorsque l'estomac est rempli d'aliments, sont d'ailleurs passagers et disparaissent sans laisser de traces si Vinr/estion de l'eau-lie-vie est accidentelle. Si elle se reproduit frtiqucmment, si elle devient habituelle, la rougeur congesttve est plus vive, plus persistante; une uiflammaiion se développe, les sucs digestifs deviennent plus rares et font place à des liquides nuisibles au travail de la digestion : à la longue, survient un travail A'ulcé- ralion, un épaississement, une induration qui, en parahjsmit l'estormac et en arrêtant ses sécrétions utiles, le rendent incapable de digérer.

« Absorbé et mis en rapport avec la substance du cerveau, l'alcool en exulte les fonctions. C'est d'abord une simple excita- tion, puis un véritable délire, aboutissant tantôt à une agitation extrême, tantôt à une crise de fureur, tantôt enfin à un état de prostration où, comme une masse inerte, il tombe ivre-moi't.

'< Quand l'action de l'alcool, même b'-gére, se répète cliaque jour, au simple ébranlement nerveux succède la conf/estion du cerveau, enfin le ramollissement. Surviennent des maux de lête persistants, des vertiges, des liallucinalions, un aftaiblissement graduel des facultés intellectuelles et morales, la paresse d'esprit, la perte de la mémoire, l'embarras de la parole, le tiembleinenî des membres, des accès passagers de délire, alternant souvent avec des accès d'épilepsie, surtout quand le buveur a fait un usage lialdtuel de l'absinthe, et finalement la folie, Vimbé- cillité, la paralysie. » {La suite, p. 88).

(I) Consulter le Dictionnaire Gazieh (2,60), même librairie.

23 i. Qu'arrivo-1-il lorsque les cahiers I 233. Que faut-il faire pour bien sont bien tenus ? | écrire ?

2"" ANN. cr.ixr.'. (éi.Lve). 3

66 STYLE ET COMPOSITION.

III. De Fort liograplie.

236. On doit s'astreindre à écrire sans faire de fautes d'orthographe.

Une page écrite sans fautes d'orthographe dénote un élève qui a tait de bonnes études.

Avec une bonne écriture et une bonne orthographe, on peut écrire ses lettres, tenir ses comptes, rédiger des actes, gérer une ferme, entrer dans une maison de commerce.

237. Pour connaître l'orthographe, il suffit d'un peu de bonne volonté, d'attention et de persévé- rance..

91. Exercice d'invention et de réflexion.

LES MEIBLES. Copiez les questions suivantes et répondez-j.

1. Quels sont les principaux meubles d'une maison ? 2. A quoi sert une armoire ? 3. A quoi sert une table ? 4. A quoi sert une chaise ? 5. A quoi sert un lit ? 6. A quoi servent les pincettes? 7. A quoi sert la pelle à feu ? 8. A quoi servent les chenets, autrefois chiennels * ? 9. Pourquoi les avait-on appelés chieivieU? 10. A quoi sert la crémaillère ? 11. A quoi sert la poêle ? 12. A quoi sert le poêle ? 13. A quoi sert le gril ? 14. A quoi sert la râpe ? I.t. A quoi sert le pétrin? 1(5. X quoi sert la bibliothèque ? 17. A quoi sertie îjillot ? 18. A quoi sert le seau ? 19. Qu'est-ce qu'une chaise ? 20. Qu'est-ci' qu'un banc ? 21. Qu'est-ce qu'un buffet ?— 22. Qu'est-ce qu'une pendule? 28. Qu'indique la [letite aiguille ? 24. Qu'indiipie la grande aiguille ?

92. Même exercice.

LES VÊTEMENTS ET LES CHAUSSURES.

1. Quels sont les principaux vêtements? 2. Avec quoi fait-on les chemises? 3. Avec quoi fait-on la toile? 4. Qu'apiiello-t-on linge?— 5. Quels vêtements sont faits en coton ? G. Quels vête- ments sont en laine ? 7. A quoi sert un manteau ? 8. En quoi consistent les fourrures ? 9. Quelle est l'origine des étoffes do goie* ? 10. Avec quoi les boutons sont-ils faits ? 11. Avec quoi se préserve-î-on les Jambes du froid ? 12. Citez le- diffé- rentes sortes de chaussures. 13. Avec quoi sont faits les sou- liers ? 14. Comment obtient-on le cuir? l.'j. Avec iiuoi sont faits les chapeaux ?

231). ijii'indiquo la connaissance de rortliO!Tia|ilic ?

A quoi servent une bonne (écriture

cl une bonne orthosfraplic ?

23". Que faut-il lairc pour ronnailrn rortliogia|)lie .'

STYLE ET COMPOSITION. 67

IV. Du style.

238. On doit chercher à acquérir un bon style, c'est- à-dire une manière de s'exprimer facile, correcte, élégante.

230. On ne peut y parvenir que si l'on est pour soi un critique* sévère; en d'autres termes, si l'on ne laisse sortir de sa plume aucun mot, aucune expres- sion qui ne soit admise dans la langue française. Hàtez-vous lentement, et, sans perdre cou/age, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ; Polis.sez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois et souvent efVacez.

Boir.KAU * [Art poétique).

93. Exercices d'invention et de réflexion.

LA PATRIK.

Copiez les questions suivantes et répondez-y.

1. Qu'est-ce que la patrie ? 2. Que devons-nous faire quand !a patrie est attaquée? 3. Que devons-nous être prêts à sacrifier pour la patrie ? 4. Que pensez-vous de ceux qui risquent leur vie pour la patrie"? 5. Quels sont nos devoirs envers le gouverne- ment de notre patrie? 6. Devons-nous payer Timpôt?— 7. Avons- nous à murmurer d'être soldats ? 8. Qu'est-ce qu'un citoyen ? 9. Quels sont les devoirs du citoyen en temps de paix ? 10. De- vons-nous chercher à nous instruire le plus possible ? 11. Quels sont les avantages qu'une nation retire de l'instruction? 12. Quels sont les devoirs de ceux qui gouvernent? 13. Quels sont les devoirs du soldat ? U. Quels sont les devoirs des juges ?

94. Même exercice.

LA FAMILLK.

1. Quels sont les membres qui composent la famille? 2. Quels sont les sentiments des parents envers leurs enfants ? 3. Quels doivent être les sentiments des enffuits envers leurs parents ? 4. Les enfants doivent-ils obéir à leurs parents ? 5. Doivent-ils les respecter ? H. Quelle doit être la conduite des enfants lorsque leurs parents deviennent vieux et no peuvent plus travailler? 7. Quels sont les devoirs des frères et sœurs les uns envers les autres? 8. Quels sont les devoirs de l'aîné de la famille ? 9. Comment les autres doivent-ils considérer laine de la famille? 10. L'union dans les familles n'est-elie pas le plus précieux des biens ? 11. Pourquoi ?

238. Comment acquiei t-ou un bon 1 239. Citez le précepte de Boileau. Etvle?

68 STYLE ET COMPOSITION.

DEVOIRS DE RÉDACTION

(Réforme du Certificat détudes).

(Arrêté iii'misirTiol du 20 dcVonibro 1891).

1. Morale. Définir Vhijpocrisie, la lâcheté, Ycrjdisme, \?ifjour- mundise, ['ingratitude, Yintolérancc, Vemporlement, ainsi que les qualités contraires.

2. Ajirîeulture. Les quatre saisons. Dites ce qui caractérise les quatre saisons, et quels travau.x agricoles on exécute pendant chacune d'elles.

3. Sciences élémentaires. Les plantes utiles. Qu'entend- on par plantes alimentai res, textiles, oléagiiieuses, médicinales? Donnez-en des exemples, citez des produits qu'elles fournissent.

4. IWorale. Humanité. Une pauvre femme du village a été malade : Raconter ce qu'ont fait pour la soulager les personnes bienfaisantes de la commune; dire qu'elle est enfin guérie et comment elle montre sa reconnaissance.

5. Dnsfriiction civique. L'obligation scolaire. Pourquoi oblige-t-on les parents à faire instruire leurs enfants? Tort que se fait l'élève qui n'est ni exact ni assidu.

6. Uistoire. Colbert, Louvois, Turgot. Quels services Colhcrt, Louvois, Turgot ont-ils rendus à la i'Yance?

7. €iéogra|»i»îe. Le cours du Rhône. Décrivez le cours du Uhùno ; numino/. ses aninciils en indi(|uant les montagnes d'où ils sortent. Faites connaître les chefs-lieux de département et d'ar- rondissement qu'il arrose. Rend-il des services à la navigation ?

8. Sciences élcnientaîres. L'air.Composition de l'air; rôle de l'oxygène et de l'azote. Ou'v a-t-il encoi-e dans l'air? Pression atniosphérii|ue ; liaroméire. (Ju'arrive-t-il si l'on remplit de mer- cm-e un tube de verre d'un mélre et qu'on retourne l'ouverture en d; ss(;iis dans une cuvette'? Pourquoi?'

9. 3ly4|iènc. Des soins de propreté. Inconvénients do la malpropreté; avantages pliysiijues de la propreté; avantages moraux. Ce qu'on fait à l'école pour maintenir la propreté : 1" des élèves; 2" des locaux. Part îles (''lèves dans le service de la j)ropretc de l'écnle.

10. Blistoîre. Les Normands. D'où ils venaient? A (inelle épocjuc apparurent-ils? Leurs exeursions. Traite'' île Saint- Clair-sur-Epte. La Normandie aux .\nglais. Réunion à la France. Sitnalion agricole, mnritime, inilustriello. Principaux centres d'industrie. Départements formés par la Normandie.

1. Lo Livret de Sciences élémentaires do M. Ciivri.us Duput, ren- ferme 50 devoirs de rddaclion pour le Ccrtilical d'éludcs, 30 c.

Dr PRONOM. C9

CHAPITRE VII DU PRONOM

I. Rc vision.

240. Déiinltion. On appelle pronom tout mot qui tient la place d'un nom.

Ainsi au liou de dire : Élienne ne lit pas, Etienne ne travaille pas, Etienne joue toujours, on dit : Etienne ne lit pas, il ne travaille pas. il joue toujours.

Le mot il. qui tient la place de Etienne, est un pronom.

211. Il V a cinq sortes de pronoms : les pronom?, personnels, les pronoms démonstratifs, les pconoms possessifs, les pronoms î*e/«- tifs. et les pronoms indéfinis.

PRONOMS PERSONNELS

242. On appelle pronoms personnels ceux qui indiquent plus particulièrement la. personne (1), cest-à-dire le 7'vle que l'on joue dans le discours.

243. La première personne est le rôle de celui qui parle : je pense, iious pensons ;

La deuxième personne est le rôle de celui à qui l'on parle : tu penses, vous pensez ;

La troisième personne est le rôle de celui de qui l'on parle : il pense, eltes pensent.

244. Les pronoms personnels sont : Première personne : Je, me, moi, nous. Deuxième personne : Tu, te, toi, vous.

Troisième personne : 11, elle, ils, elles, eux ; le, la, les, lui, leur*, se. soi (2) : en, y.

2'ia. Rè<|lc des pronoms personnels. Les pronoms personnels il, elle, ils, elles, eux, le, la, les doivent toujours être du même genre et du même nombre que le nom dont ils tiennent la place.

Ainsi, en parlant de la tête, dites : elle me fait mal. Elle, parce que tête est du féminin singulier.

En parlant de plusieurs /a/Y/^ns, dites: ils sont beaux. Ils. parce que jardins est du masculin pluriel.

2iG. Le, la, les, sont tantôt articles et tantôt /jronow?.

/.''. la, les, sont articles quand ils sont placés devant un nom.

Ex. : Le soleil, la lune, /es étoiles.

Le, la, les sont pronoms quand ils accompagnent un verbe. Ils sont mis alors pour lui, elle, eux, elles.

Ex. : .Je le connais, c'est-à-dire, je ccnnais lui. Je la connais, c'est-à-dire, je connais elle. Écoutez-/e (avec un trait d'union), c'est-à-dire, écoutez lui.

(1) Le mot personne vient du latin personn. qui voulait fiire masque de tfiéàtre, personnage, rôle, acteur. (2) Se, soi, sont souvent appelés réfléchis.

70 DU PRONOM.

247. Me, te, nous, vous, se, ont deux significations différentes. Tantôt ils sont mis pour 7noi, loi, nous, vous, lui ou eux.

Ex. : Le maître me regarde, c'est-à-dire, regarde moi. Le maître te regarde, c'est-à-dire, regarde toi.

Tantôt ils sont mis pour à moi, à toi, à ?ious, à vous, à lui, à eux.

Ex. : Le maître 7ne parle, c'est-à-dire, parle à moi. Le maître te parle, c'est-à-dire, parle à loi.

253. Lui, leur, signifient à lui, à elle, à eux, à elles.

Ex. : ietew dirai, c'est-à-dire, je dirai à eux, à elles.

245). Eu, signifie de lui, d'elle, d'eux, d'elles, de cela. Ainsi en parlant du vin, on dira : j'en bois, c'est-à-dire, je bois de cela.

200. Y signifie à lui, à elle, à eux, à elles, à cela. Ex. : Je connais ces orphelines, je m'y intéresse, c"est-à-dire, je m'intéresse à elles.

PRONOMS DÉMONSTRATIFS

201. On appelle pronoms démonstratifs ceux (|ui liennent la place d'un nom en y ajoutant une idée d'indication.

Ex. : Ce livre est ce/Mt que je préfère. 2S2. Les pronoms démonstratifs sont :

SINGULIER. PLURIEL.

Masculin. Féminin. Masculin. Féminin.

Celui. Ce. Celle. Ceux. Celles.

Celui-ci. Ceci. Celle-ci. Ceux-ci. Celles-ci.

Celui-là. Cela. Celle-là. Ceux-là. Celles-là.

2o3. Celui-ci, celle-ci, ceci, ceux-ci, celles-ci, désignent les per- sonnes ou les choses les plus rapprochées.

Celui-là, celle-là, cela, ceux-là, celles-là, désignent les per- sonnes ou les choses les plus éloignées.

234. 11 ne faut pas confondre ce, adjectif démonstratif, avec ce pronom démonstratif

Ce, adjectif démonstratif, précède toujours un nom. Ex. : Ce moulin, ce village.

Ce, pronom démonstratif, ne précède jamais immédiatement un nom. Ex. : Ce qui me plaît, c'est l'étude.

211;;. Ce et se. il ne faut pas non plus confondre ce, adjectif ou pronom démonstratif, avec se, pronom personnel.

Ce, adjectif ou pronom démonstratif, s'écrit avec un c et sert à montrer. Ex. : Ce moulin que vous apercevez. Voilà ce qui me chagrine.

Se, pronom personnel, s'écrit avec un s, et signifie soi, lui, elle, eux, elles, à soi, à lui, à elle, à eux, à elles.

Ex. : il se flatte, c'est-à dire, il flatte /m/.

lis se nuisiTil, c"''>(-à-iiiif, ils nuisent à euo;. PRONOMS POSSESSIFS

2.10. On appelle pronoms possessifs ceux qui tiennent lu placo d'un nom en y ajoutant uiioid(''e de possession.

Ex. : Ce champ est le mien; cette maison est la tienne.

DU PRONOM.

71

2S7. Les pronoms possessifs sont

SINi-.ULIER.

M iscit lin. Fcm hi in .

Le mien. Le tien. Le sien. Le nôtre. Le votre. Le leur.

La mienne. L;x tienne. La sienne. La nôtre. La vôtre. La leur.

Masculin. Les miens Les tiens. Les siens. Les nôtres Les vôtres Les lenrs.

n.tmiEL.

Frminin. Les miennes. Les tiennes. Les siennes. Les nôtres. Les vôtres. Les leurs.

2a8. Première remarque. Les adjectifs possessifs accom- pagnent tiiujinirs lin nom : notre maison, volreViwe, /e«/;'s jartlins. Les pronoms possessifs n'accompagnent jamais un nom; do plus, ils Sont pri-i'i-ilés de larticle : Ce clieval est le mien.

2.'>9. Deuxième remarque. Les pronoms possessifs le nôtre, le vôtre, s'écrivent avec un accent circontlexe sur l'ô .- Ce jardin est le nôtre, cette maison est la vôtre. Les adjectifs [lossessifs notre, voire ne prennent pas d'accent circonflexe : Votre jardin, l'o^r maison.

PRONOMS RELATIFS OU CONJONCTIFS

260. On appelle pronoms relatifs ou conjonctifsceuxqui servent à lier une partie de phrase à un nom ou à un pronom qui précède, et i|ue l'on nomme antécédent.

Ex. : La rivière qui coule dans la vallée. Les livres que j'étudie. Celui dont je parle.

Bivière est l'antécédent de qui; livres est l'antécédent de que; celui est l'antécédent de dont.

2GI. Les pronoms relatifs sont : qui, que, quoi, dont, des deux genres et des deux nombres, et lequel qui prend les formes sui- vantes :

SINGULIER. PLURIEL.

Masculin. Féminin. Masculin. Féminin.

Lequel. Laquelle. Lesquels. Lesquelles.

Duquel. De laquelle. Desquels. Desquelles.

Auquel. A laquelle. Auxquels. Auxquelles.

2C2. Rèijle des pronoms relatifs. Tout pronom relatif

s'accorde en genre, en nondjre et en personne avec son antécédent.

Dans : c'est moi qui ai parlé,

C'est moi qui ai parlé. C'est toi qui as parlé. C'est lui qui a parlé. C'est notis qui avons parlé C'est vous qui avez parlé. Ce sont eux qui ont parlé.

l qxii est au sinr/ulier et à la pre- \ mière personne, parce que son ' antécédent moi est du singulier

(et de lapremiére personne. Il en est de même dans les antres exemples, 2«3. Remarque. Un certain nombre de pronoms relatifs

ht-x-ynu^ â ifit»Trf>j'er; on le» ai>p«Ue alor* pronom'? interrogatift. L'aile " '4Jt point d'uiJtécédtJ.'

PRONOMS INDÉFINIS

204, On ■4pyii]\>i pronorni» iDdétinil f;*ox qui ne repré)>entenl que

. H'iiniilll \^h ])k;r>-<jUtlifh ou J'î'r <.J)OKf^>:.

i,x. : O/i frappf; ù Ja porl«; '/wfl'juHu vous appelle.

:i(«. 11 y ad»;!» prouorns indéfini*» qu on étrit toujours d»; la ni^rne mu ijjf «•*;,<> sont ;

Autrui, c/«, pef»<mne, ^uicuriffue, plusieur$, rien.

38©e. Il y a fJes pronoms indéfini*, qui variant avec le nom qu ils rf^pr^-.biiulhtii. O boni ;

M»»CP1,JJ* .

rkH

IWJJt.

^^(yMi»?/'.

HurieL

Singulier.

Pluriel.

A'i'.un.

Aucuns.

Aucune.

Aucunes,

Certain,

Oeituins.

O-riaine.

(vcitamei-.

Ch:4' un.

Cliacune.

Lui)

I^K uns-

L'une,

Les unes.

Lautie

Les autre*.

L autre.

Les autres.

L'un l'autre.

. Lei> uns le» autre)».

L'une l'autre

. L<;i>une)>i.;,5 autres.

Jîul.

Nulle,

<^uelquun.

Quflquefe-unii.

(Quelqu'une.

OuelqueiMJnei*.

Tel.

TeiK.

Telle.

Telles,

Toul .

7om.

Toute.

Toul»;s.

Wl-'HiH. Remarques 1. Airtm, rerlaiu, nu/, plusieurs, tel^

(ijul , -.(yii( (.jdIi'jI (idji'ittf-, iiMji'fJDi^, tantôt prtjiKjîtts inUi'lini?.

Il ; '^iil adjectits inO' fii)i>^^Ml> a^M.<jmpa4i!n<'nt un nom «m un pron"«n. lix. ; Au/:un homme; lou( ce qui brilla, lis sont pronoms jii'li'rm'ti s'ilK n'a(y;ompai.'nent ni un nom, ni un pronom. Lx. :

/ .'// ('ht p«-|llu.

il. Autrui, ou, pfTsonne, guicongHf, rifti, gufflgu'un tumlcotï^i- «iéiéfe pur qu<'lqu<.-^> içrainmairien» c^mme <les i>ul>i>tanlilV. uOsliuHs

ou in'lffinii.

9i I"-. Étude de la propo»ition.

' .'ritylilt^t If» J,l)ta^<-^ »iji v:iol<f» par uiji* |>r'y]»oiiili'^ij i>uboiiJoi)n<';<? : On rfiitre ' «-t lains arbustes (lan^ la M-rre | afin <fu' . . . z. On fjoil travailler ) pt-rutunt 'fu' . . . --;<.. Nous faibons la ({ueire aux jnw^te» | parcegu' . . . 4. On voyage beaucoup plu^qu'au- Irelop. I ;>«/•'•*- ijUf... fi. On coupe lef \U-i^ \ IvriH^n' . . . ~- 0 L'irmiri'' l.il>'<i leux Ir.ivaille | )><'n<lant i^ue. .. 7. Vous ferez 4j(. t,i ., M , r!;ifjv vo-j étuijex I »i, . . ><. La ^^alle ileK «'laN'^'S «Joil ^if " ! afin quf. . , îy. Il fn- faut p.T> manper <le frui(K

v 1 / 'la . . . 10, Ot^Milanl ne lait point «Je pro|.;rês en

- .*.' ) parce ijU . . . | 11. Tu ne joueras que | tjuand . .

nt' rnoNOM. 7:i

II. #/#'!«•*. pronom |M*i*s4»iiii4'l ; ##•»»»•,

JI«IJ«><*lir |M»MS«*SHir; /«* tl'l>ti', |»r4»DI4»lll

•iUîl. Il ne l'aiil |):isc(»iir<ui(lr«' /riir. pronom person- nel. a\f(' /l'iir. adji'clir possessif.

'i70. Leur, pronom personnel, sii^nilie n riir, à t'/li's ; il aeeonip:i.:;ne loiijoms nn vei'lte et ne prend jamais As.

l'A. : J't'eris à mes lils, je /r/z/eoiiseille de Ira va il 1er,

«■"(>sl-;i-dire je eonseillt» à nix. Î271. Leur, adjiM-lif possessif, le leur, pronom posse>sil', mar(pienl, la possession el prenneni nn r> an pluriel.

V.\. : .laime les enfaiils, A-z/r.s jeux m'irilt-ressenl. Voiei mes livres, vos amis ont ils a|)porl,('; /e.s- lotira ?

06. Excrcico 8ur Umv.

Ap|)liqiin7. I.'i r^gl<! ni in(|i(|ii>>/ l.i niiturc) <lii tii'il hiir.

I. lif's hoiiiiiics, (wf'/»/f?) I(>rt plus |i!irl'.'iils, ont [leur) tli'rfnuls. 2. Trailcz vos (l«(tii<'>^li(|ii(!s avri-, (iniiiciir cl, (|i)iiti(iz-( h;ur) lotit CO qui (/s»/r)<'sl tii''(i>s-<aii'o.- - M. !,(• jardiiiiir est venu voir nifisparonts ol [leur) '.\ cxiiliiini! la laill<! don arlircs fruitiers. 1. Cos l)ois RonI ni;ijiinni|ii('H; (/r/<;') alli'f'ti olln-nt ini spliMHliflu ciiiiii (I'omI. fi. Mi's fiiM'i's m'ont i'\po«i! (A'i/>)proj«!ls; j(! (/<'//;j .ait dit notli'mi'iit ijin' j<! no les .approiivairt pas ci, i|iic Je prf'dV^rais W-s nii(!iis aux (leur). - (\. (Jti.and nous aurons liailu nos eimeniis, nous {li'ur) reprendrons les par(i(!S clo iioIk! leiriloin; dont ils H'r'taieiit ornpari^s. 7. Nimis avons nos iiiipcrlVictioiis, pounpioi m! hou(Tririons-nous pas tpie les .'luln-, eussent aussi les (/cur)'.' 8. Tniiles I':, ro.,cs oiil {li'.ur) épines: hi nous \f!\ (Iniv) eril<!vions, peut iHre perdraient-elles r|U(!l(|U(M;lioS(! de (/*•«)•) ^nVces. - i). Vous ire/, tnuivor vos siqu'-rieurs (;t vous {leur) exposcnv/. les tnolils do voire conilude. - 10. Qui n'a pas rpniUpiefois eoulempif'! les al»ed|e><, cl ipii n',1 pus aduiiri'i {Irnr) itiniienses travaux ?

05 liis. Son» des mois. A (picis i"^lrcs peut-on aMrihucr les actions Huivanlcs. - 1. l'Yétiller. 2. (irincer. a. Tinter. 4. Hriiirc. r>. .Seri»enlor. (l. Tournoy«!r. "7. Osciller. fl. Vaciller. !>. flebondir. 10. Palpiter. II. Cl.iquii l'2. Chaviror. l'I. Sinflllrer. 11. .Secahnr.

SOO. Oui) remarquo-t^n lur lo mol I "onnol ; conicioil lo rcconnuil-oii <:t

fe"»" y I comment IVrr ii-on ?

jTO. Uuo «igiiiflo //"ur, I roiioni ri«r- | 271. (.'un fi.ivci-vouii tiiir leur cl h

< '.cur |ioigc«9il» '.'

DU rnoNOM.

m. E^niploi des pronoms pcrsouuels.

272. Les pronoms lui, elle, eux, elles, leur, employés comme compléments indirects, c'est-à-dire précédés dune préposition, ne peuvent représenter que des personnes.

Ex. : Honorez votre mère, car c'est d'c/Ze que vous avez reçu les premières notions de vertu et de justice.

273. Toutes les fois qu'il s'agit d'animaux ou de choses, on emploie en, y.

Ex. : Ce cheval est vicieux, n'en approchez pas.

Plus on étudie la nature, plus on y découvre de beautés.

Remarque. En, y se disent également bien des personnes. Ex : Parlez moi de votre père ; il y a longtemps que je n'en ai eu des nouvelles.

96. Emploi des pronoms personnels.

Écrivez : Depuis qu'il a visité Rome, il en iiarlo sans cesse.

1. Depuis qu'il a visité Rome, il parle sans cesse {en, d'elle). 2. Nous ferons crépir le mur et nous établirons des espaliers {coritre lin, y). 3. J'aime tant mon père que Je soun'rirais la mort pour {lui. ce. père). 4. Étant passés devant le musée, nous ne pûmes résister à notre désir d'entrer {y, dans lui). 5. Prenez mon liras et appuyez-vous {y, sur lui). 6. Les avares chérissent {■.inl {leur) richesses qu'ils pensent elles, y) constamment. 7. J'ai revu avec plaisir le général Brune*, car j'avais autrefois servi sons {lui, ce ycnc'val). 8. On élèvera un piédestal et on placera (s»;' lui, y), la statue de Vercingétorix *. 9. Nos troupes se sont emparées du village et se sont retranchées {duns lui, y). 10. Les chasseurs ont d'abord reconnu la foi-èt, puis ils ont chassé {y, dans elle) [»lusicurs semaines. 11. Nous avons vu les contre- bandiers* rôder autour de la maison pendant que nous étions cachés {d OIS elle, y). 12. fJustave "Wasa* fut le libérateur de la Suède, (|ui se montre toujours fièrc [en, de lui). 13. Il vous faut étudier la chimie*; sans {elle, relie science) on ne peut pas avoir l'in- iclligence du moindre phénomène iiaturel. 14. Quand on est loin de sa patrie, on pense toujours (y, à elle).

272. Que- repiY'scnloiil les pronoms lui, elle. eux. flUim, h'iir, (•ni|ilo5<^ oonnno comiiii'mciils in(lii<'nls ?

27:^. Hnand ces mûmes pionoms doi- venl-ils ûli-c remplacOs par en, y '.'

DU PRONOM. 75

IV. Emploi des pB'oiioiii^ personnels {suite).

Ii71. [.os pronoms porsonnols et les pronoms relatifs

ne jJOuvtMit représontor qu'un nom (h'-terminé, c'est-

à-tliro précétlo do l'art icle /e, la, les, ou dun adjectif

détorminatif, tel que ce, ces, mon, ton, son, un, une.

Ex. : J'ai demandé sa grâce, (?//e m'a été accordée.

Il a une soif qu'il ne peut apaiser. 27o. Mais si lo nom n'est pas précédé de l'article ou d'un adjectif détorminatif, comme dans les expres- sions demander grâce, avoir soif, faire peur, ?~épondre avec polit esse, etc., on ne saurait employer ces mêmes pronoms. On ne peut donc pas dire :

J'ai demandé grâce, elle m'a été accordée. Il a soif Q[ il ne peut /'apaiser. 27G. Pour rendre ces phrases correctes, il faut déterminer le nom au moyen de l'article ou d'un adjec- tif déterminatif, ou changer les termes de la phrase. Ex. : J'ai demandé sa grâce, elle m'a été accordée, ou j'ai demandé grâce et j'ai obtenu mou pardon.

97. Emploi des pronoms personnels.

Appliquez aux phrases suivantes les règles qui précèdent. Ecrivez: Quanti l'entant demande sincèrement son pardon à se.s parents, il est sûr de l'obtenir.

1. Quand l'enfant (demander sincèrement pardon) à ses parents, il est sûr de ... obtenir. 3. On V(jit une foule de gens [deman- der conseil) et ne pas vouloir ... suivre. 3. Quoique les convalescents de la fièvre typhoïde* croient [avoir girind besoin) de manger, ils ne doivent pas ... satisfaire sans pn'^caution. 4. Mon correspondant me (faire réponse) et elle est telle que je . .. désirais. .0. Quand on [avoir peur), tous les raisonnements du monde ne peuvent ... guérir. G. Aristote * qui (avoir envié) de connaître la cause des marées ' ne put jamais . . . satisfaire. 7. Tout le monde fpo>-/er intérêt) ii cette orpheline et . . . n'était pas mal placé. 8. On achète à ce petit colporteur [par charité) et on ne peut . . . faire à quelqu'un qui . . . mérite mieux. U. Le Régenl * [avoir confiance) dans Dubois *, quoique celui-ci n'eût rien fait pour . . . mériter.

274-2":). Que savez-vous sur l'omploi I 276. Comment rend-on ces phrases des pronoms personnels et des pro- correctes ? noms relatifs ?

7fj DU PRONOM.

V. -— Accord de ie, ta, tes.

277. Quand le pronom personnel le, la, les, repré- sente un substantif précédé de l'article, il s accorde avec ce su])stantif en genre et en nombre.

Ex. : Étes-vous /'Italienne que nous attendons ?

Je la suis. Étes-vous les avocats qui plaideront? Nous

les sommes. Étes-vous la protectrice de cette école? Je

la suis.

278. Quand le pronom personnel le représente un adjectif, ou un substantif qui n'est pas précédé de l'article, il reste invay-iable.

Ex. : Ëtes-vous Italienne ? Je le suis.

Messieurs , êtes-vous avocats ? Nous le

sommes. Madame, êtes-vous protectrice de cette école?

Je le suis.

98. Accord de ie, la, les.

Remplacez les points par le, la ou les.

1. Messieurs, êtes-vous les auteurs du livre? Nous ... sommes.

2. Madame, êtes-vous maîtresse de piano? Je . . . suis. 3. Quant à être esclaves, jamais nous ne . . . serons. 4. Êtes-vous /e6- dames patronesses de cette œuvre? Nous ne ... sommes pas.

5. Êtes-vous la personne à qui l'on a promis une place? Je . . . suis. 6. Êtes-vous les voyageurs que l'on attend? Nous ... sommes. 7. Êtes-vous partisans de l'esclavage? Nous ne . . . fûmes jamais. 8. Venise* ne fut-elle pas autrefois la rei.ie de l'Adria- tique*? Elle ... fut.

99. Même exercice. 1. Messieurs, êtes-vous inventeurs bnivetés? Nous ...sommes.

2. Mesdemoiselles, êtes-vous le.<; filles du maire? Nous ... sommes. 3. Mesdames, êtes-vous Françaises? Nous.... sonmies.

4. Mes amis, n'ètes-vous pas écoliers? Nous ... sommes. 5. Mes amis, n'ètes-vous pas les écoliers à qui les prix ont été décernés? Nous ... sommes. 6. Êtes-vous membres de l'Institut*? Nous ne ... sommes pas. —7. Êtes-vous /e* membres du barreau* de celte ville? Nous ... sommes. —8. Dites-nous si nous sommes toujours amis comme par le passé? Nous ne ... sommes plus.

271. D.-iiis quel cas le pronom te, la, I 218. f)anr, quel cas le pronom le do- tes s"accordc-l-il ? I mcurc-l-il ii>v;ii'ittljle?

nr rnoNOM. 77

VI. Emploi (le soi.

279. Le pronom soi roprésontant le sujet de la propo^tilion, se dit des personnes et des choses.

litiO. Lorscpiil s'agit des prisounes, le pronom soi ne s"eni|>loie le pins souvent qu'après les expressions vagues on, chacun, nul, personne, quiconque, rien^ etc.. ou après un infinitif.

Ex. : Oh a souvent besoin d'un plus petit que soi. Ne penser qu'à soi, c'est le propre de l'égo'ïste. 281. Lorsqu'il s'agit des choses, on emploie soi indilîéremment avec les expressions vagues comme avec les expressions définies. Ex. : Bien n'est parfait en soi. La vertu est aimable en soi. La paresse traîna après soi un cortège de maux.

100. Emploi de soi et de lui.

Remplacez les points par le pronom convenable.

1. Nul n'est prophète chez ... {Itii, soi). 2. Le crime traîne toujours après ... certaines bassesses dont on est bien aise de dérober le spectacle au pubUc. 3. Dès qu'il aperçut son ami, il courut au-devant de . . . 4. Quiconque n'aime que ... est indigne de vivre. 5. Être trop mécontent de . . . est une faiblesse; en être trop content est une sottise. 6. Idoménée revenant à ... verse un torrent de larmes. 7. Chacun est indulgent pour ... et sévère pour les autres. 8. Il n'est personne qui ne pense du bien de ... et du mal d'autrui. 9. IJn proverbe dit que le charbonnier doit être maître chez ... 10. Savez-vous à quelle heure votre ami rentre chez ...? 11. Pour avoir le véritable r.'pos, il faut être en paix avec ... et avec son prochain. 12. On I -t si partial ' et si aveugle envers. .. que l'on blâme avec imper- tinence dans les autres des choses que l'on pratique journellement.

100 hi.<. Sens des mots. Comment appelle-t-on : 1. La

-losse tour qui domine un château fort?— 2. La tour des hôtels de

lUe du moyen âge? .3. La tour qui domine une église? 4. La

tuiture en demi-sphère d'un grand édifice? —5. Un petit clocher

à jour qui surmonte un dôme?

101. Phrases à analyser. 1. On doit rarement parler de soi. 2. On peut toujours trouver plus malheureux que soi. 3. Quiconque rapporte tout à soi n'a pas beaucoup d'amis.

280. Dans quel cas em(»loie-t-ou so(, 1 ?S|. har.s quel cas einploie-l-oii soi, représentant les personnes '.' | quand il s'agit des clioses '.'

78 DU PROiVOJI.

VII. Pronoms réî>étés.

282. Règ-îe. Dans une même phrase, les pro- noms ^7, elle, on, répétés, doivent toujours représenter la mâme personne ou le même objet.

Ex. : // revint au paye qu'/7 avait quitté.

283. En conséquence, une phrase est incorrecte lorsque les pronoms il, elle, on, répétés, représentent tantôt un nom, tantôt un autre. Ainsi l'on ne doit pas dire :

Le savoir est une force pour l'homme; //l'aide à triompher de bien des difficultés lorsqu'// peut y avoir recours. (Le premier il repré- sente le savoir; le second «7, l'homme). On ne doit pas s'affliger des reproches qu'on vous fait justement. (Le premier on repré- sente l'élève ; le second on, le maître.) 204. Pour rendre ces phrases correctes, il faut les construire autrement, ou faire de chacune deux phrases distinctes

102. Répétition des pronoms.

Rendez correctes les phrases suivantes :

1. Mon père a planté un jardin, et (//) rapporte tant de fruits, qn'('/) en vend une partie et <iu'(//) lui en reste encore assez pour qn'{i7) en donne à lOus ses voisins.

2. Quand [on) est malheureux, {cm) vous trouve Ioujikun mllio imperfections, (on) ne vous juge l)on à rien.

3. Les jardiniers commencent par semer des choux: quand [ils) sont levés et déjà un peu forts, [ils) les transplantent 'lans les terrains [ils) achèveront de se dévelojjpcr.

4. Quand [on) est dans la prospérité, [on) est accablé des é|()i,r,îs qu'(o«) vous débite sans croire que vous les méritez.

5. La campagne est un séjour réparateur pour une personne fati- guée du tumulte des villes; [elle) lui procure comme un regain de ses jeunes années, et [elle) aurait grand tort de ne pas selaisser aller aux délicieusesimpressionscpielui font éprouver les scènes de la nature.

6. Quand [on) vous adresse des paroles grossières, le mieux que V[on) puisse faire c'est de ny point répondre.

7. Ce n'est pas une visite di-sintéressée que les abeilles rendent aux fleurs: [elles) les comblent de leurs richesses les plus précieuses dès qu'(e//es) se sont introduites dans leur sein.

2S2-233. (JucUe allontioii (ioit-nii i 2S1. Une l:iil-oii [lour rcndi-e ces apporter dans remploi des pronoms i/, | plirascs conoctes ? tlù\ on? I

Dr PRONOM. 70

VIII.— Euiploi (les pronoms d^Miioiistratifs.

28o. On doit éviter do placer un adjeetil'oii un par- ticipe ininiédiatement après les proiu)nis dénionslra- tifs celui, celle, ceux, c»7A'.s\ Ainsi on ne doit pas dire : De ces deux peinlnles, j'achèterai celle évaluée quatre cents francs. Pour éviter ce rapprochement , on intercale le pronom relatif çn/ et le verbe être entre le pronom tlémonslratif et ladjeetif ou le particij)e, Ex. : De ces deux pendules, j'achèterai celle qui

est évaluée quatre cents francs. 286. Dans certaines comparaisons, il faut avoir soin d'exprimer, dans le second terme, l'un des pro- noms celui, celle, ceux, celles. Ex. : La vitesse de la lumière l'emporte sur celle

du son. Ce serait une faute de dire :

La vitesse de la lumière l'emporte sur le son.

103. Emploi des pronoms démonstratifs.

Remplacez les infinitifs entre parenthèses par lo verbe au passif précède de ^«1.

1. La cannelle deCeyIan*cst plus estimée que celle ... (lii-er) de la Chine. 2. Les pommes de terre plantées dans un terrain salilonneuY sont plus farineuses que les pommes de terre ... l_rultiver) dans un sol argileux. 3. I^a vie des hommes est heaucoup plus courte que celle . . . {attribuer) aux corheaux par les natu- ralistes.— 4. Parmi toutes les villes de la r-rèce, Athènes était celle . . . [considérer) comme la métropole de la civilisation gréco- latine. 5. Parmi toutes les variétés de café que Ion connaît, la variété . . . {désigner)%o\i?, lenom deMoka passe pourlaplusestimée.

Copiez les phrases suivantes en remplaçant les points par lo pronom démonstratif et par l'article convenables.

1. La sapidité du sucre de canne l'emporte sur ... sucre de raisin. 2. La qualité do l'huile de faîne ne le cède en rien à . . . huile d'olive. 3. La pratique de la vaccine est plus efTicace que . . . 1 inoculation.

285. Quels sont les mois qui ne ' et le pronom df''monslratif. peuvent être places immédiatement 2S6. Comment doit-on rendre le se-

apràs un pronom démonstratif, et , cond terme d'une conipai aison ? que faut-il intercaler entre ces mots I

85 I)i; PRONOM.

IX. £]empIoi de «gui oii de tcQuef.

Î287. Le pronom rt'hitilqui, précédé d'une prépo- sition, ne peut représenter que àe?,